Aide à la recherche / Hôtels Particuliers

 LES HOTELS PARTICULIERS

Les Hôtels Particuliers 

Cette liste est une forme d’aide à la recherche. Les articles concernant les hôtels particuliers sont classés par ordre alphabétique.
Attention : lorsque deux liens sont possibles, il y en a un pour l'hôtel proprement dit qui est le nom de l'hôtel et l'autre qui est le nom de l'article dans laquelle il est cité, comme une rue par exemple. Dans ce cas, le soulignement est interrompu entre les deux liens.


Lire la suite : HOTELS PARTICULIERS

L'HÔTEL BERTHIER DE WAGRAM
L'Hôtel Berthier de Wagram

Hôtel particulier construit sur un vaste terrain à bâtir situé entre les avenues de l'Alma et Joséphine (actuelle avenue Marceau), correspondant à un emplacement partiellement traversé par l'ancien aqueduc de Paris. La construction d'un nouvel hippodrome sur ce terrain et les parcelles contiguës avait été envisagée par la Société de l'Hippodrome de Paris avant d'être abandonnée.



La Société Thome et Cie, concessionnaire de la Ville de Paris pour le percement des avenues de l'Alma et Joséphine, vendit le terrain le 29 juillet 1865 à Lucie Caroline Dassier (†1876), épouse de Nathaniel Johnston, riche négociant bordelais. Celle-ci fit construire en 1869 par l'architecte Delestrade un hôtel selon les règles du cahier des charges de la concession. L'édifice comporte deux étages surmontés d'un toit mansardé couvert d'ardoises. Il comporte en façade une série de grandes fenêtres identiques à l'exception d'une grande baie ouverte dans la partie gauche qui forme un pavillon distinct du corps de logis principal. La façade sur jardin donne sur une terrasse et comporte un plus grand développement que la façade sur rue. Sa décoration reprend des motifs inspirés du style de la Renaissance française. Nathaniel Johnston (1836-1914), fut député de la Gironde de 1869 à 1876 en plus de diriger la maison de vins familiale qui possédait les domaines bordelais de Ducru-Beaucaillou (Saint-Julien) et Dauzac-Labarde (Margaux). Le 4 septembre 1870, au lendemain de la bataille de Sedan, il réunit dans son hôtel un groupe de parlementaires opposés à la création d'un gouvernement de la Défense nationale. Après avoir été battu aux élections législatives en 1876, année au cours de laquelle il perdit également sa femme, il se consacra à ses propriétés viticoles en Gironde et cessa d'habiter sa demeure parisienne tout en restant propriétaire de celle-ci. Le 13 juin 1891, l'hôtel fut acquis par Berthe de Rothschild (1862-1903), princesse de Wagram par son mariage avec Alexandre Berthier (1836-1911), 3e prince de Wagram. Celle-ci fit également l'acquisition, en 1893, d'une parcelle appartenant à la Société de l'Hippodrome de Paris qui lui permit d'aménager un jardin. La même année, elle acquit de la ville de Paris une portion de neuf mètres de l'aqueduc de ceinture qui traversait une partie de la propriété et qui se trouvait abandonnée. Les travaux d'agrandissement, dirigés en 1894 par l'architecte Stéphan Le Bègue, donnèrent à la demeure son aspect définitif. Après la mort de la princesse, l'hôtel resta à son mari, puis à leur fils, Alexandre Berthier (1883-1918), 4e et dernier prince de Wagram, seul propriétaire de l'hôtel en 1911, qui fut tué au combat durant la Première Guerre mondiale. « À une époque où beaucoup de collectionneurs, même lorsqu'ils manifestaient un véritable sens de la beauté devant les œuvres des vieux maîtres, manquaient si souvent de flair et de goût devant la peinture moderne, le Prince, sans se soucier de ce que certains pouvaient penser de ses achats, avait réuni un ensemble magnifique de toiles. Il possédait, de Renoir, des pièces exceptionnelles, comme le fameux Marchand de Vin, La Source, La Place Pigalle, Les Filles de Catulle Mendès, La Grenouillère, et aussi des Puvis de Chavannes, des Monet, des Van Gogh, des Sisley. Il avait acheté cette nature morte de Cézanne, qui appartint à Gauguin, et dont Huysmans s'était si cruellement moqué, la décrivant comme des “fruits de guingois dans des poteries saoules”. » L'hôtel fut loué pendant quelque temps à la délégation de Pologne qui participa aux négociations du Traité de Versailles après la Première Guerre mondiale. En 1920, le Royaume d'Espagne s'en porta acquéreur pour y installer son ambassade, jusque-là établie boulevard de Courcelles. Le duc de Pomar avait souhaité léguer à l'État espagnol son hôtel parisien afin qu'il pût disposer d'une ambassade jugée digne de lui, mais divers rapports sur cet édifice mirent en évidence son état de délabrement si bien que le gouvernement espagnol préféra décliner le legs et utiliser le crédit ouvert pour les travaux à l'acquisition d'un autre immeuble. Le 6 novembre 1920, sur la proposition de l'ambassadeur de l'époque, José Maria Wenceslao Quinones de Leon, il se porta donc acquéreur de l'hôtel de Wagram pour la somme de 5 000 050 francs. Le bâtiment fut trouvé en assez mauvais état et nécessita d'importants travaux d'aménagement et de modernisation qui donnèrent lieu à une polémique politique au Parlement espagnol lors de la discussion du budget de 1922. Le roi Alphonse XIII visita l'immeuble lors de son voyage à Paris en 1921 et les travaux de restauration commencèrent sous la direction de l'architecte Walter-André Destailleur. L'ambassade put s'y installer définitivement le 22 juin 1923.

Adresse 
15, avenue George V / 22, avenue Marceau
PARIS 75008

Plan



Comment s'y rendre
Métro : Alma-Marceau (ligne 9)
Bus : 42, 63, 72, 80, 92 arrêts Alma-Marceau

A voir dans les environs
Vous souhaitez en savoir plus sur les sites intéressants qui se trouvent à proximité, vous pouvez utiliser nos cartes interactives.

Naviguer sur la carte Paris 8ème et découvrir les environs.

Liens
Vous souhaitez être informés sur d'autres sites du 8ème arrondissement.
Vous désirez en savoir plus sur les Hôtels particuliers
Retrouvez les articles portant sur Les Cultures Etrangères


Liens externes sur ce sujet
-


Sources

Paris Promeneurs
Photo Wikipedia