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LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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AUTOUR DE L'AVENUE FOCH
 
 Autour de l'Avenue Foch
 
Nous allons explorer l’avenue Foch et ses environs, lieu mythique qui recèle bien des trésors.
 
 
Comment s’y rendre
Nous débutons notre circuit sur la Place Charles de Gaulle. Descendre à la station éponyme où passent les lignes A, 1, 2, 6.
Les bus qui s’y arrêtent sont :
 
Nous commençons par les numéros pairs.
Prendre l’avenue Foch sur le trottoir de droite et allons jusqu’au 12.
 
L’Avenue Foch
Inaugurée en 1854, l’avenue de l’Impératrice, dite aussi avenue du Bois de Boulogne est la plus large de Paris (120 m), par la volonté du baron Haussmann. D’ailleurs les immeubles sont depuis précédés de jardinets d’une largeur de dix mètres. L’avenue a immédiatement été adoptée par la haute société de l’époque car elle donnait l’accès au Bois de Boulogne où il fallait se trouver. Les hôtels particuliers qui bordaient l’avenue rivalisaient de luxe.
 
L'Ambassade d'Irlande L’Hôtel de Breteuil
12 - Hôtel de Breteuil, construit en 1892 par Ernest Sanson pour Henri Le Tonnelier de Breteuil. L’architecte s’est inspiré du Pavillon de Hanovre construit au milieu du XVIIIème siècle sur les grands boulevards. Les cintres des fenêtres s’ornent de mascarons et le second étage est surmonté de balustres ornés de deux beaux groupes de putti. Les salles de réception sont ornées de boiseries d’époque Louis XV avec, dans le grand salon, des peintures de Louis Lagrénée. L’hôtel est occupé depuis 1954 par l’ambassade d’Irlande. Boiseries.
 
16 – Ici a vécu Marcel Pagnol (1895-1974).
22 – A appartenu au pianiste Arthur Rubinstein (1887-1982).
 
Poursuivons en prenant le trottoir central côté droit afin de passer devant la pelouse sur laquelle se trouve :
 
Le Monument à Charles Alphand Le Monument à Jean-Charles Alphand
22 - Devant le 22 trône donc sur la pelouse le monument à Charles Alphand (1817-1891), directeur des travaux de Paris et habitant du 16ème, artisan des embellissements de la ville sous l’égide du baron Haussmann. Ce monument, inauguré en 1899 est l’œuvre de Jean-Camille Formigé et au sculpteur Jules Dalou qui travailla durant six années sans être rémunéré tant il admirait Alphand. Ce dernier, en pardessus, donne des ordres à quatre collaborateurs, l’architecte Bouvard, le peintre Roll, l’ingénieur Huet et Dalou lui-même.
 
Rejoindre la contre-allée.
 
24 – Ici mourut Claude Debussy (1862-1918)
32 – Hôtel Renaissance construit par Gaillard en 1884.
 
L’Hôtel Blumenthal-Montmorency
34 - L’Hôtel Blumenthal-Montmorency a été construit par l’architecte de la Sorbonne, Henri-Paul Nénot, au début du XXème siècle. L’architecte dessina une version agrandie d’un hôtel particulier Louis XIV, ornée de pilastres corinthiens colossaux et dont l’étage noble est précédé d’une terrasse gardée par deux sphinges de pierre. C’est actuellement la résidence de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis.Construit en 1900 par Henri-Paul Nénot sur un terrain acquis de la compagnie d'assurances « La Nationale » par le négociant américain d'origine allemande Ferdinand Blumenthal. Ce terrain abritait auparavant une maison en pierre de taille avec communs, écuries et sellerie louée en 1894 au prince Boris Swiatopold Czetewerlinski puis en 1896 au comte de Ludre. Ferdinand Blumenthal présenta dans son hôtel sa collection d'antiquités et de tableaux, notamment de Corot et d'autres peintres de l'école de Barbizon. Après la mort de Ferdinand Blumenthal en 1914, l'hôtel fut la résidence de sa veuve, née Cecilia Ulman (1863-1927), qui se remaria en 1917 avec Louis de Talleyrand-Périgord (1867-1951), 7e duc de Montmorency et le 2e de la maison de Talleyrand-Périgord. Ce mariage entre un rejeton de la plus haute aristocratie et une fille de la bourgeoisie d'affaires juive new-yorkaise fit jaser, et les mauvaises langues n'appelèrent plus la nouvelle Mme de Talleyrand-Périgord que « la duchesse de Montmorenthal ». Ultérieurement, l'hôtel fut acquis par Jorge Luis Ortiz de Linares, ambassadeur de Bolivie en France après la Seconde Guerre mondiale, et sa femme Graziella Patiño, dont le père Simón Iturri Patiño habitait 30, avenue Foch, de l'autre côté de la rue Le Sueur. Il appartint dans les années 1980 à Mohammed Mahdi Al Tajir, ministre du pétrole des Émirats arabes unis et leur ambassadeur à Londres.
 
42 – Hôtel particulier appartenant à la Guinée Equatoriale occupé par Teodoro Nguema Obiang Mangué (né en 1971), surnommé Teodorin.
 
Le Square de l'Avenue du Bois Tourner à droite dans la rue Le Sueur.
  • 3 – Côté de l’hôtel du 34 avenue Foch.
  • 9-11 – Le Square de l’avenue du Bois est un ensemble d’immeubles construit en 1926 avec une belle grille Art Déco.
  • Au 21, on trouve :
Maison du docteur Petiot
Dans un hôtel particulier ayant appartenu à l’actrice Cécile Sorel, s’était installé pendant l’occupation, un certain docteur Petiot, qui, sous prétexte de faire fuir les candidats au départ, les attirait dans cet hôtel pour les tuer et les incinérer. Alertée le 11 mars 1944 par les voisins gênés par la fumée pestilentielle qui se dégageait de la cheminée, la police découvrit près de la chaudière des débris humains. Il fut accusé de 63 assassinats et fut condamné à mort en 1946. L’hôtel a ensuite été rasé et remplacé par cet immeuble.
 
Avant le 21, prendre la rue du Bois de Boulogne à gauche.
 
On trouve là sur la gauche, un studio appartenant à Line Renaud.
 
Puis prendre de nouveau à gauche la rue Duret pour rejoindre l’avenue Alphand, ouverte en 1903.
 
L’avenue Alphand
Au 8, construit en 1904 par l’architecte Théo Petit, avec une Mélisande à la longue chevelure et des cariatides sculptées par Emile Derré.
Au 10, de Roger Bouvard et Gustave Umbdenstock, distingué au concours des façades de 1904, on trouve une imitation de style Louis XVI.
Revenir vers l’avenue Foch par la rue Piccini. Tourner à droite. Traverser l’avenue de Malakoff et tourner à droite plus loin dans la rue Laurent-Pichat, où Marcel Proust s’installa au 8bis pour six mois en 1919. Revenir sur l’avenue Foch.
 
56 – Hôtel particulier surélevé. On remarque les pilastres ioniques de la construction d’origine aux étages supérieurs.
66-68 – Hôtel particulier néo-Renaissance construit par Armand Pollet en 1888. Il y a un double rez-de-chaussée en raison de la forte pente. On remarque deux paires de colonnes corinthiennes avec un double fronton circulaire.
 
Prendre la rue Pergolèse à droite. On remarque, sur la gauche plusieurs voies en impasse. Tout d’abord la Villa Saïd avec au :
 
5 – Immeuble où séjourna Anatole France de 1893 à 1924.
27 – Façade en béton très classique.
 
Continuons rue Pergolèse :
 
64 – Immeuble primé au concours des façades 1909 avec ses lignes de balcons variées, les guirlandes de fleurs et un atelier d’artiste au dernier étage.
 
Faire une incursion dans la rue Lalo.
 
5 – Bel immeuble en U avec un dessus de porte sculpté, visages de femmes aux angles des ailes en retour, linteaux de fenêtres mosaïquées, ferronneries de la porte en forme de lys.
 
Revenir vers la rue Pergolèse, prendre à gauche. Poursuivre jusqu’à la Villa Dupont qui possède au 4bis une plaque qui rappelle que le sculpteur Félix Desruelles y posséda un atelier de 1890 à 1943. Cette villa a hébergé de nombreuses personnalités :
  • La danseuse espagnole Caroline Otero,
  • Le journaliste Henri Rochefort et son perroquet,
  • La cantatrice Georgette Leblanc,
  • L’écrivain Maurice Maeterlinck,
  • La famille Sarrazin-Levassor, collaborateurs de René Panhard,
  • Le sculpteur Paul Troubetzkoï et ses deux loups,
  • La danseuse américaine Isadora Duncan,
  • Le peintre Aimé-Nicolas Morot, son lion, son singe et ses serpents,
  • L’architecte Paul Friésé,
  • L’acteur Sacha Guitry qui paya son loyer au précédent avec une toile de Renoir,
  • L’acteur Jacques Becker,
  • Le réalisateur Pierre Schoendorffer,
  • Le parfumeur Edouard Molinaro.
Remarquons le 46 avec la façade aux bas-reliefs.
Revenir avenue Foch et prendre à droite.
 
64 – Ambassade d’Irak
72 – Résidence parisienne du prince séoudien Sultan Ben Abdul Aziz.
80 – Entrée du luxueux Square de l’avenue Foch avec ses immeubles remarquables :Le Square Foch
  • 5 - Ambassade de Hongrie
  • 9 – Hôtel particulier de 1930
  • 12 – Cottage de style Tudor de 1885.
  • 17 – Ambassade de Namibie.
90 – Face à ce numéro se trouve l’entrée de la station de métro Porte Dauphine.
 
A l’angle du boulevard se trouve un hôtel particulier construit pour Louis Renault. Quartier général de la Gestapo pendant la seconde guerre mondiale. L’avenue fut alors dénommée Avenue Boche.
 
Nous allons traverser pour rejoindre le côté impair.
 
71 - Résidence parisienne privée des princes séoudiens.
65 – Hôtel de M. Cognacq, fondateur de la Samaritaine.
59 - L'avenue héberge deux musées : le Musée arménien de France et le Musée d'Ennery.
41 - (angle avec l’avenue Raymond-Poincaré) : siège du célèbre Yacht Club de France, fondé en 1867.
33 - Le 23 janvier 1978, le baron Edouard-Jean Empain est enlevé devant son domicile situé au 33, donnant lieu à l'Affaire Empain.
L'Hôtel Ephrussi-Rothschild 19 : Hôtel Ephrussi de Rothschild : Hôtel du banquier Maurice Ephrussi (1849-1916) et de sa femme née Béatrice de Rothschild (1864-1934). Aujourd'hui : ambassade et résidence de l'ambassadeur d'Angola en France.
 
Nous sommes en haut de l’avenue Foch, à proximité de la Place Charles-De-Gaulle (métro et RER lignes A, 1, 2, 6)
 
Liens
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Source
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2015