Aide à la recherche / Statues et Sculptures Diverses

LES STATUES DIVERSES

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LES STATUES DU PALAIS DE JUSTICE - LE MONUMENT A MALESHERBES
 
La statue La France
paris 1 statue malesherbes
La statue La Fidélité
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Deux monuments ornent la Salle des Pas Perdus du Palais de Justice :
Le premier, élevé en 1826, représente Malesherbes, le défenseur de Louis XVI. A ses côtés, se trouvent les représentations de la France (une femme assise) et de la Fidélité (qui caresse un chien). La statue de Malesherbes fut commandée à Jacques Edmée Dumont. Les deux autres sont de François Joseph Bosio.
 
 
Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, né le 6 décembre 1721 à Paris, où il a été guillotiné le 22 avril 1794, est un magistrat, botaniste et homme d’État français, particulièrement connu pour le soutien qu'il apporta, en tant que chef de la censure royale, à la publication de l'Encyclopédie de Denis Diderot et Jean le Rond D'Alembert. Il fut un des défenseurs de Louis XVI à son procès. Issu d’une importante famille de la noblesse de robe parisienne, apparentée à la maison de Nicolaï par sa tante paternelle, fils de Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, il est nommé substitut du procureur général du parlement de Paris en 1741. Il est successivement conseiller en 1744, premier président de la cour des aides de Paris et directeur de la Librairie en 1750, c’est-à-dire responsable de la censure royale sur les imprimés, poste dont il se sert pour soutenir l'Encyclopédie. Ainsi, lorsque le privilège des éditeurs de l'Encyclopédie est révoqué et que le parlement ordonne la saisie des papiers de Diderot, Lamoignon de Malesherbes le fait avertir secrètement. Diderot, consterné, courut chez lui. « Que devenir ? s’écriait-il ; comment, en vingt-quatre heures, déménager tous mes manuscrits ? Je n’ai pas le temps d’en faire le triage. Et surtout où trouver des gens qui veuillent s’en charger et qui le puissent avec sûreté ? — Envoyez-les tous chez moi, répondit M. de Malesherbes, on ne viendra pas les y chercher. ». En 1769, le père de Malesherbes, chancelier de France, donne sa démission à l'âge de 87 ans. Sa charge est reprise par le Garde des Sceaux, Maupeou, qui cumule ainsi les deux fonctions. Au cours de l'année 1770, Malesherbes, soucieux du bien-être du peuple, ne cesse de délivrer, comme Président de la Cour des Aides, des remontrances au Conseil du Roi pour s'opposer aux taxes nouvelles et à des édits fiscaux, mais aussi plus particulièrement, aux mesures répressives prises par les collecteurs d'impôts.
 
Jacques-Edme Dumont, né le 10 avril 1761 à Paris, où il est mort le 21 février 1844, est un sculpteur français. Fils du sculpteur Edme Dumont, et père du sculpteur Auguste Dumont et de la compositrice Louise Farrenc, Jacques-Edme travaille d'abord dans l'atelier de Pajou à partir de 1775 avant d'entrer dès 1777 à l'École royale des élèves protégés, toujours la direction de ce même sculpteur. Obtenant le premier prix de sculpture en 1788, il part pour la villa Médicis à Rome la même année. Après un séjour à Naples, il rentre en France en 1793. Sous la Révolution, il traite de sujets littéraires comme Paul et Virginie ou Émile et Sophie. Il a exécuté un grand nombre de groupes, de statues et de bas-reliefs pour les monuments publics, entre autres : Le Général Marceau (1804) à Paris au palais du Luxembourg, ou Pichegru pour la ville d'Arbois. Il avait réalisé en 1819 la statue de Malesherbes, pour le bureau de Louis XVIII. Cette statue sera remployée dans le monument que concevra l'architecte Hippolyte Lebas pour le palais de Justice de Paris et qui sera inauguré en décembre 1822. On lui doit aussi des bustes comme celui de sa mère (musée du Louvre) ou du général Causse (château de Versailles).
 
François-Joseph Bosio, né à Monaco en 1768, et mort à Paris en 1845, est un sculpteur, peintre, dessinateur et graveur monégasque. Artiste néo-classique du Premier Empire et la Restauration, il fut également professeur de dessin à l'École polytechnique à Paris. Né à Monaco, Bosio fut l'élève du sculpteur Augustin Pajou et travailla d'abord en Italie pour des églises, dans les années 1790. Il fut ensuite recruté par Dominique Vivant Denon en 1808 qui lui confia la réalisation de bas-reliefs pour la colonne de la Grande Armée, place Vendôme à Paris, et pour être le portraitiste de Napoléon Ier et de sa famille. Il exécuta ainsi un buste de l'impératrice Joséphine. Il succéda à Félix Lecomte comme professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1816. Bosio exécutera les allégories de La France et de La Fidélité pour le monument qu'avait conçu l'architecte Louis-Hippolyte Lebas pour le palais de Justice de Paris. Ce dernier sera inauguré en décembre 1822. En 1821, Louis XVIII l'éleva au rang de chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Il sculpta plus tard le Monument à Louis XIV pour la place des Victoires à Paris, puis il devint officier de la Légion d'honneur. Charles X en fit un baron en 1825. Il mourut à Paris en juillet 1845. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (45e division). Il est le père de salonnière Anaïs Bosio, marquise de La Carte, et de Victoire Bosio, épouse du lithographe et peintre André Amédée Charpentier (1822-1884). Son frère, Jean François Bosio, (1764-1827), fut peintre. Son neveu, Astyanax-Scévola Bosio, (1793-1876), dit « Bosio Le Jeune », fut lui aussi sculpteur.
 
Adresse
Boulevard du Palais
75001 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.855788
Longitude : 2.345096
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro/ : Cité (ligne 4)
Bus : 21/38/85/96 arrêt Palais de Justice
 
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Sources
Wikipedia
Photo Divers Internet