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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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PARCOURS PHILIPPE AUGUSTE RIVE GAUCHE
 
 
 Le parcours Philippe Auguste rive gauche
 
 
Découvrons le parcours qui suit les traces de l’enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche. Cette partie a été bâtie après celle de la rive droite, c’est-à-dire plutôt au début du XIIIème siècle.
 
 
On accède au point de départ de ce circuit en descendant à la station de métro Jussieu, puis en rejoignant la Seine par la rue des Fossés Saint-Bernard ou en prenant le bus et en descendant à Pont de la Tournelle–Cardinal Lemoine – 24 vers Saint-Lazare, sur le quai de la Tournelle. Dans l’autre sens arrêt Saint-Germain – Cardinal Lemoine sur le boulevard Saint-Germain.
 
Départ du pont de la Tournelle , au coin du Quai de la Tournelle.
 
L’enceinte de Philippe Auguste commençait sur la rive gauche de la Seine, côté amont, par une haute tour ronde analogue à la tour de Nesle, située à son extrémité aval et appelée la Tournelle. Cette tour défendit plus tard avec la tour Loriot de l’île Notre-Dame (Saint-Louis) et la tour Barbeau, sur la rive droite, élevées sous Charles V, l’entrée de Paris par la rivière. A cet effet, des chaînes de fer, supportées par des flotteurs amarrés à des pieux fichés dans la Seine, étaient tendues, quand besoin était, de la tour Barbeau à la tour Loriot et de cette dernière à la Tournelle. A proximité le restaurant la Tour d’Argent dont on peut penser qu’il se réfère à la Tournelle puisque fondé en 1582 alors que la tour du château de la Tournelle a été restaurée en 1554 et détruite en 1792.
 
L'Arche de la Bièvre Prendre la rue du Cardinal Lemoine.
 
La partie située au nord de la rue des Ecoles a été percée de 1845 à 1852 sur l’emplacement du Collège du Cardinal Lemoine.
Au 20 – Emplacement de la chapelle du collège du Cardinal Lemoine. Ce collège avait été fondé en 1302 par Jean Lemoine, qui venait d’être fait cardinal par Boniface VIII. Le collège fut fermé en 1790 et vendu en 1797. La garde municipale occupa quelques bâtiments jusqu’en 1848. La garde de l’empire y séjourna sous l’Empire, et la garde municipale y revint jusqu’en 1870.
  • Au 24 - La poste qui marque le carrefour possède un vestige de l’enceinte de Philippe Auguste composé d’une arche (de la muraille) enjambant la dérivation de la Bièvre (Visite gratuite le premier mercredi de chaque mois à 14h30). En effet, la Bièvre avait été déviée afin de permettre d’arroser les jardins de l’abbaye Saint-Victor. Le canal poursuivait ensuite son chemin jusqu’à la Seine. Lire la suite dans l’article L’Arche de la Bièvre.
  • Au 28 bis – Emplacement d’un passage supprimé vers 1895 aboutissant au 31 rue de Poissy. Le rez-de-chaussée et le sous-sol de la maison ont renfermé de 1889 à 1894, une salle de sepctacles et de concerts dite Le Paradis Latin. Lire la suite dans l’article consacré au Paradis Latin.
  • Au 30 – Emplacement du séminaire Saint-Firmin.
La partie située au sud fit d’abord partie de l’ancien chemin qui suivait l’extérieur de l’enceinte de Philippe Auguste depuis la Seine jusqu’à la place de la Contrescarpe. Le fossé situé à l’extérieur de l’enceinte fut comblé en 1684 et donna naissance aux rue des Fossés Saint-Bernard, rue des Fossés Saint-Victor, rue de la Contrescarpe Saint-Marcel. Ces deux dernières après avoir été fusionnées donnèrent naissance à la rue du Cardinal Lemoine. Voir l’article Les rues des Fossés.Les rues des Fossés
 
Traverser la rue des Ecoles et prendre en face et à droite la rue d’Arras.
Cette rue longeait intérieurement, au XIIIème siècle le rempart de Philippe Auguste d’où son nom de l’époque, la rue des Murs. Elle prit le nom d’Arras de celui du collège qu’y avait fondé, vers 1320, l’abbé de Saint-Vaast, du diocèse d’Arras, pour les pauvres écoliers de ce diocèse.
 
  • Au 9 et au 11 de cette rue subsistent des restes de l’enceinte, que l’on peut apercevoir à travers un fenêtre si l’on ne peut entrer dans la cour.
Traverser la rue Monge. Prendre en face la rue Jacques-Henri Lartigue (en escalier)
 
Jacques-Henri Lartigue (13 juin 1894 né à Courbevoie - 12 septembre 1986) est un photographe et peintre français.
Après le virage, sur la gauche, imbriqués dans l’immeuble moderne se trouve les restes d’un mur (pas de pancarte) de l’enceinte de Philippe Auguste.
Parallèlement à cette promenade, mais dans la rue du Cardinal Lemoine, on retrouve à partir de la rue des Ecoles.
  • Au 48-50 – Vestiges de l’enceinte de Philippe Auguste dans le fond de la cour de l’immeuble.
  • Au 49 - L'Hôtel Le Brun

  • Maître d’ouvrage : Charles II Le Brun, neveu du célèbre peintre.
    Architecte : Germain Boffrand 1700
    Cet hôtel, aux proportions magnifiques, est l’une des premières œuvres de Germain Boffrand. Les deux façades surmontées d’un fronton dû au sculpteur Anselme Flamen. Le fronton de la cour d’honneur est décoré des armoiries de Le Brun encadrées par deux licornes. Le fronton sur jardin met en scène une allégorie de l’Immortalité qui présente à Minerve un portrait de Le Brun.
La rue Lartigue aboutit dans la rue du Cardinal Lemoine après la caserne de pompiers.
Au bout de la rue Lartigue, tourner à droite dans la rue du Cardinal Lemoine, puis à droite dans la rue Clovis.
 
Les vestiges rue Clovis Cette partie de la rue Clovis a été percée en 1809 à travers l’ex-collège de Boncourt, dont elle recouvre l’emplacement de la chapelle.
Là, au 3 demeurent de beaux vestiges de l’enceinte dont on peut apprécier la hauteur. Elle est démunie de ses créneaux. Ce mur avait été exhaussé de trois mètres en 1356, a été déchaussé lors de l’adoucissement de la pente en 1685, d’où une double raison qui justifie sa hauteur anormale. Si on poursuit jusqu’au numéro 7, on pourra voir de l’autre côté de la grille d’entrée de l’immeuble un autre vestige du mur intérieur – côté Paris.
 
Revenir au carrefour avec la rue du Cardinal Lemoine et tourner à droite.
 
La rue du Cardinal Lemoine était autrefois la rue des Fossés Saint-Victor et la rue de l’Estrapade, la rue des Fossés Saint-Marcel.
La rue Clovis aboutit en face du Collège des Ecossais.
  • Au 65 – Le collège des Ecossais – Les Ecossais accueillis entre 1326 et 1333 au collège du Cardinal Lemoine durent aller étudier ailleurs à partir de cette dernière date. En 1662, les autorités écossaises achetèrent un immeuble situé à cet emplacement – rue des Fossés-Saint-Victor, qu’elles firent démolir pour construire ce bâtiment. Toutes les activités y furent transférées en 1665. Fermé à la Révolution, il fut restitué à l’Eglise d’Angleterre en 1806. Après avoir eu différentes focntions entre 1815 et 1918, il est désormais sous la responsabilité des Sœurs Dominicaines. En 1685, le prévôt des marchands transforma en pente douce la descente abrupte par laquelle la rue des Fossés-Saint-Victor aboutissait à la rue Saint-Victor, ce faisant il déchaussa le collège qui dut être repris en sous-œuvre. Cela eut pour conséquence de transformer en premier étage le rez-de-chaussée d’origine.
  • Au 62-64-68 – Au fond des cours de ces immeubles, mur de l’enceinte extérieure de Philippe Auguste.
Prendre la rue Thouin à droite,
 
La rue provient de la fusion en 1865 sous le nom du botaniste André Thouin (1746-1824) de la partie de la rue des Fossés-Saint-Victor comprise entre le rue du Cardinal Lemoine actuelle et la rue Mouffetard avec la rue de Fourcy, compris entre les rues de l’Estrapade et Mouffetard. Ces deux rues avaient été établies sur les fossés de l’enceinte de Philippe Auguste après leur comblement en 1685.
  • Dans la cour du 4, ainsi que dans les cours des immeubles adjacents, on peut voir des restes de l’enceinte de Philippe Auguste.Le tracé rue Thouin
En se retournant, une fois passée cette série d’immeubles et après l'église arménienne, on peut remarquer l’ensemble de la construction qui s’élargit et marque la limite de la muraille. En effet, au début les premiers immeubles sont très fins. La rectitude de l'ensemble permet de déterminer que la muraille se trouvait là, à gauche.
 
A l’intersection avec la rue Descartes, tourner à droite et aller jusqu’au numéro 47.
 
C’est à la hauteur de l’emplacement de cette maison et de celle du 50 que fut édifiée, vers 1200, la porte Bordelles de l’enceinte de Philippe Auguste. Son nom provenait de Pierre Bordelles, propriétaire de cet endroit. Cette porte, dont le plan et l’inscription se trouvent sur la façade du 50, fut appelée par la suite Bordet, puis Saint-Marcel. Cette sortie de Paris, commune aux enceintes de Philippe Auguste et de Charles V, comprenait la porte proprement dite située entre ces deux numéros et une avancée située au 9 rue Mouffetard. La porte Bordelles était composée d’un édifice flanqué de deux grosses tours rondes commandant un pont-levis suivi d’un pont en charpente avec herse. Elle a été démolie en 1683.
 
Les vestiges rue Descartes En pénétrant dans le couloir d’accès, on remarque deux cours successives. Le couloir est dallé de pierres tombales. Elles proviennent de l’ancien cimetière de l’Eglise Saint-Etienne-du-Mont. Elles portent des numéros d’ordre. Les cours sont bordées par le mur d’enceinte. Un escalier (fermé par une grille) mène au premier étage, à la crête des remparts, ancien emplacement des défenseurs. Si l’on peut s’engager dans un escalier on obtient une meilleure vue sur les ruines.
 
Revenir rue Thouin. Poursuivre à droite jusqu’à la rue de l’Estrapade, puis vers la place de l’Estrapade.
 
La rue de l’Estrapade remplace le sentier qui longea, de 1365 à 1660, le fossé de l’enceinte de Philippe Auguste depuis la porte Papale jusqu’à la rue des Bordelles (Descartes). On l’appela, après le comblement des fossés, rue des Fossés-Saint-Marcel de 1660 à 1739 puis rue de la Vieille-Estrapade jusqu’en 1881.
La place de l’Estrapade a toujours été un carrefour important. Ce fut tout d’abord le carrefour de Braque à partir de 1652, puis la place Neuve-de-Fourcy et enfin la place de l’Estrapade. L’estrapade était un supplice d’invention italienne. On le faisait subir aux déserteurs et aux voleurs. Le condamné était hissé, les maines liées derrière le dos, jusqu’au sommet d’une très haute potence d’où on le laissait brusquement tomber jusqu’à une courte distance du sol, ceci plusieurs fois de suite jusqu’à ce que les bras et jambes furent disloqués. Sur la place de l’Estrapade, à l’entrée de la rue des Postes (rue Lhomond), se trouvait, à partir de 1778, le Bureau central des Falots. Les promeneurs nocturnes trouvaient là des lanternes numérotées portées par des petits garçons qui les éclairaient dans les rues et les accompagnaient jusqu’à la porte même de leur appartement, celui-ci fût-il au dernier étage de leur maison.
 
Poursuivre tout droit par la rue des Fossés Saint Jacques.
Traverser la rue Saint-Jacques et prendre en face la rue Malebranche.Le dénivelé rue Malebranche
 
Remarquer le dénivelé de la rue Malebranche. En effet, cette rue a été ouverte en 1585 au voisinage de l’enceinte de Philippe Auguste, dont les fossés venaient d’être comblés. Elle se nomma d’abord rue Sur-le-Rempart, puis des Fossés-Saint-Michel, et finalement prit le nom d’un Dominicain dont l’ordre occupait le terrain à l’origine.
 
Prendre la rue Le Goff à droite et la rue Soufflot à gauche, la traverser une fois arrivé en bas. Traverser le boulevard Saint-Michel (à gauche) et prendre la rue Monsieur le Prince (en face à droite).
 
Remarquer le dénivelé au début de la rue Monsieur-le-Prince. En effet, cette rue longe le chemin de contrescarpe entre la porte Saint-Germain et la porte Saint-Michel. Le prince en question est le prince de Condé, propriétaire d’un hôtel voisin.
  • Au 41, on peut voir dans la cave des restes du mur d’enceinte de Philippe Auguste
Remarquer le dénivelé de la rue Antoine Dubois.
 
Aller jusqu’au carrefour de l’Odéon. Traverser le Boulevard Saint Germain. Prendre, légèrement sur la droite, la Cour du Commerce Saint-André.
 
Vestige cour du Commerce Saint-André Ce passage a été ouvert vers 1735. Un jeu de boule y était alors installé. Il se trouve sur l’emplacement du fossé de l’enceinte de Philippe Auguste, qui, entre les portes de Nesles et de Saint-Germain, longeait le côté est des rues Mazarine et de l’Ancienne-Comédie. Le fossé a été comblé en 1582.
Au bout de la Cour du Commerce Saint-André, prendre sur quelques mètres la rue Saint-André des Arts vers la droite, puis immédiatement la rue Mazet à gauche.
 
Cette rue correspond à l’ancien chemin de ronde suivant intérieurement le rempart de Philippe Auguste entre les portes de Buci et Dauphine. Lire l’article consacré à La Porte de Buci.
 
Au bout de la rue Mazet, remarquer la plaque du 44 rue Dauphine et prendre la rue Dauphine vers la Seine jusqu’au passage Dauphine, qui se trouve en face de la rue Christine.
 
La plaque apposée sur l’immeuble du 44 de la rue Dauphine, indique l’emplacement de la porte Dauphine. Lire l’article consacré à La porte Dauphine.
A proximité, dans la cour du 34, restes d’un puits et au fond de la cour, un vestige de la face intérieure d’une tour de l’enceinte de Philippe Auguste, qui se prolonge dans la cave. Ce vestige se trouve dans le cabinet d'un kinésithérapeute. Il s'agit d'une base de tour ronde, dont on retrouve la forme au niveau des toits.Vestige rue Dauphine
 
Porsuivre dans la rue Dauphine pour rejoindre le passage éponyme. Tourner à gauche dans le passage.
 
Dans ce passage, l'institut d'enseignement des langues qui se trouve sur la gauche après le orche abrite en son sein un vestige de l'enceinte.
 
Au bout de ce passage, tourner à gauche dans la rue Mazarine et entrer immédiatement à gauche dans le parking Mazarine. Prendre le couloir pour piétons et descendre au premier sous-sol. Aller jusqu'au fond du couloir et pousser la porte pour pénétrer dans le parking.
 
Ce parking conserve curieusement sur deux niveaux les restes du mur de l’enceinte, intactes. Voir l'article Les restes de l’enceinte rue Mazarine.
En ressortant, on peut voir au 35 de cette rue, la face arrière de la tour visible au 34 de la rue Dauphine.
 
Reprendre la rue Mazarine vers la droite jusqu’à l’intersection avec la rue Guénégaud et la prendre à droite.
 
Vestige rue Guénégaud Dans la rue Guénégaud, pénétrer dans la cour du 27 pour admirer les restes de l’enceinte inclus dans une véranda moderne habitée par les Editions Gallimard.
 
Au bout tourner à gauche sur le quai Conti. Passer l’Hôtel de la Monnaie et pénétrer dans l’impasse Conti sur la gauche. Aller jusqu'au fond de l'impasse.
En levant les yeux on peut voir un très beau mur qui représente les restes de l’enceinte de Philippe Auguste.
En revenant sur la petite place où trône la statue de Condorcet, on peut remarquer dans le coin droit (dos à la Seine), le long du Palais de l’Institut, un plaque rappelant qu’ici se trouvait la Tour de Nesles, qui avait la même fonction que celle de la Tournelle en amont. Elle était reliée par une chaîne durant la nuit à la Tour du coin qui occupait son pendant sur l’autre rive, à côté du Louvre. Lire l’article La tour de Nesles.
 
Emplacement des portes
  •     La porte Saint-Germain (renommée porte de Buci en 1352) (rue Saint-André-des-Arts, près de la rue Dauphine)
  •     La porte Gibard (boulevard Saint-Michel et de la rue Monsieur-le-Prince)
  •     La porte Saint-Jacques (rue Saint-Jacques vers le Sud (Chartres, Orléans), à l'angle de la rue Soufflot)
  •     La porte Bordet (rue Descartes, près de la rue Thouin)
  •     La porte Saint-Victor vers l'Est (rue des Écoles, près de la rue du Cardinal-Lemoine)
En 1420 fut aménagée une nouvelle porte en direction de Saint-Germain-des-Prés reprenant le nom de l'ancienne porte plus au nord:
  •     La porte des Cordeliers porte de Buci (à l'angle de la rue Monsieur le Prince et de la rue Dupuytren)
Enfin, à la fin du xiiie siècle, une poterne fut aménagée à l'est de la porte Saint-Jacques :
  •     La porte Papale porte Sainte-Geneviève (à l'extrémité de l'actuelle rue d'Ulm)
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Connaissance du vieux Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2009/2015