Aide à la recherche / Statues de l'Opéra

LES STATUES DE L’OPERA

Les statues de l'Opéra de Paris

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LES STATUES DE L'OPERA - LE BUSTE DE SPONTINI
 
 Le buste de Spontin
Le buste de Gaspar Spontini (1774-1851) orne la façade de l’Opéra Garnier. Commandé par Charles Garnier, il est l’œuvre de Louis Félix Chabaud et est sculpté en cuivre galvanoplastique.
Gaspare Luigi Pacifico Spontini, comte de San Andrea (1844), est un compositeur italien né à Maiolati près d'Ancône le 14 novembre 17741 et mort dans la même ville le 14 janvier 18511 alors au sein des États pontificaux. Gaspare Spontini était issu d'une famille très modeste, qui souhaitait qu'il embrassât l'état ecclésiastique. Mais le jeune homme voulait devenir musicien et alla parfaire sa formation à Naples, au Conservatoire de la Pietà dei Turchini. L'irrégularité de ses résultats et son caractère difficile et perturbateur lui valurent d'humiliants échecs qui le contraignirent à s'enfuir sans avoir pu terminer son éducation. Ses débuts, dans l'opéra bouffe ou seria, s'en ressentirent, mais ils témoignent d'une personnalité propre et d'une volonté de prendre ses distances par rapport à la tradition de la vieille école napolitaine. En 1803, Spontini décida de s'installer à Paris1, attiré par la gloire de Napoléon Ier et l'esthétique nouvelle que le régime cherchait à promouvoir. On était alors à la recherche de compositeurs capables de réaliser une synthèse entre l'esthétique révolutionnaire et républicaine, avec notamment ses références antiques et ses grandes masses orchestrales, et le style français traditionnel. En outre, cette synthèse devait être non seulement nationale mais européenne, à l'échelle de l'Empire français. Spontini comprit qu'une place était à prendre et, dès son arrivée à Paris, il s'efforça d'assimiler le style français. Après quelques timides essais de remanier ses ouvrages italiens, il donna rapidement trois opéras-comiques au Théâtre Feydeau : La Petite maison (1804), Milton (1804) et Julie ou le Pot de fleurs (1805). Parallèlement, il se fit des relations : le président du Sénat, Lacépède, le facteur de pianos Érard, le critique musical François-Joseph Fétis, Madame de Staël, Juliette Récamier, mais surtout l'impératrice Joséphine. Grâce à ces protections, il put faire donner en 1806 une cantate à la gloire de Napoléon Ier, L'eccelsa gara, ainsi que le vaudeville Tout le monde a tort, composé pour la fête de l'Empereur et qui fut joué par ses sœurs et ses courtisans. Auparavant, en 1805, Spontini avait été nommé Compositeur particulier de la chambre de S.M. l'Impératrice. Depuis quelque temps, Spontini travaillait à un livret que lui avait proposé Étienne de Jouy sur un sujet romain, qui avait été repoussé auparavant par Méhul et par Boieldieu. Lorsque La Vestale fut donnée à l'Opéra le 15 décembre 1807 l'ouvrage parut incarner de manière presque miraculeuse l'esprit de l'Empire et fit aussitôt sensation. L'Institut de France le déclara meilleur ouvrage lyrique de la décennie. Le succès se renouvela avec Fernando Cortez le 28 novembre 1809. Spontini fut nommé chef d'orchestre pour l'opéra italien à l'Odéon en 1810 et dirigea plusieurs exécutions importantes d'œuvres de compositeurs variées. Le 3 août 1811, il épousa Marie-Catherine Céleste Érard, fille du célèbre facteur de pianos Jean-Baptiste Érard. Le couple put s'installer au château de la Muette, propriété de celui-ci. Ils n'eurent pas d'enfant, mais le mariage fut parfaitement heureux.
 
Louis-Félix Chabaud, né le 14 mars 1824 à Venelles (Bouches-du-Rhône), où il est mort le 25 avril 1902, est un sculpteur et médailleur français. Fils d’agriculteur, Louis-Félix Chabaud fréquente l’école communale de Venelles jusqu’en 1836 et entre en apprentissage chez un boulanger, puis chez un marbrier aixois, M. Raimond. Il commence ses études à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence avec Joseph Marius Ramus et les termine à l'École des beaux-arts de Paris sous la direction de James Pradier. Le 9 septembre 1848 il remporte le 1er grand prix de Rome en gravure de médailles et pierres fines pour son Mercure formant le caducée. Il séjourne à Rome pendant quatre ans, pensionnaire de l’État à la villa Médicis. De retour à Paris, il expose au Salon de 1853 et obtient le 3e prix pour L’Agriculture (bronze) et Cérès embrassant Triptolème. En 1855 il est également primé pour une série de médailles : Agriculture, Napoléon III et une tête de femme. En 1857, il est à nouveau primé pour une sculpture en plâtre représentant La Chasse, acquise par l’État français. En 1859, douze camées en pierres fines lui valent le prix de la gravure et il reçoit, en 1863, une 3e médaille pour une statue de L’Agriculture et un bas-relief intitulé L'Abolition de l’esclavage. Réputé comme sculpteur ornemaniste, il participe au chantier de décoration du Palais Garnier à Paris.
 
Adresse
Place de l'Opéra
75009 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.871351
Longitude : 2.332002
 
Plan
 
Comment s'y rendre
Métro : Opéra (lignes 7,8, 9)
Bus : 20, 21, 22, 27, 29, 42, 52, 53, 66, 68, 81, 95 arrêt Opéra
 
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Sources
Wikipedia
Divers Internet
Photo R. Desenclos 2013