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LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

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LA BASILIQUE SAINTE-CLOTILDE
 
 
La Basilique Sainte-Clotilde
 
 
 
Quand le préfet Rambuteau prend l’initiative en 1839 de faire construire dans la rue Las Cases une église de style gothique, alors que jusqu’ici la Restauration et la Monarchie de Juillet s’étaient scrupuleusement cantonnées au néo-classicisme, il lance une vive polémique.
 
 
Ce débat, dans lequel le Conseil des bâtiments civils représente avec force le néo-classicisme, nuit considérablement à la gestation du projet. François Christian Gau – allemand de naissance de surcroît ! -, voit ses dessins repoussés à plusieurs reprises, entre 1841 et 1846. Il faut également dire que son projet est aussi critiqué par les érudits, qui lui reprochent des connaissances approximatives du «véritable» style gothique. Il est vrai qu’au fond Gau est un peu mal à l’aise dans un parti qu’il n’a pas vraiment choisi. Sa culture académique ressurgit en bien des points, associant par exemple aux ornements gothiques des décors de tables et de vastes pans de mur nus qui sentent leur voyage à Rome. Et en effet, à sa mort en 1853, le chantier fait apparaître un édifice froid et raide, où la modénature est généralement marquée par une maigreur presque maladroite : Gau aura été tout au long des travaux à la recherche de la maîtrise d’un style qui, pour être historique, n’en était pas moins alors à réapprendre. Son assistant Théodore Ballu, présent dès 1846, est quant à lui d’une autre génération, plus versée dans la connaissance des arts médiévaux. C’est lui qui mènera le projet à son accomplissement, en modifiant cependant le dessin du porche : pour répondre aux critiques, il va donner de l’épaisseur au portail et surtout intégrer à l’architecture la sculpture ornementale, avec notamment les statues des rois et des saints du porche, à la manière médiévale. Il y fait intervenir des sculpteurs de premier ordre, dont certains travaillent à la restauration de Notre-Dame : Geoffroy-Dechaume (Clovis et Sainte Clotilde), Leharivel-Durocher (Sainte Geneviève et Sainte Théodochilde) et Fromanger (Saint Remi et Saint Maur). Cependant, sa proposition de couronner les tours par des flèches métalliques inspirées du projet d’Alavoine à Rouen est écartée en raison de son coût. Au bout du compte, Ballu n’aura guère fait que rendre un peu plus pittoresque une église qui reste extérieurement bien austère. En revanche, à l’intérieur, dès 1854, Ballu met en place des programmes décoratifs beaucoup plus personnels. S’inspirant des modèles du gothique flamboyant, il impose des vitraux représentants des figures en pied surmontées de dais d’architecture très élaborés, qui sont aujourd’hui encore sujets à controverses : pourtant, on ne peut qu’y reconnaître une étape significative de l’évolution du langage néo-gothique, mise en œuvre avec grande autorité. De même, la chaire est un bel exemple de cette démarche, avec également son dais d’architecture remarquable.

Vitrail
Baie 114 : Ezechias (Ezéchiel) 1853 - Louis Lamothe, peintre, auteur du carton - Prosper Lafaye, maître-verrier
Référence de l’art néo-gothique, la basilique Sainte-Clotilde-Sainte-Valère est la première église parisienne construite au 19e siècle en style ogival. A partir de 1851, les verriers les plus réputés de l’époque, tels Thévenot, Maréchal ou Lusson, sont sollicités pour la réalisation de vitraux. Le peintre verrier Prosper Lafaye y livre sa première grande création en exécutant les baies hautes du transept, en collaboration avec les artistes lyonnais, Lamothe et Chancel, élèves d’Ingres et de Flandrin, qui dessinent les figures centrales d’Apôtres et de Prophètes. Dans chaque lancette, celles-ci s’inscrivent dans une architecture traitée en grisaille, sur des fonds damassés aux teintes saturées. Si la dualité de conception entre le style souple des figures et la préciosité de l’ornementation, aux teintes parfois heurtées, fait controverse dès l’origine, l’omniprésence des cadres décoratifs crée ici l’unité monumentale.
 
Adresse 
23bis, Rue Las Cases
75007 PARIS

GPS 
Latitude : 48.858660
Longitude : 2.319419
 
Comment s'y rendre
Métro : Solferino ou Assemblée Nationale (ligne 12)
Bus : 69 arrêt Bourgogne
 
Plan

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Sources 
Paris Patrimoine
Photo R.Desenclos 2012