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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".
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LE LONG DE LA RUE SAINT-HONORE

 La rue Saint-Honoré

La rue Saint Honoré parcoure les 1er et 8ème arrondissements. Elle mesure 1840 mètres de long, commence au 21 rue des Halles et se termine au 14 rue Royale. Cette ancienne rue menait de Paris à Saint-Ouen et Clichy d’une part et à Argenteuil, vers le Roule et Neuilly d’autre part. Son nom définitif lui a été donné peu après 1638. Elle devint vite l’axe est-ouest le plus riche de Paris. Elle fut le parcours de la charrette conduisant les condamnés à la Place de la Révolution (de la Concorde) Elle commence du côté impair au numéro 33 et du côté pair au numéro 40 depuis qu’a été abattu en 1866, le triangle des maisons limité par les rues Saint Honoré, des Halles et du Pont-Neuf.
 
 
Notre visite commence donc au numéro 33 – station de métro Châtelet - Les Halles (lignes 1.4.7.11.14)
Bus 21/67/74 – arrêt Rivoli-Pont-Neuf
Le numéro 33 se trouve au bout de la rue des Halles, au croisement avec la rue des Bourdonnais.
 
Du 33 au 45 se trouvent de belles maisons datant du XVIIème siècle.
Au 33 se trouvait un cabaret à l’enseigne « A Jésus-Christ ».
Le 35 a eu plusieurs enseignes successives, l’Ecrevisse, La Tour d’Argent, le Griffon d’Or et enfin le Renard d’or (1770) dont une sculpture est toujours visible sur la façade.
Au 37/39, aujourd’hui fusionnés, remarquons qu’il n’y a qu’une seule fenêtre par étage.
Le 43 arbore encore l’enseigne « Au Cygne couronné ».
Le 47, du XVIIIème siècle, a appartenu, en 1785, au chimiste Lavoisier, mais aussi fermier général. La façade, ses ferronneries et ses mascarons sont classés.
 
On coupe la rue du Pont-Neuf, aux numéros 51-38. A droite se trouvent :
à gauche
75 – Demeure de Napoléon Bazin, membre de plusieurs sociétés secrètes républicaines, impliqué dans l’attentat de Quénisset contre le duc d’Aumale, fils de Louis-Philippe 1er, à son retour d’Algérie en 1841.
 
On laisse la rue du Roule à gauche et la rue des Provaries à droite aux numéros 79-48.
 
54 - Magnifique balcon classé de ce bâtiment de 1700. En 1800, pharmacie « Au marteau d’Or ».
56-58 – Vieilles maisons, mascarons et ferronneries.
60 – Vieille maison, une fenêtre par étage et ferronneries. Siège du Club des Prévoyants pendant la Révolution de 1848.
91 – Village Saint-Honoré.
93 - Enseigne Directoire « Au Bourdon d’Or», (repère A) façade et toiture classées. En face du 72.
 La boutique a toujours eu des fonctions d’apothicairerie, à tel point que lors de l’assassinat d’Henri IV, le 14 mai 1610, le corps du roi y fut transporté pour y recevoir les premiers soins. En effet, cette boutique était déjà à l’enseigne du « Bourdon d’Or » en 1637. Cliquer sur le titre pour lire la suite.
95 – Magasin « A la renommée des herbes cuites », aujourd’hui un bar.
 
On laisse la rue Vauvilliers sur la droite, aux numéros 99-76
 
97 - Vieille maison avec ferronneries et fronton.
99 - Une fenêtre par étage, en face du 76
105 - Balcons, mascarons, et bandeaux sculptés, en face du 82/84.
86 – Vieille maison et ferronneries.
92 – Vieille maison et guirlandes.
 
On passe à côté de la rue de l’Arbre Sec, à la hauteur du 92-94.
 
94 – Vieille maison et fronton.
109 - La distance entre cette maison et la fontaine située en face représente la largeur exacte de la Place de la Croix du Trahoir, en face du 90.
 
 
  • Quelques minutes avant d’être mortellement blessé, Henri IV passe, avec son carrosse découvert, devant la Croix-du-Trahoir, où une potence fut longtemps dressée, laissant son nom sinistre à la « Rue de l’Arbre Sec ». Quant à la fontaine, elle fut commandée par François 1er à Jean Goujon, en 1529. Henri IV et le prévôt des marchands, François Miron, la rénovèrent en 1606. Elle fut également déplacée de quelques mètres en 1636, afin d’améliorer la circulation dans la rue Saint-Honoré. Reconstruite par Soufflot sous le règne de Louis XVI, elle fut ornée de congélations réalisées par le sculpteur Boizot qui sculpta également la nymphe, visible sur la rue Saint-Honoré, reproduisant celle de Jean Goujon sur la fontaine initiale. Une couronne, trois fleurs de lis, une inscription latine et un mascaron figurent sur la partie donnant sur la rue de l’Arbre Sec. Cliquer sur le titre pour lire la suite.
 
On laisse la rue Sauval à hauteur du 113

Elle permet d’accéder à : 
 
 
96 - Emplacement de la maison où naquit Molière le 15 janvier 1622. Démolie en 1802, elle fut remplacée par l’actuelle, occupée depuis cette date par des bouchers. Wagner l’aurait habitée avec sa femme en 1839, pendant trois mois. Demeure de Richard Wagner lors d’un séjour à Paris en 1839.
 
115. Cette pharmacie existait déjà en 1715. Les inscriptions murales datent de cette époque. On rapporte que c’est ici que Fersen s’approvisionnait en encre sympathique, utilisée dans sa correspondance avec Marie-Antoinette dès 1774. On y vendait les Nouvelles Eaux Minérales de Passy. La Pharmacie du 115. (repère C)
 
98 - Guirlandes au 1er.
 
106-108. A cet endroit se trouvait jadis une officine d’apothicaire ayant appartenu à la fin du XVIIIème siècle à Charles-Louis Cadet de Gassicourt (1769-1821), cité comme étant l’un des fils naturels de Louis XV, d’abord avocat, puis pharmacien, comme son père. Ferronneries. Demeure de Jean-Jacques Pillot, membre de l’Association internationale des travailleurs, signataire de l’affiche rouge, élu à la Commune en 1871.
 
112-130 – Anciens magasins Saint-Frère.
 
109 – Ici naquit Louis Hébert en 1575, premier colon en Acadie et au Québec.
 
130. On y trouvait, à la fin du XVIIIème siècle, la boutique d’un marchand de mode Dulac, où la comtesse du Barry achetait ses « mouches ».
 
121-125 - Hôtel d'Aligre. Atelier de Philipp Wilheim Mathe, dit Creutz ou Kreutz, dit Curtius, anatomiste et barbier invité en France par le prince de Contien 1770. Il sculpta les effigies en cire des personnages en vue de l'époque ; bustes qui, pendant la Révolution, furent pour certains l'objet de manifestations triomphales, comme ceux de Necker et du duc d'Orléans, et pour d'autres l'occasion d'autodafés, comme ceux du Pape et de La Fayette.
 
Arrêt Louvre-Rivoli bus 67/74/85 – Station de métro Louvre-Rivoli (ligne 1)
On coupe la rue du Louvre à hauteur des 112-129 avant et 134-139 après :
 
 
148 & 152 : Emplacement de la 1ère Porte Saint-Honoré de l'enceinte de Philippe Auguste, de 1190 à 1533. Entre les numéros 148 et 150, un très ancien puits traverse plusieurs niveaux de cave.
 
Après le 143, on arrive à la rue de l’Oratoire.
 
 
  • L’enceinte de Philippe Auguste coupait ici la rue Saint Honoré. La rue de l’Oratoire était son chemin de ronde intérieur et c’est là que d’éleva la première porte Saint Honore, édifiée en 1190 et démolie entre 1545 et 1548. Elle fut l’une des quatre principales portes de Paris. Nous sommes à proximité du Temple de l’Oratoire.  Cliquer sur le titre pour lire la suite.
 
Peu après l’Oratoire se trouve à droite la rue Jean-Jacques Rousseau – après le 158 - dans laquelle donnent la :
 
 
Après le 149 se trouve sur la gauche, la rue de Marengo.
 
151-153 (à la Place du Palais-Royal) – Le Louvre des Antiquaires. (repère D)
  • Le Louvre des Antiquaires est une galerie d'antiquaires installés 2 place du Palais-Royal, face au musée du Louvre. Dans les locaux des ex-Grands Magasins du Louvre, sur 10 000 m2 répartis sur 3 niveaux, 250 galeries offrent des antiquités haut de gamme venues de l’Orient et de l’Occident, depuis la Haute Antiquité jusqu’aux années 1960. Inauguré en octobre 1978, le Louvre des Antiquaires est le premier centre couvert français d'antiquités.
 
Après la rue Croix des Petits-Champs (qui se trouve au 170) se trouve sur la droite le Ministère de la Culture, (repère E) du 182 au 200. Attention pas de numéros 172 à 180.
  • Le Ministère de la Culture(dont la dénomination officielle est, depuis 1997, Ministère de la Culture et de la Communication) a été créé en France en 1959 par le général de Gaulle, à l'instigation d'André Malraux, sous le nom de ministère des Affaires culturelles. Depuis, de nombreux pays se sont également dotés d'un ministère de la Culture. Le ministère est traditionnellement appelé, d'après son adresse principale, « rue de Valois ». Cliquer sur le titre pour lire la suite.
 
Après le Ministère de la Culture on coupe la rue des Bons Enfants.
 
202 Une des premières salles de l'Opéra de Paris. Les Italiens, qui avaient été chassés par Louis XIV, y font un retour triomphal avec la troupe de Luigi Riccobonidit Lélio, sous la Régence de Philippe d'Orléans le 18 mai 1716. L'opéra du Palais Royal subira plusieurs incendies et sera finalement remplacé par la salle du théâtre de la Porte-Saint-Martin.Débouché du Cul-de-sac de l’Opéra, amorce de la rue de Valois, ouverte en 1784. Façades et toiture classées. Vierge sous balcon.
 
Cette rue a été ouverte en 1784 par l’emprise sur la lisière orientale du jardin du Palais-Royal. Elle fut nommée en l’honneur du duc de Valois, fils aîné du duc d’Orléans, propriétaire du Palais-Royal.
 
  • 1 et 2 - Emplacement de part et d'autre de l'ex Cul-de-Sac de l'Opéra, des salles de théâtre, construites en 1639 et en 1763 et incendiées en 1763 et 1781, qui furent utilisées par l'Opéra.
  • 2 – Emplacement d’un établissement d’instruction libre, le Musée, fondé par Pilâtre de Rozier pour l’enseignement des lettres et des sciences.
  • 3 – Pavillon du Palais-Royal construit en 1766.
  • 6 et 8 – Emplacement de l’ancien hôtel Mélusine issu du lotissement de l’hôtel d’Armagnac vers 1530.
  • Ancien restaurant « Le Bœuf à la Mode ».
  • 7 à 43 – Revers de la Galerie de Valois.
  • 11 – En 1845 se trouvait le Théâtre des Soirées fantastiques.
 
On passe alors  la Place du Palais-Royal  (repère F)avec le Louvre sur la gauche et à droite le Palais-Royal :
 
 
Place du Palais Royal Métro Palais-Royal (lignes 1, 7)
Arrêts de bus alentours :
Avenue de l’Opéra arrêt Palais-Royal Comédie Française : 27/39/68/95
Rue Sant Honoré arrêt Palais-Royal Comédie Française : 67
Rue de Rivoli arrêt Palais-Royal Comédie Française 21/69/72/81
 
155 aux Guichets de Rohan Place du Palais-Royal, Hôtel du Louvre et au-delà) – Emplacement de l’ancien Hospice des Quinze-Vingts.
 
  • Touché par la détresse des aveugles de Paris, saint Louis fit édifier ici en 1260 un hospice destiné à en héberger 15 fois 20, soit 300. La tradition veut qu’on y ait d’abord logé ceux qui avaient eu les yeux crevés par les musulmans en Egypte durant la septième croisade. Eudes de Montreuil construisit la chapelle, érigée en église paroissiale dès 1282 et bordée d’un cimetière. Entreprise à partir de 1748 par Labbe et Martin, la reconstruction des bâtiments croulants de vétusté n’était pas terminée en 1772 lorsque les travaux furent arrêtés. L’hospice fut alors transféré au faubourg Saint-Antoine, dans la caserne des mousquetaires noirs de la rue de Charenton, et le cardinal de Rohan mit en vente terrains et bâtiments.
 
155 - Premier "café de la Régence" où se tinrent vers 1750 des réunions de mise au point de l'Encyclopédie. Fréquenté par Voltaire, Diderot, d'Alembert, Rousseau, Marmontel, Benjamin Franklin, Le Sage, etc. S'y disputaient depuis 1715 de mémorables tournois d'échecs. C'est dans ce café que Diderot situe le début de son "Neveu de Rameau", écrit en 1762. Ce café était situé sur le trajet des charrettes qui emmenaient les condamnés de la Conciergerie à la place de la Concorde, lorsque la guillotine y était installée. De sa terrasse Jacques-Louis David dessina Danton partant vers l'échafaud. Il fut le théâtre, en 1815, au début de la Restauration, de nombreux affrontements entre officiers napoléoniens démobilisés et officiers royalistes.
C'est au café de la Régence que Friedrich Engels retrouve Karl Marx, le 26 août 1844. Ils ne s'étaient jusqu'alors croisés qu'une fois à Cologne en 1842. Ils sont venus à Paris pour créer la revue "Les Annales franco-allemandes" qui ne connaîtra, devant les réticences des "socialistes" français (le mot venait d'être inventé), qu'un seul numéro double. C'est à cette époque qu'ils écrivent ensemble "la Sainte Famille".
À l'entrée des Versaillais dans Paris, le 21 mai 1871, le Grand hôtel du Louvre est réquisitionné par le bataillon des "Tirailleurs de Belleville" et les "Vengeurs de Flourens". C'est dans son grand salon que Napoléon Gaillard père, directeur des barricades sous la Commune, installe son quartier-général.
 
Après la Place du Palais-Royal se trouve sur la gauche le Grand Hôtel du Louvre.
 
157 – Le bureau de tabac « La Civette » se trouve sur le chevet de l’Eglise des Quinze-Vingts. 
  • Le magasin « A LA CIVETTE », créé en 1716, est situé au centre d'un périmètre urbain chargé d'histoire qui a joué un rôle essentiel dans sa propre évolution. Le Louvre, l'Hôpital des Quinze Vingts, le Palais Richelieu devenu Palais Royal, le Théâtre français, le Conseil d'Etat, le Conseil Constitutionnel, le Ministère de la Culture représentent son environnement passé ou présent. Débitant de tabac réputé à deux pas du Louvre, en face de la Comédie Française, c'est une institution pour les amoureux de cigares et autres produits de luxe. La vitrine est très sympa. Elle se situe au 157, rue Saint-Honoré. Juste derrière le musée du Louvre, on trouve dans ce bureau de tabac un assortiment d’accessoires pour fumeurs, ainsi qu’une cave à cigares fermée au fond du magasin. Pipes de toutes marques, cendriers Havana Club, coupe-cigares, briquets, ainsi que de belles boîtes à cigares en bois. On trouve également des articles de maroquinerie, comme les poches à cigares Davidoff. Quant à la cave à cigares, elle est accessible en compagnie d’un vendeur.
 
En face de la Civette, sur la Place Colette, on peut remarquer La Comédie Française et la bouche de métro « Le Kiosque des noctambules ».
 
La Comédie française
  • Les fleurs de lys dont on distingue encore la silhouette au-dessus de la colonnade de la Comédie-Française, symboles trop voyants de la monarchie, furent probablement partiellement effacées au moment de la Révolution française. C’est l’architecte Victor Louis qui avait construit ici pour le duc de Chartres, Louis-Philippe d’Orléans, propriétaire du Palais-Royal, une salle où ce dernier rêvait d’installer la troupe de l’opéra. La salle principale, inaugurée le 15 mai 1790 sous le nom du Théâtre des Variétés amusantes devint ensuite le Théâtre de la Liberté et de l’Egalité, puis de la République. Laissée à l’abandon durant de nombreuses années, la salle fut ensuite restaurée pour accueillir la Société des Comédiens-Français, qui s’y installa le 30 mai 1799. Cette colonnade donnait à l’origine sur la rue de Richelieu, mais depuis la création de la Place André-Malraux la perspective est bien meilleure. Par ailleurs, la Place Colette fut créée par la démolition de remises. La théâtre fut agrandi à partir de 1860. L’incendie qui ravagea la théâtre le 8 mars 1900 fut suivi d’une restauration soignée. Seules les traces des fleurs de lys rappellent aujourd’hui le souvenir du prince commanditaire.
  • Méconnu de la plupart des Parisiens, le musée de la Comédie-Française est un excellent moyen d'accéder aux parties privées de cette institution théâtrale. La visite guidée comprend les parties publiques accessibles aux spectateurs lors de représentations (vestibule, escalier d'honneur, foyer du public, galeries et salle), mais aussi les parties privées. Le visiteur découvrira ainsi la salle du Comité, le foyer des Artistes et le foyer La Grange qui présentent quelques oeuvres d'art insoupçonnables. A l'entrée, Talma, immortalisé par David d'Angers, accueille les visiteurs qui se dirigent ensuite vers l'escalier menant aux quartiers administratifs où trônent les plâtres de Molière, Corneille et Racine lustrés par les mains superstitieuses des comédiens. Dans les étages qui portent chacun un nom d'artiste, se trouvent plusieurs tableaux de maîtres : un portrait de Molière par Mignard, un autre de Talma par Delacroix et, dans la salle du Comité, un Renoir. Une galerie de bustes représentant les grands auteurs du XVIIIème siècle jouxte un corridor tapissé de croquis de Lucien Jonas. Le plafond de la salle d'entracte est orné de peintures de Guillaume Dubuffe sous lesquelles trône un Voltaire de marbre sculpté par Houdon. La pièce maîtresse de la collection de la société des Comédiens-Français reste le fauteuil que Molière avait emprunté à son oncle malade. La légende raconte qu'il y est mort en 1673 en interprétant Argan. En hommage au « patron des comédiens », la salle Richelieu, construite par Victor Luis entre 1786 et 1790 est communément appelée Maison de Molière.
 
Le Kiosque des Noctambules
 
  • La nouvelle bouche de métro, située sur la Place Colette, a été construite en 2000 pour le centenaire du Métro de Paris, sous la direction de l’artiste Jean-Michel Othoniel, dans un style controversé. Elle fut inaugurée en octobre 2000. Cette œuvre d’art contemporain a généré beaucoup de commentaires comme l’avaient en son temps généré les œuvres d’Hector Guimard. Les deux dômes du Kiosque des Noctambules (un représentant le jour et l’autre la nuit), fait de billes de verre coloré de Murano, insérées dans une structure en aluminium, fait de cette œuvre un travail original et inattendu dans l’environnement très classique de la Place Colette.
 
Nous arrivons alors à un important carrefour avec la rue de Rohan sur la gauche, la rue de Richelieu sur la droite et l’avenue de l’Opéra en oblique.
Traverser la rue de Rohan et poursuivre sur le trottoir de gauche. A droite, la Place André Malraux abrite deux fontaines situées de part et d’autre de l’avenue de l’Opéra.
 
La rue Saint-Honoré continue – 161-248
 
 
Emplacement en 1380 de laporte Saint-Honoré de l'enceinte de Charles V. Deuxième porte de ce nom, dite aussi porte des Aveugles. Elle sera démolie en 1636. C'est en tentant de la prendre d'assaut que Jeanne d'Arc est blessée le 8 septembre 1429. Une des principales issues du Paris fortifié, elle verra de nombreux événements, dont l'entrée des troupes royales dans Paris contre la Ligue le 12 mai 1588, et la "Journée des Farines" : attaque de soldats d'Henri IV déguisés en âniers, le 20 janvier 1591 pour tenter de prendre la ville dont il faisait le siège et qui lui résistait.
 
165 – Aux fenêtres extrêmes du premier étage, lion et lionne dus à un ancien locataire, marchand de fourrures.
 
Le 167 fait face au 248. Ensuite, on coupe la rue de l’Echelle.
 
  • La rue de l’Echelle relie la rue de Rivoli à l’avenue de l’Opéra, elle mesure 150 mètres. Elle suivait initialement l’extérieur du rempart de l’enceinte de Charles V. Son nom lui a été attribué en 1633. « L’échelle » était un échafaud à degrés dressé sous l’Ancien Régime. C’était le droit de haute justice de la commanderie du Temple. On y envoyait les polygames, les parjures et les blasphémateurs. En 1649, plusieurs débauchés brûlèrent cette échelle une nuit d’hiver. Il demeura toutefois un montant jusqu’en 1783. Cette rue a été reformée en 1852 suite au percement de la rue de Rivoli. C’est à l’angle de la vieille rue de l’Echelle et de l’ancienne petite place du Carrousel que la famille royale se regroupa, le 20 juin 1792, dans le fiacre conduit par Fersen, avant de commencer leur fuite qui devait prendre fin à Varennes.
 
173 – Vieille maison, ferronneries, porte. Siège du journal "Le Canard enchaîné" dans lequel furent découverts des micros posés par la DST le 3 décembre 1973.
256 - Ferronneries
258 La boutique « Verlet ».
  
  • La boutique « Verlet » située au 258 rue Saint-Honoré torréfie des arabicas depuis 1880. Ne sont proposés que des grands crus, d’origine pure, fraîchement torréfiés et moulus à la commande. On y vend également du thé. Le magasin offre en plus l’accès à une saladerie et une sandwicherie.
 
175 – Vieille maison, ferronneries, façade.
268 – Une fenêtre par étage.
270 – Demeure d’Olympe de Gouges Porte
 
  • Née à Montauban le 7 mai 1748, Olympe de Gouges, veuve à 18 ans, vient s’installer à Paris où ses contemporains attestent de sa beauté. Autodidacte, elle complète sa formation intellectuelle pour rédiger une œuvre abondant, théâtrale et politique. Inspirée par le droit naturel du genre humain, elle se déclare contre l’esclavage, et réclame des refuges pour « les vieillards sans forces, les enfants sans appui et les veuves ». animée d’un féminisme chaleureux et lucide, elle publie en septembre 1791 une « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », véritable défense de ce « sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la Révolution, respectable et méprisé ». Installée ici, dans un pied-à-terre proche de l’Assemblée, elle déclare : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même fondamentales : la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ». Jugée, sans avocat, pour offense à la souveraineté du peuple, elle est guillotinée le 3 novembre 1793.
 
278 – On situe dans cette maison, le magasin où Jeanne Ranson, future comtesse du Barry, aurait été, vers 1761, trottin chez une modiste à l’enseigne « Aux Traits Galants ».
181 – L'architecte décorateur et peintreLouis Süeet son associé le peintreAndré Mare, réalisent en1921, l'aménagement du magasin de Fontaine et Cie.
185 - Demeure d'Alexandre Dumas père entre 1864 et 1866.
 
A hauteur du 187/282 on coupe la rue des Pyramides.
Rue des Pyramides Métro Pyramides (lignes 7.14)
Arrêt Pyramides-Saint Honoré bus 68
284Le Passage Saint-Roch
 
  • L’église Saint-Roch est une église du 1er arrondissement de Paris, située au 284 rue Saint-Honoré, bâtie entre 1653 et 1722 sur les plans initiaux de Jacques Le Mercier. Longue de 126 mètres, de plan médiéval, c’est l'une des plus vastes de Paris. Le parvis de l’église fut le théâtre de combats durant l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795). Pillée à la Révolution, l’église a récupéré une partie de son patrimoine et récupèrera de nombreuses d'œuvres d’art provenant d'autres églises parisiennes. Toujours en activité, elle reste connue comme la paroisse des artistes par allusion au nombre d’entre eux qui y ont été enterrés ou dont on y a célébré les obsèques et de la riche collection d’œuvres d’art qui y est conservée. Cliquer sur le titre pour lire la suite.

193-195 – Emplacement d’une Académie de Manège.
 
On coupe la rue Saint-Roch au 199/302.
A droite, dans la rue Saint-Roch La boutique rarissime
203 - Ravaillac logea à « l’Auberge des Trois Pigeons », le 13 mai 1610, située à l’angle des rues Saint-Honoré et Saint-Roch, lorsqu’il vint à Paris pour assassiner Henri IV.
 
En face du 203, au
 
304-306 – Deux immeubles avec bow windows (oriels)
308 – La Fontaine loua cette maison en 1685.
310-312 – Une fenêtre par étage. Dans cette maison, le compositeur espagnol Juan Crisostomo de Arriaga est décédé le 16 janvier 1826 à l’âge de 20 ans.
207 – Façades.
209 - Demeure et cabinet du docteur Joseph Ignace Guillotin après la Révolution. Grand humaniste ; un des principaux rédacteurs de notre "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen". C'est là qu'il meurt en 1814, ayant échappé de peu à la machine qui porte injustement son nom
 
 
  • Ici s’élevait un des plus grands et des plus beaux hôtels de Paris, dont les bâtiments et les jardins s’étendaient à l’ouest jusqu’au 229 de la rue de Rivoli et vers le sud jusqu’aux Tuileries, ainsi qu’au 211 de la rue Saint-Honoré. Construit en 1687 par Henri Pussort, conseiller d’état, oncle de Colbert, il fut acheté en 1697 par Pierre-Vincent Bertin, seigneur d'Armenonville, puis en 1711 par Adrien-Maurice de Noailles (1678-1766), comte, puis duc d’Ayen, futur maréchal de France et ministre d’Etat. Il lui donna son nom, fit redessiner les jardins par Charpentier et transforma les bâtiments en 1715, remodelés par Pierre Cailleteau dit Lassurance 1655-1724) en un somptueux musée. Dans la chapelle, une de ses petites-filles, Marie Adrienne Françoise de Noailles (1759-1807) épousa Lafayette (1757-1834) le 11 avril 1774. Devenu en 1802 la résidence du troisième consul, Lebrun, l’hôtel de Noailles fut restitué à ses propriétaires en 1814, morcelé en cinq lots en 1830. Il en subsiste une façade de style Louis XV (classée) dans la cour de l'Hôtel Saint-James et d'Albany. En plein cœur de Paris, le Saint James & Albany Hôtel-Spa 
  • Deux boutiques remarquables de part et d’autre de l’entrée.
 
318/320 – Façade du XVIIIème siècle.
 
Puis on passe devant la rue du Marché Saint-Honoré à droite et à gauche la rue du 29 juillet (215-328)
Rue du 29 juillet Métro Tuileries (ligne 1)
 
  • Cet hôtel a été construit en 1660 pour le seigneur de Passy, Claude Chahu, puis passa de main en main entre 1670 à 1711. La duchesse de Noailles le loua vers 1744 à Marivaux. Il fut ensuite revendu en 1750 à Fizeaux de Clermont et occupé en 1780 par la comtesse de Brienne. Le portail, les balcons, la cour sont remarquables. La façade sur rue et les toitures sont classées. La boutique est aujourd’hui occupée par une maroquinerie.
On coupe la rue d’Alger – 219/340
 
229/235 – L’ancien couvent des Feuillants.
 
  • Henri III installa à paris en 1587 des cisterciens réformés venus de l’abbaye Notre-Dame de Feuillants, en Languedoc, et confie à Baptiste Androuet du cerceau la construction de leur couvent. L’Eglise est consacrée en 1608 et sa façade achevée en 1624 par François Mansart. L’entrée monumentale, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, terminée en 1676, se situait dans l’axe nord-sud de la place Vendôme et le jardin dessiné par Le Nôtre s’étendait jusqu’au Manège des Tuileries. En 1790, le Club des Feuillants s’installe dans l’église. Ses membres se dispersent après le 10 août 1792, et l’église devient la buvette des députés des différentes assemblées qui siègent au Manège, jusqu’à la destruction de l’ensemble des bâtiments en 1804.
 
 
  • Moynat est un des plus anciens malletiers français. Son premier atelier a été fondé en 1849 par les artisans layetier-emballeurs Octavie et François Coulembier. Ils s'associent plus tard à la marchande Pauline Moynat qui a ouvert une boutique avenue de l'Opéra. La maison a été un des principaux noms de la maroquinerie de luxe de son époque. Connue pour son savoir-faire traditionnel dans la réalisation des articles de voyage sur mesure, le malletier est devenu célèbre notamment grâce à ses créations destinées au monde automobile, ainsi que ses innovations qui ont rendu les malles plus légères et imperméables, et ses participations remarquées aux Expositions universelles.
 
350 – Maison occupée par le garde du Trésor Charles de Savalette. Au début de la restauration, arriva à Paris, une femme qui se disait être Jenny Savalette de Langes., fille naturelle du descendant du propriétaire d’origine ci-dessus. Elle se plaignait amèrement d’avoir été ruinée par le désintéressement de son père au profit des deux frères de Louis XVI. Aussi obtint-elle une pension, la gérance d’un bureau de poste, la disposition d’un appartement dans le château de Versailles. Elle fut comblée de cadeaux par la haute société royaliste en raison de sa situation. Elle mourut à Versailles en 1858, laissant une fortune de 200.000 francs. Lors de l’enterrement, on eut la surprise de s’apercevoir que c’était un homme. Un aventurier, un escroc. Le vestibule et la cour, ainsi qu’un escalier du XVIIIème siècle sont remarquables. 
352 – L’entresol de cette maison, de 1710, fut occupé, après la Révolution, par la veuve de Condorcet. Elle y vivait discrètement, peignant des portraits et des miniatures, tandis qu’au rez-de-chaussée, une boutique de mercerie qui lui appartenait était exploitée à son profit par un prête-nom.
  
  • Au 233 de la rue Saint-Honoré, le malletier Goyard occupe ce magasin depuis 1853. En 1845, à 17 ans, François Goyard entre comme apprenti chez Morel, la maison qui a racheté la prestigieuse maison Martin, la layetier de son altesse royale Madame la duchesse de Berry. Morel voit en Goyard son successeur légitime. En 1853, celui-ci devient l’héritier de ce qui a vue se succéder depuis le Premier Empire les plus prestigieux layetiers-coffretiers-emballeurs. En 1885 son fils Edmond prend la relève de son père. En 1923, à l’occasion des 70 ans de la Maison, Robert reprend le flambeau. Le 3 décembre 1931, la Maison Goyard obtient un brevet d’invention pour la malle-bureau qui deviendra un véritable meuble-bureau. Elle participe également à l’élaboration de malles capables de s’imbriquer dans les carrosseries des automobiles telles que Bugatti, Delahaye, Voisin, Delage… Air France demande à l’entreprise Goyard de fabriquer des bagages en toile chevrons tissée jacquard.
 
356 – Cet hôtel, construit en 1707 a appartenu au notaire Jean Raguideau de la Fosse qui établit le contrat de mariage entre Bonaparte et Joséphine de Beauharnais.
358 – Maison du XVIIIème siècle.
360-364 – Le premier couvent des Capucines et l’Hôtel de Vendôme.
 
On arrive à la rue de Castiglione à gauche et à la Place Vendôme à droite. 235/356
 
Rue de Castiglione
 
237/251 – L’ancien couvent des Capucins.
 
239 - Emplacement de l’ancien cimetière des Capucins. 1ersalon deLouise d'Épinay, dite Mmed'Épinay, près du cimetière des Capucins. Célèbre salon où se rencontrent artistes et philosophes des Lumières, de 1748 à 1762.
366 – Hôtel construit par Pierre Bullet en 1705 dont le balcon est remarquable. La porte monumentale sur rue, ses vantaux et le balcon qui la surmonte sont classés.
368 – Hôtel construit par Pierre Bullet en 1705 et propriété de Robert de Cotte en 1717. Balcon.
247 - Ateliers d'Henry Lepaute depuis 1829, célèbre horloger fabricant de pendules pour édifices publics qui équipèrent au xixe siècle nombre de gares et de mairies.
251 – Salle Valentino, dite aussi dubal Valentino. Lieu de réunions politiques dans lesquelles interviennent Étienne Cabet, Louis Blanc, Ferdinand Flocon. Friedrich Engels décrit la façon dont il sème les mouchards qui le surveillent en 1844. Y est organisé, entre autres, un immense banquet de 1500 couverts en soutien à la Pologne insurgée, le 29 novembre1847. Mais c'est aussi une salle de bal où la polka est introduite à Paris la même année. Le 25 décembre 1848 s'y tient le premier banquet des femmes socialistes. 
Elle est le siège du Club de la Délivrance, club modéré qui y tient 6 réunions avec Eugène Yungà la fin du Second Empire, en 1870. Aujourd’hui Hôtel Mandarin Oriental.
370 – Maison du XVIIIème siècle avec balcon. C’est là qu’a dû habiter, en 1741, chez son oncle par alliance, le fermier général Le Normand de Tournehem, Jeanne Poisson, âgée de 20 ans – la future marquise de Pompadour, le lendemain de son mariage avec Le Normand d’Etioles dont elle eut, en 1744, une fille, Alexandrine-Jeanne.
372 – Balcon et ferronneries.
374Hôtel Fouquet, hôtel très remanié, avec façade sévère, fronton et balcon. Salon de Marie-Thérèse Rodet Geoffrin, dite MmeGeoffrin, qui rassemble Fontenelle, Montesquieu, Voltaire, Grimm, d'Alembert, Helvétius, Marmontel, d'Holbach, Diderot, Hume... de 1749 à 1777. Demeure deFrançois-René de Chateaubriand, ministre sous la Restauration, en1825.
259 – Fontaine des Capucins, plus tard de Castiglione, construite en 1671, alimentée par la pompe Notre-Dame, puis par la pompe à feu de Chaillot.
261 – Restaurant Voisin, célèbre sous le second Empire. Il sut maintenir sa réputation en servant, le soir de Noël 1870, pendant le siège, du consommé d’éléphant, de la tête d’âne farcie, du civet de kangourou, du chameau rôti et du chat bardé de rats.
 
On atteint la rue Cambon 261/378
La Place Maurice Barrès, qui longe la rue Cambon donne une belle vue de :
L’Eglise Notre-Dame de l’Assomption au coin de la rue Cambon.
 
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption à l'angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Cambon est un édifice religieux construit entre 1670 et 1676 (date d'achèvement des travaux et consécration). Désaffectée en 1884, après l'expulsion des ordres monastiques, l'église est aujourd'hui l'église polonaise de Paris. Au xviie siècle, une maison rue Saint-Honoré appartenant aux Jésuites fut donnée aux Dames de l'Assomption qui entreprirent des constructions, dont celle de la chapelle pour laquelle elles firent appel à l'architecte Charles Errard. Ce dernier séjourne alors à Rome et, féru d'italianisme, son projet s'inspire de l'Antiquité, de la Renaissance avec, cependant, une note personnelle. Ses obligations romaines l'empêcheront de veiller à l'exécution de l'édifice, dont la charge sera assurée par M. Chéret, un maître entrepreneur.
 
A proximité : La cour des Comptes, à gauche dans la rue Cambon.
 
Couvent des Dames de l'Assomption où se retiraient certaines dames de la Cour sous l'ancien régime. Il fut transformé en caserne pendant la Révolution, en 1793. C'est dans ce couvent que se cachaGracchus Babeuf, le 5 décembre 1795, après la publication en novembre de son "Manifeste des plébéiens". De sa chapelle partit le cortège funèbre deJean Maximilien Lamarque, général mort du choléra le 5 juin 1832. Ses obsèques allaient provoquer le déclenchement d'une insurrection qui serait réprimée dans le sang par un ministre de l'intérieur nommé Adolphe Thiers : cet événement inspirera àVictor Hugoune scène célèbre de ses "Misérables" ; celle ou il fait mourirGavrochesur une barricade. Cette même chapelle abritera le club de la Butte des Moulins pendant la Révolution de 1848.
265. – Emplacement d’une maison où Sarah Bernhardt habita chez sa mère, au second étage, en 1859. Elle avait alors environ 15 ans.
 
Après le 380, on trouve, à droite, la rue Duphot
Rue Duphot, Métro Madeleine (lignes 8/12/14)
 
382Couvent des Filles de la Conception.
398  - Maison qu’habita Robespierre.
Demeure du menuisier Simon Duplay, qui hébergea Maximilien Robespierre (2 dernières fenêtres à gauche dans la cour, au 1erétage) de 7 juillet 1791 au 9 thermidor, dans une petite chambre éclairée par la cour, en partie occupée par un jardinet. Duplay participa par la suite à la Conjuration des Égaux. C’est là que Robespierre prépara avec Pierre-Gaspard Chaumette et Claude Fournier-L'Héritier, la journée du 10 août 1792.C’est là aussi qu'il fut victime d'une tentative d’assassinat le 4 prairial an II (23 mai 1794). La charrette qui menait l’Incorruptible à la guillotine, le 28 juillet 1794, s'arrêta devant cette maison qui avait été badigeonnée de sang. Danton appelait cet ensemble « le temple du rabot et du ragot ».
 
On coupe la rue Saint-Florentin à gauche et la rue du Chevalier de saint Georges à droite (271-404)
Rue Saint-Florentin, Métro Concorde (lignes 1/8/12)
 
275 – Cabaret au XVIIème siècle, à l’enseigne du « Saint-Esprit », qui était le rendez-vous habituel de ceux qui aimaient assister au passage de la sinistre charrette transportant de la Conciergerie à la Place de la Révolution, les personnes envoyées à l’échafaud. Maison du Héron. Cachette de Jean-Paul Maratau 3eétage, après qu'il a demandé la pendaison des 800 députés de la Constituante en 1790.
279 – Bel immeuble de 1905
281 – Maison du XVIIIème siècle.
422 – Au carrefour avec la rue Royale, troisième porte Saint Honoré, de l’enceinte Louis XIII, construite de 1632 à 1634 par Pierre Pidoux. Dès que les travaux furent terminés, on démolit la seconde porte en 1636. Cette troisième porte fut détruite à son tour en juin 1773. C’est par cette porte que Louis XIV fait son retour à Paris pour soumettre les princes et le parlement, le 21 octobre1652.
 
On atteint la rue Royale, fin de notre parcours
Arrêt Madeleine Bus 84 - A droite Place de la Madeleine, métro Madeleine (lignes 8/12)
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Photo R.Desenclos 2010