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ART NOUVEAU


Art nouveau

 

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LA SAMARITAINE DE LUXE
 
La Samaritaine de Luxe
 
 
Cet immeuble Art nouveau comprend plusieurs éléments architecturaux remarquables inscrits à l’inventaire des monuments historiques.
 
 
La Samaritaine de luxe Il a été construit au début du vingtième siècle par l’architecte belge Franz Jourdain (1847-1935) en collaboration avec l’architecte Georges Bourgneuf consécutivement à une demande émanant des Cognacq-Jay, propriétaires de la Samaritaine composée de quatre bâtiments situés aux abords du Pont-Neuf. Le désir du commanditaire était de s’installer dans un quartier plus chic, celui de l’Opéra afin de séduire une clientèle plus aisée et les touristes de passage. D’ailleurs le magasin est situé en face du Grand Hôtel et de son Café de la Paix et de l’Hôtel Scribe. Il ouvre en janvier 1917 après environ trois ans de travaux. La façade est ornée de motifs floraux tout Art Nouveau. Le marbre est utilisé pour les panneaux et le cuivre replace les menuiseries des fenêtres. On y trouve également de très beaux chapiteaux ainsi que d’élégants balcons. Les ferronneries sont peintes d’un bleu turquoise et des bandeaux de couleurs marquent la séparation de chaque étage. Le grand escalier à plusieurs révolutions incorpore les ascenseurs dans sa structure. Les volumes sont largement ouverts sur le boulevard grâce à de grandes baies vitrées. L’édifice a été transformé en 1986 pour abriter des bureaux de BNP Paribas. Il a été entièrement restauré en 2012.
 
Frantz Jourdain, né le 3 octobre 1847 à Anvers et mort le 22 août 1935 dans le 16e arrondissement de Paris, est un architecte, La Samaritaine de Luxe critique d'art et homme de lettres d'origine belge et naturalisé français.En 1862, Frantz Jourdain passe son baccalauréat après des études au collège Stanislas de Paris. En 1866, il entre à l'atelier Daumet à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.En 1881, il réalise l'immeuble de l'Imprimerie nouvelle, rue Cadet. Il rencontre Ernest Cognacq, le propriétaire des magasins de la Samaritaine, qui lui confie l'ensemble des travaux de ceux-ci. De 1883 à 1902, il fait effectuer les travaux d'adaptation des immeubles existants de la Samaritaine, puis organise les travaux des châteaux des Chougnes et de Bouffémont, restaure celui de La Roche-Guyon, travaille sur des immeubles de rapport rue Galilée, rue Hamelin, rue de la Fontaine-du-But, réalise le magasin de décors du Théâtre des Nouveautés, rue Marcadet, pour M. Micheau. En 1903, il est le fondateur et le président des Salons d'automne. De 1903 à 1907, il construit le magasin no 2 de la Samaritaine, et en 1910, il rénove le magasin no 1. De 1910 à 1912, il bâtit l'immeuble de la Semeuse rue du Louvre et, deux ans plus tard, le magasin de la Samaritaine de luxe, joyaux de l'art nouveau, boulevard des Capucines.De 1922 à 1928, il réalise avec Henri Sauvage (1873-1932), l'agrandissement vers la Seine du magasin no 2 de la Samaritaine, et de 1930 à 1932, les magasins no 3 et 4. Il est également le premier président de la Société des architectes modernes, fondée par Hector Guimard en 1922.
 
La Samaritaine de Luxe Ernest Cognacq, né le 2 octobre 1839 à Saint-Martin-de-Ré (Charente-Inférieure) et mort le 21 février 1928 à Paris 16e1 (Seine), est un commerçant parisien. Il est le fondateur avec sa femme Marie-Louise Jaÿ des grands magasins La Samaritaine à Paris. Ernest Cognacq perdit à l'âge de 12 ans son père, orfèvre et greffier au tribunal de Commerce, et devint commis d'un magasin de nouveautés à La Rochelle, Rochefort et Bordeaux, avant de partir tenter sa chance à Paris à l'âge de 15 ans. D'abord employé au magasin Au Louvre, il fut rapidement congédié pour insuffisance, puis fut employé pendant quatre mois Aux Quatre Fils Aymon. Il repartit en province mais revint à Paris en 1856, et se fit embaucher à La Nouvelle Héloïse, où il rencontra sa future femme, Marie-Louise Jaÿ. En 1867, il se mit à son compte en fondant un magasin dénommé Au petit Bénéfice dans la rue de Turbigo. Mais il fit de mauvaises affaires et dut fermer et s'installer comme camelot dans la corbeille de la seconde arche du Pont-Neuf, à l'emplacement de l'ancienne pompe de la Samaritaine. À l'abri d'un parapluie, il vendait des tissus sur des caisses tendues d'andrinople rouge, gagnant le surnom de « Napoléon du déballage ».Peu avant la guerre de 1870, Ernest Cognacq créa un nouveau magasin qu'il appela La Samaritaine, du nom de la fontaine située dans le quartier qui représentait la Samaritaine des Évangiles, dans un petit local dépendant d'un café, sous-loué à la semaine rue de la Monnaie à raison de 45 francs par jour. Il entendait ainsi profiter de la clientèle des Halles et des magasins À la Belle Jardinière installés depuis 1867 de l'autre côté de la rue du Pont-Neuf (actuel magasin Conforama). En 1871, il put louer officiellement le local transformé en boutique et prendre deux employés.En 1872, il épousa Marie-Louise Jaÿ, qui était alors première vendeuse au rayon confection du magasin Le Bon Marché. Active, intelligente, elle apportait environ 20 000 francs qui s'ajoutaient aux 5 000 francs qu'il avait économisés. Dès 1875, les ventes de la Samaritaine s'élevaient à 800 000 francs. En 1882, elles se montaient à 6 millions et en 1898, à plus de 50 millions, et elles dépassèrent le milliard en 1925. Quatre vastes magasins de style Art nouveau furent ouverts de 1905 à 1910 côte à côte rue de Rivoli en bordure de Seine. En 1900, il ouvre le premier parc d'attractions en France : Magic City.Affable, bienveillant, mis simplement, remarquable organisateur, mercantiliste sans vergogne, Ernest Cognacq régnait sur son empire avec bonhomie, ayant l'œil à tout ce qui se passait dans ses vastes magasins. Il était surnommé « père Laborem » par ses employés en référence à la devise de la Samaritaine « Per Laborem » (par le travail). Entre 1900 et 1925, Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ réunirent une importante collection d'œuvres d'art du XVIIIe siècle, destinée à être exposée dans leur magasin La Samaritaine de luxe, ouverte en 1917.
 La Samaritaine de Luxe
Adresse
25, boulevard des Capucines
75002 PARIS
 
Comment s'y rendre
Métro : Opéra (lignes 3, 7, 9)
Bus : 20, 21, 22, 27, 29, 42, 52, 53, 66, 68, 81, 95 arrêt Opéra
 
GPS
Latitude : 48.870256
Longitude : 2.330858
 
Plan
 
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Sources
Divers Internet
Photo R.Desenclos 2010 - R.Bataille 2016