LES STATUES DE L'EGLISE DE LA TRINITE - LA STATUE DE SAINT-JEROME
 La statue de Saint-Jérôme
 
 
La statue de Saint-Jérôme (347-420) se trouve sur la façade de l’Eglise de la Trinité. C’est l’œuvre de Mathurin Moreau (1822-1912).
 
 
Saint Jérôme naquit en Dalmatie, de parents riches et illustres, qui ne négligèrent rien pour son éducation. Les séductions de Rome entraînèrent un instant Jérôme hors des voies de l’Évangile ; mais bientôt, revenant à des idées plus sérieuses, il ne songea plus qu’à pleurer ses péchés et se retira dans une solitude profonde, près d’Antioche, n’ayant pour tout bagage qu’une collection de livres précieux qu’il avait faite dans ses voyages. L’ennemi des âmes poursuivit Jérôme jusque dans son désert, et là, lui rappelant les plaisirs de Rome, réveilla dans son imagination de dangereux fantômes. Mais, loin de se laisser abattre par ces assauts continuels, il redoubla d’austérités. Ses prières et ses larmes furent enfin victorieuses, et les attaques de Satan ne servirent qu’à faire mieux éclater la sainteté du jeune moine. Avec des auteurs sacrés, Jérôme avait emporté au désert quelques auteurs profanes ; il se plaisait à converser avec Cicéron et Quintillien. Mais Dieu, qui réservait pour Lui seul les trésors de cet esprit, ne permit plus au solitaire de goûter à ces sources humaines, et, dans une vision célèbre, Il lui fit comprendre qu’il devait se donner tout entier aux études saintes : "Non, lui disait une voix pendant son sommeil, tu n’es pas chrétien, tu es cicéronien !" Et Jérôme s’écriait en pleurant : "Seigneur, si désormais je prends un livre profane, si je le lis, je consens à être traité comme un apostat." Son unique occupation fut la Sainte Écriture. À Antioche, puis en Palestine, puis à Rome, puis enfin à Bethléem, où il passa les années de sa vieillesse, il s’occupa du grand travail de la traduction des Saints Livres sur le texte original, et il a la gloire unique d’avoir laissé à l’Église cette version célèbre appelée la Vulgate, version officielle et authentique, qu’on peut et doit suivre en toute sécurité. Une autre gloire de saint Jérôme, c’est d’avoir été le secrétaire du concile de Constantinople, puis le secrétaire du Pape saint Damase. Après la mort de ce Pape, l’envie et la calomnie chassèrent de Rome ce grand défenseur de la foi, et il alla terminer ses jours dans la solitude, à Bethléem, près du berceau du Christ.
 
Mathurin Moreau, né à Dijon le 18 novembre 1822, mort à Paris le 14 février 1912, est un sculpteur français, renommé pour ses sculptures décoratives. Mathurin Moreau est le fils du sculpteur Jean-Baptiste Moreau. Ses frères Hippolyte et Auguste sont également sculpteurs. Il est admis à l’École des beaux-arts de Paris en 1841 dans les ateliers de Jules Ramey et d’Auguste Dumont. Il remporte le second prix de Rome en 1842 avec Diodème enlevant le Palladium. Il débute au Salon des artistes français en 1848 et s’y fait remarquer avec la statue L'Élégie. Il obtient une médaille de seconde classe à l’Exposition universelle de 1855 à Paris, puis une médaille de première classe en 1878. En 1897, pour sa dernière participation au Salon, il est couronné par une médaille d'honneur. Entre 1849 à 1879, Mathurin Moreau collabore avec la fonderie d’art du Val d'Osne et en devient l’un des administrateurs, mais il fournit également des modèles à la Compagnie des bronzes de Bruxelles, et expose à l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie dans les années 1880. En 1880, l'artiste reçoit une prime lors du concours pour l'érection d'un monument allégorique de La Défense de Paris au rond-point de Courbevoie, mais c'est à Louis-Ernest Barrias qu'est attribué la commande. À partir de 1879 et jusqu’à sa mort, Mathurin Moreau est élu maire du 19e arrondissement de Paris où l'avenue Mathurin-Moreau, précédemment rue Priestley, porte ce nom en vertu de l'arrêté du 16 juillet 1912. En tant qu'adjoint, il y a célébré de nombreux mariages. Il meurt à Paris 19e le 14 février 1912, chez lui, au 15, Passage du Montenegro. Ses obsèques ont lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville et il est inhumé au cimetière des Lilas. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et promu officier du même ordre en 1885.
 
Adresse
Place Estienne d’Orves
75009 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.877037
Longitude : 2.331503
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Trinité (ligne 12)
Bus : 26/32/43/68/81 arrêt Trinité
 
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Liens externes sur ce sujet
http://viechretienne.catholique.org/cec/4752-saint-jerome
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathurin_Moreau
 
Sources
Wikipedia
Photo Richard Desenclos 2017