PARIS ARCHITECTURE - DU MUR A PIGNON AU MUR GOUTTEREAU

 

 Les maisons anciennes rue François Miron

 Du XVème au XVIIème siècle, la maison bourgeoise parisienne conserve le même type de plan adapté aux parcelles étroites du cœur de la ville. Un couloir latéral longe la boutique, qui ouvre sur la rue par une grande arcade ou la salle basse, devant une arrière-boutique ou une cuisine.

 

 

Au-dessus, chambres, garde-robes et cabinets se superposent sur un nombre variable d’étages, de trois à cinq, desservis par un escalier à vis, puis à volées droites et quartiers tournants, qui est installé parfois sur rue, plus souvent au fond du couloir, saillant plus ou moins sur la cour. Les datations de ces immeubles sont difficiles en raison des types de matériaux utilisés sur les façades, des types de baies, de la mouluration ou du décor. Il y a eu, en outre, de nombreuses altérations, comme des surélévations faisant disparaître des pignons, des enduits masquant la structure, des baies remaniées, des ajouts ultérieurs, des modifications de lucarnes.

Retrouvons des immeubles correspondant aux descriptions indiquées ci-dessus :
31-33, rue Galande, 5ème – Pignon sur rue, croisées et demi-croisées, percées sans régularité (15ème et 16ème siècle).
11-13, rue François Miron, 4ème – Mur à pan de bois, apparent ou enduit (jusqu’au milieu du XVIIème), très restaurée en 1966-1967.
26-30, rue de la Grande Truanderie, 1er – Mur gouttereau sur rue à grandes lucarnes de pierre, croisées plus régulièrement espacées (XVIIème).
6, rue du Mail, 2ème – Mur en moellons crépis – encadrement des portes et fenêtres, cordons, corniches et lucarnes de pierre (postérieur à 1635, date du percement de la rue).
8, rue Sauval, 1er – Porte de menuiserie à panneaux cloutés (jusque vers 1640-1650).
13, rue aux Ours, 3ème - Travées de fenêtres recoupées par des cordons (vers 1650).


Liens
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Source
Grammaire des immeubles de Paris
Photo R.Desenclos
Immeubles du 11-13, rue François Miron.