Aide à la recherche / Lieux de Culte

LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

Cette liste est une forme d’aide à la recherche. Les articles concernant les lieux de culte sont classés par ordre alphabétique. Une indication de l’arrondissement permet de retourner facilement dans celui-ci en cliquant en haut de la page sur « Paris », puis « Arrondissement » et enfin le numéro de ce dernier.

Lire la suite : LIEUX DE CULTE

L'EGLISE SAINT-GERVAIS SAINT-PROTAIS

 

L'Eglise Saint-Gervais Saint-Protais

 

L'église Saint-Gervais-Saint-Protais de Paris, généralement connue sous le nom d'église Saint-Gervais, est une église parisienne située sur la place Saint-Gervais, dans le quartier Saint-Gervais, auxquels elle donne leur noms, dans le 4e arrondissement, à l'est de l'Hôtel de Ville.

 

 

Bâtie sur les fondations du premier bâtiment connu rive droite à Paris, à savoir une basilique dont on trouve l'existence dès la fin du IVème siècle, elle constitue de ce fait la plus ancienne paroisse sur la rive droite de la Seine. Le duo des Saints Saint Gervais et saint Protais est très populaire à l'époque de la fondation de cette église, et on compte de nombreuses fondations d'églises sous leur invocation au cours de cette période (aux alentours du XVIè siècle).

Les miséricordes des stalles du chœur de l’église, commencées sous François Ier et terminées sous Henri II sont les seules de ce genre à Paris. Elles sont ornées de symboles et de merveilleuses petites scènes de la vie de tous les jours : trois croissants de lune entrelacés – emblème d’Henri III – un écrivain à son pupitre, un architecte mesurant des pierres, un tonnellier, des vendangeurs, des person-nages en train de se que-reller, d’autres en prière, un cordonnier entouré de chaussures, un porc qui s’empiffre, etc.. On y retrouve aussi le symbole de l’orme qui trône sur le parvis (voir fiche).

L'Eglise Saint-Gervais Saint-Protais Les marches de l’entrée de l’église sont les dernières traces de la seconde enceinte de Paris. Mesurant 1700 mètres, l’enceinte construite au XIème siècle englobait trois monceaux naturels, à l’abri des crues, sur lesquels étaient construites les églises de Saint-Germain-l’Auxerrois, Saint-Méry et Saint-Gervais. La présence de marches à l’entrée de l’église Saint-Gervais Saint-Protais et le profil de la rue des Barres sont les seuls témoignages physiques de l’existence de cette enceinte et plus particulièrement du dénivelé du monceau Saint-Gervais.

Les vitraux principaux

Baie 9 : Vies de Sainte Isabelle et de Saint Louis entre 1510 et 1517, anonyme

Le réseau de cette fenêtre abrite les fragments de deux verrières distinctes. Les quatre panneaux principaux, en forme de fuseaux, illustrent des épisodes de la vie de Saint Louis et de sa soeur, Sainte Isabelle, fondatrice du monastère de Longchamp, morte en 1270. De gauche à droite, sont présentés le second enterrement de la sainte, revêtue du costume royal ; la guérison miraculeuse d’un enfant couché sur la chemise de sainte Isabelle ; le miracle accompli par Saint Louis devant le tombeau de sa soeur ; enfin, la prise de Damiette par les croisés. Ces compositions, très denses, abondent en détails pittoresques qui renforcent le sens iconographique des scènes. Ces panneaux sont entourés d’une représentation de la Cour céleste (Dieu le père accompagné d’anges), d’un style plus élégant et raffiné. La partie inférieure du tympan et les lancettes ont été vitrées en 1976 par Anne Le Chevallier dans un style abstrait.

Baie 16 : La Sagesse de Salomon 1531 - Noël Bellemare, peintre et auteur du carton - Jean Chastellain, maître-verrier

Le récit débute dans les deux ajours de gauche du tympan, avec les scènes du Sacrifice et du Songe de Salomon, se poursuit par celle du Jugement, développé dans les lancettes, et s’achève avec la visite de la reine de Saba dans les deux ajours de droite. La scène principale, composée en frise sur toute la largeur de la baie, constitue l’un des premiers exemples parisiens de verrière unifiée. Plusieurs groupes de personnages sont savamment disposés dans l’espace ouvert d’un somptueux palais Renaissance. L’élancement des figures, animées de gestes souples, le raffinement des costumes et la variété des effets de matières concourent à l’élégance d’un vitrail dont la virtuosité technique est exceptionnelle. L’attribution récente du carton au peintre Noël Bellemare, né à Anvers, a confirmé le lien avec le maniérisme flamand du début du 16e siècle.

Baie 124 : Abraham et Melchisédech 1610 - Nicolas Chamus, peintre verrier

En 1610, les marguilliers passent commande à Nicolas Chamus, peintre-verrier parisien, d’un vitrail illustrant, en deux histoires superposées qui se correspondent, la Cène et la rencontre d’Abraham et Melchisédech. Seul le second épisode subsiste aujourd’hui au registre médian : Melchisédech offre le pain et le vin à Abraham, préfigurant ainsi la figure du Christ lors de son dernier repas. Il s’insère aujourd’hui entre deux scènes de batailles composites, provenant d’autres verrières : au registre inférieur, Saint Jacques à la bataille de Clavijo, datant sans doute du 19e siècle, et, en partie haute, deux scènes de la vie de Saint Louis, à dater des années 1600. Si une certaine lourdeur des traits et de la composition nous éloigne des chefs d’oeuvre du siècle précédent, ces vitraux de Saint-Gervais témoignent d’une dernière tentative des verriers parisiens pour prolonger la tradition narrative du vitrail historié.

Sebastiano Ricci (1659-1734)

Saint Grégoire le grand et Saint Vital intercédant pour les âmes du Purgatoire vers 1730-1734, (bas-côté droit, 3e chapelle)

Ce grand tableau ornait autrefois le maître autel de l’église San-Vital de Parme. Saisi en 1803, c’est le tableau le plus récent choisi par la Commission des Arts. Il est attribué en 1811 à l’église Saint-Gervais – Saint-Protais afin de contenter les marguilliers qui souhaitaient obtenir pour l’église les célèbres cartons de tapisseries de la vie des deux saints. Cette affectation peut également s’expliquer par la présence de saint Vital, centurion romain ici présenté en armure du 17e siècle, qui passe pour être le père de saint Gervais et de saint Protais. La composition en X place les deux saints intercesseurs sur la même diagonale que la Vierge et l’Enfant alors que sur l’autre diagonale les âmes du purgatoire sont élevées par des anges tournoyants. Le dynamisme de la scène et le coloris clair et brillant sont propres à l’école vénitienne de la période rococo.


Adresse

Place Saint-Gervais
75004 PARIS


GPS
Latitude : 48.855618
Longitude : 2.354448


Plan



Comment s'y rendre
Métro : Hôtel-de-Ville (lignes 1, 11)
Bus : 69, 76, 96, arrêt Eglise Saint-Gervais

A voir dans les environs
Vous souhaitez en savoir plus sur les sites intéressants qui se trouvent à proximité, vous pouvez utiliser nos cartes interactives
Naviguer sur la carte Paris 4ème et découvrir les environs.


Liens
Vous souhaitez consulter d'autres articles portant sur
le 4ème arrondissement.
Cette article concerne également la catégorie
Lieux de Culte.

Liens externes sur ce sujet
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Gervais-Saint-Protais_de_Paris


Sources
Wikipedia

Paris Patrimoine
Photos R.Desenclos 2010