L'EGLISE SAINT-ETIENNE DU MONT
  
 
 
L'Eglise Saint-Etienne du Mont - Le Jubé
L’église Saint-Etienne-du-Mont, dont la construction entreprise en 1517 sous François 1er ne fut achevée qu’en 1626  possède le dernier jubé de Paris. Sculpté entre 1521 et 1524 par le sculpteur Bart le père, le jubé est formé d’un seul arc d’une portée de neuf mètres qui traverse le cœur auquel on accède par deux escaliers en spirale en pierre ajourée.
 
 
Cette merveilleuse œuvre d’art a miraculeusement échappé à la destruction, les paroissiens ayant même demandé sa démolition en 1735. Le jubé est une galerie transversale qui sépare le chœur de la nef, du haut de laquelle on lisait les textes saints. Les chaires ont ensuite supplanté les jubés. Celle que l’on voit ici date de 1630. L’église possède également de très beaux vitraux qui illustrent des scènes bibliques ainsi que des reliques de sainte Geneviève. Pascal et Racine sont également inhumés derrière le chœur.
 
L'Eglise Saint-Etienne du Mont - La Chair La Chaire
Chef-d’oeuvre de la sculpture parisienne du début du règne de Louis XIV, cette chaire est due au maître menuisier Germain Pilon, homonyme du célèbre sculpteur de la Renaissance et auteur de plusieurs grands buffets d’orgue, et au sculpteur Claude Lestocart, élève de Jacques Sarazin, qui a exécuté les statues et les reliefs d’après des dessins du peintre Laurent La Hyre. La tribune est soutenue par un Samson monumental, assis sur le lion qu’il a dompté, une mâchoire d’âne à la main. Sur le manteau de l’escalier et la cuve, des médaillons représentent les Evangélistes et, parmi les docteurs, Saint Jérôme et Saint Augustin. Les bas-reliefs illustrent les scènes de la vie de Saint Etienne qui ont trait à sa prédication. En saillie, les Vertus théologales alternent avec les Vertus cardinales. L’abat-voix, décoré d’angelots et de guirlandes, est surmonté d’un ange debout, tenant la trompette de la Résurrection et le livre des Evangiles. Très proche de l’art de Sarazin, cette abondante sculpture témoigne d’un sens aigu de l’espace et du rythme, non sans un souvenir de Michel Ange dans l’admirable figure de Samson.

La façade, remarquable composition Renaissance, construite à partir de 1610, est formée de plusieurs frontons antiques superposés. Toute la sculpture détruite à la Révolution a été refaite au XIXème siècle.
L'Eglise Saint-Etienne du Mont - Les vitraux
La clé de voûte flamboyante, ornée des symboles des quatre évangélistes, retombe de plus de cinq mètres, au milieu d’un ensemble complexe de nervures. A son extrémité, des angelots apportent l’Agneau de Dieu avec l’étendard du Christ.

Les vitraux constituent un des plus beaux ensembles Renaissance de Paris. Les grands vitraux du chœur et de la nef datent du XVIème siècle : on y reconnaît entre autre, la Pentecôte, l’histoire de la Vierge, la vie de Saint Etienne, la parabole des talents. Quant à ceux du cloître, plus intimes, ils datent du début du XVIIème siècle : l’arche de Noé, le Pressoir Mystique, la visite des anges à Abraham sont les plus remarquables.

L’orgue, dont le buffet baroque est le plus ancien de Paris (1633), a eu de grands titulaires parmi lesquels M.Duruflé (1930-1986), auteur du Requiem pour soli, chœurs, orchestre et orgue (1947).
 
Adresse
Place Sainte-Geneviève
75005 PARIS

GPS

Latitude : 48.846581
Longitude : 2.347596
 
Comment s'y rendre
Métro : Cardinal Lemoine (ligne 10)
Bus : 84 arrêt Panthéon, 89 arrêt Henri IV
 
Plan
 
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Liens externes sur ce sujet
http://www.saintetiennedumont.fr/
 
Sources
Paris Patrimoine
Paris méconnu
Photo R.Desenclos 2010