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 LES HOTELS PARTICULIERS

Les Hôtels Particuliers 

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L'HÔTEL DE MONACO
 
 
L'Hôtel de Monaco
L'hôtel de Monaco fut édifié entre 1774 et 1777 pour Marie-Catherine de Brignole, l'épouse séparée d'Honoré-Camille-Léonor Grimaldi, prince de Monaco, résidant lui-même à l'hôtel de Matignon.
Elle choisit cette parcelle, l'une des dernières non bâties sur le faubourg Saint-Germain, afin d'être plus proche de la résidence de son amant, le prince de Condé, au palais Bourbon. La construction de la demeure fut confiée à Brongniart qui avait déjà réalisé la plupart des hôtels particuliers du quartier. L'architecte opta pour un schéma nouveau en éloignant l'hôtel de la rue par une allée de platanes qu'il faut toujours parcourir pour arriver à la façade sur cour. Les appartements privés donnaient sur celle-ci tandis que les pièces de réception s'alignaient le long du jardin qui s'étendait alors jusqu'à l'hôtel de Biron. Situé près des Invalides, l'accès se fait rue Saint-Dominique. Après la Révolution française, le bâtiment abrite notamment l'ambassade d'Autriche. Il est ensuite largement modifié sous la monarchie de Juillet par William Williams-Hope. Il abrite aujourd’hui la résidence de l'ambassadeur de Pologne dont l’ambassade se trouve à quelques mètres de là.
Il ne reste sans doute rien, et en tout cas rien de visible, de l'hôtel construit en 1772 par Alexandre-Théodore Brongniart pour Maria Caterina Brignole Sale, princesse de Monaco, et qui abrita au XVIIIe siècle l'abbé Arnauld de Pomponne et, sous l'Empire, le maréchal Berthier, prince de Wagram. La construction actuelle, édifiée par Achille-Jacques Fédel, est une reconstruction, sans doute inspirée des dessins originaux de Brongniart, exécutée pour le banquier William Hope entre 1838 et 1841. En 1838, Hope acheta à la princesse d'Eckmühl, veuve du maréchal Davout, son grand hôtel du no 121 (loué depuis 1826 à l'ambassadeur d'Autriche), ainsi que plusieurs maisons avoisinantes et une petite église dédiée à Saint-Valère. Il fit construire un ensemble de bâtiments numérotés 129-131-133. Le no 131 fut loué à l'ambassade de Sardaigne et le reste forma sa résidence. Les travaux durèrent jusqu'en 1841 et coûtèrent 7 millions et demi de francs. La propriété s'étendait sur 12 000 m2 avec jardins, serres, bassins, pavillons, écuries pour 35 chevaux, manège. Pour l'hôtel principal, le plus grand luxe avait été déployé. Aux décors du XVIIIe siècle furent susbtitués des pastiches XIXe siècle d'une richesse écrasante. Le grand salon, entièrement tendu de damas de soie rouge, avait un mobilier d'ébène enrichi de bronzes dorés. Hope disposait de trois salles à manger : une pour 6 personnes, une pour 25 personnes, en acajou, et une pour 200 personnes. La salle de bal s'inspirait des modèles versaillais, avec colonnes et pilastres ioniques, plafonds ornés de peintures de Narcisse Diaz de la Peña. À la mort de Hope, ses biens passèrent par héritage à un ami britannique qui mit aussitôt l'hôtel en vente ; il fut adjugé au baron Achille Seillière, banquier, qui y vécut avec luxe et le légua à sa mort, en 1873, à sa fille Jeanne, princesse de Sagan par son mariage avec Boson de Talleyrand-Périgord. Ce dernier y donna des fêtes magnifiques. A la mort de la princesse de Sagan, l'hôtel fut acheté par un célèbre marchand d'art, Jacques Seligmann (1858-1923). En 1936, l'hôtel fut racheté par le commissariat de l'Exposition Mondiale organisée alors à Paris pour y installer l'ambassade de Pologne alors située quai de Tokyo, sur un terrain nécessaire à l'Exposition spécialisée de 1937, où fut édifié le Palais de Tokyo. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand y installa son institut culturel, sans que le bâtiment subît de dégâts importants.
Adresse
57, rue Saint-Dominique
75007 PARIS  
GPS
Latitude : 48.859217
Longitude : 2.315439

Comment s'y rendre
Métro : Varenne (ligne 13)
Bus : 69, arrêt Esplanade des Invalides

Plan
 
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Liens externes sur ce sujet
http://www.napoleon.org/fr/magazine/musee/files/Hotel_Monaco.asp
Sources
Divers sites Internet
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2014