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LIEUX DE CULTES

Lieux de Culte

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L'EGLISE SAINT-THOMAS D'AQUIN

 

L'Eglise Saint-Thomas d'Aquin

Etablis au faubourg Saint-Germain depuis 1632, les Dominicains réformés ou Jacobins, confièrent cinquante ans plus tard à Pierre Bullet le soin d’édifier une nouvelle chapelle pour leur couvent.

 

Œuvre d’un religieux, le frère Claude, la façade fut ajoutée en 1766. Au début de la Révolution, la chapelle devint paroisse sous le vocable de Saint-Thomas d’Aquin, bientôt pillée et désaffectée. Le pape Pie VII, venu à Paris pour le sacre de Napoléon, célébra la messe le 26 décembre 1804, dans l’église rendue au culte deux ans auparavant. Les Dominicains essayèrent en vain de récupérer leur couvent : autour du cloître, les bâtiments avaient été transformés en dépôt d’armes anciennes, puis en Musée de l’Artillerie, et restèrent propriété de l’Armée après le transfert des collections aux Invalides.

Quelques belles toiles illustrent cette église :

Tableau « La Transfiguration » de François Lemoine (1688-1737), Chapelle Saint-Louis

Située derrière le maître-autel, la chapelle Saint-Louis était à l’origine un second chœur érigé par les religieux de l’église du Noviciat des Jacobins en 1722. Elle comportait un ensemble de lambris et de stalles ornés de sculptures mettant en parallèle des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament et encadrant des tableaux du frère André sur les thèmes de la vie du Christ et de la Vierge. Les dominicains poursuivirent cette mise au goût du jour de leur église en faisant construire un nouveau maître-autel en marbre polychrome et bronze doré. La gloire sculptée qui faisait le lien entre ces deux espaces est, avec le décor de Lemoyne, le seul élément subsistant de cet ensemble entièrement démembré à la Révolution. Les biographes de Lemoyne rapportent que l’artiste «s’offrit à peindre le plafond pour une somme dérisoire», trouvant là l’occasion de prouver ses talents de décorateur et d’élargir son répertoire jusque là dévolu aux mythologies galantes. Les retombées de son succès furent immédiates puisqu’il fut chargé presque simultanément de réaliser le plafond de la chapelle de la Vierge à Saint-Sulpice et celui du Salon d’Hercule à Versailles. Le décor, commencé en 1723, fut achevé dans la seconde moitié de l’année suivante au retour d’un voyage de l’artiste en Italie. Sa sensibilité aux modèles italiens avait précédemment été stimulée par la présence de plusieurs artistes vénitiens à Paris entre 1715 et 1720 dont Sebastiano Ricci (reçu membre de l’Académie Royale) et Pellegrini (auteur en 1719 du décor du plafond de l’hôtel de Nevers). Le sujet représenté est la Transfiguration, soit le moment où une voix céleste révèle aux apôtres la nature divine du Christ. La composition est clairement articulée. Le bas de la scène est occupé par Pierre, Jacques le Majeur et Jean surpris dans leur prière sur le Mont Thabor. Leur proximité spatiale avec le spectateur souligne leur rôle d’intercesseurs auprès des fidèles. Au milieu de la scène se trouve le Christ transfiguré, les bras ouverts, entouré par Moïse et Elie. Il est représenté da sotto in su et semble attiré par la lumière divine qui resplendit au sommet des nuées. Les masses sombres de la partie extérieure du décor contrastent avec la trouée lumineuse centrale créant ainsi une dynamique d’ascension. Des groupes d’anges commentant la révélation sont retenus au bas de la composition ponctuée par les quatre évangélistes dont l’aspect sculptural rappelle qu’ils sont le support de la Nouvelle Loi. Si certains éléments se rattachent à la culture baroque romaine (motifs en grisaille prolongeant l’architecture telle la balustrade feinte, jeu des draperies…), Lemoyne s’impose comme le représentant d’une nouvelle tradition française marquée par les maîtres vénitiens qui cultive la couleur claire, les demi-teintes et les compositions aérées.

Tableau « La Vierge apparaissant à saint Jérome 1650 », (bas-côté droit) de Francesco Barbieri dit le Guerchin (1591-1666)

Cette toile a été réalisée pour l’église du Rosaire de Cento, ville natale de l’artiste. L’iconographie de ce tableau est rare puisque le saint, généralement représenté seul, se trouve ici en présence de la Vierge à laquelle est dédiée l’église. Celle-ci est revêtue d’une robe et d’un manteau aux couleurs intenses alors que le saint en contrebas est enveloppé dans une draperie d’un rose délicat. La sérénité et la douceur du groupe de la Vierge à l’Enfant s’opposent à la figure plus agitée du saint. Guerchin allie le classicisme empreint d’idéal de Guido Reni à une manière plus réaliste issue du Caravage.

Tableau « Assomption vers 1660 », (bas-côté droit, 1ère travée) de Salvatore Rosa (1615-1673)

Ce tableau, commandé pour le maître-autel de Santa Maria della Vittoria à Milan est exceptionnel dans la production de Salvator Rosa, peintre de paysages dramatiques et de batailles. L’auteur se mesure ici au grand genre de la peinture religieuse en donnant à la scène un aspect théâtral. Toute la palette des sentiments peut se lire sur les visages des apôtres agités. L’œuvre est saisie en 1796 et orne la cathédrale Notre-Dame en 1802 lors de la célébration du rétablissement du culte. La toile est conservée depuis 1963 à Saint-Thomas d’Aquin.


Adresse

3, Place Saint-Thomas d’Aquin
75007 PARIS

GPS

Latitude : 48.856215
Longitude : 2.327374

Comment s'y rendre
Métro : Rue du Bac (ligne 12)
Bus :  63/68/69/83/84/94 arrêt Rue du Bac/René Char -

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Liens externes sur ce sujet
http://www.eglisesaintthomasdaquin.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Thomas-d'Aquin_(Paris)

Sources
Borne historique
Paris Patrimoine
Photo R.Desenclos 2012