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LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

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L'EGLISE SAINT-GERMAIN DES PRES
 L'Eglise de Saint-Germain des Prés
 
 
 
A l’emplacement du square se trouvait une partie du cloître et de la Chapelle de la Vierge de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
 
 
Cette dernière était le chef-d’œuvre de l’architecte Pierre de Montreuil et présentait des similitudes avec la Sainte-Chapelle. En 1791, l’édifice fut vendu en deux lots séparés, séparation qui fut à l’origine de sa destruction. L’un des deux acheteurs se réserva certains éléments qu’il fit remonter en façade d’une maison au 6, rue de l’Abbaye. Au début du XXème siècle, cette maison fut détruite et les pierres furent remontées à proximité de leur lieu d’origine. Le portail de la chapelle de la Vierge est quant à lui conservé au musée national du Moyen Âge, dans l’Hôtel de Cluny, et témoigne du raffinement de la sculpture autour de 1245.
Lors de la restauration de l’église qu’il conduit dans les années 1820, Etienne-Hippolythe Godde, architecte de la Ville de Paris, complète également le mobilier. De 1827 à 1829, il conçoit une nouvelle chaire d’après les dessins de Quatremère de Quincy, théoricien du classicisme dont les doctrines font alors autorité. Imitant pour la cuve les formes géométriques des chaires des basiliques romaines, il ajoute ici un curieux dais porté par deux anges gainés. Les marbres clairs du bâti contrastent avec le bronze des statues et reliefs, dus au sculpteur néo-classique Georges Jacquot. La Loi nouvelle, femme gracieuse tenant le livre des Evangiles, fait pendant à L’Ancienne Loi, figure voilée, aux traits sévères, appuyée sur les Tables de la Loi. De fins reliefs décorent la face : Jésus-Christ prêchant sur la montagne, au centre, et deux anges ornés de rinceaux, sur les panneaux triangulaires. Totalement étranger au caractère médiéval de l’architecture, ce parti délibérément antiquisant est assez unique dans les églises parisiennes, les exemples postérieurs cherchant davantage à prolonger le style dominant de l’édifice.
Le clocher-porche de l’abbaye, bâti vers l’An mille, est probablement l’une des plus anciennes constructions de Paris. Sa lecture en est aujourd’hui particulièrement troublée par les fenestrages géométriques apposés par Baltard, qui obturent les baies des deux premiers étages. La disparition des deux tours de transept en a aussi beaucoup réduit la monumentalité. Mais c’est encore plus sa nouvelle disposition dans la ville qui doit ici nous intéresser.
En effet, l’accès à l’abbaye se faisait autrefois de trois façons : soit par la Porterie, située rue de l’Abbaye, soit par la porte Furstenberg, soit par un vaste parvis sur lequel se dressait latéralement l’abbatiale. Le porche donnait accès à la nef, de laquelle on pouvait assister aux cérémonies. Le démantèlement de la cité monastique - l’une des plus vastes au monde - à partir de 1792 entraîne la recomposition de tout le quartier.
L’ouverture en 1804 de la rue de la Cour des religieux, actuelle rue Bonaparte, acheva de transformer cette puissante abbatiale en église paroissiale de quartier, ce qu’elle est restée.
 
Monument du coeur de Jean Casimir de Pologne (1609- 1672) par Gaspard (1624-1681) et Balthazar Marsy (1628-1674) Chapelle Saint-François-Xavier
Roi de Pologne de 1648 à 1668, Jean Casimir Vasa trouva refuge en France après son abdication. Il fut nommé abbé du monastère de Saint-Germain-des-Prés par Louis XIV en 1669 et mourut en 1672. On fit alors placer selon ses voeux son coeur à Saint-Germain-des-Prés en témoignage de son attachement à l’abbaye, alors que sa dépouille était emmenée à Cracovie.
Le tombeau, dessiné par Charles Lebrun, fut sculpté par les frères Gaspard et Balthazar Marsy en 1675-1676. Revêtu de l’habit ecclésiastique, le roi, agenouillé, tend vers le maître-autel sa couronne et son sceptre en offrande. Deux esclaves, aujourd’hui disparus, encadraient le sarcophage.
Le bas-relief de bronze, représentant la bataille de Beresteczko (1651), est dû au frère convers Jean-Thibaut.
 
Monuments des coeurs d’Olivier (mort en 1644) et Louis de Castellan (1632-1669) par François Girardon (1628-1715) Chapelle Sainte-Marguerite
Olivier de Castellan et son fils Louis étaient tous deux militaires au service de la couronne de France. Le premier mourut devant Tarragone en 1644, le second lors d’un combat contre les turcs à Candie en 1669. Le monument aux cœurs fut commandé au sculpteur François Girardon en 1678.
A l’origine, il se composait d’un sarcophage au-dessus de trophées d’armes syriennes et romaines, évoquant les lieux de décès des deux hommes. Autour d’une colonne de marbre blanc se trouvaient deux figures allégoriques représentant la Fidélité et la Piété. L’image des défunts est ici réduite à des portraits en médaillon tenus par les deux allégories. Sous l’Ancien régime, deux squelettes grimaçants en stuc retenaient de part et d’autre d’une arcade des rideaux, donnant à l’ensemble une atmosphère théâtrale.
 
Adresse
3,
Place Saint-Germain des Prés
75006 PARIS
 
GPS 
Latitude : 48.854017
Longitude : 2.333723
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Saint-Germain des Prés (ligne 4)
Bus : 39/63/86/95 arrêt Saint-Germain des Prés
 
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Sources
Wikipedia
Divers Internet
Photo Richard Desenclos 2010