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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
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LES COURS ET PASSAGES DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE

 

Les passages du Faubourg Saint-Antoine

 

Nous allons explorer les cours et passages du Faubourg Saint Antoine. Ce circuit gagne à être effectué en semaine, car le week-end de nombreux digicodes bloquent les accès.

Comment s’y rendre :
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8)
Bus : 20/29/65/69/76/86/87/91

Départ Place de la Bastille, au coin avec la rue de la Roquette. On trouve là, l’entrée du :


Passage du Cheval Blanc et Cité Parchappe

•    Le Passage débute au 2 rue de la Roquette, mesure 155 mètres et forme avec la Cité Parchappe (nom d’un ancien propriétaire) un ensemble qui était, à l’époque consacré à l’ameublement. Aujourd’hui subsistent des cours, nommées de janvier à juin dont certaines sont bordées d’ateliers. Il a été ouvert en 1820 et doit son nom à une ancienne enseigne.


5 – Le Cinéma « La Bastille ».

18 - Maison du XVIIIème siècle à l’enseigne de l’ « Agneau Pascal », toujours dans sa niche. Façade, balcon, ferronneries.


En sortant de la Cité Parchappe (au 21), tourner à gauche dans la rue du Faubourg Saint-Antoine, et rester sur ce trottoir.


25 – Immeuble « Art Nouveau ».

31-39 – Ensemble de cinq immeubles inscrits au titre des Monuments Historiques en 1996.


Au 33 se trouve l’entrée de la Cour Saint-Louis

En sortant prendre à gauche jusqu’au 47 ou l’on trouve la :


47 - Cour du Nom de Jésus

•    Elle ne mesure qu’une trentaine de mètres et tient son nom d’une ancienne enseigne.

46-48 – Bar le « Barrio latino » inscrit au titre des monuments historiques en 1995
50 – Passage de la Boule Blanche.
La Cour du Bel-Air 56 – Cour du Bel Air. Photo ci-contre à gauche.


Reprendre à gauche en sortant pour atteindre le 59. On trouve ici la :


59 - Cour Viguès et Cour Saint-Joseph

•    La cour Viguès peut être rejointe par la rue du Faubourg Saint-Antoine et communique avec la cour Saint-Joseph à laquelle on accède par le 5 rue de Charonne. On peut aussi entrer dans la cour Viguès par le 3  rue de Charonne. Caractéristiques des ateliers d'ébénisterie du faubourg Saint-Antoine au XVIIIe; XIXe et début du XXe siècle, elles ont été inscrites comme "bâtiments protégés" au titre du Plan local d'urbanisme de la ville de Paris. La cour Saint-Joseph, initialement dénommé cul-de-sac Saint-Joseph, et dont le nom semble provenir d'une ancienne enseigne, est créée au XVIIIe siècle et ne dessert initialement qu'une seule propriété. On pénètre dans la cour à partir de la rue de Charonne, par un porche situé sous une maison à neuf travées, en pierres de taille au rez-de-chaussée, puis moellons de calcaire et pan de bois en étage, construite entre 1764 et 1794. Les bâtiments sur cour sont à cette période utilisés pour un usage mixte, atelier et habitation. En 1834, Jacques Viguès, marchand de bois des îles, achète les bâtiments existants et les fait reconstruire entre 1834 et 1852. Puis il construit de nouveaux ateliers entre 1853 et 1855 sur l'emplacement du jardin, autour d'une cour qui prendra le nom de cour Jacques-Viguès. Les bâtiments situés au sud de la cour Saint-Joseph sont surélevés de trois étages plus un étage de comble au début du XXe siècle. On pénètre dans la cour Jacques-Viguès, anciennement cour Saint-Jacques par un porche reliant les deux cours. Celle-ci se différencie complètement de la première par son homogénéité. Les bâtiments de trois étages plus combles, sont en pierres de taille au rez-de-chaussée et en briques rouges en étage. Ces constructions à usage d'ateliers ont été construites vers 1860. Deux passerelles en métal riveté sur poutres métalliques, réalisées vers 1900, relient les premiers étages des deux côtés opposés de la cour.La cour Viguès


Après cette incursion dans la rue de Charonne, on revient rue du Faubourg Saint-Antoine. Remarquons au coin, la :  


61 - Fontaine Trogneux

•    Cette fontaine fait partie d'un plan de construction institué par une ordonnance de Louis XV et portant sur cinq fontaines pour le quartier Saint-Antoine. Seules restent en place aujourd'hui la fontaine Trogneux et la fontaine de la Petite-Halle. Ces constructions étaient confiées à Jean Beausire, Maître général, contrôleur et inspecteur des bâtiments de la ville de Paris. La fontaine Trogneux est construite de 1719 à 1721. Elle fut ensuite restaurée sous le Premier Empire. Elle était alimentée par la pompe Notre-Dame puis par la pompe à feu de Chaillot. Elle devrait son nom de « Trogneux » à un brasseur du quartier.

65 – Vieille maison.
66 – Passage du Chantier
71 – Cour des Shadocks.
73 – Vieille maison.
74 – Cour des Bourguignons.

La Cour de l'Etoile d'Or Au 75 - Cour de l’Etoile d’Or
•    La cour de l'Étoile-d'Or est composée de deux cours distinctes, reliées entre elles. La première est longue d'environ 40 m, large de 10 m et est orientée du nord-nord-est au sud-sud-est, suivant l'orientation générale des immeubles perpendiculaires à la rue du Faubourg-Saint-Antoine à cet endroit. La deuxième cour est un tout petit peu moins longue et un peu plus large et conserve la même orientation. Elles sont reliées par un petit passage sous immeuble. La première cour est accessible grâce à un passage sous l'immeuble donnant sur la rue, fermé par un porche. Les deux cours sont entourés d'immeubles. La première cour comprend également une maison de ville, décorée d'une frise. Un cadran solaire vertical déclinant de 1751 est également visible. La construction de l'ensemble immobilier débute vers 1640 avec la construction d'une maison, comprenant également une cour et un jardin. Au17e siècle, la cour est progressivement utilisée par des artisans travaillant dans l'ameublement, suivant une tendance générale dans le Faubourg Saint-Antoine. Au 18e siècle, le propriétaire de la maison remplace une partie du jardin par une deuxième cour, à des fins professionnelles. Au 19e siècle, la construction d'ateliers et d'immeubles à vocation industrielle provoque la disparition totale du jardin. La cour tire son nom de la principale enseigne qui y était située. La rampe d'escalier – les quatre saisons - de la maison de plaisance, du 17e siècle, est inscrite au titre des monuments historiques en 1928 ; la majeure partie des façades, toitures et certains escaliers des différents bâtiments le sont en 1997. Dans le petit pavillon de la première cour, frise de palmettes.

80 – Statue de Saint-Nicolas.

Poursuivons dans la rue du Faubourg Saint Antoine pour atteindre le 83 et la :

83 - Cour des Trois FrèresLa cour de la Maison brûlée
•    Cette cour, entièrement consacrée aux métiers du meuble se trouve au 83 de la rue du Faubourg Saint-Antoine. Elle a été ouverte sur une longueur de 100 mètres en 1855. Son nom provient du fait que le propriétaire du terrain, M. Viguès, avait trois fils. Les ateliers Armand, présents depuis des décennies, offrent de belles vues sur les artisans au travail. Elle se termine en impasse.

89 - Cour de la Maison Brûlée
•    Au 89, se trouve cette cour qui se termine également en impasse et regroupe des anciens ateliers d’ameublement. Elle mesure une centaine de mètres.

95 - Cour de l’Ours
•    Au 95, l’entrée de la cour de l’Ours est marquée par la présence d’une statuette d’ours située au dessus du porche. C’est encore une impasse qui mesure environ 90 mètres.

106-108 – L’ancien Hospice des Enfants Trouvés.
112 – Square Armand Trousseau.

Pour ensuite atteindre au 117 :


117 - Passage de la Bonne Graine

•    Le passage de la Bonne-Graine est constitué de deux tronçons, séparés par l'avenue Ledru-Rollin. Le premier tronçon démarre à la hauteur du 117 de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, et suit une direction à peu près sud-nord. Puis il forme un coude à angle droit vers l'ouest pour déboucher à la hauteur du 116 de l'avenue Ledru-Rollin. Le passage se poursuit depuis l'avenue Ledru-Rollin et est ensuite prolongé par le Passage Saint-Antoine. Cette impasse du XVIIIème siècle avait été prolongée, en 1825, par le marchand de vins Josset jusqu’au passage éponyme. Elle doit son nom au commerce de grains qui s’y tenait, avant la création, en 1778, du marché Beauvau-Saint-Antoine. Elle mesure 145 mètres.


Allons jusqu’au 127 pour atteindre la :

127 - Cour du Saint-Esprit
•    Cette cours, qui doit son nom à une ancienne enseigne, mesure 88 mètres de long.


Puis nous prenons le :


Le Passage de la Main d'Or 133 - Passage de la Main d’Or

•    Le passage de la Main-d'Or est globalement orienté nord/sud, il débute au sud entre les 131 et 133 rue du Faubourg-Saint-Antoine et se termine au nord entre les 58 et 60 rue de Charonne. Il mesure au total 250 m de long. Hormis les deux voies aux extrémités, le passage n'est rejoint que par la rue de la Main-d'Or, entre les nos 4bis et 4ter. Les 70 premières mètres du passage, au sud du débouché de la rue de la Main-d'Or, forment une partie étroite et semi-piétonne. Le passage débouche sur la rue du Faubourg-Saint-Antoine au travers d'un immeuble. Le reste du passage, au nord, est accessible aux véhicules. Après les nos 15 et 16, le passage bifurque vers le nord-est pendant quelques mètres avant de reprendre sa direction vers le nord. Le sol du passage est intégralement pavé. Le passage tire son nom de l’enseigne d’une auberge qui s’y trouvait. Au 9 se trouve le Théâtre de la Main d’Or et au 15 la Cité Dupuy.


Tournons à droite dans la rue de la Main d’Or, puis à droite dans la rue Trousseau pour rejoindre la rue du Faubourg Saint Antoine.

147 – Enseigne « Au Nègre gourmand ».
151 – Immeuble du XVIIIème.
154 – Ancien cabaret.
156 – Ancien cabaret. Balcon avec enseigne « A la grappe, Degois ». Ferronneries.


Allons jusqu’au numéro 159 pour admirer le :


159 - Passage Saint-Bernard

•    Le passage Saint-Bernard est situé dans le quartier Sainte-Marguerite, dans le faubourg Saint-Antoine. Parallèle à la rue de la Forge-Royale, il débute au 159 rue du Faubourg-Saint-Antoine et se termine au 8 rue Charles-Delescluze. On peut diviser le passage en deux parties, l'une piétonnière et l'autre accessible aux automobiles. La première partie piétonnière est très étroite et pavée; on y accède au niveau de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et il se termine rue de Candie. La seconde partie, non alignée avec la première section, démarre rue de Candie et se termine au 8 de la rue Charles-Delescluze. Le passage est créé en 1854 et mesure 210 mètres.


Au bout de ce passage, tourner à droite dans la rue Delescluze pour atteindre la rue Saint Bernard et :


Le Square Nordling

•    Le square Nordling jouxte l’Eglise Sainte-Marguerite. C’est à Raoul Nordling (1882-1962), consul de Suède pendant la deuxième guerre, que nous devons à la capitale d’avoir été épargnée par les Allemands qui avaient prévu de la détruire à l’arrivée des alliés.


Pénétrer ensuite dans :


L’Eglise Sainte-Marguerite

•    L'entrée de l'église se trouve au 36 rue Saint-Bernard et son chevet donne sur la rue Charrière. Elle est bordée au sud par le square Raoul-Nordling. Le 29 octobre 1624, Jean de Vitry, seigneur de Reuilly fait donation à Antoine Fayet, curé de Saint-Paul, d'un terrain pour y bâtir une chapelle dédiée à Marguerite d'Antioche. Après avoir été église succursale de l'église Saint-Paul en 1634, cette chapelle devient église paroissiale en 1712. Le cimetière Sainte-Marguerite est ouvert derrière l'église en 1637. En 1760, l'architecte Victor Louis construit la chapelle des Âmes-du-Purgatoire ; le peintre Paolo-Antonio Brunetti est chargé de sa décoration et des peintures. Selon une légende, Louis XVII aurait été inhumé dans ce cimetière après sa mort à la prison du Temple. Le 10 juin 1795, un enfant mort au donjon du Temple y est en effet inhumé, sans service religieux. Des exhumations réalisées en 1846 et 1894, confirmées par des fouilles en 1979, mettent à jour les restes d'un jeune homme de 15 à 18 ans ; Louis XVII était âgé de 10 ans au moment de sa mort. Malgré ces démentis, une plaque commémorative posée sur le mur de l'église affirme toujours que « l'enfant mort au Donjon du Temple » y a été inhumé en 1795. La dépouille et la pierre tombale se trouvent toujours au même endroit qu'en 1795, contre le mur de la chapelle des Ames-du-Purgatoire.


En sortant de l’église reprendre la rue Saint Bernard à droite, puis la rue de Charonne à gauche. Arrivé à hauteur de l’avenue Ledru-Rollin, la traverser et prendre, dans la rue de Charonne en face, à gauche le :

Passage Josset
•    Ce passage, d’une longueur de 84 mètres se termine en impasse après avoir coupé, à droite, le passage Saint Antoine et à gauche le Passage de la Bonne Graine. Cette voie privée a été formée en 1835 sur le chantier de bois du sieur Josset.


Dans le fond de l’impasse, une entrée d’immeuble permet d’accéder au :


Le Passage Lhomme Passage Lhomme

•    Le passage Lhomme relie la rue de Charonne à l’avenue Ledru-Rollin par l'intermédiaire du Passage Josset pour cette dernière. Le nom du passage fait référence à celui du propriétaire du terrain sur lequel il a été construit. Il mesure 122 mètres.


En revenant à droite dans la rue de Charonne, on pourra explorer un peu plus loin, à droite le :


Passage Saint-Antoine

•    Le passage Saint-Antoine débute au 34 rue de Charonne et se termine au 8 passage Josset. Il mesure 80 mètres.


Et à gauche :


Cour Délépine
La Cour Délépine
•    La cour Délépine commence au 37 rue de Charonne et mesure 73 mètres de long. Elle porte le nom d’un ancien propriétaire.


Revenir dans la rue de Charonne, et passer le Passage Thiéré pour atteindre, sur la droite la :


Cour du Panier Fleuri

•    La cour du Panier-Fleuri débute au 17 rue de Charonne et se termine en impasse. Elle mesure 36 mètres. Elle doit son nom en souvenir d’un opéra comique d’Ambroise Thomas.


Puis prendre le :


Passage Thiéré

•    Ce passage commence au 23 de la rue de Charonne et se termine au 48, rue de la Roquette. C’est l’ancien passage et cour Sainte-Marie-Saint-Antoine, créé en 1837 et ouvert au public en 1852. Ce passage porte, depuis 1877, le nom d’un propriétaire.


On passe devant le Passage des Taillandiers (sur la droite) et on tourne un peu plus loin à gauche dans le :


Passage Louis-Philippe

•    Le passage Louis-Philippe débute au 21 rue de Lappe et se termine au 27 passage Thiéré. Son nom provient du fait qu’il est voisin de la rue de Lappe, appelée Louis-Philippe jusqu’en 1867.

Ce passage mène à la rue de Lappe, que l’on prend à droite, jusqu’à la rue de la Roquette, non sans passer devant le 18, rue de Lappe ou débute la :


Cour du Cantal

•    La Cour du Cantal est constituée de plusieurs bâtiments ou ateliers datant du XIXe siècle. Son nom est symbolique de l'importante communauté d'auvergnats qui habitait alors dans le quartier entre la place de la Bastille et la rue de Lappe, originaires, en particulier, du Cantal. La cour du Cantal est une voie qui débute au 22 rue de la Roquette et se termine au 18 rue de Lappe. Son portail est fermé par une grille. Elle mesure 135 mètres.

Si l’on ne peut pénétrer dans cette cour, aller jusqu’à la rue de la Roquette et tourner à droite jusqu’au 22, où se trouve l’autre entrée. Revenir au carrefour avec la rue Daval et le prendre sur le trottoir de gauche jusqu’à la :

Cour Damoye
•    La cour Damoye est une voie privée qui débute au 12 Place de la Bastille et se termine au 12 rue Daval. Elle mesure 124 mètres. Son nom provient de celui d’un ancien propriétaire. Elle a été percée sur les terrains du grand bastion triangulaire Saint-Antoine.

Le circuit se termine ici, Place de la Bastille.

 

Liens
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Sources
Photos R.Desenclos 2008/2014
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Divers Internet
Wikipedia