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 LES HOTELS PARTICULIERS

Les Hôtels Particuliers 

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L'HÔTEL DE CHOUDENS
L'Hôtel de Choudens



Bâti en 1901 pour l’éditeur de musique Paul de Choudens, cet hôtel particulier est un exemple d’architecture de style Beaux-Arts. Originaire de Suisse, Antoine de Choudens (1825-1888) fonde une maison d’édition musicale en 1844. Il va publier deux œuvres qui compteront parmi les plus importants opéras français du XIXe siècle : Les Troyens en 1863 et Carmen en 1875.

 

Son fils Paul dirige la maison d’édition à partir de 1892. Il fait publier de nombreuses œuvres lyriques, ainsi que les premières pièces pour piano de Debussy. La maison Choudens jouit alors d’une réputation prestigieuse. Comme beaucoup d’artistes de son époque, Paul de Choudens habite le quartier de la Nouvelle-Athènes. Domicilié rue de Milan, il souhaite se faire construire une demeure à la fois familiale et destinée à son activité d’éditeur. Il achète en 1899 un petit hôtel situé rue Blanche, appartenant à la veuve d’Arthur Péricault de Gravillon. L’architecte du projet, Charles Girault (1851-1932), n’est pas n’importe qui. Grand Prix de Rome en 1880, il a remporté le concours pour la construction du Petit-Palais, à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900. Il est au fait de sa gloire et deviendra par la suite l’architecte officiel du roi des belges, Léopold II. Girault s’affirme comme l’un des meilleurs représentants du style « Beaux-Arts » : ce style prône la symétrie, une conception monumentale des bâtiments publics, une forte tendance à l’éclectisme (mélangeant néo-roman, néo-gothique, néo-renaissance, néo-byzantin, néoclassique) et une profusion de détails architectoniques (colonnes, pilastres, guirlandes de fleurs, statues, balustrades, etc). L’hôtel doit accueillir les appartements de la famille Choudens, des espaces de travail pour recevoir les musiciens et amateurs de musique, une salle d’archives, un grand salon d’audition. La façade sur rue témoigne d’une grande richesse décorative. Au rez-de-chaussée, les baies jumelées sont protégées par des grilles ; l’entrée est surmontée d’une belle marquise. Au 1er étage, les trois baies aux fenêtres arrondies éclairent le grand salon ; elles sont surmontées de guirlandes de fleurs. Au second étage, une monumentale serlienne (inspirée de la Renaissance) annonce la présence de la salle d’audition tandis qu’un long balcon aux ferronneries ouvragées suit les courbes du niveau inférieur. La façade est couronnée par une corniche saillante surmontée de pots à feux dissimulant un toit terrasse. Girault organise le programme selon une répartition très classique : le rez-de-chaussée est dévolu à l’entrée et aux services (cuisine, office, pièces pour les domestiques). Le 1er étage est réservé aux espaces de réception : fumoir, grand salon, galerie, petit salon, salle à manger. Placés en enfilade, les pièces affectent différentes formes. Un jardin d’hiver attenant à la salle à manger ouvre sur la terrasse (à cause du dénivelé, le 1er étage donne à l’arrière sur un jardin de plein pieds). Comme au XVIIIe siècle, les chambres des maîtres de maison sont encore situées à l’étage de réception ! Au second étage sont regroupées les chambres des enfants, celle de l’institutrice et la salle d’étude. Visible au centre de la façade, la spectaculaire salle d’audition est haute de 7 mètres. Elle comporte à mi-étage une tribune accessible par un petit escalier. Pour la décoration intérieure, Girault utilise les matériaux les plus nobles ; il multiplie les emprunts à l’architecture antique, Renaissance ou classique. Dans le vestibule, les murs sont décorés d’arcs outrepassés. Le grand escalier en pierre, doté d’une rampe de style Louis XV, est habillé de panneaux de marbre violet. La salle d’audition est décorée d’un plafond à caissons d’inspiration Renaissance. Si le plan de l’hôtel est classique, les techniques nouvelles offrent un grand confort : un ascenseur hydraulique relie le grand vestibule aux 1er et 2e étages. La maison est également équipée d’un monte-charge et d’un système d’alimentation, de filtrage et de chauffage de l’eau. Enfin, un calorifère à vapeur alimente chaque pièce en chauffage. C’est aujourd’hui un club de sports haut de gamme.

Adresse 
23, rue Blanche
75009 PARIS

Comment s'y rendre

Métro : Trinité (ligne 12)
Bus : 68 arrêt Moncey

Plan



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Sources
Paris méconnu
Photo Paris Biz’art