Aide à la recherche / Eglise de la Madeleine

L’EGLISE DE LA MADELEINE

L'Eglise de la Madeleine

 

Cette liste est une forme d’aide à la recherche. Les articles concernant l’Eglise de la Madeleine sont classés par ordre alphabétique. Une division entre les statues extérieures et celles qui se trouvent dans l’édifice est faite.

Lire la suite : EGLISE DE LA MADELEINE

LA STATUE "LE RAVISSEMENT DE MARIE-MADELEINE"
 
 
La statue "Le ravissement de Marie-Madeleine"
 
 
Italien naturalisé comme Triqueti, Charles Marochetti (1806-1868) mit en effet douze ans à sculpter le Ravissement de sainte Marie-Madeleine.
 
 
Ce groupe occupe le retable d'un autel monumental dont la blancheur est relevée par les ors de la somptueuse garniture d'autel d'époque Restauration et des deux reliefs où apparaît le Christ, à l'antependium et à la porte du tabernacle. Selon la tradition, Marie-Madeleine aurait terminé sa vie en Provence, à la Sainte Baume. Là, des anges venaient la soutenir dans ses extases, lorsque son âme quittait la terre et entraînait son corps vers les cieux. En 1781, Louis XVI avait fait extraire un fragment d'os du reliquaire de la Sainte Baume pour l'offrir au duc de Parme. Après les destructions révolutionnaires, Louis XVIII avait reçu d'Italie une partie de cette relique et en avait fait cadeau à la paroisse, en 1824. C'est la justification du sujet traité par Marochetti. L'idée de transformer le retable en terrasse de sculpture vient d'Italie. A San Giorgio Maggiore de Venise, Girolamo Campagnola avait eu l'idée de couronner le tabernacle d'une figure du Rédempteur, foulant un globe terrestre soutenu par quatre anges, avec un autre ange adorateur de chaque côté. Cette figuration de la fin du XVIe siècle a été adaptée par le sculpteur italien à un autel encore plus monumental et à l'iconographie de sainte Marie-Madeleine. Le tombeau droit est appuyé à un massif formant un gradin plus long que lui, terminé par deux socles portant deux anges agenouillés. Sur une plinthe ornée de feuilles d'acanthe, le tombeau de marbre blanc est encadré du même ordre corinthien que sur les autres autels et les grilles. Sur un fond doré, l'antependium est sculpté d'un bas-relief composé de vingt-deux personnages racontant le repas chez Simon le Pharisien et la conversion de Marie-Madeleine : la scène est celle d'un repas à l'antique, avec le Christ à demi-couché, face à Simon, pendant que Marie-Madeleine répand un parfum coûteux sur sa tête ; Judas se lève pour marquer sa réprobation et des serviteurs s'affairent autour d'eux et des quelques Apôtres qui assistent à la scène. Marochetti eut l'idée de prolonger la masse du tombeau, au-delà du gradin jusqu'aux piédestaux des deux anges, avec une modénature et des panneaux identiques. Le décor sculpté de rinceaux, de guirlandes de fleurs et d'anges encadrant les initiales de la sainte est donc répété sur toute la façade et sert de socle aux statues. Au tabernacle, c'est un véritable portique à fronton qui encadre la porte où le Christ ressuscité apparaît à Marie-Madeleine. Sans craindre les comparaisons d'échelle, le sculpteur multiplia les figures d'anges portant des consoles, allongés sur le fronton du tabernacle ou réduits à des têtes sur le gradin. De chaque côté de l'autel, la composition est donc calée par une immense statue d'ange, un genou en terre, incitant au recueillement avec les mains jointes ou croisées sur la poitrine. Mieux que les sculpteurs du portique extérieur, Marochetti représenta des figures juvéniles qui sont gracieuses sans mièvrerie et d'une parfaite efficacité pour équilibrer le mouvement ascensionnel du centre. Là, trois anges à demi-agenouillés portent une sorte de corbeille tressée sur laquelle est agenouillée l'humble Marie-Madeleine, les yeux baissés vers l'autel et les bras écartés comme la Vierge de l'Immaculée Conception, d'où la confusion avec l'Assomption de la part de tant de visiteurs. La ronde des trois anges qui portent sans effort la nacelle est admirable dans son traitement, aussi bien dans le rendu des matières que dans l'ellipse nerveuse des ailes. Si Marochetti a montré Marie-Madeleine encore bien humaine, avec le sein gauche échappé de la robe, le cilice serrant la taille, il est parvenu à faire des anges des créatures vraiment célestes, ce qui est très difficile dans les trois dimensions de la sculpture. Renouant avec la tradition de l'art baroque, Marochetti ne s'est pourtant pas écarté du style classique de l'édifice ; il a même remarquablement meublé le volume de l'abside.
 
Adresse
Place de la Madeleine
75008 PARIS
 
GPS 
Latitude : 48.869690
Longitude : 2.324173
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Madeleine (lignes 8, 12, 14) 
Bus : 24/42/52/84/94 arrêt Madeleine
 
A voir dans les environs
Vous souhaitez en savoir plus sur les sites intéressants qui se trouvent à proximité, vous pouvez utiliser nos cartes interactives.
Naviguer sur la carte Paris 8ème et découvrir les environs
 
Liens
Vous pouvez être intéressés par d'autres articles sur 
le 8ème arrondissement.
D'autres articles portant sur 
l'Eglise de la Madeleine peuvent vous intéresser.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues du 8ème arrondissement.
 
Liens externes sur ce sujet
-
 
Photo R. Desenclos 2013