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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".
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LE PALAIS-ROYAL ET SES ALENTOURS
 
 
 Le Palais-Royal
 
 
Visitons le Palais-Royal et ses alentours.
 
 
Comment s’y rendre :
Métro : Palais-Royal, lignes 1 et 7
Bus : 21/27/39/48/67/68/81/95 arrêt Palais-Royal - Comédie Française
21/81 arrêt Saint-Honoré – Valois
21/48/69/72/81 arrêt Palais-Royal – Musée du Louvre
 
GPS du point de départ
Latitude :
Longitude :
 
Le Palais-Royal, tout en étant riche en histoire est l’épicentre de nombreux lieux intéressants ou remarquables. Nous ne donnerons pas de circuit pour le Palais intra-muros. Promenons-nous au gré de nos envies dans les galeries aménagées et reportons-nous aux articles idoines.
 
Le Palais-RoyalLe Palais-Royal
Le Palais-Royal est un palais et un haut lieu historique situé dans le premier arrondissement, au nord du palais du Louvre. Sa cour d’honneur accueille les colonnes de Daniel Buren et une sculpture de sphères de Pol Bury. Il intègre la Comédie-Française. Il a été construit par l’architecte Jacques Lemercier à la demande du cardinal de Richelieu à partir de 1622. Son emplacement correspond pour partie à celui qu’occupait l’hôtel de Rambouillet. À cette époque, il s’agissait du Palais Cardinal. Le cardinal de Richelieu fréquentait régulièrement le brillant salon que la marquise de Rambouillet tenait dans son château. Entièrement reconstruit vers 1781, des galeries sont érigées sur le pourtour du jardin, et vendues à des commerçants. Il ne reste du Palais "original", que la "galerie des Proues", au sud-est. À sa mort, le cardinal de Richelieu légua le palais à Louis XIII. À partir de 1643, après la mort de Louis XIII, la régente Anne d’Autriche et son fils, le jeune Louis XIV, ainsi que le cardinal Mazarin quittèrent le Louvre pour habiter ce palais. C’est à cette époque qu’on le rebaptise "Palais Royal". En 1648, à l’époque de la Fronde, les Parisiens envahissent le palais pour s’assurer que le jeune Louis XIV et sa mère n’ont pas pris la fuite. En 1661, Louis XIV s’installe au Louvre et c’est son frère Philippe (dit Monsieur frère du roi) qui reçoit le palais en apanage. En 1692, le régent Philippe II d’Orléans (fils de Monsieur) en hérite. Sous la Régence, il habita le Palais et y mena une vie de débauche avec ses « roués ». À la veille de la Révolution française, le palais appartenait à Philippe IV d’Orléans (futur Philippe-Égalité) qui le fit reconstruire suite à un incendie survenu en 1773. Il en fit alors un haut lieu parisien, et y installa des boutiques, des théâtres, des cafés (café de Foy, café Lamblin), un jardin… Le Palais-Royal devint un lieu d’agitation et un lieu de débauche. À l’époque de la Révolution, le Palais-Royal devint le centre de toutes les agitations populaires. Les orateurs y haranguaient la foule et c’est de là que partit l’agitation qui précéda la prise de la Bastille. Ainsi, le 13 juillet 1789, Camille Desmoulins harangua la foule (son discours est demeuré célèbre), hissé sur une table du café de Foy, invitant les promeneurs à arborer un signe distinctif, qui ce fut la feuille des arbres : le vert qui illustre l’espoir. La révolutionnaire Théroigne de Méricourt y apparaissait aussi de temps en temps, au moindre symptôme d’émeute, avec sa bande de femmes. Chaque fois enfin qu’une tête était promenée dans les rues de Paris, on était sûr que sa première station serait au Palais-Royal parmi les clubistes et les prostituées, et sous les fenêtres du prince. Les têtes de Foulon, de Berthier, de la princesse de Lamballe passèrent toutes par là. Un jour une charrette chargée de condamnés à mort y passait Le Palais-Royal à son tour; elle s’arrêta un instant devant le palais. Parmi les victimes qu’elle amenait au supplice la foule avait reconnu le duc d’Orléans, et elle avait voulu qu’il contemplât une dernière fois sa demeure; et elle le huait. Philippe-Égalité leva alors les épaules: «Ils m’applaudirent!» s’écria-t-il. C’est de là que partit également le 5 octobre 1789 la députation qui s’est élevée contre le veto royal. Le même jour, plusieurs milliers de femmes partirent du Palais-Royal et marchèrent sur le château de Versailles en réclamant du pain. Le lendemain, elles ramenèrent la famille royale : le « Boulanger » (Louis XVI), la « Boulangère » (Marie-Antoinette) et le « Petit Mitron » (le dauphin), aux Tuileries sous bonne escorte. Le Palais-Royal pendant la Révolution offrira le spectacle d’une déambulation aimable tout au plus canaille où l’amour règne, sinon la simple coquetterie. Les cafés y prennent leurs aises sous les arcades, en prolongeant leur commerce sous les frondaisons. Ils sont foyers d’agitation verbale. La tribune des idées nouvelles, tant que la Révolution va fonctionner, et évoluer, au rythme de la parole, aux à-coups des passions qu’elle soulève. Ils furent moins le temple exclusif que l’espace de l’anarchie qui y était, de tradition, tolérée. C’est au Palais-Royal qu’en 1793, fut tué par l’ancien garde du corps Pâris, le député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau qui avait voté la mort du roi. En 1793, le palais devint bien national. Le palais fut restitué à la famille d’Orléans en 1814; il demeura la résidence des ducs d’Orléans jusqu’en 1848. Dès le 24 décembre 1814, Pierre-François-Léonard Fontaine est nommé architecte du duc d’Orléans, il fera les aménagements nécessaires à l’usage et à la bienséance (grand escalier d’Honneur, galerie d’Orléans, etc.) pendant la Restauration et la Monarchie de Juillet. Avec l'accession du duc d'Orléans à la couronne de France, le Palais-Royal a été brièvement la résidence du chef de l'Etat, Louis-Philippe, roi des Français, du 9 août 1830 à son installation aux Tuileries, en septembre 1831. Le Palais est pillé par les révoltés qui renversent la Monarchie de Juillet, le 22 février 1848. En 1871, le palais est détruit. Il sera restauré deux ans plus tard pour recevoir le Conseil d’État.
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Les GaleriesLes Galeries du Palais-Royal
Les galeries de Montpensier, de Beaujolais, de Valois, des Proues et du Jardin entourent les Jardins du Palais Royal. À l’intérieur, on fit construire d’autres galeries dont les vestiges subsistent encore comme la galerie d’Orléans dont il reste les belles colonnades. Le duc d’Orléans, Philippe Egalité, pour subvenir à ses frais importants, agrandit le Palais Royal et loua le rez-de-chaussée à des commerçants, tenanciers de tripots, transformant ainsi le Palais Royal en véritable cité du jeu et du plaisir. En 1786, trois des quatre bâtiments prévus furent achevés selon les plans de Victor Louis. La construction de la quatrième aile fut différée faute de crédits suffisants. À sa place, l’entrepreneur construisit les Galeries de Bois. Elles furent prolongées par une autre galerie en 1792 dont le toit ajouré de dalles de verres lui fit donner le nom de Galerie Vitrée. Les galeries du Palais Royal devinrent le modèle de la vie dans les passages : les flâneurs s’y abritaient des intempéries, le libertinage s’y exerçait sans contrainte. À la suite d’un incendie qui ravagea la Galerie Vitrée, l’architecte Fontaine détruisit ces deux galeries pour y bâtir une nouvelle galerie, la Galerie d’Orléans. Celle-ci fut une des plus grandioses et originales de l’histoire des galeries parisiennes, mais marqua cependant le déclin de la vie particulière du Palais Royal car le roi Louis-Philippe supprima les tolérances dont bénéficiaient les approches du Palais. Actuellement, on constate un renouveau du commerce de qualité : mode, décoration, antiquaires.
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Les trois principales galeries sont :
•          La Galerie de Montpensier, qui longe la rue de Montpensier, s’ouvre sur celle-ci par trois Passages dits de Montpensier débouchant respectivement au 24, au 8 et au 6 de la rue. Elle relie la Galerie du Beaujolais au nord, au Péristyle de Montpensier, au sud.
•          La Galerie de Valois, qui longe la rue éponyme relie la Galerie du Beaujolais au nord, au Péristyle de Valois, au sud.
•          La Galerie de Beaujolais occupe le fond du jardin et est parallèle à la rue du même nom. Elle relie les Galeries de Valois et de Montpensier. Dans le prolongement de la Galerie de Valois, le Péristyle de Beaujolais permet de sortir vers la rue du même nom. Dans le prolongement de la Galerie de Montpensier se trouve le Péristyle de Joinville. De plus, le Passage du Perron, situé à peu près au centre, permet également de rejoindre la rue du Beaujolais.
Les autres passages et galeries sont :
•          Vers le sud, la Galerie des Proues prolonge le Péristyle de Valois, le Passage de la Cour des Fontaines, permet de rejoindre la rue de Valois. En outre deux autres passages permettent de rejoindre le 3 et le 7, rue de Valois.
•          La Galerie de Chartres prolonge le Péristyle de Montpensier. Le Péristyle de Chartres permet de sortir vers la rue Montpensier. Dans le prolongement de la Galerie de Chartres, le Passage de Nemours permet d’accéder à la place Colette.
•          La Galerie d’Orléans joint les Péristyles de Montpensier et de Valois. Elle est bordée au nord par la Galerie du Jardin, qui est limite avec le jardin et au sud par la Galerie de la Cour d’Honneur, qui la sépare de la cour d’honneur dans laquelle se trouvent les colonnes de Buren.
•          Deux autres galeries sont externes au Palais : la Galerie du Théâtre Français qui borde la Comédie Française côté rue de Richelieu et la Galerie de Nemours qui borde la Conseil d’Etat côté Place Colette.
 
Le Canon du Palais-Royal Le Canon
En 1786, un sieur Rousseau, horloger au 95 rue du Beaujolais, désirant remplacer un cadran solaire de la rue des Bons-Enfants, fit installer sur une pelouse du jardin du Palais-Royal, un petit canon. Ce dernier, placé dans l’alignement parfait du méridien de Paris, tonnait à midi juste, grâce à un ingénieux système de loupe convergeant sur une mèche. En 1799, le canon est déplacé pour se trouver à l’endroit actuel. Il tonnera jusqu’en 1914. Dès le 13 juillet 1990, la tradition reprend son droit. Toutefois, l’optique a été remplacée par la main de l’homme qui le met à feu chaque jour à midi. Mais il doit cesser à cause du plan Vigipirate. En 1998, il est volé et une réplique est installée, mais, contrairement à ce que mentionnent les panneaux d'information, il ne fonctionnera plus. Cette légende y était gravée : « Je ne compte que les heures heureuses ».
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Les Colonnes de BurenLes Colonnes de Buren
En 1985, Jack Lang choisit l’artiste Daniel Buren pour installer dans la cour d’honneur de 3000 m² du palais une de ses œuvres. L’artiste crée des colonnes de marbre noir et blanc, inaugurées durant l’été 1986 et éclairées la nuit d’une lumière verte fluorescente : Les Deux Plateaux. Celles-ci déclenchent une vive polémique sur le rapport de leur installation dans ce lieu et sur l’art contemporain. Le 8 janvier 2010, l’œuvre restaurée est inaugurée par Frédéric Mitterrand. Le chantier avait débuté en novembre 2008. La réfection a essentiellement porté sur des aspects techniques : circulation de l'eau en sous-sol, circuit électrique, étanchéité, nettoyage des colonnes, etc.
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Les Sphères de Pol Bury Les Sphères de Pol Bury
Pol Bury, né à Haine-Saint-Pierre près de La Louvière dans la province de Hainaut, Belgique le 26 avril 1922 et décédé à Paris le 28 septembre 2005, peintre et sculpteur belge. En 1976, il créa sa première fontaine hydraulique. S’inscrivant toujours dans le mouvement cinétique, ses sculptures, autrefois silencieuses, font maintenant du bruit. Depuis lors, Pol Bury n’a cessé de concevoir de nouvelles fontaines, toutes plus surprenantes les unes que les autres, utilisant successivement les cylindres, les sphères, les coupelles et les triangles, le tout en acier inoxydable. Dans ces fontaines, l’eau est utilisée pour déséquilibrer l’équilibre instable de volume d’acier.
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Les boutiques
           
Le Grand VéfourLe restaurant Le Grand Véfour
Quel promeneur, flânant sous les galeries somnolentes du Palais-Royal, ne s'est jamais senti irrésistiblement attiré vers la galerie de Beaujolais, où brille Le Grand Véfour, joyau de la restauration parisienne, encore tout bruissant des joyeux échos qui ont animé le Palais Royal pendant plus d'un siècle ? Ce restaurant, haut lieu de la gastronomie parisienne, présente le cas à peu près unique de subsister dans le décor ancien où des milliers de gourmets se sont attablés depuis les années 1784-1785. Au mépris de l'évolution géographique des plaisirs parisiens, il a traversé le temps avec charme et dignité, et conserve son aura aux yeux des gastronomes du monde entier. Occupant toute la largeur du péristyle de Joinville, avec un retour sur la rue de Beaujolais, l'établissement ouvre sur les jardins par trois arcades. L'enseigne « Café de Chartres », qui figure sur la façade côté jardin, porte le nom de l'établissement qui a précédé Le Grand Véfour ; appellation choisie pour honorer le duc de Chartres, fils aîné de Louis d'Orléans, celui qui entreprit le lotissement du Palais-Royal et père du futur Philippe Egalité, dernier propriétaire du Palais avant la Révolution. La porte franchie, nous voilà transportés deux cent vingt-cinq ans en arrière ! Ornée de délicates boiseries sculptées de guirlandes de style Louis XVI, l'entrée donne accès à deux salles ; aux murs, les miroirs alternent avec les fameuses toiles peintes fixées sous verre. Inspirés des fresques pompéiennes du style néoclassique si prisé sous l'Empire, les thèmes de la décoration -gibier, poissons, fleurs et femmes aux paniers fleuris - éveillent la gourmandise des convives. Au plafond, rosaces et guirlandes en stuc encadrent des allégories de femmes, peintes sur la toile à la manière des plafonds italiens du XVIII° siècle. À l'entresol, une vaste salle ornée de boiseries du même siècle peut accueillir de nombreux convives.
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La boutique Bacqueville Les médailles de Bacqueville
Fabricant de médailles et décorations depuis 1790, la maison Bacqueville, fournisseur de l’Empereur Napoléon III, a su traverser les époques tout en gardant son dynamisme et son sens de l'écoute. La maison fait aujourd’hui partie des trois derniers fabricants détenteurs du « droit de frappe » pour certaines médailles et décorations françaises et étrangères : légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre, ordre national du mérite, ordre des palmes académiques, ordre des arts et lettres, ordre du mérite agricole, ordre du mérite maritime, etc. Elle possède son propre atelier de fabrication situé aux portes de Paris. Cette proximité lui permet de répondre très rapidement aux demandes de fabrications spéciales et garantit une qualité française de premier choix.
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A l’OrientaleLa boutique "A l'Orientale"
Cette boutique des arcades du Jardin du Palais Royal est spécialisée dans les pipes. Elle a été fondée en 1862. On y trouve de nombreux modèles et marques de pipes. Des pipes anciennes aux formes diverses et souvent en matériaux nobles (or, ivoire, écaille, corne…) ou plus simples (bois…). Des pipes neuves (écume de mer, terre, bruyère, merisier du Liban, maïs…). Les marques suivantes sont présentées : Castello, Aldo Velani, Becker et Musico, Jensen, Ashton, Philippe Bargiel, Viprati…A l’Oriental propose également tabatières, fume- cigarettes, blagues à tabac, pots à tabac, étuis à cigarettes, nécessaires à priser, narguilés… et des objets pour fumeurs.
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Le Conseil Constitutionnel
Le Conseil constitutionnel est une institution française créée par la Constitution de la Cinquième République du 4 octobre 1958. Il veille à la régularité des élections nationales et référendums. Il se prononce sur la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saLe Conseil Constitutionnelisi. Il intervient également dans certaines circonstances de la vie parlementaire et publique. Contrairement à d'autres tribunaux compétents en matière constitutionnelle tels que la Cour suprême des États-Unis, le Conseil constitutionnel français ne se situe au sommet d'aucune hiérarchie de tribunaux, ni judiciaires ni administratifs. Ces deux hiérarchies sont dominées respectivement par la Cour de cassation et le Conseil d'État. Ses décisions s'imposent toutefois « aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. » Le Conseil constitutionnel français a donc une grande autorité sur l'ensemble des institutions françaises, mais cette autorité est limitée au champ du contrôle de constitutionnalité. Le général de Gaulle avait pour souci d'éviter ce qu'il considérait comme une dérive américaine aboutissant à une forme de « gouvernement des juges » : pour lui, « la [seule] cour suprême, c'est le peuple ». Michel Debré précise l'autre but : « Ce qu'il nous faut, c'est une arme contre la déviation du régime parlementaire ». Le recours au Conseil était alors restreint dans sa conception initiale aux plus hautes autorités de l'État et ses compétences se trouvaient de fait très limitées. Au fil des années, le Conseil a cependant développé une jurisprudence extensive. Le Conseil constitutionnel a nécessairement dû s'adapter aux alternances politiques, à la construction européenne, mais aussi en revendiquant progressivement une véritable place de juridiction, étant notamment inspiré par la jurisprudence administrative. Le Conseil constitutionnel siège rue de Montpensier, au Palais Royal, près du Conseil d'État.
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Le Conseil d’EtatLe Conseil d'Etat
Le Conseil d'État est une institution publique chargée de deux missions principales : il est le conseiller du gouvernement et la plus haute des juridictions de l'ordre administratif. Le système juridictionnel français connaît en effet la dualité des ordres de juridiction (ordre judiciaire et ordre administratif) (le juge suprême dans l'ordre judiciaire est la Cour de cassation, les conflits de compétences entre les deux ordres étant tranchés par le Tribunal des conflits). Dans son rôle de conseiller, le Conseil d'État doit être consulté par le Gouvernement pour un certain nombre d'actes, notamment les projets de lois. Dans son rôle juridictionnel, il est le juge suprême dans certaines matières (notamment, sauf exception, pour les recours dirigés contre les décisions prises par une autorité publique). Il siège à Paris au Palais-Royal. Son vice-président (qui est le président de fait du Conseil) est le premier fonctionnaire de l'État : à ce titre, il présente au président de la République les vœux de l'ensemble des corps constitués, parlant au nom de la fonction publique, de la magistrature, des entreprises publiques, etc.
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On sort du Palais Royal par la Place Colette qui est bordée par le Café Le Nemours. Se diriger vers la Place du Palais Royal d’où nous partirons pour visiter les alentours.
 
Autour du Palais-Royal
 
La Place du Palais-Royal Visitons les alentours du Palais-Royal. Nous débuterons la visite en nous positionnant sur la Place du Palais Royal. Regardons le Palais Royal.
 
La Place du Palais-Royal
La Place du Palais-Royal est bordée par la rue de Rivoli au sud, la rue Saint Honoré au nord. De l’autre côté de la rue de Rivoli se trouve le Louvre et en face le Palais-Royal avec la façade du Conseil d’Etat. L’Hôtel du Louvre masque le côté ouest alors que l’ancien hôtel du même nom rebaptisé « Les Antiquaires du Louvre » lui fait face côté est. Cette place a été ouverte en 1648 et agrandie en 1719 et 1769. Elle fut dénommée Place du Palais-Egalité pendant la Révolution et en 1851, du Palais National. Le nom appliqué aujourd’hui est celui d’origine.
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En face on remarque : Le Conseil d’Etat
Débutons notre visite en pénétrant dans le bâtiment se trouvant sur la droite. Il s’agit du :
 
Louvre des AntiquairesLe Louvre des Antiquaires
Le Louvre des Antiquaires est une galerie d'antiquaires installés 2 place du Palais-Royal, face au musée du Louvre. Dans les locaux des ex-Grands Magasins du Louvre, sur 10 000 m2 répartis sur 3 niveaux, 250 galeries offrent des antiquités haut de gamme venues de l’Orient et de l’Occident, depuis la Haute Antiquité jusqu’aux années 1960. Inauguré en octobre 1978, le Louvre des Antiquaires est le premier centre couvert français d'antiquités.
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Traversons le bâtiment dans le sens de la longueur, à quelque niveau que ce soit. On rejoint à l’autre extrémité, la rue de Marengo. Prendre à gauche en sortant du bâtiment (ne pas se diriger vers la rue de Rivoli). Prendre en face en diagonale la rue Jean-Jacques Rousseau. Peu après avoir traversé la rue du Pélican, s’engager à gauche dans :
 
La Galerie Véro-Dodat La Galerie Véro-Dodat
En 1826, deux investisseurs, le Charcutier Véro et le Financier Dodat, décidèrent de construire une galerie entre les rues du Bouloi et Jean-Jacques Rousseau, sur l’emplacement des dépendances de l’Hôtel Quatremère. Ils firent bâtir une galerie néo-classique avec des ornements en cuivre et fonte, des miroirs, des peintures, des colonnes, et un sol pavé de marbre noir et blanc et de globes de lumière, car elle fut immédiatement éclairée au gaz, une grande nouveauté à l’époque. La Galerie Véro-Dodat doit son succès à la boutique des « Messageries Laffitte et Gaillard », située face à l’entrée, sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Les voyageurs en attendant leurs diligences allaient flâner parmi les magasins à la mode. C’est l’époque la plus florissante pour la galerie. Durant le Second Empire, l’attrait de la galerie diminua en raison de la disparition des diligences, mais elle continue à offrir au promeneur une image évolutive de la Belle Époque. Elle fut restaurée en 1997.
•          Au 13, on y trouvait la boutique « Aubert » qui imprimait et vendait les journaux « Le Charivari » et « La Caricature ». Les caricatures de Daumier, Gavarni, Cham ou Grandville étaient exposées en vitrine et de nombreux curieux s’attroupèrent devant le magasin.
•          Au 19 se trouve le restaurant Véro-Dodat.
•          Au 20-22 se trouvait en 1833, le magasin de nouveautés « La Compagnie des Indes »
•          Au 23-26 : Belle boutique de Robert Capia, spécialiste des poupées anciennes au désordre savamment agencé.
•          Au 35 : Brasserie
•          Au 36 : Atelier Christian Lauboutin créateur de souliers.
•          Au 38 : Rachel vint habiter le troisième étage de cette maison qu’elle quitta en 1842. C’est au rez-de-chaussée qu’étaient imprimés les journaux « Le Charivari » et « La Caricature »
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En sortant de la galerie, prendre à gauche la rue Croix des Petits-Champs, sur le trottoir de gauche. On passe devant (à droite) :
 
Le Ministère de la CultureLe Ministère de la Culture
Le ministère de la Culture (dont la dénomination officielle est, depuis 1997, ministère de la Culture et de la Communication) a été créé en France en 1959 par le général de Gaulle, à l'instigation d'André Malraux, sous le nom de ministère des Affaires culturelles. Depuis, de nombreux pays se sont également dotés d'un ministère de la Culture. Le ministère est traditionnellement appelé, d'après son adresse principale, « rue de Valois ». Auparavant, ces fonctions étaient exercées par le directeur des Beaux-Arts, dépendant du Ministère de l'Éducation nationale. Le ministre de la Culture a pour mission de « rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de français, d'assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel, et de favoriser la création des œuvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent ». Le ministère est situé rue de Valois, à Paris (1er arrondissement), dans une partie du Palais-Royal. Une partie de ses services, jusque-là dispersés dans la capitale, ont été regroupés à proximité en 2004, dans l'immeuble dit « des Bons-Enfants », restructuré par les architectes Francis Soler et Frédéric Druot, rue Saint Honoré. Le bâtiment a en effet été habillé d’une résille métallique.
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Tourner à droite dans la rue Saint-Honoré, puis continuer sur ce trottoir.
On coupe plus loin :
 
La rue de Valois La rue de Valois
Cette rue a été ouverte en 1784 par l’emprise sur la lisière orientale du jardin du Palais-Royal. Elle fut nommée en l’honneur du duc de Valois, fils aîné du duc d’Orléans, propriétaire du Palais-Royal.
1 et 2 – Emplacement de part et d’autre de l’ex Cul-de-sac de l’Opéra, des salles de théâtre, construites de 1639 et en 1763 et incendiées de en 1763 et 1781, qui furent utilsiées par l’Opéra.
2 – Emplacement d’un établissement d’instruction libre, le Musée, fondé par Pilâtre de Rozier pour l’enseignement des lettres et des sciences.
3 – Pavillon du Palais-Royal construit en 1766.
6 et 8 – Emplacement de l’ancien hôtel Mélusine issu du lotissement de l’hôtel d’Armagnac vers 1530. Ancien restaurant « Le Bœuf à la Mode ».
7 à 43 – Revers de la Galerie de Valois.
11 – En 1845 se trouvait le Théâtre des Soirées fantastiques.
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Avec la marque de son ancien restaurant :
 
Le restaurant le Bœuf à la ModeLe restaurant Le Boeuf Mode
Restaurant moins connu que le Grand Véfour, c’était un établissement naguère très fréquenté, dont il subsiste la façade et l’enseigne au 8 rue de Valois. Dès 1792 s’installa au rez-de-chaussée un restaurant d’abord appelé Méot, qui devint le Bœuf à la Mode. Ce nom lui venait de son enseigne représentant un bœuf, et d’une statuette placée en salle dont l’apparence vestimentaire changeait au rythme des garde-robes des Parisiennes. Sous le Directoire un nommé Tissot repris le restaurant et habilla le bœuf en « Incroyable ». Sous la Restauration, on le vit revêtu d’une robe, d’un châle, coiffé de toques à plumes et agrémenté de pendants d’oreilles. Le restaurant servait une bonne cuisine bourgeoise dans sa petite salle, complétée de salons et de cabinets situés à l’entresol. Mais la mode passa. Il devint un simple bistrot dont les propriétaires se succédèrent. Le « Bœuf » acheva sa carrière en 1936.
 
Revenir vers la rue Saint-Honoré. Prendre à droite et passer devant les grilles du Conseil d’Etat. En face la Place du Palais Royal et :
 
Le Louvre Le Louvre
Le Louvre – du francique loewer = forteresse – est le plus vaste des édifices parisiens. D’ouvrage militaire, prison, place forte, en palais, en passant par le château, il est devenu musée. Cette photo, prise du haut de l’Arc de Triomphe, montre l’ensemble des constructions. On se rend compte de plusieurs choses, même si le téléobjectif écrase un peu le monument. Tout d’abord, l’aile sud est parallèle à la Seine, ce qui fait que l’ensemble se trouve décalé par rapport à l’axe royal. Cet axe royal, on le retrouve en observant l’obélisque de la Concorde et juste derrière le Carrousel. De ce fait, la pyramide n’est pas dans l’axe puisque le choix de la centrer dans la cour Napoléon a entraîné un décalage. Ce que l’on ne voit pas ici, c’est la statue de Louis XIV, placée légèrement à droite de la pyramide et juste derrière le Carrousel, qui termine ou débute le fameux axe. On peut retrouver les photos de rapportant à cet axe dans l’article « Le Louvre et son axe ». Le Musée du Louvre est le plus grand musée de Paris par sa surface (210 000 m2 dont 60 600 consacrés aux expositions) et l'un des plus importants du monde. Situé au cœur de la ville, entre la rive droite de la Seine et la rue de Rivoli, dans le Ier arrondissement, le bâtiment est un ancien palais royal, le palais du Louvre. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis les rois capétiens jusqu'à nos jours. Musée universaliste, le Louvre couvre une chronologie et une aire géographique larges, depuis l'Antiquité jusqu'à 1848, de l'Europe occidentale jusqu'à l'Iran, via la Grèce, l'Égypte et le Proche-Orient. Il est constitué de huit départements : Antiquités orientales, Antiquités égyptiennes, Antiquités grecques, étrusques et romaines, Arts de l'Islam, Sculptures, Objets d'art, Peintures, Arts Graphiques et présente 35 000 œuvres dans 60 600 m2 de salles. À Paris, la période postérieure à 1848 pour les arts européens est prise en charge par le musée d'Orsay et le centre Georges-Pompidou, alors que les arts asiatiques sont exposés au musée Guimet. Les arts d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie prennent quant à eux place au musée du quai Branly, mais une centaine de chefs-d'œuvre sont exposés au pavillon des Sessions. Les antiquités nationales (musée d'Archéologie nationale) allant des origines de la Préhistoire (paléolithique) à l'époque mérovingienne (VIIIe siècle) sont exposées au château de Saint-Germain-en-Laye. Les œuvres du Moyen Âge et de la Renaissance présentes au musée sont complémentaires des collections du Musée national du Moyen Âge (période s'étendant de la Gaule romaine jusqu'au XVIe siècle) et du Musée national de la Renaissance. Les œuvres sont de nature variée : peintures, sculptures, dessins, céramiques, objets archéologiques et objets d'art entre autres. Parmi les pièces les plus célèbres du musée se trouvent le Code d'Hammurabi, la Vénus de Milo, La Joconde de Léonard de Vinci, et La Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix. Le Louvre est le musée le plus visité au monde, avec 8,5 millions de visiteurs en 2010.
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En continuant tout droit on arrive sur la Place Colette qui est dominée par :
 
La Comédie Française
Les fleurs de lys dont on distingue encore la silhouette au-dessus de la colonnade de la Comédie-Française, symboles trop voyants de la monarchie, furent probablement partiellement effacées au moment de la Révolution française. C’est l’architecte Victor Louis qui avait construit ici pour le duc de Chartres, Louis-Philippe d’Orléans, propriétaire du Palais-Royal, une salle où ce dernier rêvait d’installer la troupe de l’opéra. La salle principale, inaugurée le 15 mai 1790 sous le nom du Théâtre des Variétés amusantes devint ensuite le Théâtre de la Liberté et de l’Egalité, puis de la République. Laissée à l’abandon durant de nombreuses années, la salle fut ensuite restaurée pour accueillir la Société des Comédiens-Français, qui s’y installa le 30 mai 1799. Cette colonnade donnait à l’origine sur la rue de Richelieu, mais depuis la création de la Place André-Malraux la perspective est bien meilleure. Par ailleurs, la Place Colette fut créée par la démolition de remises. La théâtre fut agrandi à partir de 1860. L’incendie qui ravagea la théâtre le 8 mars 1900 fut suivi d’une restauration soignée. Seules les traces des fleurs de lys rappellent aujourd’hui le souvenir du prince commanditaire. Méconnu de la plupart des Parisiens, le musée de la Comédie-Française est un excellent moyen d'accéder aux parties privées de cette institution théâtrale. La visite guidée comprend les parties publiques accessibles aux spectateurs lors de représentations (vestibule, escalier d'honneur, foyer du public, galeries et salle), mais aussi les parties privées. Le visiteur découvrira ainsi la salle du Comité, le foyer des Artistes et le foyer La Grange qui présentent quelques œuvres d'art insoupçonnables. A l'entrée, Talma, immortalisé par David d'Angers, accueille les visiteurs qui se dirigent ensuite vers l'escalier menant aux quartiers administratifs où trônent les plâtres de Molière, Corneille et Racine lustrés par les mains superstitieuses des comédiens. Dans les étages qui portent chacun un nom d'artiste, se trouvent plusieurs tableaux de maîtres : un portrait de Molière par Mignard, un autre de Talma par Delacroix et, dans la salle du Comité, un Renoir. Une galerie de bustes représentant les grands auteurs du XVIIIème siècle jouxte un corridor tapissé de croquis de Lucien Jonas. Le plafond de la salle d'entracte est orné de peintures de Guillaume Dubuffe sous lesquelles trône un Voltaire de marbre sculpté par Houdon. La pièce maîtresse de la collection de la société des Comédiens-Français reste le fauteuil que Molière avait emprunté à son oncle malade. La légende raconte qu'il y est mort en 1673 en interprétant Argan. En hommage au « patron des comédiens », la salle Richelieu, construite par Victor Luis entre 1786 et 1790 est communément appelée Maison de Molière.
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Au pied du bâtiment se trouve une bouche de métro très particulière, c’est :
 
Le Kiosque des NoctambulesLe Kiosque des Noctambules
La nouvelle bouche de métro, située sur la Place Colette, a été construite en 2000 pour le centenaire du Métro de Paris, sous la direction de l’artiste Jean-Michel Othoniel, dans un style controversé. Elle fut inaugurée en octobre 2000. Cette œuvre d’art contemporain a généré beaucoup de commentaires comme l’avaient en son temps généré les œuvres d’Hector Guimard. Les deux dômes du Kiosque des Noctambules (un représentant le jour et l’autre la nuit), fait de billes de verre coloré de Murano, insérées dans une structure en aluminium, fait de cette œuvre un travail original et inattendu dans l’environnement très classique de la Place Colette.
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En face, se trouve L’Hôtel du Louvre.
Et sa boutique ancienne :
 
La boutique "A la civette" La boutique « La Civette »
Le magasin « A LA CIVETTE », créé en 1716, est situé au centre d'un périmètre urbain chargé d'histoire qui a joué un rôle essentiel dans sa propre évolution. Le Louvre, l'Hôpital des Quinze Vingts, le Palais Richelieu devenu Palais Royal, le Théâtre français, le Conseil d'Etat, le Conseil Constitutionnel, le Ministère de la Culture représentent son environnement passé ou présent. Débitant de tabac réputé à deux pas du Louvre, en face de la Comédie Française, c'est une institution pour les amoureux de cigares et autres produits de luxe. La vitrine est très sympa. Elle se situe au 157, rue Saint-Honoré. Juste derrière le musée du Louvre, on trouve dans ce bureau de tabac un assortiment d’accessoires pour fumeurs, ainsi qu’une cave à cigares fermée au fond du magasin. Pipes de toutes marques, cendriers Havana Club, coupe-cigares, briquets, ainsi que de belles boîtes à cigares en bois. On trouve également des articles de maroquinerie, comme les poches à cigares Davidoff. Quant à la cave à cigares, elle est accessible en compagnie d’un vendeur.
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Arrivé au bord de la Place Colette, différentes artères se présentent, ainsi qu’une belle place :
 
La Place André Malraux et ses fontainesLa Fontaine André Malraux
La place André Malraux, du nom du ministre de la Culture du Général De Gaulle se trouve à l’extrémité de la rue de Richelieu et de l’avenue de l’Opéra, ainsi que le long de la rue Saint-Honoré. Elle est ainsi divisée en deux parties qui sont séparées par l’avenue de l’Opéra. On y trouve deux jolies fontaines, une faisant face à la Comédie Française et l’autre à la rue Saint-Honoré. Cette place avait été créée sous Napoléon III sous le nom de place du Théâtre-Français avant d’obtenir sa nouvelle dénomination en 1977.
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Sur la droite :
Le cadran solaire de la rue de Richelieu La rue de Richelieu
Dans l’une des premières maisons (au 15) construites en 1634, lors de l’ouverture de cette rue, se trouve, dans la cour, un cadran solaire vertical déclinant de l’après-midi, qui date vraisemblablement du XVIIIème siècle. Cette maison porte, à l’extérieur, une plaque indiquant au Jeanne d’Arc aurait été blessée ici en voulant délivrer Paris en 1429. D’ailleurs une école privée portant le nom de Jeanne-d’Arc se situe dans la cour. Sous le cadran, une mosaïque moderne représente l’héroïne au combat.
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En remontant la rue de Richelieu on atteint sur la gauche :
 
La Fontaine MolièreLa Fontaine Molière
Molière expira un soir de 1673 dans la maison située au 40 de la rue de Richelieu. Jusqu'en 1838, une fontaine appelée fontaine Richelieu occupait ce lieu. Comme elle gênait la circulation elle fut détruite. À l'initiative de Joseph Régnier qui était sociétaire de la Comédie-Française une nouvelle fontaine fut projetée. Construite un peu en retrait, elle sera aussi un monument en hommage à Molière. Ce fut pour l'occasion la première souscription nationale pour un monument commémoratif dédié à une personnalité de la vie civile. Édifiée en 1844, la fontaine est l'œuvre de plusieurs sculpteurs sous la direction de l'architecte Louis Tullius Joachim Visconti qui réalisa aussi la fontaine de la place Saint-Sulpice. La statue principale en bronze, trônant sous un portique à fronton imposant, représente Molière assis et est due au sculpteur Bernard-Gabriel Seure (1795-1875), et réalisée par la fonderie Eck et Durand . Deux femmes en marbre, la Comédie sérieuse et la Comédie légère sont disposées en contrebas de chaque côté et sont l'œuvre de Jean-Jacques Pradier (1792-1852), elles tiennent chacune un parchemin où sont listées les œuvres du grand dramaturge. Au niveau inférieur des mascarons à de têtes de lions crachent l'eau dans une vasque semi-circulaire.
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Revenir vers l’Avenue de l’Opéra par la rue Molière que l’on prend à gauche après être passé devant la fontaine.
Donc, la seconde artère importante, avec en ligne de mire l’Opéra, est :
 
L'Avenue de l'Opéra L’avenue de l’Opéra
Cette avenue a été ouverte en trois fois, en 1864, 1867 et 1876. Elle s’est appelée Napoléon jusqu’en 1873. Son ouverture fait disparaître les vestiges de la butte Saint-Roch, jadis à l’emplacement du carrefour actuel des rues des Pyramides et Thérèse avec l’avenue. Elle mesure 698 mètres. Elle relie la Place de l’Opéra à la Place André Malraux, carrefour avec les rues de Richelieu et Saint Honoré. Elle commence dans le premier arrondissement et se termine dans le second.
Au 22, Bouruet-Aubertot ouvrit un commerce de toiles connu, à partir de 1847, sous le nom de Gagne-Petit. Après avoir été un bureau de poste, c’est aujourd’hui une succursale de Monoprix. Façade remarquable.
Au 26, ancien emplacement du magasin des nouveautés « A la ville d’Amiens » fondé en 1830 au Palais-Royal.
Au 49 ancien Splendid-Hôtel qu’occupa le Cercle militaire depuis son inauguration par le général Boulanger le 1er juillet 1886 jusqu’à son transfert place Saint-Augustin en 1927.
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Avec une boutique ancienne au 10 :
 
La boutique AntoineLa boutique "Antoine"
En 1745, Monsieur et Madame Antoine s'installent sur le Pont Neuf. Ce pont est le plus ancien et le plus célèbre des ponts de Paris, commencé en 1578 et terminé en 1606, il marque une date dans l'histoire des ponts de la capitale; sa largeur pour l'époque étonne tout le monde, on y aménage des "trottoirs" qui sont les premiers trottoirs en pierre de Paris. Les boutiques en plein vent, les bateleurs, camelots et chansonniers offrent une attraction populaire permanente. Sur cette principale artère de Paris, Monsieur et Madame Antoine ont l'idée de louer des parapluies pour la traversée du Pont, les jours de pluie et de soleil. C'est le début d'une longue histoire commerciale qui résistera aux guerres et aux révolutions. En 1760 Antoine quitte le Pont-Neuf et s'installe dans un endroit à la mode, le Palais-Royal, qui résonne encore des Opéras de Lulli succédant aux représentations théâtrales de Molière. Après avoir participé durant 125 ans à la vie parisienne, donc jusqu'en 1885, il s’installe dans la récente avenue à la mode, l'avenue de l'Opéra. En 1885, un rénovateur et urbaniste, le Baron Haussmann, vient en effet de tracer les grandes voies actuelles du Paris moderne et de terminer une des plus belles avenues du monde : l'avenue de l'Opéra. Antoine ouvre ainsi une boutique au 10 de cette avenue, tout proche du nouvelle Opéra du Palais-Royal, de la Comédie Française et des Tuileries.
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La troisième artère importante est la rue Saint-Honoré, déjà évoquée.
Le circuit est terminé.
Revenir Place Colette après ces escapades pour retrouver le métro Palais Royal et les bus
Bus : 21/27/39/48/67/68/81/95 arrêt Palais-Royal - Comédie Française
21/81 arrêt Saint-Honoré – Valois
21/48/69/72/81 arrêt Palais-Royal – Musée du Louvre
 
Liens
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2015