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LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

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L'EGLISE SAINT-EUSTACHE

 

 L'Eglise Saint-Eustache

 

Les origines de l'église Saint-Eustache remontent au début du xiiie siècle. Une chapelle consacrée à sainte Agnès fut le premier édifice construit. En effet, la crypte de Sainte-Agnès jouxte encore l'église du coté oriental.

 

 

Dès 1223, Sainte-Agnès fut érigée en paroisse et prit le nom de Saint-Eustache. La raison la plus probable de la nouvelle appellation serait le transfert d'une relique du martyr saint Eustache dans la nouvelle église, relique jusqu'alors détenue par l'abbaye de Saint-Denis. L'église fut plusieurs fois remaniée et agrandie au fur et à mesure de l'accroissement de population du quartier. En 1532, il fut enfin décidé de construire une église digne du cœur de Paris. La première pierre de l'édifice actuelle fut posée le 19 août de cette même année par Jean de la Barre, prévôt de Paris. Bâtie dans un style gothique en pleine Renaissance, l'église dégage un caractère architectural harmonieux où l'antique des colonnes grecques et romaines côtoie les lignes encore présentes du Moyen-âge. Sa construction fut ralentie par de fréquentes difficultés de financement. René Benoist, curé de l'église Saint-Eustache en 1569, acquit une telle influence sur les paroissiens, qu'il fut surnommé le Pape des Halles. En 1578, il fit imprimer une requête afin d'obtenir des secours pour l'achèvement de son église. Commencée en 1532, elle n'avait pu être terminée, et Benoist lui-même n'avait pas encore entrepris de travaux malgré la «plus grande affluence de peuple qu'en aucune église paroissiale de la France et par aventure de la chrétienté ». La lettre obtint sans doute quelque somme d'argent, car on construisit à cette époque plusieurs piliers de la nef et plusieurs autres fenêtres. Après maintes interruptions, l'église fut terminée en 1633 et consacrée le 26 avril 1637 par Monseigneur de Gondi, archevêque de Paris. L'ancienne façade occidentale de Saint Eustache, dont les tours étaient restées inachevées, fut fragilisée par la construction de deux chapelles commandées en 1665 par Colbert. Le sous-œuvre devant être repris, il fut décidé de la rebâtir. Un nouveau projet fut dessiné par Louis Le Vau dont Colbert devait assurer le financement. Ce ne fut pourtant que le 22 mai 1754 que le duc de Chartres en posa la première pierre. Jean Hardouin-Mansart de Jouy en devenait l'architecte. Sa construction traîna en longueur par manque de moyen et le projet initial, qui comprenait deux tours à deux étages, reliées entre elles par une galerie, se vit transformé par le lourd fronton qui écrase la façade. L'architecte Moreau en termina l'exécution. La tour de droite resta encore inachevée comme elle se voit aujourd'hui. L'église, déjà grande, aurait probablement atteint une taille et une hauteur impressionnante si les difficultés rencontrées à son élaboration avaient été moins nombreuses. L'église contient un des deux exemplaires connus des Disciples d'Emmaüs de Rubens peint vers 1611.

L'Eglise Saint-Eustache Les vitraux remarquables

Baie 302 et 304 : Saint Paul - Saint Jacques le Majeur 1631 - Antoine Soulignac, peintre verrier

Construit en 1624, le haut choeur de Saint-Eustache est garni de vitraux en 1631. Chacune des lancettes des onze fenêtres (six baies doubles et cinq baies simples) isole une élégante figure, à la pose recherchée, à l’avant d’une élévation monumentale, traitée en grisaille. Les Pères de l’Eglise et les apôtres entourent ainsi le Christ et Saint Eustache, représentés dans la baie d’axe. La dilatation du rapport d’échelle, au profit de l’architecture, et l’effet saisissant des perspectives en trompe-l’oeil contribuent au caractère exceptionnel de ces verrières, signées Antoine Soulignac, maître-verrier dont la carrière reste largement inconnue. La recherche de clarté, favorisée ici par l’importance des verres blancs ou faiblement teintés, correspond à l’évolution du vitrail au 17e siècle et aboutira six ans plus tard, dans les fenêtres hautes du transept et de la nef, à la création de vitreries incolores, seulement ornées de bordures décoratives.

Baie 4 (vitrail des Charcutiers) : Saint André 1643 - Adeline Hébert-Stévens, peintre verrier

Fille de Jean Hébert-Stevens et de Pauline Peugniez, tous deux peintres et maîtres-verriers, Adeline Hébert-Stevens rejoint l’atelier familial, avec son mari Paul Bony, dans le courant des années 1930. Créé en 1924, cet atelier est le lieu de rencontre de nombreux artistes, dont Maurice Denis ou Georges Devallières, tous passionnés d’art religieux. L’Occupation n’interrompt pas cette activité, comme en témoigne le nombre important de créations de vitraux dans les années 1940. A Saint-Eustache, la Société du Souvenir de la Charcuterie française, dernière corporation des métiers de bouche liée à l’église des Halles, commande en 1943, pour sa chapelle commémorative, un vitrail dédié à Saint André, titulaire du lieu, et Saint Antoine, patron des charcutiers. Dans un esprit assez classique, soucieux de pédagogie, l’artiste y a placé des images stylisées, légendées d’inscriptions, sur fond de vitrerie géométrique aux tonalités dorées.

Statues remarquables

Tobie et l’ange vers 1575, Santi di Tito (1536-1603) (pourtour du choeur, côté gauche, 3e chapelle)

Elève de Bronzino, Santi di Tito fut le premier peintre de la cour de Cosme I de Médicis. Placé à l’origine dans la sacristie de San Marco de Florence, le tableau est par la suite échangé et rejoint à Vienne les collections de François II de Habsbourg-Lorraine. C’est le premier tableau choisi par Dominique-Vivant Denon au Palais du Belvédère en 1809. Il est concédé à l’église Saint-Eustache en 1811. L’élégance des figures, l’attention portée aux détails et le jeu des regards font de cette oeuvre d’une grande sensibilité l’une des plus séduisantes des églises de Paris.


Rutilio Manetti (1571-1639)L'Eglise Saint-Eustache

Extase de sainte Madeleine vers 1617-1627, (pourtour du choeur, côté gauche, 5e chapelle)

Saisi à Rome en 1798, le tableau est entreposé dans l’église Saint-Louis-des-Français qui servait de dépôt lors des conquêtes révolutionnaires. Arrivé à Paris, il est attribué à l’église de la Madeleine (actuellement église de l’Assomption) en 1811, puis à l’église Saint- Eustache en 1933. La Madeleine est représentée la tête rejetée en arrière, soutenue par un ange tandis qu’un autre lui indique le ciel. Près d’elle un crâne symbolise la vanité de la vie terrestre. Le caractère réaliste des visages des anges témoigne d’une forte influence caravagesque alors que la facture très raffinée, notamment des ailes, des draperies et des cheveux de la sainte, se rapporte plutôt à la manière toscane.


Monument funéraire de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) par Antoine Coysevox (1640-1720) et Jean-Baptiste Tuby (1635-1700)

Chapelle Saint- Louis-de-Gonzague

Comme ceux de Richelieu et de Mazarin, le monument funéraire de Colbert a l’importance et l’ampleur qui sied à un grand personnage d’État. À l’origine il prenait place sous une arcade donnant sur la chapelle de la Vierge. Le Brun dessina la composition et l’exécution fût partagée entre les sculpteurs Coysevox et Tuby, en 1685. Le premier réalisa le priant et la figure de la Fidélité, le second l’Abondance et un ange présentant au défunt un livre de prières, détruit pendant la Révolution. Le priant, majestueux, est revêtu du grand manteau de l’ordre du Saint-Esprit. La Fidélité se tourne vers lui avec une expression chargée de regrets alors que l’Abondance regarde vers le sol en signe de renoncement.

Adresse
2, rue du Jour
75001 PARIS


GPS
Latitude : 48.863400
Longitude : 2.344507


Plan



Comment s'y rendre
Métro : Châtelet-Les-Halles (lignes 4, 7, 11, 14, A, B, D)
Bus : 29 arrêt Etienne Marcel/Montmartre, 74/85 arrêt Louvre/Etienne Marcel, 67/74/85 arrêt Coquillière/Les Halles

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Liens externes sur ce sujet
http://www.saint-eustache.org/


Sources
Paris Patrimoine
Wikipedia
Photo R. Desenclos 2010