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LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

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L'EGLISE SAINT-VINCENT DE PAUL

 
L'Eglise Saint-Vincent de Paul
 
Avec l’église Saint-Vincent-de-Paul, Jacques-Ignace Hittorff va en proposer un développement original non pas tant sur le plan architectural que sur les plans urbain et technique. La paroisse, issue du Concordat, est fondée en 1804.
 
 
Une église paroissiale provisoire fut alors construite sur des terrains du prieuré Saint-Lazare, où autrefois Saint Vincent de Paul avait œuvré. Elle servira au culte jusqu’en 1825. Les premiers travaux sont menés au début des années 1820 par Jean-Baptiste Lepère. En 1831, Hittorff, gendre de Lepère, reprend avec ampleur le projet qu’il modifie notablement. Le chantier sera enfin terminé en 1836. Se souvenant sans doute de ses années à Rome, il fait précéder l’édifice, situé en position surélevée, d’un grand escalier complexe directement inspiré des degrés de la place d’Espagne, devant la Trinité-des-Monts, dont il évoque d’ailleurs la silhouette avec ses deux tours en façade. Cette citation hors de son contexte donne un aspect urbain un peu étrange à l’ensemble, puisque l’église Saint-Vincent-de-Paul reste bien dégagée alors que la colline du Pincio est quant à elle fort construite. Hittorff amplifie également les modèles de Chalgrin et de Lebas en superposant deux niveaux de colonnades à l’intérieur, qui accentuent démesurément la monumentalité du parti. Mais son attention se porte encore plus particulièrement sur deux points essentiels, qu’il développera magistralement quelques années plus tard à la gare du Nord toute proche. Tout d’abord, il couvre la nef centrale d’une charpente de fonte de fer apparente. Il reprend ainsi à son compte les expériences toutes récentes d’Alavoine à Rouen (flèche de la cathédrale en 1824) et se place en précurseur des travaux de Martin à la cathédrale de Chartres (charpente en fer en 1837). Il met au point à cette occasion avec Calla une technique de la fonte de fer très sophistiquée, qui lui permet de faire réaliser des ornements et des décors complexes comme les clôtures du chœur ou la grande porte d’entrée. La polychromie, thème récurent de toute l’œuvre d’Hittorff, était bien présente ici : en effet la partie des façades abritée par le portique était entièrement revêtue de plaques de lave émaillée qui ont été déposées au bout de quelques années parce qu’elles comportaient quelques nudités jugées choquantes par certains paroissiens. Deux ensembles de panneaux ont été remis en place récemment à l’intérieur, dans les premières chapelles. Le décor intérieur recèle quelques-uns des plus beaux témoignages de l’art du siècle. Rude y a sculpté le calvaire du maître-autel, qui est sans aucun doute l’un de ses chefs-d’œuvre, tandis que les frères Flandrin y ont donné leur meilleur dans les peintures monumentales qui courent sur tous les murs de la nef. Il faut également remarquer le buffet d’orgue dessiné par Hittorff, qui abrite un instrument fort intéressant de Cavaillé-Coll.
 
Adresse
Place Franz Liszt
75010 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.878705
Longitude : 2.351879
 
Comment s'y rendre
Métro : Poissonnière (ligne 7)
Bus : 26/32/42/43 arrêt Place Franz Liszt
 
Plan
 
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Liens
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Source
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2010