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LES VESTIGES

Vestiges

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L'ANCIEN RESTAURANT LE COLISEE
 
 
 
 
Le Colisée
L’immeuble situé au 44, avenue des Champs Elysées abritait le restaurant « Le Colisée », aménagée par Siclis en 1932.
 
 
Les appellations sous lesquelles on retrouve les débits de boissons urbains sont nombreuses. À partir de la seconde moitié du xixe siècle, le mot café devient le plus usuel. La particularité des espaces qui se développent entre 1920 et 1940 est qu’ils regroupent plusieurs fonctions. On y consomme des boissons en tous genres, on y mange, on s’amuse et on y danse même. La modernité se manifeste dans ces nouveaux programmes : des constructions audacieuses apparaissent, comprenant à la fois un bar, un café, une brasserie, un restaurant et un dancing. Les ensembles, se développant souvent sur plusieurs niveaux, se nomment café-restaurant, bar-brasserie, restaurant-dancing, etc. Les volumes des cafés, mettent en scène le spectacle de la ville. La salle prend la forme d’un amphithéâtre. L’architecte doit imaginer une atmosphère, des jeux de volumes et de matériaux pour le jeu des acteurs. Les regards des consommateurs se croisent dans les miroirs du café. L’espace devient irréel. Dans Le Colisée, un subterfuge de perspective est employé, afin que le client n’ait pas l’impression de descendre en avançant vers le fond : le plancher monte, le plafond descend. Comme il a déjà été souligné, les cafés de l’entre-deux-guerres se développaient souvent sur plusieurs niveaux, l’idée n’est donc pas si absurde qu’elle paraît à première vue. Chacun des étages du café est aménagé selon un thème, qui rappelle les principaux loisirs que s’offrent les Parisiens surtout à partir de la fin du xixe siècle : loges de théâtre pour le 1er étage, salle de jeux pour le second, salon de lecture pour le 3e , paquebot pour le 4e, train pour le 5e et salon pour le 6e étage. Le premier sous-sol comprend, outre les espaces réservés au personnel et à l’économat, un vestiaire et des sanitaires destinés au public, ainsi que des cabines téléphoniques. C’est une fois de plus l’analyse des cafés parisiens de l’entre-deux-guerres qui a suggéré cet espace. Des offices situés aux étages pairs (2, 4 et 6) assurent le service et alternent avec des sanitaires se trouvant aux étages impairs (1, 3 et 5). La liaison avec la cuisine s’effectue par l’intermédiaire de deux monte-charges. Les éléments de circulation verticale, l’escalier et les ascenseurs prennent beaucoup d’importance car ils contribuent pleinement à créer du mouvement dans le café. Entièrement en verre, ils sont dématérialisés, de manière à amplifier l’espace et à mettre en exergue la présence humaine. Le même artifice, l’emploi du verre, fait disparaître les tirants, principaux éléments de structure verticale qui soutiennent les niveaux.
 
Charles Siclis, né en 1889 à Paris, mort en 1942 à New York, est un architecte et décorateur français. Il fit ses études à l'École des beaux-arts de Paris où il a acheva sa formation en 1920 et commença sa carrière dans l'atelier de Jean-Louis Pascal. En 1925, il participa à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, en réalisant le design du pavillon et du jardin de la place de Clichy. Charles Siclis installa ses ateliers à Paris, Biarritz et Nice. Il eut une carrière internationale, en réalisant ou en modifiant des œuvres dans plusieurs pays européens (la casa Serralves à Porto, le Paris-Madrid à Madrid...) et aux États-Unis, où il immigra pendant la Seconde Guerre mondiale. Son nom est resté associé aux constructions de cinémas, de casinos et, surtout aux théâtres de style moderne art déco. Il a également créé des villas et hôtels de luxe, sur la côte basque et la Côte d'Azur, qu'il a réalisés pour le gotha. Le baron Philippe de Rothschild, son ami, fut son mécène notamment pour la construction du théâtre Saint-Georges1 en 1928, avec ses formes géométriques améliorées, du théâtre des Mathurins ou théâtre Pigalle (1929), sa plus belle œuvre, qui fut détruit et remplacé par un garage. Son travail a été remarqué avec des cafés comme le Chiquito en 1927 ou le Colisée en 1932, à Paris. Charles Siclis explorait des formes et des techniques modernes, radicales et novatrices à l'entre-deux-guerres et travaillait parallèlement autour des styles régionaux français. À Saint-Symphorien, en Gironde, une maison d'habitation particulière, dite maison Siclis, réalisée entre 1934 et 1938, est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2007.
 
Adresse
44, avenue des Champs-Elysées
75008 PARIS
 
GPS
Latitude : 48.870209
Longitude : 2.307428
 
Comment s'y rendre
Métro : Franklin D. Roosevelt (lignes 1, 9)
Bus : 42/80/28/73/83/93/32
 
Plan
 
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Liens
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Sources
Wikipedia
Labyrinthe
Photo R.Desenclos 2016