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LE CIMETIERE DU PERE LACHAISE
Le cimetière du Père Lachaise
 
 
 
Cet article permet de situer les personnalités enterrées au cimetière du Père Lachaise au travers de listes - par ordre alphabétique, par division ainsi que celles qui disposent d'ornements (statues, bustes, médaillons, etc.).
 
Il est également possible de localiser les tombes sur des plans de chaque division.
 
L'ensemble concerne environ un millier de tombes sur les quelque 70.000 qui se trouvent au Père Lachaise.
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LES TOMBES DU PERE LACHAISE - PAUL BAUDRY
 
 
 
La tombe de Paul Baudry
La tombe de Paul Baudry (1828-1886) se trouve dans la division quatre du cimetière du Père Lachaise. Son magnifique monument funéraire, a été conçu par son frère Ambroise. Il se compose d'un sarcophage surmonté d'une pyramide, en marbre noir, adossés à une large stèle en marbre gris. Un buste de Paul Baudry, œuvre du sculpteur Paul Dubois, est posé sur la pyramide.
Le monument est complété par deux œuvres allégoriques, en bronze, du sculpteur Antonin Mercié. À gauche, la Douleur, représentée par une femme recouverte de longs voiles, appuyée sur le sarcophage et fixant du regard une palette, des pinceaux et une palme. À droite, plane dans les airs une Renommée qui dépose une couronne de laurier sur la tête de Paul Baudry. La statue de la femme voilée est signée du fondeur parisien Ferdinand Barbedienne. Le monument est devenu monument historique le 21 mars 1983.
 
La tombe de Paul Baudry Paul Baudry, né à La Roche-sur-Yon (Vendée) le 7 novembre 1828 et mort à Paris le 17 janvier 1886, est un peintre français. Il est l'un des plus célèbres représentants de la peinture académique sous le Second Empire. Il est le frère de l'architecte Ambroise Baudry. ils d'un sabotier, Paul Baudry étudia le dessin avec Antoine Sartoris, professeur au lycée de La Roche-sur-Yon. Il entra à l'École des beaux-arts de Paris en 1844 grâce à une bourse municipale sollicitée par son professeur et intégra l'atelier de Michel Martin Drolling. Il étudia la peinture du Corrège et partagea le grand prix de Rome en 1850 avec William Bouguereau. Il exécutait des portraits et des compositions historiques, ainsi que des décorations murales. Napoléon III lui confia le décor du foyer de l'Opéra Garnier, auquel il travailla dix ans. Il réalisa entre autres, le décor de l’Hôtel Fould en 1854, celui de l’hôtel Galliera en 1863 et celui de l’hôtel de la Païva. Il prit part également à l'exécution du décor du château de Chantilly pour lequel il peignit le Saint-Hubert de la cheminée de la galerie des Cerfs, ancienne salle à manger du duc d'Aumale. Paul Baudry fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1870.
 
Paul Dubois, né le 18 juillet 1829 à Nogent-sur-Seine (Aube) et mort le 23 mai 1905 à Paris, est un sculpteur et peintre français. Paul Dubois est le petit-neveu du sculpteur Jean-Baptiste Pigalle. Après des études de droit, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Armand Toussaint, puis il se rend à Rome. Il débute au Salon de 1860 en exposant le Buste de la comtesse de B. et un Enfant. Il obtient une médaille pour ses deux premières statues Saint Jean-Baptiste et Narcisse au bain en 1863. Profondément influencé par l'Italie et l'art de la Renaissance, il devient chef de file des sculpteurs dits « florentins », émules de leurs prédécesseurs du Quattrocento. De retour à Paris, il rencontre un vif succès avec le Chanteur florentin du XVe siècle et remporte la médaille d'honneur du Salon de 1865. Le duc d'Aumale lui commande la statue équestre du connétable Anne de Montmorency située au centre de l'esplanade menant à l'entrée du château de Chantilly. Une de ses œuvres majeures est la statuaire du Cénotaphe du général de Lamoricière à la cathédrale de Nantes. Dubois est chargé de sculpter les quatre statues en bronze qui encadrent le mausolée, elles sont notamment inspirées des allégories du tombeau des Médicis à Florence. Il expose deux de ces figures, La Charité et La Sagesse, au Salon de 1877. Son Monument à Jeanne d'Arc, en 1896 contribue également à sa renommée. En 1873, Dubois est nommé conservateur du musée du Luxembourg. En 1878 il succède à Eugène Guillaume comme directeur de l'École des beaux-arts de Paris. Il a pour élèves Fabio Stecchi et Camille Claudel jusqu'à la rencontre de celle-ci avec Auguste Rodin en 1884. En 1865 et 1876, il obtient une médaille d'honneur au Salon des beaux-arts. Il est également décoré grand-croix de la Légion d'honneur (1896) et est membre de l'Académie des beaux-arts. Paul Dubois meurt le 23 mai 1905 à Paris. Il repose au cimetière du Père-Lachaise, (9e division). Son monument est orné d'une statue en bronze de Paul Dubois, représentant sa mère Claudine Sophie.
 
Antonin Mercié, né à Toulouse le 29 octobre 1845 et mort à Paris le 13 décembre 1916, est un sculpteur et peintre français. Ses premiers grands succès sont David et Gloria Victis, présentés au Salon de Paris de 1872, où ils reçoivent la médaille d'honneur. Le bronze de David est une de ses œuvres les plus connues. Le héros de la Bible est montré avec la tête de Goliath à ses pieds, comme le David de Donatello il rengaine son épée. Ce bronze sera ensuite exposé dans le square Montholon à Paris. Barbedienne en a produit une édition en bronze à cent exemplaires. De nombreuses copies existent, dont certaines avec cache-sexe. Le grand bronze original est au musée d'Orsay à Paris. Son bas-relief Le Génie des arts (1877) a remplacé un Napoléon III d'Antoine-Louis Barye sur les guichets du Carrousel (face au pont du Carrousel) du palais du Louvre. Il existe une version similaire ornant la tombe de Jules Michelet (1879) au cimetière parisien du Père-Lachaise. La même année, Mercié sculpte le Monument à Arago érigé à Perpignan. En 1882, il renouvelle le succès patriotique de 1874 pour son bronze de Gloria Victis avec le groupe Quand même !, dont des exemplaires sont conservées à Belfort et dans le jardin des Tuileries à Paris. Ces deux œuvres commémorent la guerre franco-prussienne de 1870. Le Souvenir (1885), est une allégorie en marbre qui orne la tombe de l'épouse de Charles Ferry. Regret, pour la tombe d'Alexandre Cabanel, date de 1892, comme son Guillaume Tell aujourd'hui à Lausanne. Mercié conçoit également le Monument à Meissonier (1895), érigé dans le jardin de l'Infante du palais du Louvre, et le Monument à Louis Faidherbe (1896) à Lille, le Monument à Jules Ferry à Saint-Dié-des-Vosges (1896), un Monument à Adolphe Thiers à Saint-Germain-en-Laye, le Monument à Paul Baudry au cimetière du Père-Lachaise, et le Monument à Louis-Philippe et à la reine Amélie pour leur sépulture dans la chapelle royale de Dreux. Son groupe en pierre La Justice est conservé à l'hôtel de ville de Paris. Il conçoit aussi, avec son maître Falguière, le Monument à Goudouli qui orne maintenant le bassin du square de la place Wilson à Toulouse. De nombreuses autres statues, bustes ou médaillons de sa main permettent à Mercié de remporter une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1878 et le grand prix à celle de 1889.
 
Ferdinand Barbedienne, né le 6 août 1810 à Saint-Martin-de-Fresnay et mort le 21 mars 1892 à Paris, est un industriel français, connu pour sa fonderie bronze d'art. Fils d’un modeste cultivateur normand, Ferdinand Barbedienne réalise une première fortune dans une affaire de papiers peints installée au 24 et 26 rue Notre-Dame-des-Victoires à Paris. En 1836, l'ingénieur, mécanicien et outilleur Achille Collas (1795-1859) invente un procédé mécanique de réduction de sculptures en ronde bosse, en améliorant le pantographe des sculpteurs, dont il dépose le brevet en 1837. Ferdinand Barbedienne s'associe avec Achille Colas en 1838, en fondant la Société Collas et Barbedienne, pour la production et la commercialisation de copies réduites de sculptures en utilisant divers matériaux, tels que le plâtre, le bois, le bronze ou l'ivoire. Ils reproduisent, en bronze et en réduction, un grand nombre d'œuvres sculptées, conservées dans des musées européens, destinées à orner les intérieurs modernes. De plus, ils mirent au point de nouveaux procédés chimiques pour patiner les bronzes. Ils présentent une réduction de la Vénus de Milo à l'Exposition nationale de 1839, ce qui leur vaut une médaille d'argent. L'idée fondamentale de Ferdinand Barbedienne est la démocratisation de l'art, en rendant financièrement accessible des reproductions fidèles de chefs-d'œuvre. Les thèmes choisis sont souvent allégoriques, et puisent largement dans le répertoire antique. Il est alors qualifié de « Gutenberg de la statuaire ».

Adresse
Boulevard de Ménilmontant
75020 PARIS

GPS
Latitude : 48.861417
Longitude : 2.393383

Comment s'y rendre
Métro : Père Lachaise (lignes 2, 3),
Bus : 61/69 arrêt Père Lachaise devant l’entrée principale pour les bus se dirigeant vers la banlieue, arrêt Auguste Métivier pour les bus se dirigeant vers Paris centre. Marcher ensuite le long du mur du cimetière donnant sur le boulevard de Ménilmontant, pour rejoindre l’entrée principale.

Plan

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Source
Divers Internet
Photo R.Bataille 2016