Collège des Bernardins
Paris 5ème
Réservoir Montsouris
Paris 14ème
Pont d'Iéna
Paris 7ème
Cité des Fleurs
Paris 17ème
Passage des Panoramas
Paris 2ème
Bibliothèque François Mitterrand
Paris 13ème
Tour Eiffel vue de Belleville
Paris 19ème
Place de la Concorde
Paris 8ème
Place Vendôme
Paris 1er
Opéra Garnier
Paris 9ème
Barrière du Trône
Paris 12ème
Tour Eiffel
Paris 7ème
Institut de France
Paris 6ème
Musée Bourdelle
Paris 15ème
Eglise Saint-Germain de Charonne
Paris 20ème
Arc de Triomphe
Paris 8ème
Notre-Dame
Paris 4ème
Jardin des plantes
Paris 5ème
Passage du Grand Cerf
Paris 2ème
Bassin de la Villette
Paris 19ème
Basilique du Sacré-Coeur
Paris 18ème
Place du Trocadéro
Paris 16ème
Buttes Chaumont
Paris 19ème
Folies Bergère
Paris 9ème
Hôtel de Soubise
Paris 3ème
Gare de l'Est
Paris 10ème
Brocante au square des Batignolles
Paris 17ème
Tour de l'horloge
Paris 1er
Square d'Orléans
Paris 9ème
Eglise Sainte-Marguerite
Paris 11ème

Selon que l’on part du Pont des Arts ou de la station Louvre-Rivoli, le début du parcours n’est pas le même. Si l’on part de la station Louvre-Rivoli, aller directement au texte situé après la Mairie du 1er arrondissement. En venant de la sortie Pont-Neuf, poursuivre sur le trottoir en longeant le Quai du Louvre et les bouquinistes qui s’y trouvent. Arrivé à la hauteur du passage pour piéton menant sur le trottoir de gauche de la rue de l’Amiral de Coligny, s’arrêter.

Ici, se trouvait la Tour du Coin qui était reliée à la Tour de Nesles par des chaînes reposant sur des barges ou des îles. La muraille partait alors vers le nord en longeant à peu près l’intérieur de la Cour Carré.

Poursuivre sur le trottoir de gauche vers la rue de Rivoli. Au bout de la rue de l’Amiral de Coligny, traverser la rue de Rivoli. La prendre sur quelques dizaines de mètres vers la Place de la Concorde. Prendre la première rue à droite, la rue de l’Oratoire.

Sur la gauche se trouve le Temple de l’Oratoire, ancienne chapelle privée de Louis XIV.
Le Temple de l’Oratoire était coupé en deux par la muraille et le vestige d’une tour subsiste dans la chaufferie.Enceinte rue Saint-Honoré
Lorsque nous arrivons au coin de la rue de l’Oratoire et de la rue Saint-Honoré, levons la tête pour remarquer le positionnement curieux de deux cheminées :
En effet au 148 rue Saint-Honoré, bien que les immeubles soient à peu près identiques à leurs voisins, ces deux bâtiments voient l’orientation des cheminées en oblique, ce qui trahit la présence de l’enceinte. Au 145, se trouvait la première porte Saint-Honoré.

Tourner à gauche dans la rue Saint-Honoré, la traverser et prendre la rue Jean-Jacques Rousseau. Rejoindre tout droit la rue du Louvre et tourner à droite pour trouver un peu plus loin sur le même trottoir :

Les Vestiges d’une tour au 11 de la rue du Louvre

Au 9 et au 11 de la rue du Louvre, il est possible d'apercevoir l'envers d'une tour (c'est à dire le parement intérieur), ainsi que la base (endroit) de celle-ci. Ces vestiges ont été mis à jour lors des travaux de percement d'un puits d'aération de la ligne 14 du métro (Météor) au début du XXIème siècle.
Vestiges Enceinte

Traverser la rue de Louvre et la remonter légèrement pour se diriger vers la Bourse de Commerce en tournant à droite. Prendre la rue de Viarmes à gauche. Au bout de la rue de Viarmes, tourner à gauche et rejoindre les restaurants bordant la rue Coquillière.
Là, au 10, passait la muraille de Philippe Auguste, une poterne existait à cet endroit qui fut détruite en 1607. Il y a une torsion partielle de la parcelle numéro 8 qui suit la trace du mur. On laisse le magasin d’ustensiles de cuisine Dehillerin sur la gauche. Passer devant les restaurants dont le Pied de Cochon. Tourner à gauche dans la rue du Jour en passant devant l’Eglise Saint-Eustache.

Là se trouvait le chemin de ronde intérieur. On peut en apercevoir un reste au 9.

Poursuivre la rue du jour jusqu’à la rue Montmartre par la rue du Jour. Tourner à gauche. On atteint le 30 rue Montmartre, dont la porte fut détruite vers 1550. Plaque aujourd’hui illisible.
Au croisement avec la rue Etienne Marcel, la prendre à droite, sur le trottoir de droite.

Si l’on souhaite en savoir plus, aller :

Au 15, rue Tiquetonne où se trouve au fond de la cour les restes d’une tour, derrière un petit Hôtel Louis XIII.

Revenir rue Etienne Marcel et sur le trottoir de gauche, s’arrête au 20 devant la Tour de Jean sans Peur, reste de l’Hôtel de Bourgogne. Un vestige d’une tour de la muraille subsiste dans le hall d’accueil. Par ailleurs, la tour est adossée à l’ancienne muraille. Pénétrer à l'intérieur pour observer les vestiges du soubassement de la tour.

La Tour de Jean Sans PeurLa Tour de Jean sans Peur
Cette tour est un des rares exemples d’architecture féodale dans la capitale. Héritier, au tout début du XV° siècle de l’hôtel d’Artois situé sur l’enceinte de Philippe Auguste, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, s’y enferma après avoir fait assassiner Louis d’Orléans, frère du roi, le 23 novembre 1407, provoquant ainsi une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Redoutant la vengeance armagnaque, il fit construire dans son hôtel une tour rectangulaire et fortifiée, haute de 23 mètres. Au sommet de ce donjon imprenable s’étagent deux chambres de sûreté, dont la plus élevée était réservée au duc. Cette résidence, très surveillée, était défendue par un appareillage de mâchicoulis, toujours visibles et de créneaux. Par ailleurs, sous les deux chambres fortes, un sas d’une dizaine de mètres de haut avait été aménagé, qui interdisait tout assaut et condamnait toute tentative d’incendier les planchers. Des grilles fermées à double tour et des gardes complétaient le dispositif. Le tympan de l’entrée est orné des armes de Jean sans Peur. Il s’agit d’un niveau croisé à un fil de plomb. Chaque extrémité du niveau se termine par un rabot qui avait pour fonction symbolique de mettre à mal le gourdin, emblème de Louis d’Orléans.


Continuer dans la rue Etienne Marcel, traverser la rue de Turbigo et la prendre sur le trottoir de droite jusqu’à la rue Saint-Denis. S’arrêter et observer la très étroite

L'Impasse des peintresImpasse des Peintres qui est une émanation de la présence de la muraille. Cette impasse longeait extérieurement l’enceinte. Elle s’appelait à l’époque le Cul-de-sac de l’Asne rayé en raison de la présence d’une enseigne représentant un zèbre. Qu’elle est étroite, l’impasse des peintres, qui donne dans la rue Saint-Denis, entre les 112 et 114. Peu de gens se doutent que se trouvait ici le chemin de ronde de l’enceinte de Philippe Auguste (1190-1220). Nous sommes ici, tout près de l’ancienne Porte Saint-Denis de cette enceinte. Preuve en est le plan que l’on peut voir sur le mur d’en face. Cette ruelle longeait en fait extérieurement le rempart. Son nom de « Peintres » serait dû, soit au maître-peintre Guyon-Ledoux autorisé à bâtir, en 1537, une maison sur l’ancien mur de la ville depuis qu’il avait été démoli en 1535, soit à un certain Gilles Lepeintre et à d’autres peintres qui y auraient résidé antérieurement. Bien que l’on ne puisse pas y pénétrer, on y trouve une belle demeure du XVIème siècle au numéro 4.
 

En face au 135 la rue Saint-Denis une plaque indique l’emplacement de l’ancienne porte Saint-Denis.
Tourner à gauche dans la rue Etienne Marcel et poursuivre jusqu’au Boulevard de Sébastopol. Traverser la rue Etienne Marcel et le boulevard. Nous sommes alors dans la rue aux Ours. Celle-ci se poursuit avec la rue du Grenier Saint-Lazare.

En traversant la rue Saint-Martin, se trouvait sur la gauche au 197, la porte Saint-Martin détruite vers 1535.

Rue BeaubourgTourner dans la rue Beaubourg à droite. Remarquons sur la droite l’impasse Beaubourg puis plus loin à gauche l’impasse Berthaud. Ces impasses existent car il fallait permettre un accès à la muraille à travers l’urbanisation galopante de l’époque.
Au 28 de la rue Beaubourg, les murs mitoyens de biais de la maison  basse en brique encadrée de deux hauts immeubles rappellent le tracé de l’enceinte. Et en face, au 39, se trouve l’emplacement de la poterne Nicolas Hydron percée en 1270. Cette impasse matérialise la présence de la muraille.
On remarque bien que les deux se trouvent exactement dans le même axe.

Traverser la rue Beaubourg et prendre :

Jardin Anne FrankL’Impasse Berthaud qui permet de remarquer l’emplacement du mur définissait les limites sud du jardin de l’Hôtel de Saint-Aignan. Nous pénétrons dans le jardin d’Anne Frank. Si l’on observe attentivement le mur droit de l’hôtel de Saint-Aignan, on peut s’apercevoir que c’est ici le début du mur renard que l’on reverra dans la cour de l’hôtel. Le Musée de la Poupée est à l’emplacement du mur.

Revenir sur la rue Beaubourg et tourner à gauche dans la rue Rambuteau.

Au 22, au fond d’un étroit passage se trouve la Cité Noël. Les bâtiments D et E de la cité sont adossés au parement intérieur du rempart.

Au croisement avec la rue du Temple, tourner à gauche et rejoindre l’Hôtel de Saint-Aignan. En pénétrant sous le porche, on peut admirer la cour. Le mur de gauche est un mur renard. C’est-à-dire qu’il reproduit le décor du mur opposé mais sans épaisseur puisque derrière ce parement se trouve la muraille. En sortant du porche de l’hôtel, on remarque en face le passage Saint-Avoye au travers duquel passait la muraille.L'Hôtel de Saint-Aignan

Poursuivre dans la rue de Rambuteau, sur le trottoir de droite. Tout en marchant, remarquons l’immeuble côté pair qui se trouve en second plan, le premier étant plus bas. Cet immeuble est en biais et, dans le renfoncement entre le 14 et le 12, on peut remarquer qu’il se rapproche de la rue. La muraille, ainsi matérialisée coupera la rue Rambuteau à hauteur du 5. On retrouve la marque de l’enceinte dans l’orientation de la souche de la cheminée du 3.
Ainsi, la muraille suivait, en ligne parallèle, le côté gauche du Passage Saint-Avoye ouvert au XIXème siècle pour déboucher dans la rue du Temple à l’emplacement de la porte ou poterne du Temple (60-62 et 69-71).

Traverser la rue des Archives. La rue Rambuteau est terminée, débute la rue des Francs-Bourgeois. Aller jusqu'à l'Hôtel de Soubise, qui se trouve sur la gauche
En sortant du porche de l’Hôtel de Soubise, en face au 57, on peut remarquer une tour assez laide qui s’appuie sur des Vestiges de l’enceinte Philippe Auguste. Dans la cour de l’Horloge du Crédit Municipal, 55 rue des Francs-Bourgeois, on trouve une marque au sol.

Poursuivre sur le trottoir de droite, passer devant le restaurant Le Dôme du Marais et pénétrer dans l’Eglise Notre-Dame des Blancs-Manteaux. La traverser et ressortir rue de Blancs-Manteaux.Si la porte est fermée, passer à droite par le Square des Blancs-Manteaux. Tourner à gauche en sortant de l’église ou du square et se diriger vers le Marché des Blancs-Manteaux. Prendre la rue qui longe le marché sur la gauche. Le mur longe le côté gauche de l’espace des Blancs-Manteaux.

On arrive alors dans la rue des Hospitalières Saint-Gervais que le mur coupe, sur la gauche du groupe scolaire. Le mitoyen du 10 est le mur d’enceinte, enduit et rhabillé. Remarquons qu’ici tout le bâti est bas et que les immeubles situés à gauche sont dans un alignement quasi parfait.

Rue des Hospitalières Saint-GervaisNous passons devant la Fontaine des Têtes de Bœufs. Prendre la rue des Hospitalières Saint-Gervais à droite et aller jusqu’à la rue des Rosiers que l’on prend à gauche. Cette rue reprend le tracé du chemin de ronde intérieur de l’enceinte. Les 8 et 10 renferment un vestige, celui d’une tour. On peut en voir la partie externe au fond du jardin du 33 de la rue des Francs-Bourgeois. Nous passons devant l’ancien restaurant Goldenberg, lieu d’un attentat en 1982. Nous passons également devant l’ancien Hammam Saint-Paul.

Au croisement avec la rue Pavée, tourner à droite et passer devant la Synagogue. Le mur coupait ensuite la rue Malher et obliquait vers le sud. Il longeait le côté ouest de la rue de Sévigné jusqu’à l’Hôtel Bouthillier de Chavigny (la caserne de pompiers).

Au croisement de la rue Pavée et du Roi-de-Sicile, tourner à gauche dans cette dernière. Au bout prendre à droite pour rejoindre la rue de Rivoli, que l’on prend à gauche jusqu’à la rue de Sévigné. Avant de traverser vers l’Eglise Saint-Paul Saint-Louis, remarquer, rue de Sévigné, la caserne de pompier et son décrochement qui matérialise la présence d’une tour de la muraille.

Traverser la rue de Rivoli. Pénétrer dans l’Eglise Saint-Paul et en ressortir sur le côté gauche. Au passage admirer les bénitiers offerts par Victor Hugo et le graffiti révolutionnaire situé au bas d’une colonne.Nous sommes dans le Passage Saint-Paul. Au bout, tourner à droite dans la rue Saint-Paul, puis un peu plus loin à droite dans la rue Eginhard. Au bout de la rue Eginhard, tourner à droite dans la rue Charlemagne pour atteindre l’esplanade de la rue des Jardins Saint-Paul où l’on remarque les plus importants vestiges conservés. La muraille mesure ici environ 80 mètres avec deux tours.

A proximité, flaner dans le Village Saint-Paul dans lequel on peut pénétrer depuis les rues Saint-Paul, Charlemagne, des Jardins Saint-Paul et de l’Ave-Maria. Ressortir sur la rue de l’Ave-Maria au sud et tourner à droite pour rejoindre la rue de Jardins Saint-Paul que l’on prend à gauche pour rejoindre le Quai des Célestins. Là, au 32, se trouvait la tour Barbeau qui faisait le pendant de la Tournelle sur la rive gauche.

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Remonter le quai vers la station Sully-Morland (ligne 7)

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