Aide à la recherche / Circuits Touristiques

 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".
Cliquer sur un lien pour accéder à l'article.
 

SUR LES GRANDS BOULEVARDS
 
 
Les Grands boulevards
 

Promenade sur les Grands Boulevards – Durée 2 heures environ.
 
Les Grands Boulevards désignent les boulevards parisiens par excellence. Ils se situent sur la rive droite, en lieu et place des anciennes fortifications de Charles V et de Louis XIII.
 
 
Les Grands Boulevards sont constitués aujourd’hui (exhaustivement) par les boulevards Beaumarchais, des Filles-du-Calvaire, du Temple, Saint-Martin, Saint-Denis, de Bonne-Nouvelle, Poissonnière, Montmartre, des Italiens, des Capucines et de la Madeleine. La seconde enceinte construite autour de Paris était celle de Charles V construite de 1370 à 1382. Elle allait de la porte Saint-Antoine sur l’actuelle place de la Bastille à la porte Saint-Denis puis au Louvre. Dans la partie nord-ouest, elle avait été remplacée par l'enceinte de Louis XIII construite de 1633 à 1636 et allant de la porte Saint-Denis à la porte Saint-Honoré (place de la Madeleine actuelle). Vers 1660, ces fortifications sont en mauvais état et devenues inutiles après les victoires de Louis XIV. Les murailles sont rasées et les fossés comblés. Sur la chaussée nouvellement créée, quatre voitures peuvent rouler de front et des contre-allées sont plantées d'une double rangée d'arbres. Certaines portes fortifiées sont remplacées par des arcs de triomphe. C'est le « Nouveau Cours » construit de 1668 à 1705 sous Louis XIV par l’architecte Pierre Bullet. Dans la partie ouest, la noblesse et la finance font construire de magnifiques hôtels dans les quartiers attenants. Par contre, dans la partie est, ce sont des attractions populaires (théâtres, bals, acrobates, restaurants…) qui s'implantent. La chaussée est pavée en 1778. L'éclairage au gaz fait son apparition en 1817 dans le passage des Panoramas et s'étend au boulevard en 1826. Le premier omnibus à cheval « Madeleine-Bastille » se met en place le 30 janvier 1828. Les Parisiens en font un lieu de promenade dont le succès persiste à travers les siècles et les transformations urbaines. Le Bel-Ami de Maupassant déambulait sur les boulevards en quête de plaisirs et, dans les années 1950, c'est encore sur les boulevards que Fred Astaire ressentait le mieux le plaisir d’être à Paris dans Funny Face. Au xxe siècle, surtout dans la partie ouest, de nombreux cafés et restaurants sont remplacés par des immeubles de bureau ou des sièges de sociétés. Le percement d’autres axes de grande capacité (boulevard Richard-Lenoir, boulevard Haussmann, avenue de la République…) a pourtant réduit la lisibilité dans la topographie parisienne de l’ancienne enceinte de Louis XIII. La notion de « Grands Boulevards » est devenue un peu plus floue. De nombreux Parisiens y incluront sans doute spontanément le boulevard Haussmann, parce que les vitrines des grands magasins qui attirent les promeneurs conviennent bien à l’esprit boulevardier.
 
Comment s’y rendre
Suivre les boulevards depuis la station de métro Bastille (lignes 1, 5, 8) en prenant le boulevard Beaumarchais, ou débuter depuis la station de métro Madeleine (lignes 8, 12, 14) le boulevard de la Madeleine.
 
Arrêts de bus sur le trajet :
 
Sur le boulevard Beaumarchais :
Bastille-Beaumarchais 20/29/65
Pasteur-Wagner 20/29/65/69
Beaumarchais 69
Saint-Gilles Chemin-Vert 20/29/65
Saint-Claude 65
 
Sur le boulevard des Filles-du-Calvaire :
Oberkampf-Filles du Calvaire 20/65/96
 
Sur le boulevard du Temple :
Jean-Pierre Timbaud 20/65
 
Place de la République :
République-Temple 20/56/65
 
Sur le boulevard Saint-Martin :
Porte Saint-Martin 20
 
Sur le boulevard Saint-Denis :
Porte Saint-Denis 20
 
Sur le boulevard Bonne-Nouvelle :
Porte Saint-Denis 20/39
Poissonnière-Bonne-Nouvelle 20/39/48
 
Sur le boulevard Poissonnière :
Poissonnière-Bonne Nouvelle 20/39/48
 
Sur le boulevard Montmartre :
Grands Boulevards 20/39/48
 
Sur le boulevard des Italiens :
Richelieu-Drouot 20
Choiseul 20
 
Sur le boulevard des Capucines :
Opéra-rue de la Paix 56
Capucines-Caumartin 42/52
 
Sur le boulevard de la Madeleine :
Madeleine 42/52
 
Le boulrvard Beaumarchais PARIS III, IV et XI – LE BOULEVARD BEAUMARCHAIS
 
Métro : Bastille (1/5/8) – Chemin-Vert (8) – Saint-Sébastien-Froissart (8)
 
Ce boulevard fait partie des Cours, formés en 1670, lors de la démolition de l’enceinte de Charles V. Dès sa création, ce boulevard fut une promenade agréable avec ses deux rangées de grands arbres sur chacun de ses côtés. Celui-ci était flanqué entre la place de la Bastille et la rue Pasteur, d’un grand bastion triangulaire dont la rue Saint-Sabin marque les deux autres côtés. Désaffecté et planté d’arbres, cet ancien bastion constituait un bel épanouissement du Cours et portait le nom de Grand Boulevard de la Porte-Saint-Antoine.
 
1 - On trouve actuellement un bâtiment de style 1880 qui a été construit sur les ruines d'un immeuble entièrement incendié entre 1870 et 1871 et qui abritait à l'époque le restaurant "Aux Quatre Sergents de la Rochelle".
2 - On trouve un édicule Guimard permettant l'accès à la station de métro Bastille qui se trouvait anciennement rue de Lyon et fut déplacé lors de la construction de l'Opéra Bastille. Il est classé depuis 1978 aux monuments historiques.
4 – Il y a le cinéma MK2 Bastille. L'immeuble est filmé en 1960 dans le film Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol, à l'époque on y trouvait un restaurant où l'on servait en particulier des hamburgers, parmi les premiers à Paris.
10 - On trouvait une salle de spectacle et de bal, la Comédie de l’Epoque. Cet établissement fut acheté par Ernest Pacra (1852-1925) et en 1925, sa veuve rebaptise le lieu Concert Pacra. L’immeuble fut démoli pour y construire des habitations en 1972.
23 - Abrite la façade de l'Hôtel de Sagonne (ou hôtel Mansart – construit en 1674/1685 pour lui-même) avec son jardin. L'hôtel de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, à qui le boulevard est aujourd'hui dédié, était situé à l'angle du boulevard Richard-Lenoir et du boulevard Beaumarchais.
28 -  On trouve la boulangerie-pâtisserie Beaumarchais classée aux monuments historiques. Voir l'article portant sur "La boulangerie Beaumarchais".
96 - Jean-François Heidenreich a habité cet immeuble.
99 - Et au 1 rue Saint-Claude. Hôtel de Cagliostro.
113 - Et 1 rue du Pont-aux-Choux. Maison construite en 1773. Bâtiment inscrit depuis 1925 auxmonuments historiques.
 
On coupe le Passage Saint-Sébastien à droite et la rue Froissart à gauche.
 
PARIS III et XI – LE BOULEVARD DES FILLES-DU-CALVAIRELes Grands boulevards
 
Métro : Saint-Sébastien-Froissart (8) - Filles du Calvaire (8)
 
Comme ses voisins, il fit partie des aménagements de l’enceinte Charles V à partir de 1670. Il était orné de deux rangées d’arbres sur chaque côté. Les jardins du couvent des Filles du Calvaire, d’où son nom, s’étendaient jusqu’à lui.
 
PARIS III et XI – LE BOULEVARD DU TEMPLE
 
Métro : Filles du Calvaire (8) – République (3,5,8,9,11)
 
Les Grands boulevards Ce boulevard est le reliquat du vieux boulevard du Temple, long de 527 mètres, dont le tracé était fort infléchi vers le nord. Il avait été tracé de 1656 à 1705 et planté, à cette dernière date, de cinq rangées de grands arbres, trois au nord, deux au sud, séparées par une large allée. Il devient rapidement la promenade à la mode chère aux oisifs. Aussi les pâtissiers et les cabaretiers installèrent leurs tréteaux. Au siècle suivant, les baraques de toile, puis de bois, furent remplacées par des théâtres dont le style de pièces jouées détermina le nom du boulevard en « boulevard du crime ».
 
22 – 48 – Vieilles maisons.
Ces maisons partent en biais vers la droite pour se terminer en cul-de-sac. On trouvait ici, dans les anciennes fortifications, un bastion.
33 – Maison où habitait l’aviateur Nungesser lorsqu’il tente avec l’aviateur Coli, la traversée de l‘Atlantique, le 7 mai 1927.
37/39 – Façades.
41 – Théâtre Déjazet. En 1859, Mlle Déjazet obtint pour son fils, Eugène Déjazet, cet ancien théâtre où Victorien Sardou débuta comme auteur. En septembre 1871, Eugène vendit le théâtre car il n’avait pas fait fortune. Il prit son nom actuel en 1881.
42 – A été habité par Gustave Flaubert en 1870.
 
Traversons la Place de la République
 
La statue de la République
La république est honorée par une statue installée sur la place éponyme autrefois dénommée Place du Château d’eau. Cette place correspond au bastion de la porte du Temple, dans l'enceinte de Charles V qui date du XIVème siècle. Ornée en 1811 d'une fontaine dite du Château-d'Eau, dessinée par Girard, elle prit sa physionomie actuelle sous le Second Empire, avec le percement du boulevard de Magenta, de celui des Amandiers (devenu avenue de la République) et du boulevard du Prince-Eugène, aujourd'hui dédié à Voltaire. Une grande partie des théâtres du boulevard du Temple furent alors rasés. Notamment le Théâtre-Historique ou Théâtre-Lyrique fondé par Alexandre Dumas le20 février 1847 et disparu le 20 décembre 1850.
Voir l'article portant sur La Place de la République
 
PARIS III et X – LE BOULEVARD SAINT-MARTINLes Grands boulevards
 
Métro : République (3,5,8,9,11)
 
La formation de ce boulevard date de l’ordonnance du 7 juin 1670 prescrivant la démolition de l’enceinte de Charles V et son remplacement par un large boulevard planté de nombreuses rangées d’arbres. Ce Nouveau Cours fut commencé aussitôt : il allait alors de la rue du Temple à la rue Saint-Martin. Le voisinage de cette dernière rue lui donna son nom. Le nivellement de la chaussée effectué en 1850 a donné naissance aux deux trottoirs actuels formant terrasse : la formation en 1856-1865, de la place de la République a amputé son côté pair de toute sa partie comprise entre la rue du Temple et le numéro 2 actuel.
 
1 - Le Caveau de la République, célèbre cabaret fondé en 1901 sur l'emplacement de la ferme de la Vacherie.
Le Caveau de la République est un célèbre cabaret parisien situé 1 boulevard Saint-Martin. Il a été créé en 1901 par Charles Bouvet en s'inspirant des goguettes, la plus célèbre étant la société du Caveau créée en 1729 par Gallet, Collé et Piron. Sur son emplacement se trouvait auparavant la ferme de la Vacherie. Ancêtre des cafés-théâtres de Paris, le Caveau de la République est d'abord réservé à la chanson satirique. Pendant l'entre-deux guerres, Raymond Souplex, René Dorin ou Pierre Dac y débutent. À la Libération, il accueille Anne-Marie Carrière, Maurice Horgues, Sim, les Frères ennemis, Maurice Biraud mais aussi les débuts de chanteurs comme Enrico Macias. Parmi les autres noms qui s'inscrivent dans l'histoire de ce lieu, figurent Edmond Meunier, André Rochel, Martial Carré, Jean Valton, Robert Rocca, Patrick Raynal, Pierre Douglas, ou encore la pianiste-compositrice Gaby Verlor. Le Caveau de la République est réputé pour son esprit frondeur à l'égard des personnalités de la politique française et pour avoir lancé beaucoup d'humoristes et imitateurs. On peut citer Jean Roucas, Patrick Sébastien, Éric Blanc, Laurent Ruquier. Sa salle de 450 places a été rénovée en 1992.
 
Le boulevard s’élargit sur la droite et la rue René Boulanger occupe la partie droite de la zone non construite. Cet endroit se nomme la Place Johann Strauss. Ceci s’explique par le fait qu’autrefois se trouvait ici un bastion de l’enceinte. On y trouve deux statues :
 
La statue du Baron Taylor
Le baron Isidore Justin Séverin Taylor (1789-1879) voit son buste représenté sur le boulevard Saint-Martin à l’initiative de différentes associations liées à l’industrie artistique. Le baron Taylor, né à Bruxelles le 5 août 1789 et mort à Paris le 6 septembre 1879, est un auteur dramatique, précurseur du mouvement romantique, homme d'art et philanthrope français. Destiné à la carrière militaire, Isidore Taylor prépare l'École polytechnique mais abandonne rapidement ses études. Il voyage beaucoup en Europe et surtout en France. En 1818, il rédige, avec Charles Nodier, une série de volumes sur différentes régions françaises, intitulée Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, qui constitue le premier catalogue sérieux des richesses du patrimoine français. Dans les années 1820, il écrit ou traduit de nombreuses pièces de théâtre. En 1821, il est un des créateurs du théâtre Panorama-Dramatique dont il obtint le privilège auprès du Roi pour Allaux. Il en fut un des administrateurs pendant les 2 ans que ce théâtre survécut. Il écrit dans les journaux et les revues de critique d'art. Il est commissaire royal au Théâtre-Français de 1825 à 1830 et de 1831 à 1838. À l'occasion de son sacrement en 1825, Charles X le fait baron. Romantique convaincu, il prend une part active à la « campagne des Hugolâtres » et profite de ses fonctions pour mettre à la scène Henri III et sa cour d'Alexandre Dumas puis Hernani de Victor Hugo. Lorsque Le Roi s'amuse est interdit en 1832, Hugo intente un procès au Théâtre-Français en espérant garder l'amitié de Taylor. En 1829, il commence à faire transporter à Paris, place de la Concorde, l'obélisque de Louxor dont il avait proposé l'acquisition en 1828, mais la révolution de 1830 arrête l'opération. En 1838, il est nommé inspecteur général des Beaux-Arts. Il est chargé par Louis-Philippe en 1835 d'acquérir des tableaux en Espagne, qui permettent l'ouverture de la Galerie espagnole du musée du Louvre en 1838.
   
La statue de Johann Strauss
Le buste du compositeur et musicien autrichien Johann Strauss (1825-1899) se trouve sur la place éponyme, le long du boulevard Saint-Martin. Cette statue a été offerte par l’association Johann Strauss en 1980.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Statues diverses et Les statues du 10ème arrondissement.
 
Du fait de l’origine du boulevard, celui-ci s’élève alors des deux côtés et la circulation s’effectue en tranchée.
 
29 - Georges Méliès est né au numéro 29.
Né ici (29 boulevard Saint-Martin) le 8 décembre 1861, Georges Méliès, fasciné dans son enfance par le théâtre tout proche de Robert Houdin, devient un illusionniste et prestidigitateur réputé. Enthousiasmé par l’avenir des images animées avant les frères Lumière eux-mêmes, il se fait construire le premier studio de l’histoire du cinéma, une sorte de hangar de dix-sept mètres sur sept, dans son jardin de Montreuil. Sa « Partie de cartes » date de 1896. Il réalise alors plus d’une centaine de films, dont le celèbre « Voyage dans la lune », ancêtre de la science-fiction, long de seize minutes.Inventeur de trucages sophistiqués, Méliès innove par l’irruption du merveilleux et du fantastique. Il s’occupe lui-même de tout et fonde une maison de production, Star Films. Ruiné par la guerre et l’explosion foraine du cinéma, il abandonne tout pour ouvrir un magasin de jouets près de la gare Montparnasse. Redécouvert en 1929, Méliès est président d’honneur de la Cinémathèque, fondée par Langlois, de 1936 à sa mort, en 1938.
 
Plus loin, sur le trottoir de droite on atteint :
 
16 - Théâtre de la Porte-Saint-Martin, inscrit monument historique.
Le Théâtre de la Porte Saint-Martin fut construit en 1781 sur les plans de l’architecte Nicolas Lenoir (1726-1810), dit Lenoir le Romain, pour recevoir l’Opéra alors situé au Palais-Royal et qui avait été détruit par un incendie. La salle ne prit réellement de l’importance qu’en 1830, en devenant l’une des scènes principales du théâtre romantique. Les décors sont alors l’œuvre de Séchan (1803-1874), Dieterle (1811-1889) et Desplechin (1802-1870). Le bâtiment montrait un avant-corps saillant décoré de huit cariatides adossées aux piliers encadrant les portes d’entrée du théâtre et présentait en partie haute, barrant la façade, un bas-relief représentant le Triomphe des arts et quatre bustes de musiciens et librettistes (Quinault, Rameau, Lulli et Glück), évoquant le lien de la salle avec la musique. Le théâtre, incendié sous la Commune, fut reconstruit en 1873 par l’architecte Oscar de la Chardonnière (mort en 1881) qui demanda au sculpteur Jacques-Hyacinthe Chevalier (1825-1895) le nouveau décor de la façade. L’artiste devait exécuter, au long de sa carrière, un nombre important d’œuvres pour les théâtres parisiens. Il livre ici en ensemble de masques, têtes, portraits en médaillon et figures de fronton symbolisant, tout à tour, la Tragédie, le Drame et la Comédie, tandis que les quatre solides figures d’atlantes placées au rez-de-chaussée, donnent une note solennelle aux entrées du théâtre.
 
20 - Théâtre de la Renaissance, classé monument historique.
Créé en 1838, à l’initiative de Victor Hugo et Alexandre Dumas, le théâtre de la Renaissance, alors installé salle Ventadour, fut la première salle de la capitale entièrement consacrée au drame romantique. La salle actuelle, élevée à l’emplacement du restaurant Delfieux incendié sous la Commune, fut confiée à Charles de Lalande (mort en 1887) qui devait donner par la suite une nouvelle façade au théâtre du Gymnase. L’architecte semble s’être souvenu ici de certains modèles palladiens. Quatre couple des cariatides, les torses nus et paraissant introduire aux plaisirs de la salle, supportent le balcon du premier étage. Sculptées par Carrier-Belleuse (1824-1887), elles démontrent le talent de l’artiste rendu célèbre par les torchères du grand escalier de l’Opéra. Passé maître dans l’art du décor, l’artiste multiplia ces figures d’architecture au style très personnel échappant à la monotonie, comme le montrent les vingt-quatre cariatides engaînées de la cour intérieure du Tribunal de Commerce. Les couples féminins de théâtre de la Renaissance rompent avec la tradition et semblent anticiper les changements de registre d’une salle qui s’éloignera rapidement du genre dramatique pour se consacrer aux opérettes de Charles Lecocq.
 
33 - Porte Saint-Martin, classée monument historique.
 
On coupe la rue du Faubourg Saint-Martin à droite et la rue Saint-Martin à gauche.
 
Les Grands boulevards PARIS II et X – LE BOULEVARD SAINT-DENIS
 
Métro : Strasbourg-Saint-Denis (4/8/9)
 
Ce boulevard fait partie de ceux dont la formation avait été prescrite, en 1676, sur l’emplacement du fossé du rempart de Charles V. Son nom, remplacé par celui de Franciade pendant la Révolution, luis vient du voisinage de la rue Saint-Denis. L’alignement et le nivellement de son côté nord a absorbé, vers 1846, la rue Neuve-d’Orléans, du XVIème siècle, qui, plus basse que le boulevard, en était séparée par un mur de soutènement. Elle lui était parallèle et reliait les portes Saint-Martin et Saint-Denis. L’architecte Ledoux y eut ses bureaux. Cette rue est la cause de l’élargissement du trottoir nord du boulevard Saint-Denis.
 
4 – Restaurant « Le Plomb du Cantal » avec ses spécialités auvergnates.
6 – Bel immeuble orné de tête en mascarons.
7 – Sculpture de façade au quatrième étage.
 
24 - Porte Saint-Denis, classée monument historique.
La porte Saint-Denis est un arc de triomphe construit en 1672 par l'architecte François Blondel à la gloire de Louis XIV. C'est un des monuments les plus représentatifs de l'art officiel de son époque, qui est présenté dans toutes les anthologies. La porte Saint-Denis se trouve au croisement de l'axe Saint-Denis (rue Saint-Denis au sud et rue du Faubourg-Saint-Denis au nord) et des Grands Boulevards (boulevard de Bonne-Nouvelle à l’ouest et boulevard Saint-Denis à l’est). La porte Saint-Denis est un arc de triomphe inspiré de l'arc de Titus à Rome. Auguste Choisy, dans son "Histoire de l'architecture" donne la composition de la Porte Saint-Denis, basée sur la division par deux et par trois d'un carré. Le monument mesure 24,65 mètres de largeur, 25 mètres de hauteur, 5 mètres d'épaisseur. L'arcade a 15,35 mètres sous clef et 8 mètres d'ouverture ; les petites portes font 3,30 mètres sur 1,70.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Monuments.
 
Poursuivre sur le trottoir de droite vers le boulevard de Bonne-Nouvelle.
On coupe la rue du Faubourg Saint-Denis à droite et la rue Saint-Denis à gauche.
 
Les Grands boulevards PARIS II et X – LE BOULEVARD DE BONNE-NOUVELLE
 
Métro : Strasbourg-Saint-Denis (4/8/9) – Bonne-Nouvelle (8/9)
 
Ce boulevard a également vu sa construction prescrite en 1676. Il a été aménagé et appelé du nom de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Il longeait, sur toute la longueur de son côté sud, le revers de la butte de Ville-Neuve-les-Gravois qu’il traversait en tranchée. Cette butte fut en partie découronnée en 1709. 15000 ouvriers furent employés à l’aplanir, ainsi que le boulevard, travail qui avait surtout pour but d’occuper les chômeurs et de remédier aux tristes conséquences de ce terrible hiver de janvier 1709 où, à Paris, la température tomba à -21° et où la disette demeura terrible. Du côté nord, le boulevard longeait une petite rue, en arc de cercle, située en contrebas, la rue Basse-Porte-Saint-Denis. Le boulevard de Bonne-Nouvelle a absorbé, en 1832, ladite rue, ce qui lui a valu son élargissement actuel à cet endroit et la courbure qu’il présente de part et d’autre de la rue d’Hauteville.
 
11 – De la fin du XVIIIème siècle. Hautes fenêtres en arcade à fronton sculpté, mansardes.
 
A droite, la rue d’Hauteville et à gauche la rue de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle.
La rue Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, en escalier et la rue d’Hauteville avec son fort dénivelé confirment l’origine des Grands Boulevards.
 
21 – Construit à la fin du XVIIIème siècle, avec des pierres provenant des démolitions de la prison de la Bastille et de l’église Saint-Paul-des-Champs. Fenêtres, ferronneries.
 
28 – Musée du Chocolat.
Le musée gourmand du chocolat - Choco-Story vous fait découvrir les secrets du chocolat et ses 4000 ans d'histoire, depuis les Olmèques jusqu'à notre civilisation. Le musée se répartit sur 750 m² et trois niveaux, avec plus de 1000 objets de collection. Outre l'aspect historique, sont présentées les techniques modernes de fabrication du chocolat et l’on découvre ou redécouvre les arômes gourmands du cacao.
 
38 – Théâtre du Gymnase – Marie Bell.
Situé à l’emplacement de l’ancien cimetière de la paroisse de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle dont le terrain fut vendu en 1796. Les architectes Rougevin et Guerchy édifièrent à la place une salle de théatre, le Gymnase-Dramatique qui fut inaugurée le 23 décembre 1820. Ce ne devait être qu’un théâtre d’élèves jouant des pièces en un acte. Rapidement furent présentés des vaudevilles et des pièces en deux ou trois actes. En 1824, il prit le nom de théâtre de Madame. Scribe en devint son principal auteur. Après la Révolution de 1830, il reprit le nom de Gymnase-Dramatique. La salle fut refaite en 1850, puis de nouveau en 1880 et sa façade actuelle date de 1887. A partir de 1939, le Gymnase permet la création de nombreuses œuvres de Marcel Pagnol, Jean Cocteau, Marc-Gilbert Sauvajon, Sacha Guitry, Félicien Marceau et Jean Genet. La tragédienne Marie Bell prend la direction en 1962 ; elle interprète notamment une Phèdre particulièrement marquante. Elle dirige le théâtre jusqu'à son décès le 15 août 1985. Il porte désormais le nom de théâtre du Gymnase – Marie Bell.
 
40 – Théâtre Comedia.
 
 
On coupe la rue du Faubourg Poissonnière à droite et la rue Poissonnière à gauche.
 
PARIS II et IX LE BOULEVARD POISSONNIERELes Grands boulevards
 
Métro Bonne-Nouvelle (8/9) – Grands Boulevards (8/9)
 
Ouvert de 1680 à 1685, il doit son nom à la rue Poissonnière où il commence. Deux chemins venant de Paris y aboutissaient à la fin du XVIIème siècle, le Sentier et la ruelle Saint-Fiacre, tous deux mal famés, notamment la ruelle qu’on dut, en 1699, fermer par une grille à ses débouchés sur le Nouveau-Cours et sur la rue des Jeux-Neufs (Jeuneurs). La majeure partie du boulevard comprise entre la ruelle Saint-Fiacre et la rue Montmartre longeait les jardins de l’hôtel d’Uzès ouvrant sur la rue Montmartre au 172.
 
1 - Le cinéma Le Grand Rex avec 6 salles de 100 à 500 places et une très grande salle de 2.700 places. Le Rex Club jouxte le cinéma.
Le Grand Rex est une salle de cinéma parisienne située au 1 boulevard Poissonnière. Ce géant peut accueillir plus de 2700 personnes dans sa configuration actuelle et affiche, encore aujourd'hui, une fréquentation de 1,25 million de visiteurs annuels. Jacques Haïk, riche producteur et distributeur dans le cinéma, est propriétaire de l'Olympia à l'époque. Il se lance dans la construction d'une salle de cinéma complètement extravagante: une salle qui pourrait accueillir plus de 5000 spectateurs sur une superficie de 2000 m², avec un plafond culminant à plus de 30 mètres, représentant une voûte étoilée. Ses concepteurs en sont, l'architecte Auguste Bluysen et l'ingénieur John Emerson. Tous les rêves de ce visionnaire seront réalisés, à l'exception du nombre de places, qu'il a fallu ramener à 3 300 à l'origine. Le cinéma est surtout connu pour sa décoration intérieure. La grande salle a été décorée d’une ville «méditerranéo-antique» en relief, situé en plein air avec ses parois colorées restituant l'ambiance Art déco des villas de la «French Riviera». En 1988, le Grand Rex s'offre le plus grand écran de France (à l’époque), le «Grand Large», 21 mètres de long sur 11 de hauteur.
 
8 - Là se tenait le siège social du journal l'Humanité (jusqu'en 1989), Il faillit brûler en 1956 lors d'une manifestation anticommuniste suite aux événements de Hongrie (3 morts).
11 - se tenait la salle de l'ABC, inaugurée en 1935 elle vit se produire Georgius, Marie Dubas, Charles Trenet... en 1965 elle se transforme en cinéma et ferme en 1981.
14 - À cette adresse s'installe de 1849 à 1850, le photographe anglais Warren-Thompson. Au 14 se tenait le cinéma Midi-Minuit, une salle magnifique que ce soit par son aspect extérieur, son hall et sa grande salle avec promenoir. Spécialisé d'abord dans le cinéma fantastique, puis dans les nudités et les films érotiques, puis dans le cinéma porno. Racheté par la banque voisine, il est aujourd'hui gommé de l'histoire de Paris comme s'il n'avait jamais existé.
 
17/19 – Hôtel de Méricourt construit en 1757. Cet hôtel fut appelé, de la fin du second Empire à 1906, « l’hôtel mystérieux », tous les volets de ses fenêtres étant clos en permanence alors que l’immeuble était occupé. Cela attira une visite de la police. La raison en était dû à ce que sa propriétaire, Madame de Provigny, ayant perdu, en 1863, son mari des suites d’une chute de cheval, s’y claquemura jusqu’à sa mort, en 1906. Fenêtre du milieu. Façade du début du XIXème siècle.
21 – Hôtel contemporain du précédent. Fenêtres du premier étage.
 
23 - Hôtel de Nicolas de Montholon : Construit en 1785 par François Soufflot le Romain pour Nicolas de Montholon, président du parlement de Normandie, dont une rue porte son nom. Il en confia l'étude à Lequeu qui s'inspira de l'hôtel Benoît de Sainte-Paulle, construit en 1773 au 30 rue du Faubourg-Poissonnière par Samson-Nicolas Lenoir. La façade est en léger retrait par rapport à l'alignement pour ménager au premier étage une terrasse permettant de jouir de la verdure du boulevard. Elle est ornée d'un ordre colossal de pilastres ioniques. Malgré les dénaturations ultérieures, notamment les garde-corps en fonte ajoutés au xixe siècle, c'est l'un des seuls exemples conservés des hôtels qui se construisirent sur les boulevards parisiens avec l'hôtel Mercy-Argenteau.
 
24 - le célèbre Cinéma Max Linder Panorama, et pourquoi Max Linder ? Et bien parce que Max Linder l'a acheté en 1914. On y trouve aussi le Théâtre des Nouveautés construit en 1921.
 
26/28 - Ferronneries
27 - Frédéric Chopin y séjourne de 1831 à 1836.
32 - Emplacement où se situait le café Brébant (depuis 1865) qui accueillait auxixe siècle les écrivains naturalistes, les frères Goncourt et Huysmans notamment, autour deZola. Au-dessus, l’Hôtel Ferrand.
 
On coupe la rue du Faubourg Montmartre à droite et la rue Montmartre à gauche.
 
Les Grands boulevards PARIS II et IX – LE BOULEVARD MONTMARTRE
 
Métro : Grands Boulevards (8/9) – Richelieu-Drouot (8/9)
A partir de l’arrêt des bus « Grands Boulevards », vous pouvez suivre le circuit : Que voir autour de l’arrêt Grands-Boulevards ?
 
Ce boulevard fait partie des Nouveaux Cours dont l’ouverture, sur l’emplacement des fossés des bastions de l’enceinte de Louis XIII, avait été prescrite en 1676. Son nom est dû au voisinage de la porte Montmartre. Quoiqu’achevé en 1705, il n’était pas encore bâti en 1763. Il était à cette époque bordé de deux rangées d’arbres sur son côté nord et de trois sur son côté sud. Le théâtre des Variétés et le Passage des Panoramas sont sur l’emplacement des jardins de l’Hôtel de Montmorency-Luxembourg.
 
7 - Théâtre des Variétés. La façade et le vestibule sont classés monuments historiques depuis le 30 septembre 1974.
Construit en forme de temple grec par Cellerier sur l’emplacement du jardin de l’hôtel de Montmorency-Luxembourg, le théâtre des Variétés est inauguré le 24 juin 1807. Il se trouve au 7 boulevard Montmartre. Frederick Lemaître y triomphe en 1836 avec « Kean » d’Alexandre Dumas. Le 22 novembre 1849 y a lieu la première représentation de « La vie de Bohème » de Murger, vouée à un énorme succès. L’apogée du théatre se situe entre 1864 et 1869, quand Offenbach y donne « la Belle Helène », « Barbe Bleue », « La Grande Duchesse de Gerolstein » avec Hortense Schneider dans le rôle principal, « La Périchole », « Les Brigands ». A la fin du XIXème siècle, d’excellents acteurs, dont Réjane, y jouent des comédies de Robert de Flers et Gaston de Caillavet. En 1946 on y joue « César » de Marcel Pagnol. Au 9, le café des variétés, contemporain du théâtre, était le rendez-vous des comédiens et des auteurs.
 
9 – Café des Variétés. Fondé sous le premier Empire, il fut agrandi lors de la démolition des panoramas en 1831. Ce fut le lieu de rendez-vous des comédiens et des auteurs, puis des gens de lettre lorsque le second étage fut transformé en salon littéraire où affluèrent les journalistes, les chroniqueurs et les critiques. Son déclin vint vers 1870.
 
10 - Musée Grévin. La salle de théâtre est inscrite aux monuments historiques depuis le 23 novembre 1964.
L'un des musées les plus célèbres et les plus fréquentés de Paris. Inauguré le 5 juin 1882 en pleine montée en puissance de la science, le musée lui a pourtant réservé une très modeste place. A l'origine, les statues de cire, selon l'initiateur du projet, devaient être des copies conformes des gloires du temps. Il demanda au caricaturiste Alfred Grévin de sculpter les figures illustres de l'actualité. Sans doute à cause de son teint de cire, seul le maladif mathématicien-physicien-écrivain Pascal renouvelle en ce lieu son expérience sur la pesanteur, tandis que, dans l'atelier de Philippe de Champaigne, Louis XIII pose dans ses glorieux atours en présence du savant Descartes. Côté technique, dans la même galerie d'histoire, on peut admirer l'ingénieur Ferdinand de Lesseps inaugurant le canal de Suez, etc.. Le Palais des Mirages, pièce hexagonale coiffée d'une rotonde où tout pivote, tout s'escamote dans un ballet de rouages, de lumières et de bruitage qui vous transporte en Inde, dans la jungle, à l'Alhambra de Grenade. Magie garantie par six tambours rotatifs, dix-huit perspectives, quarante-cinq effets lumineux et 2500 lampes.
 
Pour visiter les passages, qu’ils soient inclus dans ce circuit ou en dehors, se reporter aux circuits : Par les Passages de Paris 1, 2 ou 3.
 
10-12 – Le Passage Jouffroy. Le passage est inscrit aux monuments historiques depuis le 7 juillet 1974. À cette adresse ce trouvait le marchand de tableaux et éditeur d'art Adolphe Goupil (1806-1893).
Crée en 1836, c’est l’un des passages les plus fréquentés. En effet, en 1882, M. Meyer, directeur du journal « Le Gaulois » eut l’idée de s’associer avec M. Grévin, alors célèbre caricaturiste, pour créer une galerie de personnages en cire. Le passage Jouffroy est le premier passage construit entièrement en fer et en verre. Ses structures métalliques témoignent de l’évolution des techniques, des colonnes de fonte soutiennent les planchers et s’élèvent jusqu’à la verrière. Le passage fut le premier à être chauffé par le sol. Remarquer la verrière en ogive. La configuration du terrain obligea les architectes à créer un décrochement en «L» à partir d’un escalier qui rattrape une légère déclinaison. Les cafés-concerts et les beuglants connurent une vogue immense au 19e siècle, le plus célèbre, l’Estaminet Lyrique fit long feu. Les boutiques du passage furent toujours de qualité, cafés, modistes, tailleurs, coiffeurs, lingerie, magasin de gants… Il a été entièrement rénové en 1987 et, à cette occasion, a recouvré son dallage d’origine. Le passage Jouffroy a gardé tout son charme des origines et est toujours très visité.
 
À l’entrée du passage boulevard Montmartre l’hôtel Mercure Ronceray, vieil établissement parisien où vécut le compositeur Rossini de 1828 à 1832, il y composa l’opéra «Guillaume Tell» et l’entrée du musée Grévin.
  •     15-25 : Curieux magasin d’articles orientaux en tout genre…
  •     34 – La Galerie 34
  •     36 : Magasin « Au bonheur des dames » spécialiste des dessins de broderie
  •     37 : Boutiques de cannes anciennes de M. Segas
  •     41 : Boutique « Pain d’épice » jouet et maisons de poupée à l’ancienne
  •     58 : Librairie spécialisée dans les revues et les affiches de cinéma
  •     60 : Salon de thé «Tous les délices».
 
11-13 – Le Passage des Panoramas et galeries annexes (galeries Feydeau, Montmartre, Saint-Marc, galerie des Variétés, ancienne boutique du graveur Stern). Ces passage et galeries ont été inscrits aux monuments historiques en partie le 7 juillet 1974 et en partie le 10 juillet 2009.
En 1799, l’armateur américain Thayer fit construire sur le boulevard Montmartre les deux tours dans lesquelles il installa ses panoramas, fresque peinte couvrant les murs d’une rotonde. Afin de faciliter l’accès du Palais Royal au Boulevard et d’attirer la clientèle, il ouvrit le passage des Panoramas qui mettrait les passants à l’abri de la pluie et de la boue à l’emplacement de l’ancien Hôtel de Montmorency. En 1834, les Galeries Saint-Marc, des Variétés, de Feydeau et de Montmartre furent adjointes par l’architecte Jean-Louis Grisart pour concurrencer les galeries Colbert, Vivienne et Véro-Dodat. Le succès du passage fut immédiat grâce à l’enthousiasme des parisiens pour les panoramas, à son exceptionnel emplacement sur le boulevard, à proximité de la Bourse, et surtout du Théâtre des Variétés qui vient s’y adosser en 1807. En 1816, on y expérimenta l’éclairage au gaz. Les rotondes du boulevard Montmartre furent démolies en 1831. Mais si la vogue des panoramas s’éteignait, celle du passage se poursuivait.
En 1989, la partie située la plus au sud fut largement modifiée par la construction d’un immeuble d’habitation sur la rue Saint-Marc.
  •     Au 57 : Salon de thé « l’Arbre à Cannelle » dans les locaux du célèbre chocolatier du XIXe siècle Marquis dont subsiste un beau plafond à caisson, les colonnes de bois d’entrée et les miroirs intérieurs.
  •     Au 47 : Boutique ancienne classée Stern
  •     Au 26 : Boutique de cartes postales anciennes
  •     Au 22 : Cabaret restaurant «Crokenote» chansons françaises, nombreux magasins de philatélie.
  •     Au 17 du passage des Variétés : entrée des artistes du théâtre des Variétés dont le propriétaire est Jean-Paul Belmondo.
 
14 - Demeure de Caroline Rémy dite Line puis Séverine, secrétaire de Jules Vallès. Siège du journal La Libre Parole d'Edouard Drumont de 1892 à 1900. La grande brasserie parisienne Maxéville occupait le rez-de-chaussée et le premier étage. L'immeuble fut détruit en 1934 et reconstruit suivant l'Art nouveau.
16 – L’Hôtel de Mercy-Argenteau. La décoration du xviiie siècle du grand salon carré et le décor sculpté du xixe siècle de l'ancienne salle à manger au premier étage de l'immeuble sont inscrits aux monuments historiques depuis le 11 avril 1958. Le bâtiment lui-même est inscrit depuis le 6 août 1975. Entièrement refait en 2010/2013. Hôtel construit en 1783. Vestibules, salons, cour pittoresque, mansardes.
 
On coupe la rue Drouot à droite et la rue de Richelieu à gauche.
On laisse le boulevard Haussmann en face et on oblique légèrement à gauche pour prendre le boulevard des Italiens.
 
PARIS II et IX – LE BOULEVARD DES ITALIENSLes Grands boulevards
 
Métro : Richelieu-Drouot (8/9)
 
Ce boulevard, formé en 1685, faisait partie des Nouveaux Cours dont l’ouverture avait été prescrite en 1676. Son nom actuel, de 1783, provient du voisinage de l’ancien Théâtre des Italiens, aujourd’hui théâtre de l’Opéra-Comique. En 1728, ce boulevard n’était bâti que sur son côté sud. IL longeait de très importants et très beaux jardins dépendant des nobles hôtels dont la façade principale et l’entrée étaient situées sur la rue Saint-Augustin. En face, son côté nord n’était encore que des champs et de petites propriétés maraîchères. Il n’eut pas de trottoir avant 1830.
Au croisement de la rue Laffitte, on profite d'un point de vue sur le Sacré-Cœur de Montmartre qui semble posé sur l'église de Notre-Dame de Lorette, alors qu'en fait il est beaucoup plus éloigné.
 
A partir de la station de métro Richelieu-Drouot, vous pouvez suivre le circuit : Que voir autour de la station de métro Richelieu-Drouot.
 
3 – Mansardes.
 
5 – Hôtel Terray de Rozières de 1719.
Hôtel construit en 1725 pour François Terray de Rozières, premier médecin de la duchesse d'Orléans. Il y mourut en 1753. L’hôtel passa à ses neveux. Il y eut entre autres comme locataire, le comte de Vaux de 1785 à 1788. Il est devenu après la Révolution et jusque sous le Second Empire le grand hôtel meublé de Castille. Les ateliers du Temps, fondé en 1861, l’occupèrent jusqu’en 1911. Puis par le restaurant le grand U. Ce restaurant devait son nom à sa clientèle de l'Union Républicaine. Au rez-de-chaussée, le magasin de nouveautés A la petite Jeannette, situé au 3 du boulevard des Italiens, se prolongeait jusqu'ici, de même que le grand hôtel meublé de Castille, situé au 5 du Bd des Italiens. L'édifice a également accueilli les établissements Melon-Firmin Bar, puis Bar des Mousquetaires. L'abbéJoseph Marie Terray, abbécommendataire deMolesmes etTroarn, seigneur deLa Motte-Tilly, est un homme d'État français né àBoën-sur-Lignon le9décembre1715 et mort à Paris le18 février1778, qui fut le dernier contrôleur général des finances deLouis XV (1769-1774). L'abbé Terray habitait à Paris cet hôtel construit pour son oncle. L’Hôtel n’est visible qu’à partir de la cour intérieure. Cour, passage couvert, portail, balcon, porte, escalier, élévation, vantail, toiture sont classés.
5bis – Passage des Princes.
C’est le dernier né des passages couverts du 19ème siècle. En 1859, un homme d’affaires, Mirès, acquit l’ancien palace « Grand Hôtel des Princes et de l’Europe », au 97, de la rue Richelieu. La banque Mirès et compagnie put ainsi ouvrir un passage qui profita d’une situation extrêmement agréable. Marc Vernoll dans «le Monde illustrée» déclarait que « le Passage Mirès, ouvert sur l’un des boulevards les plus fréquentés et les plus élégants de Paris, communique avec la rue des grandes affaires, la rue de Richelieu ». L’inauguration du Passage Mirès en 1860, qui devient le Passage des Princes, annonçait tout à la fois, la fin des passages parisiens et celle du financier qui avait fait faillite. Après avoir été fermé pendant quatre ans, la verrière, les luminaires, les façades intérieures et le sol ont été rénovés et le Passage des Princes rouvrit en 1994. Il ferma à nouveau en 1998. En 2002, le Passage des Princes retrouva enfin son activité, pour devenir le passage du jouet.
 
7 – Hôtel du XVIIIème siècle habité en 1795 par le compositeur Grétry. Pilastres de l’entresol.
13 - Emplacement du Café Anglais (1802-1913), célèbre restaurant du Second Empire, remplacé par un immeuble de style Art Nouveau.
16 – Emplacement du café Riche (1791).
 
16 - Siège de la banque BNP Paribas construit par Joseph Marrast et Charles Letrosne entre 1926 et 1933.
Au 16, boulevard des Italiens et au 1 rue Le Peletier se trouve l’une des immeubles de BNP Paribas, qui a été construit sur l’emplacement d’un hôtel ayant appartenu au fermier général Laborde, où se trouvait, à partir de 1804 environ, un café fort réputé, le Café Riche, du nom de son propriétaire. Sa réputation, en 1865, fut au sommet avec l’intervention des frères Bignon, il devint un établissement modèle. Vers 1880 se trouvait ici l’Hôtel de la compagnie La New York, construit par Morin-Gonstiaux.
 
17/23 : Immeuble du Crédit Lyonnais construit de 1876 à 1913 dans le style haussmannien.
Du 17 au 23 boulevard des Italiens s’est installé à la place de l’hôtel Boufflers-Rouverel, le Crédit Lyonnais en 1878, maison fondée à Lyon en 1863. Le centre de la façade actuelle, terminée en 1882, recouvre le débouché de l’ancienne Galerie de Fer aboutissant rue de Choiseul. Il occupe le quadrilatère formé par leboulevard des Italiens, la rue de Gramont, la rue du Quatre-Septembre et la rue de Choiseul. Consécutivement à l’incendie de 1996, seule la partie photographiée subsiste. Les façades ont été conservées mais l’intérieur a été entièrement remanié. L’essor considérable des banques de dépôt au XIXème siècle poussa les principaux établissements à se doter, à Paris, d’un siège central destiné à afficher aux yeux de la clientèle d’épargnants la puissance et la pérennité de l’entreprise. On fit pour cela largement appel aux grands modèles du passé sans craindre de recourir au pastiche. La partie centrale de la façade du Crédit Lyonnais, construite au début des années 1880 par l’architecte d’origine néerlandaise William Bouwens van der Boijen (1834-1907), reprend presque mot à mot l’ordonnance du Pavillon de l’Horloge du Louvre et la coiffe d’un tronc de pyramide du Pavillon de Flore. Un motif de serlienne mettant en valeur l’axe d’entrée se répète à l’étage et une large place a été faite à la sculpture allégorique. Le fronton est soutenu par quatre groupes de cariatides encadrant l’horloge du pavillon central et symbolisant les heures du jour. Leur exécution fut confiée aux sculpteurs Henri Lombard (1855-1929), Edouard Pépin, Antonin Carlès (1851-1914) et Désiré-Maurice Ferrary (1852-1904). Les statues, doublées dans la profondeur par des silhouettes en faible relief qui leur font écho, s’inspirent librement des groupes de Jacques Sarrazin (1592-1660) dominant la cour carrée du Louvre. Au fronton, le programme d’inspiration classique représente la Banque entourée du Commerce et de l’Industrie, flanquée du Rhône et de la Seine distribuant les crédits. Le programme qui affiche la place éminente qu’occupe l’institution parmi les banques françaises, comme le voulait le fondateur du Crédit Lyonnais Henri Germain, a été exécuté par le sculpteur Camille Lelièvre (1853-1933).
20 : Emplacement du restaurant de luxe de la Maison Dorée (1839-1841). On y trouve à sa place des bureaux de BNP Paribas conçus par l'architecte Pierre Dufau qui a conservé la façade originale, suite à l'annulation du permis de construire par Maurice Druon, ministre de la Culture, sous la pression d'une association de quartier. Frise décorative, fenêtres, balcons, vestibule, cour. Restauré en 1973.
Au 20 (et au 1, 3 rue laffitte) se trouve l’emplacement de l’hôtel de Choiseul-Stainville, qui fut habité par Madame Tallien. On distinguait alors
-       Au 1, l’Hôtel Cerutti,
-       Au 3, l’Hôtel Choiseul-Stainville.
Le premier devint, vers 1815, l’Hôtel meublé d’Artois et le second était occupé en 1839 par les banquiers Carette et Minguet, par la Compagnie parisienne du Gaz et par les descendants du maréchal de Lauriston. Le rez-de-chaussée du 1 fut occupé sous le premier Empire par le Café Hardy, restaurant fort cher, dont la patronne avait inventé, vers 1804, les « déjeuners à la fourchette » dans lesquels le mets choisi par le client parmi ceux exposés sur un buffet, était piqué par la maître d’hôtel avec sa fourchette et grillé ou réchauffé sur un gril d’argent posé en permanence sur la braise, innovation qui se répandit rapidement. Cette maison, démolie en 1839, fut remplacée par l’actuelle, construite par Lemaire. A partir de 1840, le rez-de-chaussée et le l’entresol furent occupés par le restaurant de La Maison Dorée, célèbre pour ses lourds balcons de fonte surchargés de dorures, avec ses frises animalières sculptées par Klagmann. Le restaurant comportait deux parties, l’une en façade sur le boulevard pour les clients de passage et l’autre pour les habitués et les personnalités. Ensuite le rez-de-chaussée fut occupé par la parfumerie Geslin, puis vint la taverne Laffitte et, en 1909 un bureau de poste couvert de céramiques par Binet. Ce bâtiment a été complètement restauré en 1973, tout en conservant la façade.
 
22 : Emplacement du Café Tortoni de Paris.
Au 22, et au 2 rue Taitbout se trouvait en 1798 le Café Tortoni, fondé par Velloni, premier glacier italien qui vint de Naples à paris pour faire fortune. En 1804, il fut racheté par son premier garçon, Tortoni, qui en fit un lieu de rendez-vous particulièrement célèbre entre 1830 et 1880. Le journal l’Echo de Paris avait ici son siège avant 1903.
25 : À cette adresse s'installe en 1856 le photographe Ferdinand Mulnier.
26 : Emplacement du café de Bade.
27 : Emplacement des Bains chinois, construits dans le genre pagode par l'architecte Nicolas Lenoir en 1787. Ils abritaient, outre des bains, un restaurant, un café et un magasin de mode. Gracchus Babeuf en fit son centre de ralliement pour la préparation de sa conspiration de 1795. Ils furent détruits en 1853.
33 – Emplacement du Pavillon de Hanovre.
36 : immeuble construit en 1929 par Michel Roux-Spitz. Le rez-de-chaussée servait de hall d'exposition aux voitures Ford.
À l'angle de la rue de la Chaussée-d'Antin, se trouvait le Dépôt des Gardes-françaises établi par le colonel duc de Biron en 1764. Le 12juillet1789, un détachement des gardes françaises dut intervenir pour sauver son colonel, M. Duchâtelet, de l'effervescence populaire.
Le dépôt des gardes françaises se trouvait au croisement du boulevard des Capucines et de la rue de la Chaussée-d'Antin. Il avait été établi par le colonel duc de Biron en 1764. Le quadrilatère de bâtiments, aujourd'hui divisés, qui sépare la rue du Helder de la rue de la Chaussée-d'Antin, a encore l'air d'une jolie caserne ; l'architecture identique des maisons dont il se compose, les balustres du premier étage, les jours arqués de l'entresol, et jusqu'aux têtes de Méduse qui décorent une porte cochère, trahissent le XVIIIe siècle et une vocation originaire qui n'est pas celle, d'immeuble à faire des rentes. Néanmoins le plan de billot, qui a paru en 1773, indique une solution de continuité dans la façade, à l'angle même de la rue. Une gravure de 1789 montre sur le même point une grille, que flanque un petit bâtiment tout à fait à l'extrémité du boulevard. Cette estampe consacre la mémoire d'un engagement, qui eut lieu le 12 juillet entre le régiment Royal-Allemand et un détachement de gardes-françaises : ceux-ci sauvaient leur colonel, M. Duchâtelet, de l'effervescence populaire ; en combattant avec le peuple. L'entrée de la caserne, théâtre de cette lutte, ne garda pas longtemps le même aspect. Le Dépôt était une école pour l'éducation militaire. On y recevait 160 ou 200 fils de soldats, auxquels on apprenait à lire, à écrire, à compter, l'allemand, l'escrime et, l'exercice à feu, depuis l'âge de 10 ans jusqu'à celui de 16 ; les élèves, qui coûtaient au roi 8 sols par jour, comme les gardes, étaient à la nomination du colonel et du major ; un Officier du corps et quatre sergents exerçaient tout le commandement de l'école ; des caporaux, qui avaient qualité pour aspirer au grade de sergent, mettaient plusieurs années à gagner leurs galons en initiant au maniement des armes les futurs gardes. Toutefois, à 16 ans, les élèves étaient libres de contracter un engagement, ou de renoncer à l'état militaire en parfaite connaissance de cause, non seulement sans indemnité, mais encore sans rappel possible. La musique des gardes-françaises, dont le corps était au Dépôt, faisait également des élèves. Elle finit par y renouer des rapports, qui, à l'origine, avaient pu être aussi intimes, avec les Menus-Plaisirs, ou du moins le Conservatoire, école de chant établie en 1784 dans le même hôtel, au faubourg Poissonnière. L'honneur n'en revient pas moins à l'ancien Dépôt des Gardes-françaises d'avoir servi de berceau à l'enseignement de la musique instrumentale et d'avoir été un moment le Conservatoire tout entier. La présence de Rossini, locataire d'un appartement au-dessus du café-restaurant qui s'est mis sous l'invocation du général Foy, fait que l'ancienne école est maintenant habitée par un des plus grands maîtres de la musique.
 
Au coin de la rue Louis-le-Grand, le Palais Berlitz construit dans les années et le style 1930 a remplacé le pavillon de Hanovre du xviiie siècle. Celui-ci a été démonté et réinstallé à Sceaux.
 
On coupe la rue de la Chaussée d’Antin à droite et la rue Gaillon à gauche.
 
PARIS II et IX – LE BOULEVARD DES CAPUCINESLes Grands boulevards
 
Métro : Opéra (3/7/8)
 
Ce boulevard, formé de 1685 à 1705 doit son nom au Couvent des Capucines dont les jardins ont longé son côté sud jusqu’à la Révolution. La rue Basse-de-Remparts le longeait en contrebas sur le côté nord. Cette rue fut construite à partir de 1775, mais seulement sur son côté nord. Le premier étage des maisons était à la hauteur du boulevard. Cette sorte de ravin a disparu lors des travaux d’aménagement, à partir de 1858, de la place de l’Opéra et de ses abords, qui a coupé le boulevard en deux.
 
1 - Le Café napolitain, célèbre par les écrivains, journalistes, acteurs qui le fréquentèrent : Catulle Mendès, Jean Moréas, Armand Silvestre, Laurent Tailhade…
2 - Emplacement de l'ancien hôtel de Montmorency, qui fit place au théâtre du Vaudeville en 1869, puis au cinéma Paramount Opéra en1927. Sa grande salle correspond aux fondations du grand salon de l'hôtel du xviiie siècle, dont la façade en rotonde a été conservée. Trois médaillons renferment les bustes de Collé, Scribe et Désaugiers. Au-dessus des cariatides de Salmson, figuraient la Folie, la Musique, la Satire et la Comédie.
 
5 - Emplacement de l'atelier photographique de Pierre-Louis Pierson, associé plus tard aux frères Mayer, qui fut le photographe attitré de lacomtesse de Castiglione.
7 - Emplacement en 1825 du Géorama où l'on voyait « le globe terrestre entier » de l'intérieur d'une sphère de 14 mètres de diamètre.
8 - L'ancien siège parisien de la Gresham Life Assurance Limited: on peut d'ailleurs y voir deux macarons de part et d'autre de la porte en bois. Plus tard, Offenbach y habita dès 1876 et y décéda en 1880. Porte.
11 - Emplacement de l'atelier du photographe Adrien Tournachon ouvert en 1853.
12 - Le Grand-Hôtel, construit sur un ancien marais-potager.
Fort du succès remporté en 1860 avec la construction de l’Hôtel du Louvre, les frères Pereire firent élever en 1862, à deux pas de l’Opéra alors en travaux, le Grand Hôtel dont la réalisation fut confiée à Alfred Armand (1805-1888) assisté dans sa tâche par Charles Rohault de Fleury (1801-1875) et Jacques-Ignace Hittorf (1792-1867). A l’ordonnance sévère des façades extérieures, imposée par la Préfet Haussmann pour les édifices formant les abords du nouvel Opéra, répond le luxe inouï des salons intérieurs et de la grande salle à manger dont les arcades sont encadrées sur deux niveaux de cariatides musiciennes réalisées par le sculpteur Aimé Millet (1819-1891). La façade d’entrée sur le boulevard des Capucines est rythmée de colonnes corinthiennes portant de jeunes atlantes groupés deux à deux. Ils sont l’œuvre du sculpteur Pierre-Jules Cavelier (1814-1994), auteur en façade des pavillons encadrant la Cour Napoléon au Louvre de plusieurs figures de cariatides en haut-relief d’un style beaucoup plus sévère.
 
Le Café de la Paix.
Le café de la Paix est un célèbre café et restaurantparisien du quartier de l'Opéra Garnier. Il est situé 5, place de l'Opéra, à l'angle ouest formé avec le boulevard des Capucines. Le café de la Paix a ouvert ses portes en 1862. Il était alors le café restaurant du Grand Hôtel de la Paix. En 1896, il y est organisé des projections cinématographiques. Il est construit dans le plus pur style Napoléon III au rez-de-chaussée d'un luxueux immeuble haussmannien qui abrite aujourd'hui l'Hôtel Inter-Continental. En 2002, le Café de la Paix est rénové.
 
14 - L'Hôtel Scribe et emplacement du Grand Café où eurent lieu dans le Salon indien en sous-sol les premières projections publiques payantes du cinématographe d'Auguste et Louis Lumière, le 28 décembre 1895. On y expérimenta les rayons X lumineux, découvert par le docteur Wilhelm Röntgen.
Une longue tradition d’excellence dans l’art de vivre vous attend dans ce somptueux édifice du XIXe siècle. Emblème de la vie parisienne, l’Hôtel Scribe Paris fut, à l’origine, le siège du très aristocratique Jockey Club. Hôtel de légende, l’Hôtel Scribe fut aussi une véritable scène de la modernité qui  vit naître le cinéma et accueillit nombre d’artistes et de célébrités. L’Hôtel Scribe perpétue aujourd’hui cet héritage. Dans l’élégance des chambres, suites, les lieux de vie et de réception, les nouvelles générations de personnalités écrivent l’histoire contemporaine du Scribe.
50 ans d’histoire et d’art de vivre ont fait de l’Hôtel Scribe un véritable lieu de mémoire parisien. Edifié en 1861 dans le cadre de la création du quartier de l’Opéra par le Baron Haussmann, l’Hôtel Scribe fut d'emblée choisi comme siège du prestigieux Jockey Club qui y reçut l’élite de la société française et européenne du Second Empire. Aujourd’hui, l’Hôtel Scribe conserve le souvenir de cette époque, comme la mémoire des nombreuses personnalités qui ont fait sa renommée, duc de Morny, Prince de Sagan, Marcel Proust, Serge Diaghilev, Joséphine Baker ou encore Lee Miller.
La décoration signée Jacques Grange est une véritable incarnation de l’esprit du luxe parisien. Dallage de pierre en damier, colonnes cannelées, grands lustres de cristal … L’entrée accueille le visiteur sous le signe de l’élégance, du style et de la lumière.
L’esprit d’une grande demeure règne depuis le vaste hall jusqu’au décor des chambres, privilégiant les étoffes précieuses, velours capitonnés, damas ou taffetas , la chaleur des espaces, bibliothèques ou coins de cheminées, mêlant les styles comme ces grandes maisons de famille où chaque habitant a laissé sa marque.
Situé au 14 du boulevard des Capucines, cet hôtel a vu, en son rez-de-chaussée, au Grand Café, la réalisation de la première projection publique de cinéma par Auguste et Louis Lumière, dans le salon indien le 28 décembre 1895. Le 2 mars de la même année, les deux frères avaient présenté leur invention aux membres de la Société d’encouragement à l’industrie nationale qui purent visionner « La Sortie des usines Lumière ». Deux autres projections privées eurent lieu quelques mois plus tard, l’un au siège de la Revue générale des sciences, l’autre à la Sorbonne. Les deux Lyonnais avaient tendu un drap de lit blanc sur le mur et disposé cent chaises. Seuls 35 curieux ayant payé un franc purent dire ensuite « J’y étais ». La mode du cinéma était lancée.
 
16 au 22 – La statue d’Edouard VII dans la rue éponyme.
On trouve, Place Edouard VII, une statue de Paul Landowski (1875-1961) représentant le souverain à cheval. Durant son règne, Edouard VII (1841-1910) porta ses efforts vers les affaires étrangères et militaires. Il se fit ainsi l’artisan de l’Entente Cordiale, entre la France et l’Angleterre. Paris dont il appréciait par-dessus tout l’esprit, la gastronomie et les femmes, lui rendit hommage en 1913. Le jeune Paul Landowski a souhaité s’inscrire ici, loin du style de sa Sainte Geneviève ou du Christ du Corcovado. Dans la grande tradition de la statue équestre. Le roi, guidant son cheval avec calme, y est figuré dans son rôle de chef des armées. Il porte, exécuté avec réalisme, l’uniforme de maréchal qui sied à son rang : casque à panache, manteau, veste sans doute rouge barrée d’une écharpe et ornée de décorations, culotte blanche et bottes de cavalier. Le choix de cette iconographie classique fait d’ailleurs écho aux portraits commandés par le souverain dans son propre pays. C’est qu’il s’agit bien d’un portrait officiel, devant exprimer la noblesse et la puissance, au centre d’une place strictement ordonnancée.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses et les statues du 9ème arrondissement.
 
24 - De 1905 à 1956, lieu d'habitation de Mistinguett.
25 - Ancien emplacement du musée Cognacq-Jay, installé en 1931.
27 - Ancienne Samaritaine de luxe, due au maître de l'Art nouveau, Frantz Jourdain.
28 - Emplacement en 1889 des « montagnes russes », remplacées en 1893 par la salle de spectacle de L'Olympia, célèbre music-hall fondé en1888 parJoseph Oller et racheté en 1952 par Bruno Coquatrix.
Joseph Oller, le fondateur du Pari Mutuelet du Moulin Rouge, avait posé ses montagnes russesen 1888 dans la cour d'un bâtiment donnant sur le 28 boulevard des Capucines. Le préfet de Paris, craignant l'incendie des montagnes russes bâties en bois, demande la fermeture de l'attraction. Oller procède donc à la démolition des montagnes russes et fait édifier une salle de spectacle: l'Olympia qui est inauguré le 12 avril 1893. Il accueille les plus grands artistes français de toutes les époques, tels qu'Édith Piaf, Damia, Mistinguett, Marie Dubas, Fréhel, Yvonne George, Joséphine Baker, Yvonne Printemps, Dalida, Mireille Mathieu, Michelle Torr, Sylvie Vartan, et chez ces messieurs, Guy Béart, Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Luis Mariano, les Compagnons de la chansonpuis leurs cadets, Adamo, Alain Barrière, Julien Clerc, Yves Duteil, Johnny Hallyday, Michel Sardou, Alain Souchon, etc. En 1954, la Sato, société du « Groupe Jacques Haïk » propriétaire du fonds de commerce de l'Olympia, finance intégralement une sonorisation moderne et engage Bruno Coquatrix comme directeur. Menacé de destruction depuis longtemps, puis reconstruit en 1997, il est classé patrimoine culturel le 7 janvier 1993 par le Ministre de la Culture français, Jack Lang, ce qui aboutit après deux années de chantier à une reconstruction à l'identique de la salle et de son célèbre hall rouge, quelques mètres plus loin, la façade n'ayant pas été touchée. En 2001, Vivendi Universal rachète la salle de spectacle. La scène aussi a changé de place.
 
30 – Hôtel d’Aumont.
 
35 - Atelier de Gustave Le Gray et maison habitée par Nadar. En avril 1874, un groupe de jeunes peintres, dont Renoir, Manet, Pissarro et Claude Monet y firent la première exposition de leurs toiles. Celle de Claude Monet, Impression, devait donner à ces exposants le nom d'impressionnistes. Celle de Claude Monet intitulée Boulevard des Capucines est aujourd'hui visible au musée des beaux-arts Pouchkine de Moscou ou au Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City et a inspiré un roman éponyme par Jean-Michel Maulpoix en 2006.
De nombreux photographes s’installèrent, au cours du Second Empire, sur les Grands Boulevards, lieux animés brassant une nombreuse clientèle. Parmi eux, Félix Tourmachon, dit Nadar (1820-1910), s’établit en 1860 au 35 du boulevard des Capucines. Il fit d’importants travaux en édifiant une sorte de palais de verre grâce aux nouvelles techniques de construction basées sur la structure métallique. Tout était peint en rouge, couleur fétiche du maître. Sur le balcon situé au troisième étage, Nadar avait fait installer la première enseigne lumineuse de Paris par Antoine Lumière qui présenta plus tard en face dans les salons de l’hôtel Scribe le cinématographe, œuvre de ses deux fils. Nadar quitte le boulevard en 1872. Les ateliers ont été démolis en 1993, le conservant que la façade et la porte d’entrée.
 
37 au 43 - Ancien emplacement de l'hôtel affecté auministère des Affaires étrangères de 1820 à 1853. Le 23février 1848 un bataillon du 14e régiment d'infanterie de ligne barrait le boulevard pour protéger le chef du gouvernement François Guizot. Vers 21h, des manifestants essaient de rompre le barrage. La troupe tire faisant 35 morts et 50 blessés. La foule charge les cadavres dans un tombereau et appelle Paris aux armes. C'est le début de la Révolution de 1848, qui mit fin au règne de Louis-Philippe le lendemain.
 
On coupe à droite la rue Caumartin et à gauche la rue des Capucines.
 
PARIS I, VIII et IX – LE BOULEVARD DE LA MADELEINELes Grands boulevards
 
Métro : Madeleine (8/12/14)
 
Cette autre section des Nouveaux Cours dont la construction sur l’emplacement des bastions de l’enceint Louis XIII avait été prescrite en 1676, fut, comme les autres, tracé vers 1680. Son nom est dû à la présence de l’église de la Madeleine proche. Ce boulevard a absorbé, entre 1858 et 1902, la partie occidentale de la rue Basse-du-Remparts, comme sa partie orientale avait été absorbée par le boulevard des Capucines. Cette rue était à un niveau inférieur de celui du boulevard et n’avait de maisons que sur son côté nord, le côté sud étant le remblai du boulevard. La mise à niveau ne fut effective qu’en 1902. Son emplacement, toujours reconnaissable, correspond à l’élargissement du trottoir nord du boulevard, planté ici de deux rangées d’arbres.
 
8 – Le Club « Le Milliardaire ».
Après être passé par les Champs-Elysées et la porte Maillot, le Milliardaire change de nouveau d'adresse et s'installe en lieu et place de l'ancien Culture Hall (lui-même ancien Plaza Madeleine). Le club a pour l'occasion été entièrement refait et mis au gout du jour façon "Milliardaire".
 
11 - A l'entresol de l'immeuble, mourut Alphonsine Plessis (dite Marie Duplessis) rendue célèbre par Alexandre Dumas fils, sous le nom de La Dame aux camélias et par Giuseppe Verdi dans son opéra la Traviata.
12 - Hôtel de la Compagnie des messageries maritimes. D'inspiration classique, élevé par l‘architecte J. de Saint-Maurice et les ingénieurs constructeurs Lugagne et de Bouillanne en 1916, l'ancien siège de la Compagnie des Messageries Maritimes est un grand immeuble, entre le boulevard et la rue de Sèze, les rues Vignon (22 fenêtres en façade) et Godot-de-Mauroy. Ses murs conservent des sculptures et bas-reliefs maritimes. Le transfert du siège des Messageries Maritimes du Boulevard de la Madeleine à Paris à la Tour Winterthur à La Défense a eu lieu en 1975.
 
17/25 – Ancien Magasin des Trois Quartiers.
25 - Emplacement de la Galerie Bernheim-Jeune à partir de 1906 à 1925.
 
Au bout du boulevard, sur l'îlot menant à la Madeleine, l'entrée (condamnée en 2015) des Beaux lavabos.
 
Liens
Retrouvez d’autres articles concernant :
 
Sources
Wikipedia
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Connaissance du vieux Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2015