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LES STATUES ET SCULPTURES DU LOUVRE

Les statues du Louvre
Cette liste est une forme d’aide à la recherche. Les articles concernant les statues du Louvre sont divisés en deux rubriques « Statues individuelles » et « Statues des Ailes et Pavillons » classés par ordre alphabétique.

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LES SCULPTURES DU LOUVRE - AILE LESCOT - LES BAS-RELIEFS DE LA FENETRE CENTRALE
 
 
 
 
Les bas-reliefs de la fenêtre centrale
Les œuvres habillant l’Aile Lescot de la Cour Carrée du Louvre sont disposées à différents niveaux :
 
 
Six niches, regroupées par deux, occupent le niveau inférieur.
Trois œils-de-bœuf se trouvent entre chaque double-niche.
Au-dessus, six autres niches.
Celles-ci sont surmontées de frises rectangulaires.
Les fenêtres supérieures sont encadrées de bas-reliefs, doubles de chaque côté.
Enfin, un fronton domine le tout
Notons encore entre les trois fenêtres situées en arrière des avant-corps six trophées de part et d’autre de l’avant-corps central.
 
LES BAS-RELIEFS DE LA FENETRE CENTRALE
 
Le bas-relief situé sous le fronton de l’extrême gauche présente de gauche à droite « Mars », « Prisonnier », « Prisonnier » et « Bellone ».  Ces œuvres sont de Jean Goujon. Mars, dieu de la Guerre se trouve à gauche et Bellone, déesse de la guerre, se trouve à droite.
 
Jean Goujon, né vers 1510, probablement en Normandie, et mort probablement à Bologne, vers 1566, est un sculpteur et architectefrançais. Surnommé le « Phidias français » ou « le Corrège de la sculpture », Jean Goujon est une des figures majeures de la Renaissance française. Le début de sa vie est peu connu, il se peut qu’il ait voyagé en Italie. Ses premières œuvres connues datent de 1541 lorsqu’il réalise les bas-reliefs du château d'Écouen pour la famille de Montmorency, les portes de Saint-Maclou et le tombeau de Louis de Brézé à Rouen. Arrivé à Paris vers 1542, il participe avec cinq autres sculpteurs à la réalisation des œuvres de l’architecte Pierre Lescot selon les dessins et modèles qui leur sont fournis. Dans les actes notariés, il est dit « imagier - façonnier » (jubé de Saint Germain l'Auxerrois) puis pour le Louvre « maître sculpteur ». On lui attribue généralement les gravures de la version française du Songe de Poliphile de Francesco Colonna (1546), d’après les gravures de l’édition originale (peut-être dues au studio d’Andrea Mantegna). On lui devrait également des gravures pour la traduction de Vitruve par Jean Martin en 1547. Il aurait fabriqué aussi des médailles précieuses pour Catherine de Médicis. La Diane appuyée sur un cerf (v. 1549) dite aussi Fontaine de Diane réalisée pour Diane de Poitiers au château d'Anet a été successivement attribuée à Benvenuto Cellini, Jean Goujon et Germain Pilon. Toutes ces attributions ont été contestées ou réfutées. Il est difficile de juger de l'œuvre qui a été largement complétée par Pierre-Nicolas Beauvallet avant son installation au Musée du Louvre en 1799-1800. Alexandre Lenoir, directeur du Musée à cette époque, est l'auteur de l'attribution à Jean Goujon. Les figures de Goujon sont ovales, sensuelles et fluides. Ses drapés révèlent une connaissance de la sculpture grecque. Répandues dans l’ensemble de la France par des gravures réalisées par des artistes de l’école de Fontainebleau, la pureté et la grâce de son modèle ont influencé les arts décoratifs. Sa réputation connaît, à la fin du XVIe siècle, une légère éclipse au profit de tendances plus maniérées, avant de grandir à nouveau à l'époque du baroque et du classicisme français.
 
Le bas-relief de Mars Dans la mythologie romaine, Mars est le dieu de la guerre, dieu de première importance dans la Rome antique en tant que père de Romulus et de Remus, fondateur et protecteur de la cité. Mars jouait un rôle équivalent chez d'autres peuples du Latium et au-delà, notamment chez les Sabins, les Samnites et les Osques. Il fait partie de la triade précapitoline en compagnie de Jupiter et Quirinus. Il est identifié à l'Arès des Grecs, mais le caractère et la dignité de Mars diffèrent de manière fondamentale de celle de son homologue, qui est souvent traité avec mépris et effroi dans la littérature grecque. Mars est le plus important des dieux de la guerre honorés par les légions romaines. Son culte connaît deux moments forts, au mois de mars et en octobre, début et fin de la saison guerrière. Les Romains avaient nommé le premier mois de l'année en son honneur, qui coïncidait avec le retour des beaux jours et la reprise de la guerre après l'hiver. Par la suite, janvier, mois d'élection des magistrats, a été convenu comme commencement de la nouvelle année. Mars est devenu le troisième, et c'est ainsi que décembre, étymologiquement le dixième mois, est devenu le douzième. Mars est aussi le dieu responsable de la fertilité des cultures, ce qui lui donne une importance toute particulière dans la Rome antique. Dieu du printemps car c'est à la fin de l'hiver que commencent les activités guerrières et dieu de la jeunesse parce que c'est elle qui est employée dans les guerres.
 
Bellone est une figure de la mythologie romaine, déesse de la Guerre aux origines incertaines, identifiée avec la déesse grecque Ényo. Elle est considérée tantôt comme l'épouse, tantôt comme la sœur de Mars, mais elle incarne davantage les horreurs de la guerre que ses aspects héroïques. Bellone est une déesse d'origine probablement sabine : la déesse Néris. "La disparition de l'Empire hittite [à la fin du XIII° s. av. J.-C.] laisse en possession de l'Anatolie centrale les Phrygiens venus de Thrace et de Macédoine... La grande divinité phrygienne, adorée à Pessinonte, à Sardes, en d'autres lieux encore, est Cybèle, celle que les Néo-Hittites appellent Kubaba, les Lydiens Kybele ou Kybebe... Mentionnons la déesse Mâ, identifiée par les Romains à Bellone et adorée à Comana, en Cappadoce, où le grand prêtre, aux dires de Strabon, était le second personnage du pays après le roi" (Maurice Vieyra). "La déesse guerrière Mâ-Bellone de Comana fit son entrée à Rome avec l'armée de Sulla [en 92 av. J.-C.]. Elle avait ses 'porte-lances (hastiferi) analogues aux corybantes de Cybèle. Comme les galles, ses fanatici tourbillonnaient frénétiquement au son des trompettes et des tambourins en se lacérant les chairs pour éclabousser de leur sang l'idole divine, ou le boire avidement. Qualifiée de pedisequa (suivante) de Cybèle, Mâ-Bellone entretenait d'étroites relations avec le culte métroaque [c'est-à-dire de Cybèle]. A Ostie, les sanctuaires des deux déesses anatoliennes étaient voisins" (Robert Turcan).Le bas-relief de Bellone
 
Adresse
Louvre – Cour Carrée - Aile Lescot
75001 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.860306
Longitude : 2.337467
 
Comment s'y rendre
Métro : Palais-Royal (lignes 1 et 7) ou Louvre-Rivoli (ligne 1)
Bus : 21/67/69/72/74/75/76/81/85
 
Plan
 
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Liens
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Liens externes sur ce sujet
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Goujon
 
Sources
Wikipedia
Photo R. Bataille 2014