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Le Sénat
 
 
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LE SENAT - LA SALLE DES CONFERENCES
 
 
La salle des Conférences du Sénat
 
 
 
En 1852, Napoléon III demande à Alphonse de Gisors (1796-1861) de réaliser une galerie du Trône pour le Sénat impérial. L'architecte réunit alors d'un seul tenant l'ancienne salle des Séances et les deux salons attenants.
 
 
Longue de 57 m, large de 10,60 m, d'une hauteur de 11 m (15 m sous la Coupole), cette salle occupe une surface de 650m². C’est un très bel exemple de décoration du Second Empire. Au sommet des évidements en voûte, de part et d'autre de la coupole, les grandes découvertes faites depuis le premier Empire, idéalisées par les frères Balze. Sur la cheminée monumentale en marbre, un buste de la République par Clésinger. Quatre statues allégoriques en marbre et face à la cheminée, deux groupes, par Nanteuil et Simart (Le Commerce et l'Industrie, l'Art demandant ses inspirations à la poésie). Dans la coupole, l'Apothéose de Napoléon 1er par Jean Alaux (1786-1804) dit le Romain (1786-1864). On y a récemment replacé le trône de Napoléon Ier en bois doré réalisé par François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter (1770-1841) en 1804. Aux extrémités, dans les voussures, à l'ouest, l'Histoire de France des origines jusqu'à Charlemagne et, à l'est, l'Épopée française de la première Croisade à Louis XIV par Henri Lehmann (1814-1882). Au plafond, l'Âge de la Paix et l'Âge de la Victoire, par Adolphe Brune. Huit tapisseries des Gobelins complètent la décoration. Autour de la table de lecture, les sièges historiques du Sénat conservateur sous le Consulat. Les murs sont ornés de tapisseries des Gobelins (1900-1913) inspirées des Métamorphoses d'Ovide.
 
Alphonse-Henri Guy de Gisors est un architecte français (né le 3 septembre 1796 à Paris et décédé le 18 août 1866). Il a construit et restauré un grand nombre de bâtiments publics sous la Monarchie de Juillet. Alphonse de Gisors est issu d'une famille d'architectes, son oncle, Guy de Gisors, ayant déjà remporté le second grand prix de l'Académie en 1777. Entré à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1814, il y est élève de Charles Percier. Il remporte le second prix de Rome en 1823 derrière Félix Duban pour un projet d'hôtel des douanes. En 1834, il est nommé Architecte des bâtiments civils et est chargé de la rénovation et l'agrandissement de plusieurs bâtiments : la Cour de cassation au Palais de Justice de Paris, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, l'amphithéâtre de l'Observatoire de Paris. En 1835, il est nommé architecte du Palais du Luxembourg puis du théâtre de l'Odéon en 1837. Il devient architecte du Ministère de l'Instruction publique en 1840.
 
Paul Balze, né en 1815 à Rome et mort à Paris le 24 mars 1884, peintre et copiste d'art français. Il est le fils de Joseph Balze (1781-1847), grand chambellan du roi d'Espagne Charles IV pendant son exil à Rome de 1811 à 1819, et le frère de Raymond Balze. Joseph Balze a rencontré Ingres pendant son séjour romain et lui fit plusieurs commandes après 1814. Il entre à l'école des Beaux-arts de Paris au début des années 1830 où il est présenté par Jacob. Il demande comme son frère la carte de copiste au Louvre. À la demande d'Ingres, directeur de l'Académie de France à Rome, il réalisa avec son frère des copies des fresques des Loges du Vatican exécutées par Raphaël en 1519 pour le pape Léon X. Les 52 copies ont été exposées dès 1840 dans la chapelle de l'école des beaux-arts de Paris. En 1843, pour répondre au souhait d'Ingres de leur trouver une "destination monumentale, Félix Duban propose de les placer dans les galeries du 1er étage du Palais des Études. Ces copies ont trouvé leur place dans les quartiers des voûtes de galeries en 1854-1855 grâce aux peintres décorateurs Charles Chauvin et Camille-Auguste Gastine. Paul Balze réalisa diverses œuvres de Raphaël reproduites sur faïence. Il prit part à la décoration de l'Hôtel de la Banque de France à Paris. En 1855, il fait avec son frère Raymond, une copie de L'Apothéose d'Homère de son maître Ingres pour un des plafonds du Louvre. Entre 1875 et 1881, restauration avec son frère des fresques du Primatice à la chapelle de l'abbé de l'abbaye de Chaalis. En 1891 mise en place sur la façade de l'Église Saint-Jacques de Montauban d'une mosaïque inspirée de La Vision d'Ézéchiel d'après Raphaël, réalisée avec son frère Raymond.
 
Jean-Antoine-Raymond Balze est un peintre et pastelliste français, né à Rome le 4 mai 1818, mort à Paris, le 26 février 1909. Il est le fils de Joseph Balze (1781-1847), grand chambellan du roi d'Espagne Charles IV pendant son exil à Rome de 1811 à 1819, et le frère de Paul Balze. Joseph Balze a rencontré Ingres pendant son séjour romain et lui fit plusieurs commandes après 1814. Il entre à l'école des beaux-arts de Paris le 6 octobre 1832 où il est présenté par Jacob. Il demande comme son frère la carte de copiste au Louvre. À la demande d'Ingres, directeur de l'Académie de France à Rome, il réalisa avec son frère des copies des fresques des Loges du Vatican exécutées par Raphaël en 1519 pour le pape Léon X. Les 52 copies ont été exposées dès 1840 dans la chapelle de l'École des beaux-arts de Paris. En 1843, pour répondre au souhait d'Ingres de leur trouver une « destination monumentale », Félix Duban propose de les placer dans les galeries du 1er étage du palais des Études. Ces copies ont trouvé leur place dans les quartiers des voûtes de galeries en 1854-1855 grâce aux peintres décorateurs Charles Chauvin et Camille-Auguste Gastine. Il fut attaché à l'atelier de vitrail de Mauvernay à Saint-Galmier (Loire). Il participa au concours de 1848 et fut lauréat à la première épreuve. Il prit part à la décoration de l'hôtel de ville de Paris commandée à son maître Ingres.
 
Jean-Baptiste Auguste Clésinger, dit Auguste Clésinger, né le 22 octobre 1814 à Besançon, et mort le 6 janvier 1883 à Paris dans le 7e arrondissement, est un sculpteur et peintre romantique français, particulièrement connu en raison de ses liens avec George Sand, dont il a été le gendre, et de Frédéric Chopin, dont il a sculpté le tombeau. Il a été directeur artistique de la Société générale de photosculpture de France. Auguste Clésinger est le fils de Georges-Philippe Clésinger, lui-même sculpteur, qui le forme à l'école des beaux-arts de Besançon où il est professeur. Il a également été l'élève de Bertel Thorwaldsen. Clésinger débute lors du Salon de Paris de 1843 avec un Buste du vicomte Jules de Valdahon. Sa dernière exposition aura lieu en 1864. Il est l'auteur de nombreux bustes, notamment ceux de l'actrice Rachel Félix et de Théophile Gautier et la statue de Louise de Savoie de la série des Reines de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg à Paris.
 
Charles-François Nanteuil-Leboeuf, né à Paris le 10 août 1792 et mort dans cette même ville le 2 novembre 1865, est un sculpteur français.
 
Pierre-Charles Simart (né à Troyes le 27 juin 1806 et mort à Paris le 27 mai 1857 en tombant d'un omnibus) est un sculpteur français. Son père est menuisier à Troyes. Élève d'Antoine Desboeufs, de Charles Dupaty, de Jean-Pierre Cortot et de James Pradier, Simart remporte en 1833 le premier grand prix de Rome de sculpture avec un relief ayant pour sujet Le Vieillard et les enfants. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1852. Il a sculpté les dix hauts-reliefs de la crypte du tombeau de Napoléon 1er aux Invalides ainsi que la grande statue en costume de sacre.
 
Jean Alaux, dit « le Romain », né à Bordeaux le 15 janvier 1786 et mort dans le 6e arrondissement de Paris le 2 mars 18641, est un peintre français. Jean Alaux est le second fils de Pierre-Joseph Alaux, peintre, né à Lautrec (Tarn), en 1756 et de Marie-Rose Gras-Lasalle, aussi née à Lautrec en 1762. Il est le frère de Jean-Pierre Alaux, dit Ozou, peintre (1783, Lautrec - 1858, Vanves) et de Jean-Paul Alaux dit Gentil, peintre et lithographe, (1788, Bordeaux - 1858, Bordeaux).
 
François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter (1770–1841) est l'ébéniste parisien le plus en vogue entre 1796 et 1825. Fils de Georges Jacob qui a lancé le style Louis XVI et le style Directoire, il s'associe en 1796 avec son frère Georges Jacob Fils pour créer Jacob Frères Rue Meslée. Son père avait bénéficié des commandes de la famille royale sous l'Ancien Régime, les deux frères satisfont les commandes de la famille impériale. Faisant appel aux esquisses du peintre Jacques-Louis David et des ornemanistes Percier et Fontaine, les frères créent un mobilier s'inspirant de l'antiquité gréco-romaine pour lancer le style Empire. Leur style se caractérise par une grande qualité du dessin, des lignes épurées, des formes originales, l'emploi de bronzes dorés ciselés (réalisés par Pierre-Philippe Thomire). En menuiserie, il emploie l'acajou, le bois doré et le bois laqué avec, parfois, des incrustations d'ébène et des bois indigènes tels que l'érable ou l'if. Pour l'impératrice Joséphine, ils livrent des meubles au château de Malmaison, également au Palais Rohan de Strasbourg, entre 1807 et 1809, pour la chambre à coucher dite « de Napoléon Ier ». Ils travaillent au Château de Compiègne. Ils livrent l'imposant berceau du Roi de Rome, le précieux cabinet à bijoux de l'impératrice Marie-Louise, d'après les dessins de Percier et Fontaine. On leur doit le salon d'argent, au palais de l'Élysée.Très dépendant des commandes impériales, leur atelier qui emploie plus de trois cents ouvriers1, fait faillite en 1813 quand les finances du Premier Empire ne permettent plus d'honorer ses dettes. Jacob-Desmalter, parvient cependant à ressusciter son entreprise et, à la chute de l'Empire, il retrouve la clientèle paternelle des Bourbons pour réaliser le mobilier en style Restauration. Son fils, Georges Alphonse (1799-1870), lui succède en 1825. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (15e division).
 
Adolphe Brune est un peintre de sujets religieux, portraits, natures mortes, compositions murales. Il entra à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1824. Il a beaucoup exposé au salon de Paris, obtenant des médailles en 1834, 1838, 1848. En 1870 il y présente son Péché originel.
 
Adresse
Sénat - Galerie des bustes
15, rue de Vaugirard
75006 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.849153
Longitude : 2.337359
 
Comment s'y rendre
Métro : Luxembourg (ligne B)
Bus : 21/27/38/82/84/85/89 arrêt Luxembourg
 
Plan
 
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Photo R. Desenclos 2017