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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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LA GRANDE TRAVERSEE DE PARIS OUEST-EST -
DE LA PORTE DAUPHINE A LA PLACE DE LA CONCORDE
 
 
 L'Avenue Foch
La Grande Traversée de Paris vous permet d’effectuer, grâce à différents circuits enchaînés, un parcours allant de l’ouest vers l’est ou vice-versa. Ces parcours peuvent être accomplis en une ou plusieurs fois.
Le parcours d'ouest en est suit les trottoirs de gauche et passe dans le jardin des Tuileries.
Comment s’y rendre
Métro : Porte Dauphine (ligne 2)
Bus : PC3 arrêt Porte Dauphine
RER : Avenue Foch (ligne C)
 
L'Edicule Guimard de la station Porte Dauphine L’édicule Guimard de la station Porte Dauphine est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. L’architecte Hector Guimard est à l’origine du style Art Nouveau. Aussi dénommé Modern Style, l’Art Nouveau exprime le rejet du modèle classique. Les formes fluides renouent avec la nature dans des cités de plus en plus marquées par l’industrialisation. Guimard se veut à la fois architecte et décorateur. Le Castel Béranger, au 14, rue La Fontaine, est un manifeste de son art. Hector Guimard ne connaîtra pas de son vivant, les honneurs qu’il méritait. Une des entrées de la station de métro Porte Dauphine représente bien l’architecture employée par Hector Guimard pour habiller les stations de métro.
 
L’Avenue Foch
Inaugurée en 1854, l’avenue de l’Impératrice, dite aussi avenue du Bois de Boulogne est la plus large de Paris (120 m), par la volonté du baron Haussmann. D’ailleurs les immeubles sont depuis précédés de jardinets d’une largeur de dix mètres. L’avenue a immédiatement été adoptée par la haute société de l’époque car elle donnait l’accès au Bois de Boulogne où il fallait se trouver. Les hôtels particuliers qui bordaient l’avenue rivalisaient de luxe.
 
Nous allons suivre le trottoir de gauche de la contre-allée.
 
71 - Résidence parisienne privée des princes séoudiens.
 
65 – Hôtel de M. Cognacq, fondateur de la Samaritaine.
Les efforts déployés par les époux dans la gestion commerciale de la Samaritaine les menèrent progressivement à la fortune, permettant à Ernest et Marie-Louise d’acquérir en 1891 un hôtel particulier 65, avenue du Bois (actuelle avenue Foch), où ils résidèrent jusqu’à leur mort. C’est au sein de cette demeure cossue que les Cognacq rassemblèrent une non moins riche collection. Les œuvres d’art participaient bien sûr de la mise en scène d’un grand bourgeois de la Belle Époque, le capitaine d’industrie se doublant d’un honnête homme. L’idée, toutefois, doit être nuancée car les Cognacq semblent avoir peu reçu avenue du Bois. La collection correspond donc avant tout à leur goût personnel, ancré dans les tendances de la fin du xixe siècle.
 
59 - L'avenue héberge deux musées : le Musée arménien de France et le Musée d'Ennery. Hôtel où mourut en 1899 l’auteur dramatique populaire Adolphe Dennery auteur des Deux OrphelinesLe Musée d'Ennery et adaptateur au théâtre des romans de Jules Verne. Le Musée d’Ennery a été fondé en 1908, puis légué à l’état, avec une rente pour son entretien.
 
Le Musée arménien de France est un musée situé à Paris, consacré à l'histoire et à la culture arménienne. Retraçant 3 000 ans d'histoire de l'Arménie, il regroupe près de 1 200 œuvres, dont certaines furent exposées au Musée du Louvre. Il est aujourd’hui fermé pour des raisons de non-respect de normes au niveau de l’immeuble.
 
Le Musée d’Ennery - photo
Consacré à l'art asiatique, il présente la collection de 7 000 objets réunie durant la deuxième moitié du XIXe siècle par Clémence d'Ennery (1823-1898), épouse en 1881 du prolifique romancier et dramaturge Adolphe d'Ennery. La collection, commencée en 1859 par Joséphine-Clémence Lecarpentier, veuve Desgranges, et qui avait été transférée de sa maison de la rue de l'Echiquier à Paris, est présentée dans un hôtel particulier dont la construction débuta en 1875.
 
41 - (angle avec l’avenue Raymond-Poincaré) : siège du célèbre Yacht Club de France, fondé en 1867.
33 - Le 23 janvier 1978, le baron Edouard-Jean Empain est enlevé devant son domicile situé au 33, donnant lieu à l'Affaire Empain.
 
19 - Hôtel Ephrussi de Rothschild : Hôtel du banquier Maurice Ephrussi (1849-1916) et de sa femme née Béatrice de Rothschild (1864-1934). Aujourd'hui : Ambassade d’Angola et résidence de l'ambassadeur.
L'Hôtel Ephrussi de Rothschild L’Hôtel Ephrussi de Rothschild et Ambassade d'Angola
Au 19 de l’avenue Foch se trouve l’un des premiers hôtels construits ici, de pur style Napoléon III. Bâti en 1859, par Jean-Alexis Thierry pour Madame de Montpelas, il passa en 1878 aux mains de Louis-Charles d’Orléans, duc de Nemours, puis en 1887 à Charlotte de Rothschild, femme du banquier Maurice Ephrussi. L’intérieur est en partie décoré de boiseries du XVIIIème siècle. Dans le jardin, quelques sculptures du XVIIIème proviennent également du château des Rothschild à Ferrières-en-Brie. C’est le dernier témoin de l’architecture Napoléon II dans le quartier. Il a été racheté en 1979 par la république d’Angola afin d’y loger son ambassadeur. Il a été soigneusement restauré par ses nouveaux propriétaires.
 
15 – Ex-hôtel du raffineur Paul Lebaudy.
7 – Hôtel où habita l’écrivain Paul Hervieu au début du XXe siècle.
1bis – Hôtel où la baronne de Pierrebourg tint, au début au XXe siècle, un brillant salon très fréquenté par Paul Hervieu et un très grand nombre d’hommes de lettres et d’hommes politiques.
 
Nous sommes en haut de l’avenue Foch, à proximité de la Place Charles-De-Gaulle.
 
La Place Charles de Gaulle
La place Charles-de-Gaulle, anciennement place de l’Étoile, est une place située à la limite de trois arrondissements (les 8e, 16e et 17e). Encore très connue sous son ancien nom, elle est officiellement rebaptisée le 13 novembre 1970 en l'honneur de Charles de Gaulle quelques jours après sa mort. Au centre de cette place se trouve l'Arc de triomphe.
 
L'Arc de TriompheL'Arc de Triomphe
L’arc de triomphe de l’Étoile souvent appelé simplement l'Arc de Triomphe, dont la construction, décidée par l'empereur Napoléon Ier, débuta en 1806 et s'acheva en 1836 sous Louis-Philippe, est situé à Paris, dans le 8e arrondissement. Il s'élève au centre de la place Charles-de-Gaulle (anciennement place de l’Étoile), dans l'axe et à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Élysées, à 2,2 kilomètres de la place de la Concorde. Haut de 49,54 m, large de 44,82 m et profond de 22,21 m, il est géré par le Centre des monuments nationaux1. La hauteur de la grande voûte est de 29,19 m et sa largeur de 14,62 m. La petite voûte mesure 18,68 m de haut et 8,44 m de large. Le monument pèse 50 000 t, 100 000 t en prenant en compte les fondations qui s'enfoncent à 8,37 m de profondeur. Le coût total de la construction est de 9 651 116 F. La place de l'Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au XIXe siècle sous l’impulsion du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l’avenue Kléber, l'avenue de la Grande-Armée, l’avenue de Wagram et, la plus connue, l’avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l'une au milieu des avenues, pour l'autre entre les avenues.
 
Tourner à droite sur la Place et traverser les avenues suivantes :
Victor Hugo
Kléber
Iéna
Marceau
 
Pour atteindre l’avenue des Champs-Elysées, que l'on prend à droite.
 
L'Avenue des Champs Elysées L’avenue des Champs-Elysées
L’avenue des Champs-Élysées (ou simplement les Champs-Élysées, parfois même les Champs) est une grande et célèbre voie de Paris. Elle est considérée par beaucoup comme la plus belle avenue de la capitale, et, selon une expression couramment utilisée en France et principalement par les pays étrangers, comme la plus belle avenue du monde. Elle tire son nom des champs Élysées, le lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque. C'est aussi un des principaux lieux touristiques de la capitale. Elle s'étend de la place de la Concorde à la place Charles-de-Gaulle dans le 8e arrondissement. Elle mesure 1910 mètres.
 
133 - Le drugstore Publicis fut le premier drugstore à ouvrir en Europe, le 16 octobre 1958, au rez-de-chaussée d'un immeuble du début XXe siècle. Celui-ci est ravagé par un incendie dans la nuit du 27 au 28 septembre 1972, sinistre qui cause la mort d'une personne. Le bâtiment est reconstruit en verre et acier par l'architecte Pierre Dufau
 
Le Drugstore PublicisLe Drugstore Publicis
De retour d’un voyage aux États-Unis, Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de l’agence de publicité Publicis, installe ses bureaux dans un immeuble du début du XXe siècle en haut des Champs-Élysées et y ouvre en 1958 au rez-de-chaussée le premier drugstore européen. Détruit entièrement par un incendie en 1972, il en confie la reconstruction à l’architecte Pierre Dufau, spécialiste et théoricien de l’architecture de bureau. Celui-ci réalisa un bâtiment sobre, sans grand geste architectural, mais sans compromission, imposant jardins suspendus, verre miroir coloré réfléchissant l’Arc de Triomphe. En 2004 l’architecte californien d’origine italienne, Michele Saee, transforme le drugstore en installant notamment sur les anciennes façades des éléments de verre éclairés au moyen de fibres optiques et aux formes sculpturales tourmentées.
 
129 – Cinémas Publicis.
127 - Cet immeuble fut construit par Pierre Humbert et abrite aujourd'hui le Flagship Lancel.
125 – Bureau de Change Travelex.
123 – Restaurant Chez Clément, le deuxième café rôtisseur de la capitale. Embaumant la plus belle avenue du monde d’une bonne odeur de poulet rôti, le café rôtisseur propose une alternative aux autres restaurants et café du quartier.
121 - Cet imposant immeuble haussmannien fut construit en 1907 par l'architecte Pierre Humbert.
119 - Hôtel Carlton : construit en 1907 par l'architecte Pierre Humbert. Devenu en 1988 le siège de la Compagnie Air France.
117 – Centre de demande des visas chinois.
115 – Maison Hugo Boss.
103-109 - Élysée-Palace : Hôtel de voyageurs construit en 1898 pour la Compagnie des wagons-lits par l'architecte Georges Chedanne. Ce fut le premier des grands hôtels de voyageurs édifiés sur les Champs-Élysées. Il fut bientôt suivi par l'hôtel Astoria (1904) et l'hôtel Claridge (1912). Auparavant, les palaces se trouvaient dans les quartiers proches du Louvre et de l'Opéra. Le décor original a été détruit par le Crédit commercial de France, qui a acquis l'immeuble en 1919 pour y installer son siège social.
101 - Boutique Louis Vuitton. Immeuble construit en 1995. Centre d’Affaire Servcorp.
99bis - « Vers 1900, Mme Sorel n'avait eu encore que peu d'occasions d'opposer sa crânerie aux brocards de la ville. Les brocards dont elle commençait à se vêtir étaient ceux du répertoire de l'Odéon, où elle débutait, obscurément sinon modestement. Elle débutait un peu moins modestement dans le Tout-Paris, car elle avait déjà maison montée, au coin de l'avenue George-V, juste au-dessus de l'actuel Fouquet's. Un universitaire chevronné, Gustave Larroumet, venait ici lui donner des leçons particulières pour l'initier aux secrets des grands classiques. [...] quand elle s'était attardée en quelque maison de couture pour ses affaires d'atours, on pouvait apercevoir, sur le balcon de Mme Sorel, Gustave Larroumet, guettant le retour de son élève, impatient de reprendre la leçon interrompue. ». L'immeuble abrite au rez-de-chaussée la célèbre brasserie Fouquet's et, dans les étages, l’Hôtel Fouquet's Barrière, inauguré en octobre 2006.
 
Le restaurant le Fouquet's 99 - Restaurant Le Fouquet's.
Le Fouquet's Paris a été créé en 1899, rénové en 1999, sa salle de restaurant est classée à l'inventaire des monuments historiques1. Le bâtiment comprend aussi l'Hôtel Fouquet's Barrière. Les deux établissements appartiennent au groupe Lucien Barrière. Le Fouquet's est célèbre dans le milieu du cinéma français. Il abrite chaque année le déjeuner des nommés quelques semaines avant la cérémonie des César du cinéma, ainsi qu'une fête avec de nombreuses personnalités du cinéma après la cérémonie. Il abrite également un nombre d'évènements et de prix artistiques comme le Prix Anges & Démons du scénario.
 
97 – Immeuble construit en 1880. Magasin The Kooples.
93-95 – Immeubles construit en 1860. Magasin Lacoste.
91 - Immeuble de 1870 où le journaliste et patron de presse Léon Bailby (1867-1954) installa dans les années 1930 les bureaux du quotidien Le Jour.
79 – Immeuble construit en 1930.
 
Discothèque Le Queen.La discothèque Le Queen
Cette boîte est une institution qui renferme une incroyable variété. Certes, elle reste toujours un peu le temple gay de Paris mais avec l'incroyable explosion polymorphe qu'a connu la house et la techno depuis le milieu des années 90, on peut ajouter quelques bémols à cette image. Le Queen la référence du clubbing ouvert à tous et toutes à partir du moment où l'ambiance est là. Le club s'appelait à l'origine "Le Central". Créé en 1992 par Philippe Fatien, propriétaire des établissements Mix Club, Le Cabaret, Chez Castel et du restaurant Le Queenie, le Queen a obtenu sa renommée mondiale grâce à la qualité de ses soirées, parmi les plus branchées de la Capitale. Sa clientèle était majoritairement gay. Le club a connu son âge d'or de 1993 à 1996. La sélection à l'entrée était réputée très sélective et l'entrée était gratuite, sauf les week-ends. Le directeur artistique de l'établissement était David Guetta, qui y mixa régulièrement de 1993 à 1995. A la fin des années 1990, le club change peu à peu de clientèle et s'ouvre au public hétérosexuel. On considère que cette évolution a participé au déclin de l'établissement, qui s'est fortement banalisé. L'établissement essuie depuis de nombreuses critiques.
 
77 – Boutique maroquinerie Longchamp. Restaurant Ladurée.
73 – Immeuble construit en 1900.
71 – Immeuble construit en 1870. Le Café Kousmichoff. La célèbre maison de thé, fondée à Saint-Pétersbourg en 1867 et établie à Paris depuis 1917, installe son Flagship au 71, Ave des Champs-Elysées. Sur 250 m2, vous retrouverez tous les thés emblématiques de la marque dans un très bel espace boutique, et découvrirez, en terrasse et au 1er étage, le Café Kousmichoff, le tout nouveau café franco-russe imaginé par Kusmi Tea.
 
Le Café Kousmichoff
Créée en 1867 par Pavel Mikhaïlovitch Kouzmitchoff (Павел Михайлович Кузьмичёв1), la maison Kousmichoff s’impose rapidement sur le marché russe. En 1880, pour la naissance de sa fille Elizabeth, il crée Bouquet de Fleurs qui deviendra très vite le thé préféré des tsars. En 2003, les frères Orebi rachètent la maison Kousmichoff. Issus d’une longue lignée de négociants spécialisés dans le commerce du café et du cacao, c’est tout naturellement qu’ils se sont intéressés au thé. Ils reprennent aujourd’hui le flambeau afin de perpétuer la tradition instaurée par la famille Kousmichoff et développer le rayonnement international de la marque Kusmi Tea. La marque Kusmi Tea est à l'origine jeu de mot entre Kousmichoff et kusmi cha (cha signifiant thé en chinois). Le terme anglais tea à ensuite remplacé cha pour la vente internationale. La célèbre maison de thé, fondée à Saint-Pétersbourg en 1867 et établie à Paris depuis 1917, installe son Flagship au 71, Ave des Champs-Elysées. Sur 250 m2, vous retrouverez tous les thés emblématiques de la marque dans un très bel espace boutique, et découvrirez, en terrasse et au 1er étage, le Café Kousmichoff, le tout nouveau café franco-russe imaginé par Kusmi Tea.
 
67 – Immeuble construit en 1900. Magasin Nike.
65 – Immeuble construit en 1900. Magasin Tommy Hilfiger.
63 – Immeuble construit en 1920.
61 – La Clinique des Champs-Elysées. La Clinique des Champs-Elysées est le plus grand établissement esthétique en Europe.
55 – Immeuble construit en 1890.
53 – L’Atelier Renault.
49-51 – Immeubles de 1963.
47 – Le Paradis du fruit.
39 – La Brasserie l’Alsace.
 
37 - Résidence de Béatrice Charlotte Antoinette Denis de Kérédern de Trobriand (1850-1941). Elle était la fille du comte Régis de Trobriand (1816-1897), aristocrate français naturalisé américain et général des armées de l'Union durant la Guerre de Sécession, et de Mary Jones, riche héritière, fille de Mary Mason Jones, grand-tante d'Edith Wharton. Tandis que son mari vivait à New York, la comtesse de Trobriand résidait la plupart du temps à Paris ainsi que sa fille qui épousa à Paris le 9 décembre 1869 John Burnett-Stears, fils du créateur de l’usine à gaz qui alimentait les réverbères de Brest à la fin du XIXe siècle. Ils possédaient plusieurs propriétés en Bretagne dont le château de Ker Stears, grosse demeure bourgeoise construite par John Stears père et transformée ultérieurement, et le manoir de Leuhan sur la commune de Plabennec. John Burnett-Stears mourut à Brest le 16 janvier 1888 et sa veuve se remaria le 20 novembre 1900 à Paris avec le comte Olivier Marie-Joseph de Rodellec du Portzic, hobereau de campagne de vingt-cinq ans son cadet. Dans la soirée du 2 août 1906, après une réception au château de Ker Stears, on constata de la disparition d’une bague ornée d’un diamant d’une valeur de 50 000 francs or. Le bijou fut retrouvé vingt jours plus tard caché dans le flacon de dentifrice du diplomate attaché à l’ambassade de Russie qui avait participé à la fête. Faute de preuves, celui-ci fut laissé libre mais, en juillet 1907, le diplomate intenta un procès en diffamation aux époux de Rodellec du Portzic. Ce procès public occasionna un déballage de mauvais goût sur la vie privée des deux parties et causa un scandale mondain dans la presse. La comtesse vécut séparée de son époux après cette affaire. Cet épisode a inspiré à Maurice Leblanc le chapitre 2 intitulé « Le diamant bleu » de son roman Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908).
 
29-31-33 – Construit dans les années 1930, restructuré dans les années 1950, l’immeuble est doté d’une ossature béton sous dalles de pierre collées en façade. Il offre des balcons et des terrasses privatives.
 
25 - Hôtel de la Païva : Cet hôtel particulier, l'un des derniers de l'avenue, a été construit entre 1856 et 1866 par l'architecte Pierre Manguin pour Esther Lachmann, marquise de Païva, dite La Païva (1818-1884), célèbre courtisane du Second Empire, sur un terrain laissé libre par la faillite de l'ancien Jardin d'hiver et acquis de Mme Grelet, née Lemaigre de Saint-Maurice. D'un luxe exceptionnel, l'hôtel, célèbre pour le faste de sa décoration intérieure, constitue l'un des meilleurs exemples conservés d'architecture privée du Second Empire. Après la mort de La Païva, l'hôtel fut vendu à un banquier de Berlin puis, en 1895, au restaurateur Pierre Cubat. Depuis 1904, il abrite un cercle privé, le Travellers. Il a récemment fait l'objet d'une restauration extensive.
 
L'Hôtel de la Païva L’Hôtel de la Païva
L'hôtel de la Païva fut construit entre 1856 et 1865 au 25, avenue des Champs-Élysées par la Païva (Thérèse Lachman, 1819-1884, aventurière russe d'origine polonaise très modeste, devenue marquise portugaise, puis comtesse prussienne). Elle y donnait des fêtes restées célèbres. Il est classé au titre des monuments historiques en 1980. Depuis 1903, le bâtiment conserve son grand escalier d'onyx jaune, sa salle de bains de style mauresque, ses sculptures, ses peintures et le plafond de Paul Baudry dans le grand salon De même, subsiste la double entrée de la cour de l'hôtel avec une porte pour l'entrée des équipages et une autre pour leur sortie, leur évitant d'avoir à se croiser. En revanche, la cour de l'hôtel a été remplacée par des établissements commerciaux, guichet de change puis aujourd'hui restaurant.
Derrière son porche, seuls 730 membres du club très fermé du Travellers Paris ont droit d'accès. Les femmes y sont admises— sur invitation — depuis une dizaine d'années seulement. Les visiteurs qui voudraient découvrir les lieux doivent s'armer de patience : les inscriptions se font au compte-goutte. En effet, il n'est pas donné à tout le monde le droit de plonger dans l'atmosphère du Second Empire. Ici, l'âme de la Païva, courtisane de luxe et animatrice du plus grand salon littéraire du XIXe siècle est partout : dans le salon d'honneur orné d'une grande fresque, dans les sculptures des cheminées et les moindres détails de l'architecture Napoléon III de ce monument de deux étages. « Après s'être mariée en 1871 à un Prussien richissime, Guido Henckel von Donnersmack, elle a fait édifier sur ce terrain entre 1855 et 1866 ce qu'elle voulait être le plus bel hôtel particulier de Paris », raconte Olivier du Plessis, secrétaire général de ce cercle privé.
 
Le Rond-Point des Champs-ElyséesLe Rond-Point des Champs-Elysées
Le rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault est une place qui relie deux segments de l’avenue des Champs-Élysées, avec l’avenue Montaigne (au sud), l’avenue Matignon (au nord) et l’avenue Franklin-D.-Roosevelt (de part et d'autre), en bordure occidentale des jardins des Champs-Élysées, non loin de Petit Palais et du Grand Palais. D'un diamètre de 164 mètres, le rond-point des Champs-Élysées a été originellement tracé par André Le Nôtre en 1670 comme terminus de la grande allée du Roule.
En 1771, un luxueux parc de loisirs, le Colisée, est inauguré au niveau du rond-point des Champs-Élysées, entre l'avenue Matignon et la rue Jean-Mermoz, mais il ne tarde pas à péricliter car le public hésite à se rendre le soir dans ce quartier mal famé, et la compagnie qui exploite l'établissement fait faillite dès 1780. Les constructions sont démolies à l'exception d'un pavillon donnant sur le rond-point qui devient une sorte de guinguette sous le nom de Salon de Flore. Elle est vendue à son tour en 1823. Le terrain est loti et l'actuelle rue Jean-Mermoz est percée à l'emplacement de la naumachie. Sous la Révolution française, la Convention nationale ordonne d'y édifier une statue de Jean-Jacques Rousseau mais ce projet n'est pas mis à exécution ; en revanche, un tertre de gazon y rappelle pendant quelques mois l'assassinat de Marat. En 1817, un immense jet d'eau, baptisé « la gerbe » est créé au centre du rond-point. En 1828, une ordonnance royale prescrit d'y élever une statue de Louis XV mais la révolution de 1830 met un terme à ce projet. En 1831, on édifie au centre de la place un grand bassin, beaucoup moins politique, qui reste en place jusqu'en 1854 avant d'être enlevé comme gênant la circulation. Les six petits bassins qui l'entourent, avec leurs fontaines et jets d'eau réalisés par René Lalique, subsistent jusqu'au milieu du XXe siècle.La place est devenue officiellement le rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault en 1991, en l’honneur de Marcel Dassault, constructeur d’avions, homme politique et homme de presse, qui était propriétaire de l'Hôtel Le Hon, qui borde la place, et y avait installé ses bureaux.
 
1 - À l'emplacement de l'immeuble qui fait aujourd'hui l'angle avec l'avenue Franklin-D.-Roosevelt se trouvait la maison de Joseph Oller (1839-1922), entrepreneur de spectacles d'origine catalane, propriétaire du Bal Mabille, fondateur du Moulin Rouge, de l'hippodrome de Maisons-Laffitte, de l'Olympia, du Théâtre des Nouveautés et du parc d'attractions dénommé « Jardin de Paris », situé sur l'actuelle place du Canada. L'hôtel fut ensuite la propriété du baron Napoléon Gourgaud (1881-1944) et de la baronne, née Eva Gebhard (1876-1959), fille d'un riche banquier américain qu'il avait épousée en 1917. Ils y avaient accumulé une exceptionnelle collection de tableaux impressionnistes et modernes (dont une partie importante a été donnée par la baronne Gourgaud au musée national d'art moderne) ainsi que d'objets d'art. Le portrait de la baronne Gourgaud a été peint en 1923 par Marie Laurencin. En 1925, le couturier Paul Poiret ouvrit à cette adresse une boutique-vitrine avec une entrée sur l'avenue Victor-Emmanuel-III (actuelle avenue Franklin-D.-Roosevelt). Lors de la création par le gouvernement du Front populaire du ministère de l'Économie nationale, ses services administratifs prirent à bail4 cet immeuble, d’une superficie de 1 030 m2 et comportant trois étages, qui appartenait depuis 1931 à la Caisse des dépôts et consignations, pour y installer les services dont l’activité était orientée vers le contrôle et la réglementation des prix et des marchés. Ces services restèrent dans cet immeuble malgré la suppression du ministère de l'Économie nationale dès 1937. Au cours de l’immédiat après-guerre, l’installation du personnel supervisant les prix fut en effet confirmée à cette adresse, à laquelle s'installèrent également du personnel du Comité national des prix créé à la fin de l’année 1947. Devenu direction générale deux ans plus tard, le service des Prix conserva encore quelques années son implantation sur le rond-point avant de rejoindre au début des années 1950 les nouveaux locaux du quai Branly6. L'immeuble abrite aujourd'hui la maison de couture Elie Saab.
 
3 - Hôtel d'Hautpoul : Construction de style homogène avec celle du no 1. Hôtel de M. Massion en 1910.
 
7 - Hôtel d'Espeyran : Hôtel particulier construit en 1888 en style néo-Louis XV par l'architecte Henri Parent pour Félicie Durand (1819-1899), veuve de Frédéric Sabatier d'Espeyran (1813-1864), d'une riche famille de négociants et propriétaires originaires de Montpellier, qui s'installe à Paris avec leur fils Guillaume (1850-1938) après le décès de son mari. Abrite aujourd'hui le siège de la maison de ventes aux enchères Artcurial.
 
L'Hôtel du Rond-Point 9 - Hôtel du Rond-point : Hôtel particulier construit en 1874 dans le style néo-Louis XV pour Félicie Sabatier d'Espeyran par l'architecte Henri Parent9. Le chiffre de la famille Sabatier d'Espeyran se lit sur les ferronneries des balcons. Cette construction a fait disparaître – ou, du moins, rendu complètement méconnaissable – le somptueux hôtel10 que le duc de Morny avait fait construire dans les années 1840 dans le goût néo-Renaissance par les architectes Louis Moreau et Victor Lemaire pour sa maîtresse, la comtesse Le Hon (1808-1880). Acquis en 1861 par la Ville de Paris, en même temps que l'hôtel de Morny, l'hôtel Le Hon est loué, entre 1866 et 1874, au chevalier Nigra, ambassadeur d'Italie en France. Le 5 août 1874, il est acquis par Mme Sabatier d'Espeyran pour la somme d'un million de francs. L'hôtel est ensuite habité par la comédienne Sophie Croizette (1847-1901), avant qu'elle ne quitte le théâtre. Lors de la nouvelle création du ministère de l'Économie nationale à la fin de 1944, une partie de ses services administratifs louèrent les hôtels des 7 et 9, notamment une partie de la direction de la Coordination économique (9) et la direction de la Documentation et des Études économiques, devenue en avril 1946 direction du Plan et de la Documentation. En juillet 1952, Marcel Dassault apprend que les deux immeubles des 7 et 9, sur un terrain de 3 000 m² sont mis en vente par la famille Sabatier d'Espeyran. De premiers aménagements sont effectués par son ami l'architecte Georges Hennequin. Marcel Dassault souhaite disposer d'une vaste salle de réception, mais la désirant sans piliers, il est nécessaire d'effectuer des travaux neufs, ce qu'il préfère au demeurant. Aussi rachète-t-il successivement, le long de l'avenue des Champs-Élysées, l'hôtel de Morny puis l'immeuble suivant, abritant une brasserie alsacienne, une agence de voyage et des bureaux. Il peut ainsi faire agrandir l'hôtel du Rond-Point en doublant la construction en longueur le long de l'avenue, en 1962. Cet agrandissement fait disparaître le petit hôtel que le duc de Morny avait fait construire pour lui-même (surnommé plaisamment à l'époque « la niche à Fidèle ») en 1844 et qui s'ouvrait sur les Champs-Élysées. En respectant le style original de la façade, l'industriel peut ainsi disposer au rez-de-chaussée d'un salon de réception de style Louis XVI de 400 m², de trois étages de bureaux où il installe son magazine Jours de France, et d'une salle de cinéma de 82 places en sous-sol. La charpente de l'immeuble est réalisée en poutrelles métalliques recouvertes de pierre. La salle de réception ne comporte aucun pilier ; elle est soutenue par une poutre drapeau métallique de 57 tonnes. Sous le jardin intérieur, Marcel Dassault fait aménager un parking pouvant abriter 65 voitures, construit sans piliers afin d'éviter les accidents. L'immeuble abrite toujours le siège du groupe industriel Marcel Dassault. Le rez-de-chaussée est essentiellement constitué de salons de réception dont le premier est très directement inspiré du salon de la Princesse de l'hôtel de Soubise, rue des Francs-Bourgeois. Le grand escalier est décoré de panneaux de scènes de chasse Peintes par Alfred de Dreux.
Le Carré du Rond-Point
Le Carré du Rond-Point fait partie des Carrés des Champs-Elysées qui couvrent 13.7 hectares de part et d'autre de l'avenue des Champs-Elysées. Il abrite le Théâtre du Rond-Point et le Jardin du Théâtre du Rond-Point.
 
Le Théâtre du Rond-PointLe Théâtre du Rond-Point
Le Théâtre du Rond-Point est un théâtre situé dans le 8e arrondissement,  au 2bis avenue Franklin-D.-Roosevelt, Il est entouré par le jardin du Théâtre du Rond-Point.
 
Le Grand Carré du Battoir
Grand carré du Battoir dit aussi grand carré des Jeux ou encore des Fêtes (face au carré de l'Élysée) : ce carré a été aménagé par le marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments du Roi sous Louis XV, à la demande de sa sœur, la marquise de Pompadour, qui voulait jouir d'une vue dégagée vers la Seine et les Invalides depuis son Palais de l'Élysée. On y trouve le Petit Palais et le Grand Palais, qui abrite notamment le Palais de la découverte et les Galeries nationales du Grand Palais.
 
Le Square de Berlin
À l'angle de l'avenue Franklin-D.-Roosevelt et de l’avenue du Général-Eisenhower se trouve un monument « en souvenir de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 ». Devant ce monument une composition végétale représente un ours, emblème de Berlin figurant dans ses armes. Ce square de Berlin, capitale de ce pays, est proche de l’ambassade d’Allemagne en France, sise de l’autre côté de l’avenue Franklin-D.-Roosevelt (aux  numéros 13-15). Cet espace vert a été détache des jardins des Champs-Élysées et a reçu le nom de square de Berlin (à l’occasion du sommet des maires du monde) le 17 mars 2000, en présence de Jean Tiberi, maire de Paris, et de son homologue berlinois.
 
La statue du général De Gaulle La statue du Général de Gaulle
La statue du général de Gaulle sur l’avenue des Champs-Élysées est une œuvre de Jean Cardot. C’est en 1998 que les membres du congrès de l'Association des Français libres, réunis à Colombey-les-Deux-Églises, s’interrogent sur la nécessité de laisser à la postérité un souvenir tangible de leur action résistante. Le meilleur symbole : une statue du général de Gaulle, le chef de la France libre. Pourtant, la famille s’était toujours opposée à voir rendu un tel hommage, selon le vœu même du Général. L'Amiral Philippe de Gaulle donne pourtant son accord : plus d'un demi-siècle après la fin de la Guerre, près de trente ans après la disparition du Général, il est désormais temps d’élever une statue en l’honneur de l’homme du 18 juin. Une avancée du trottoir, place Clemenceau, à l'angle des Champs-Élysées, de l'avenue Winston Churchill et l'avenue du général Eisenhower, au débouché de la station de métro fut choisie. C’est un lieu symbolique, chargé de mémoire : il accueille chaque année la cérémonie parisienne de célébration du 11 novembre. En 1944, Winston Churchill et le général de Gaulle y avaient déposé une gerbe au pied de la statue de Clemenceau.
 
La Place Clemenceau
La place est créée en 1930 sur l'emprise des avenues qui la bordent et prend le nom de l'homme politique français et président du Conseil Georges Clemenceau (1841-1929), un an après sa mort.
 
La statue de ClemenceauLa statue de Clemenceau
Cette statue de Georges Clemenceau par François Cogné est érigée Place Clemenceau devant le Petit Palais face à l'avenue des Champs-Élysées.
 
Le Carré Ledoyen
Carré Ledoyen ou du Géorama : on y trouve le restaurant Ledoyen.
 
Le Pavillon Ledoyen
Le restaurant Ledoyen est un célèbre établissement parisien situé dans le carré Ledoyen des jardins des Champs-Élysées, dans la partie orientale de l'avenue des Champs-Élysées (8e arrondissement). est l'un des plus anciens du quartier. Au départ, une très modeste auberge de 13 mètres sur 4, aux murs blancs et aux volets verts, propriété du Sieur Desmazure, ouvrit ses portes en 1779 à proximité de la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), dans le carré des Ambassadeurs des Champs-Élysées, à proximité du Café des Ambassadeurs (soit entre l'avenue des Champs-Élysées et l'actuelle avenue Gabriel). Quelques arbustes en caisse séparaient l'auberge de l'avenue. Le 4 août 1791, Desmazure loua l'établissement à Antoine-Nicolas Doyen (dit aussi « Ledoyen ») qui l'aménagea et parvint à y attirer la clientèle des conventionnels (la Convention siégeait à proximité au Jeu de Paume du jardin des Tuileries), bien que le quartier des Champs-Élysées fût encore assez mal famé. Vers 1830, l'établissement, toujours propriété de la famille Desmazure, avait été repris par Delange sous le nom de Café de la Surprise. En 1848, l'architecte Jacques Hittorff, chargé de l'aménagement des jardins des Champs-Élysées, le fit transférer à son emplacement actuel, dans le carré du Géorama, de l'autre côté de l'avenue, à l'emplacement de l'établissement qui avait été, sous la Révolution française, celui du traiteur Dupe. En 1858, la gérance du Pavillon Ledoyen est reprise par Pierre Balvay pour 115 000 francs de l'époque. Parmi son personnel, il remarque les grandes qualités professionnelles d'un jeune homme originaire de Bourgogne comme lui. Il se nomme Arthur Millon. Il deviendra son gendre puis reprendra la gérance du Pavillon à partir de 1881, première étape à la construction de son empire de l'hôtellerie-restauration parisienne. Avant sa mort en 1913, il transmettra, à son tour, la gérance du Pavillon Ledoyen à son gendre, Albert Kieffer. Le 1er juillet 2014, Yannick Alléno chef multi-étoilés, reprend les cuisines de cette maison.
 
Les chevaux de Marly Les Chevaux de Marly
Les Chevaux de Marly sont deux groupes sculptés représentant des chevaux cabrés et leurs palefreniers. En marbre de Carrare, ils ont été exécutés entre 1743 et 1745 par Guillaume Coustou. Reprenant le type antique du cheval cabré, Coustou abandonne ici toute référence mythologique ou allégorique pour représenter une action simplement humaine : des palefreniers retenant leurs chevaux. La tension des figures, le dynamisme du mouvement et le souffle épique qui se dégagent de ces groupes témoignent du courant baroque de la sculpture française du second tiers du 18e siècle. Les Chevaux de Marly furent commandés en 1739 par Louis XV au sculpteur Guillaume Coustou, pour orner « l’Abreuvoir » situé à l'entrée du parc du château de Marly, afin de remplacer deux groupes sculptés. Ceux-ci, Mercure à Cheval sur Pégase et La Renommée à Cheval sur Pégase d'Antoine Coysevox, avaient en effet été déplacés en 1719 dans les jardins des Tuileries. Les modèles sont choisis par le roi en 1743, et furent installés à Marly en 1745, après seulement deux ans de travail. Le gouvernement révolutionnaire décide en 1794 de les transporter à Paris et de les placer à l’entrée des Champs-Élysées. En 1984, notamment en raison du fait que le défilé des blindés du 14 Juillet les fragilisait, ils sont remplacés par des copies en béton réalisées par Bouygues. Ce dernier en profite pour demander le droit d'en réaliser une copie supplémentaire qui est placée au siège social de Bouygues Construction. Les originaux sont conservés au Musée du Louvre dans une ancienne cour de l'aile Richelieu transformée en patio, appelée la cour Marly.
 
La Place de la ConcordeLa Place de la Concorde
La place de la Concorde est une grande place située au pied de l'avenue des Champs-Élysées. Le nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur. Cet ensemble monumental est, au point de vue de l'aménagement urbain, la plus importante création du Siècle des Lumières dans la capitale. Il exprime un moment privilégié dans l'évolution du goût français : celui qui voit, vers le milieu du XVIIIe siècle, le déclin du style rocaille et la naissance d'un nouveau classicisme dont Ange-Jacques Gabriel, son architecte, et Edmé Bouchardon, le sculpteur de la statue équestre de Louis XV érigée au centre de la place et détruite à la Révolution sont parmi les pionniers. Sa dénomination a changé de nombreuses fois, traduisant l'instabilité des régimes politiques de la France depuis 1789 et une série d'événements joyeux, tragiques ou glorieux, certains d'une grande portée historique, qui se sont déroulés sur son sol. Elle s'est appelée place Louis XV, puis place de la Révolution après le 10 août 1792, place de la Concorde sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, à nouveau place Louis XV puis place Louis XVI sous la Restauration, place de la Charte en 1830, pour reprendre enfin sous la Monarchie de Juillet le nom de place de la Concorde. De même les monuments qui ont orné ou auraient dû orner son centre : statue équestre de Louis XV, statue de la Liberté, statue de Louis XVI, obélisque de Louqsor. Les aménagements, modestes sous la Révolution (installation des chevaux de Marly en 1794), ont été importants sous la Monarchie de Juillet (en 1836, érection de l'obélisque, travaux d'embellissement de Hittorff : les deux fontaines, les statues des huit principales villes de France, les lampadaires et les colonnes rostrales). Le Second Empire supprima les fossés pour améliorer la circulation. Le dernier aménagement sur le plan de l'architecture a été en 1931 la disparition de l'hôtel Grimod de La Reynière, construit en 1775 dans le respect de l'ordonnance de Gabriel mais défiguré au fil du temps par des adjonctions successives, et son remplacement par l'ambassade des États-Unis dans le respect du projet originel. Depuis 1937, aucun changement notable ne peut plus affecter la place qui est classée dans son ensemble. Signalons un dernier embellissement en 1998, à l'initiative de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, la mise en place du pyramidion doré de l'obélisque. Aussi étonnant que cela puisse paraître, une plaque en pierre « Place Louis XVI » subsiste encore à l’angle de la rue Boissy d’Anglas et de la place de la Concorde. Elle rappelle le nom que la place a porté entre 1826 et 1828 et la décapitation du roi sur cette même place, le 21 janvier 1793.
 
Contourner la place par la droite
 
Les statues de la Place de la Concorde Les statues de Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon.
Les statues allégoriques de huit villes françaises dessinent le contour de l'octogone imaginé par Gabriel. Celle évoquant Strasbourg est drapée de noir à partir de 1871, date du rattachement de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. En 1794, les deux groupes sculptés par Antoine Coysevox représentant la Renommée et Mercure montés sur le cheval ailé Pégase furent placés aux Tuileries. À chacun des coins de la place octogonale se trouve une statue représentant une ville française. Elles sont plus ou moins disposées selon la position géographique de la ville représentée :
Lyon et Marseille par Pierre Petitot,
Bordeaux et Nantes par Louis-Denis Caillouette.
Ces guérites, qui portent donc des noms de fleuves, marquaient les limites des anciens fossés larges de vingt mètres qui entouraient la place. Elles commandaient alors des ponts qui permettaient de franchir les fossés et servaient de logements à deux étages. Un escalier en colimaçon permettait alors d’atteindre le rez-de-jardin. Les statues furent construites par Hirtoff en 1838 sur chacune des guérites. Les fossés furent comblés en 1853. Deux des guérites permettent l’accès à un parking souterrain et les autres servent aux services municipaux à ranger leurs ustensiles de nettoyage.
 
La Fontaine des MersLes Fontaines de la Place de la Concorde
Située au sud de la Place, la Fontaine des Mers occupe une position face au Pont de la Concorde. Entre 1836 et 1846, la place est transformée par l'architecte Jacques-Ignace Hittorff qui conserve le principe imaginé par Gabriel. Il ajoute deux fontaines monumentales — la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves — de part et d'autre de l'obélisque et ceinture la place de lampadaires et de colonnes rostrales. La place se veut ainsi une célébration du génie naval de la France, en référence à la présence, dans l'un des deux hôtels édifiés par Gabriel, du ministère de la Marine. Les deux fontaines — inaugurées le 1er mai 1840 par le préfet Rambuteau — célèbrent lanavigation fluviale(fontaine nord, avec des figures assises représentant le Rhin et le Rhône et les récoltes de raisins et de blé) et lanavigation maritime(fontaine sud, avec la Méditerranée, l'Océan et la pêche). Pour la réalisation des statues ornant ces fontaines, l'architecte fera appel à de nombreux artistes :Jean-François-Théodore Gechter, Honoré-Jean-Aristide Husson, François Lanno, Auguste-Hyacinthe Debay, Antoine Desboeufs, Jean-Jacques Feuchère, Antonin-Marie Moine, Jean-Jacques Elshoecht et Louis-Parfait Merlieux. Les colonnes rostrales portent des proues de navire, qui évoquent également l'emblème de la Ville de Paris.
 
L’ObélisqueL'Obélisque de la Place de la Concorde
L'obélisque égyptien de Louxor, vieux de 3300 ans (xiiie Siècle av. J.-C.), fut transporté en France en 1836, offert par l'Égypte en reconnaissance du rôle du Français Champollion qui a été le premier à traduire les hiéroglyphes.L’obélisque fut embarqué sur un bateau en décembre 1831, puis arriva à Paris en  août 1834. Il fallut de gigantesques cabestans pour l’ériger sur son piédestal, au milieu de la place de la Concorde, en octobre 1836. Méhémet Ali avait en fait offert les deux obélisques ornant le temple de Louxor. C’est Champollion qui choisit le premier monolithe à transporter. Le second ne quitta finalement jamais l’Égypte, mais fut tout de même officiellement “rendu” par la France en 1981, sous François Mitterrand. Le roi Louis-Philippe le fit donc placer au centre de la place lors son l'aménagement par l'architecte Hittorff. Haut de 22,86 mètres, le monolithe, en granite rose de Syène, pèse 227 tonnes. Il est érigé sur un socle de 9 mètres et est coiffé d'un pyramidion doré de plus de trois mètres et demi. Les hiéroglyphes qui le recouvrent célèbrent la gloire du pharaon Ramsès II. Le sommet de cet obélisque est donc surmonté d'un pyramidion ajouté en mai 1998, aussi pointu qu'étincelant, fait de bronze et de feuilles d'or. Il est censé remplacer un précédent ornement sommital, emporté lors d'invasions en Égypte au vie siècle. L'obélisque se situe sur la ligne de l'axe historique de Paris qui va de l'Arc de Triomphe du Carrousel à l'Arche de la Défense en passant par le jardin des Tuileries et l'avenue des Champs-Élysées. L'obélisque est aussi un cadran solaire, grâce à des lignes tracées au sol.
Nous sommes à l'entrée du Jardin des Tuileries
A proximité le métro Concorde (lignes 1 et 8) 
 
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Paris rues
Photos R.Desenclos 2008/2016