LE SENAT - LE GRAND ESCALIER
 
 
Le Grand Escalier du Sénat
 
 
 
Le Grand Escalier a été construit par Chalgrin (entre 1800 et 1803) aux dépens de la galerie des Rubens dont les vingt-quatre toiles sont maintenant au Louvre (aile Richelieu).
 
 
La voûte est décorée de rosaces et caissons. Les trumeaux sont ornés de tapisseries des Gobelins (1880-1890). Au-dessus des portes, bas-reliefs en pierre représentant des victoires tenant des couronnes, par Claude Ramey. Au bas de l'escalier, dans le renfoncement de droite, une statue en marbre, La Fileuse, par Mathurin Moreau (XIXème siècle). Entre les vestiaires des Sénateurs, Persée assis, marbre antique restauré et complété par Lambert-Sigisbert Adam (XVIIIème siècle).
 
Jean-François-Thérèse Chalgrin est un architecte français né à Paris en 1739 et mort dans la même ville le 21 janvier 1811. Architecte emblématique du style Louis XVI caractérisé par sa monumentalité austère, il représente la phase dite « grecque » ou « dorique » du néoclassicisme. Chalgrin se distingue par l'ampleur de ses conceptions plus que par la précision des détails. Jean-François-Thérèse Chalgrin naquit sur la paroisse Saint-Sulpice à Paris, dans une famille modeste, et reçut d'abord les leçons de Servandoni. Il s'inscrivit à l'Académie royale d'architecture parmi les élèves de Louis-Adam Loriot avant d'entrer en 1755 dans l'atelier d'Étienne-Louis Boullée. Cet atelier était très bien décoré. Âgé de seulement dix-neuf ans, il remporta le grand prix d'architecture en 1758 avec pour sujet : « un pavillon sur le bord d'une rivière ». Cherpitel reçut le premier prix au titre de 1758 et Chalgrin au titre de l'année 1757, année où le prix n'avait pas été décerné, tandis que Gondouin et Jallier de Savault se partageaient le second prix.
 
Claude Ramey, né à Dijon le 24 octobre 1754, et mort à Paris le 5 juin 1838, est un sculpteur français. Il est le père et le maître du sculpteur Jules Ramey. Élève de l'Académie royale de peinture et de sculpture, Claude Ramey remporte le grand prix de Rome en 1782, et séjourne trois ans à Rome à la villa Médicis. Il participe à l'exécution des bas-reliefs de la colonne Vendôme à Paris. Il a pour élève Jean-Pierre Cortot. En 1816, Claude Ramey est élu à la section sculpture de l'Académie des beaux-arts. Il est le second à siéger au fauteuil no 1 de l'Académie des beaux-arts (France) de l'Institut de France.
 
Mathurin Moreau, né à Dijon le 18 novembre 1822, mort à Paris le 14 février 1912, est un sculpteur français, renommé pour ses sculptures décoratives. Mathurin Moreau est le fils du sculpteur Jean-Baptiste Moreau. Ses frères Hippolyte et Auguste sont également sculpteurs. Il est admis à l’École des beaux-arts de Paris en 1841 dans les ateliers de Jules Ramey et d’Auguste Dumont. Il remporte le second prix de Rome en 1842 avec Diodème enlevant le Palladium. Il débute au Salon des artistes français en 1848 et s’y fait remarquer avec la statue L'Élégie. Il obtient une médaille de seconde classe à l’Exposition universelle de 1855 à Paris, puis une médaille de première classe en 1878. En 1897, pour sa dernière participation au Salon, il est couronné par une médaille d'honneur. Entre 1849 à 1879, Mathurin Moreau collabore avec la fonderie d’art du Val d'Osne et en devient l’un des administrateurs, mais il fournit également des modèles à la Compagnie des bronzes de Bruxelles, et expose à l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie dans les années 1880. En 1880, l'artiste reçoit une prime lors du concours pour l'érection d'un monument allégorique de La Défense de Paris au rond-point de Courbevoie, mais c'est à Louis-Ernest Barrias qu'est attribué la commande. À partir de 1879 et jusqu’à sa mort, Mathurin Moreau est élu maire du 19e arrondissement de Paris où l'avenue Mathurin-Moreau, précédemment rue Priestley, porte ce nom en vertu de l'arrêté du 16 juillet 1912. En tant qu'adjoint, il y a célébré de nombreux mariages. Il meurt à Paris 19e le 14 février 1912, chez lui, au 15, Passage du Montenegro. Ses obsèques ont lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville et il est inhumé au cimetière des Lilas. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et promu officier du même ordre en 1885.
 
Lambert Sigisbert Adam, dit Adam l'Aîné, né à Nancy le 10 octobre 1700, et mort à Paris le 12 mai 1759, est un sculpteur français. Fils du sculpteur Jacob Sigisbert Adam de Nancy, Lambert Sigisbert Adam était l'aîné de trois frères qui furent tous sculpteurs. Il fut d'abord formé par son père à Metz et à Paris dans l'atelier de François Dumont avant de passer dix ans à l'Académie de France à Rome, après avoir obtenu en 1723 le grand prix de sculpture. Durant son séjour, il fut protégé par le cardinal Melchior de Polignac, ambassadeur de France près le Saint-Siège, pour qui il restaura ou copia des statues antiques. C'est ainsi qu'il restaura habilement les douze statues trouvées dans la prétendue villa de Marius. Il fut également élu membre de l'Académie de Saint-Luc en 1732. Durant ce très long séjour à Rome, il acquit une technique et une sensibilité qui le rattachent davantage au rococo qu'au baroque. En témoigne sa prédilection pour la mise en scène de l'eau, à travers des sculptures destinées à des fontaines ou des allégories. Il remporta en 1731 le concours pour la fontaine de Trevi à Rome, mais le pape Clément XII ne suivit pas le choix du jury et commissionna Nicola Salvi. Il travailla aux célèbres cascades du château de Saint-Cloud (La Seine et La Marne), sculpta le groupe central du bassin de Neptune du château de Versailles (Le Triomphe de Neptune et d'Amphitrite, 1740), travailla au palais de Sanssouci à Potsdam (La Chasse et La Pêche). Pour sa réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1737, il donna un Neptune calmant les flots irrités. En 1735, les Bâtiments du roi lui passent commande d'un Chasseur prenant un lion dans ses filets pour le château de Grosbois, faisant pendant avec l’Athlète domptant un ours d'Edmé Bouchardon.
 
Adresse
Sénat
15, rue de Vaugirard
75006 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.849153
Longitude : 2.337359
 
Comment s'y rendre
Métro : Luxembourg (ligne B)
Bus : 21/27/38/82/84/85/89 arrêt Luxembourg
 
Plan
 
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Photo R. Desenclos 2017