LES STATUES DE L'OPERA - LE BUSTE DE BOIELDIEU
 
 
Le buste de Boieldieu
 
 
 
Le buste de François-Adrien Boieldieu (1775-1834) orne la façade nord-ouest de l’Opéra Garnier. Commandé par Charles Garnier, il est l’œuvre de Louis-Emile Durandelle (1839-1917).
 
 
François-Adrien Boieldieu est un compositeur français, né le 16 décembre 1775 à Rouen (Seine-Maritime) et mort le 8 octobre 1834 à Varennes-Jarcy (Seine-et-Oise). Artiste né sous l'Ancien Régime, Boieldieu fit ses armes pendant la Terreur, acquit la célébrité durant le Consulat et l'Empire, fut honoré par les Bourbons, puis ruiné par la Révolution de Juillet. Il demeure le principal compositeur français d'opéras du premier quart du XIXe siècle. Boieldieu fut initié à la musique par le maître de chapelle puis par l'organiste de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. La Révolution ne freina pas l'activité musicale du théâtre de Rouen, qui continua de présenter les œuvres de jeunes auteurs tels Étienne-Nicolas Méhul. Pendant la Terreur, Rouen fut même une des rares villes à conserver une activité musicale importante et, en 1793, plusieurs concerts furent organisés avec les célèbres violonistes Rode et ténor Garat. Boieldieu composa alors ses premières œuvres sur des textes écrits par son père, La Fille coupable en 1793, puis Rosalie et Mirza en 1795, qui lui apportèrent un succès immédiat. Durant la période révolutionnaire, Boieldieu partit pour Paris et, prudemment, s'y installa comme accordeur de pianos. Seul l'opéra-comique offrait alors des débouchés pour ces œuvres hybrides, proches de l'opéra classique, mais comportant des dialogues parlés. L'œuvre la plus typique en est Médée de Cherubini (1797). L'opéra-comique, privilège de la troupe du même nom alors installée salle Favart, commença également à être représenté par la troupe du théâtre de Monsieur créée en 1789 et hébergée dans la salle des Machines du palais des Tuileries, avant de s'installer, en 1791, au théâtre Feydeau construit pour l'occasion. Jusqu'à leur fusion en 1801, les deux troupes se concurrencèrent, Favart multipliant spectacles patriotiques et œuvres plus légères de Méhul, Feydeau proposant plutôt des drames héroïques de Cherubini ou Lesueur. En 1797, Boieldieu proposa ainsi à Feydeau La Famille suisse et L'Heureuse Nouvelle et, l'année suivante, Zoraime et Zulmare à Favart. Le succès fut immédiat. Fils spirituel de Grétry, Boieldieu privilégiait les mélodies sans ornements superflus qu'il mettait en valeur avec une instrumentation légère, mais soignée et des dialogues spirituels. Berlioz attribuait à sa musique une « élégance parisienne de bon goût qui plaît ». En 1800, il remporta un véritable triomphe avec Le Calife de Bagdad.
 
Adresse
Place de l'Opéra
75009 PARIS

GPS
Latitude : 48.871351
Longitude : 2.332002
 
Plan

Comment s'y rendre
Métro : Opéra (lignes 7,8, 9)
Bus : 20, 21, 22, 27, 29, 42, 52, 53, 66, 68, 81, 95 arrêt Opéra

A voir dans les environs
Vous souhaitez en savoir plus sur les sites intéressants qui se trouvent à proximité, vous pouvez utiliser nos cartes interactives.
Naviguer sur la carte Paris 9ème et découvrir les environs
 
Liens
Si vous souhaitez consulter d'autres articles sur le 9ème arrondissement.
Vous avez accès aux articles portant sur les Statues du 9ème arrondissement.
Cet article est lié à la catégorie Les Statues de l'Opéra-Garnier.

Sources
Wikipedia
Divers Internet
Photo R. Desenclos 2013