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LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

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L'EGLISE SAINT-GERMAIN L'AUXERROIS

 

L'Eglise Saint-Germain l'Auxerrois

Saint-Germain-l'Auxerrois, qui fut la paroisse des rois de France, remonte au VIIème siècle. Saccagée par les Normands, reconstruite entièrement du XIIème au XVIème siècle, elle ne garde de cette époque que la tour romane du XIIème siècle, un superbe portail, le chœur et la chapelle de la Vierge du XIIIème siècle.
 
A l'intérieur, l'église possède de magnifiques vitraux du XVème siècle, une sculpture de Saint-Germain en bois, une sculpture en pierre de Saint-Vincent, ainsi qu'un beau retable en bois sculpté.
Une plaque discrète, apposée sur le sixième pilier de droite de l'église, porte cette inscription : « Dans cette église, suivant le vœu de Willette réalisé par Pierre Regnault, les artistes de Paris, en union avec leurs camarades du monde entier, viennent, depuis le mercredi des Cendres de l'an 1926 recevoir les cendres et prier pour ceux d'entre eux qui doivent mourir dans l'année. » Ce testament est celui du peintre et dessinateur Adolphe Willette (1857-1929). Ce vœu est toujours respecté aujourd'hui et la prière est, en général, lue par un artiste connu.
Par ailleurs, une frise intéressante située sur le mur extérieur d’une chapelle est remarquable. La frise de Saint-Germain l’Auxerrois.
 
Baie 120 : L’Incrédulité de Saint Thomas 1533 - Jean Chastellain, maître-verrier
La commande de l’œuvre est documentée par le contrat passé en 1533 entre Jean Chastellain, maître verrier à Paris, et Antoine Bohier, conseiller et financier du roi. Des similitudes stylistiques et techniques, observées lors des restaurations récentes, ont permis d’attribuer le carton au peintre anversois Noël Bellemare, dont le nom apparaît dans le marché de la rose sud (baie 118), exécutée l’année précédente par le même maître-verrier. Comme dans La Sagesse de Salomon de Saint-Gervais, on retrouve une même disposition de figures élégantes et un jeu de perspectives complexes, d’un effet encore plus monumental. A l’influence du maniérisme flamand s’ajoute celle de maîtres italiens, comme Raphaël, visible dans le souci d’individualiser chaque apôtre. L’art de Bellemare se mêle ici à l’extraordinaire maîtrise technique de Chastellain pour créer l’un des chefs-d’œuvre du vitrail français de la Renaissance.
 
Baie 122 : La seconde Incrédulité de Saint Thomas milieu du 16e siècle
La scène se lit en trois étapes : les apôtres, entourant un tombeau ouvert et vide, dirigent leur regard vers le ciel où la Vierge s’élève dans une nuée glorieuse entourée d’anges. Son regard est tourné vers le côté droit où, au second plan, Saint Thomas, resté seul au Mont des Oliviers, reçoit la ceinture mariale des mains d’un ange. Comme souvent à partir du 15e siècle, le thème de l’Assomption est ici lié à celui de la «seconde incrédulité de Saint Thomas», légende italienne selon laquelle la Vierge aurait laissé à l’Apôtre sa ceinture comme preuve matérielle de son Ascension. La composition, librement inspirée d’un bois d’Albert Dürer, s’organise selon une dynamique verticale, soulignée par toute une rhétorique de gestes des figures. Si l’exécution technique (grandes pièces aux découpes audacieuses, richesse des damassés) rappelle l’art de Chastellain, le style a peu à voir avec la baie voisine, l’archaïsme de la composition étant cependant compensé par l’éclat des couleurs et l’élégance des anges.
 
Baie 22 : Ezechias 1847 - Charles-Laurent Maréchal et Louis-Napoléon Gugnon, peintres verriers
Peintre et maître-verrier, Charles-Laurent Maréchal jouit tout au long du 19e siècle d’une grande notoriété. En 1833, il ouvre à Metz une fabrique de vitrail, en association avec son beau-frère Gugnon, puis avec Charles Champigneulle après 1854. Cet atelier lorrain produit une œuvre considérable, tant dans le domaine civil que religieux. A Paris, Maréchal obtient d’importantes commandes de vitraux d’église (Sainte-Clotilde, Saint-Augustin, Saint-Vincent-de-Paul). A Saint-Germain-l’Auxerrois, il exécute en 1847 les vitraux des dix baies basses, côté nef. Au sud, de grandes figures bibliques (patriarches, rois de Juda et d’Israël), à l’aspect hiératique et sévère, font face, au nord, à des personnages du Nouveau Testament, encadrés d’anges. En dépit d’un mauvais vieillissement, ces vitraux témoignent du style si particulier de Maréchal qui use d’une technique très sophistiquée (superposition de couches d’émaux et de grisailles sur des verres aux tons très denses) pour tenter de reproduire, en lumière, le velouté de la peinture à l’huile.

Adresse
Place du Louvre
75001 PARIS

GPS

Latitude : 48.859593
Longitude : 2.340927
 
Comment s'y rendre
Métro : Louvre-Rivoli (ligne 1)
Bus : 21/67/69/72/74/76/81/85 arrêt Louvre-Rivoli
 
Plan
 
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Liens
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Liens externes sur ce sujet

http://www.saintgermainauxerrois.cef.fr/

Sources

Paris Patrimoine
Paris secret
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2010