Aide à la recherche / Circuits Touristiques

 

LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".

Cliquer sur un lien pour accéder à l'article.

Lire la suite : Les Circuits touristiques

DU LUXEMBOURG A L'EGLISE SAINT-GERMAIN-DES-PRES
 
 
 
Le Luxembourg
Découvrons les différents sites qui composent ce circuit qui se situe entièrement dans le sixième arrondissement.
 
 
Comment s’y rendre
Métro ou RER : Luxembourg (ligne B)
Bus : 21/27/38/82/84/85/89 arrêt Luxembourg
 
Nous sortons du RER en queue (en venant de Châtelet) et aboutissons au coin de la rue Gay-Lussac et du boulevard Saint-Michel. Traverser le boulevard vers l’entrée du Jardin du Luxembourg. De l’autre côté, prendre le trottoir de gauche. Nous passons alors devant :
 
Le Musée de Minéralogie L’ECOLE DES MINES - MINES PARIS TECH
Installée depuis 1816 au cœur du Quartier Latin, dans l'ancien Hôtel de Vendôme, élevé en 1706 à la demande des pères Chartreux, loué à la duchesse de Vendôme et vendu à la Révolution. Les progrès techniques de la Révolution Industrielle nécessitant l'instauration d'une minéralogie « scientifique », une chaire de minéralogie et métallurgie docimastique fut d'abord créée en 1778 dans l'Hôtel des Monnaies de Paris et confiée au chimiste Balthazar Georges Sage qui y transféra ses collections personnelles. En 1783, époque où l'exploitation des mines représentait l'industrie de haute technologie par excellence, un arrêté instaura l'Ecole des Mines, laquelle s'installa dans le même hôtel. En 1794, l'école se transporta à l'hôtel de Mouchy et fut placée sous la tutelle de l'Agence des Mines, qui venait de voir le jour. En 1815, l'Ecole emménagea définitivement en l'hôtel de Vendôme. L'Ecole des Mines est une des écoles d'application de Polytechnique, chargée de la formation des ingénieurs civils des Mines et du Corps des Mines. Depuis les années 60, elle a développé des activités de recherche et d'enseignement de troisième cycle. Elle compta aujourd'hui 330 enseignants-chercheurs, 640 étudiants de troisième cycle. On étudie comment les roches se cassent (géotechnie), la mécanique des milieux continus est appliquée à la mise en forme des matériaux, la thermodynamique et la cinétique chimique sont mises au service de l'art de dessiner des réacteurs chimiques et des fermenteurs efficaces.
Lire la suite de l’article
Retrouvez d’autres articles portant sur L’Enseignement et le Savoir.
 
Dans l’enceinte de laquelle se trouve :
 
LE MUSEE DE MINERALOGIE
Fondée en 1783, l’Ecole Royale des Mines, initialement installée dans les locaux de l’Hôtel de la Monnaie, devient l’Agence des Mines pendant la période révolutionnaire. Les collections s’installent en 1815 dans l’ancien Hôtel de Vendôme. Celles-ci ne cessent de s’enrichir et figurent aujourd’hui parmi les cinq premières du monde. Le Musée totalise environ 100.000 échantillons dont 80.000 minéraux comprenant 700 types, 15.000 roches, 4.000 minerais, 700 gemmes, 400 météorites, 300 minéraux artificiels, 500 préparations optiques et quelques milliers de lames minces et sections polies de roches et minerais divers. La galerie, longue de plus de cent mètres donne sur le jardin du Luxembourg.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Musées.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Sciences.
 
Poursuivre sur ce trottoir jusqu’à la rue Auguste Comte, que l’on prend à droite. Observer l’immeuble qui se trouve à gauche, au coin avec l’avenue de l’Observatoire.
 
L’IMMEUBLE DE L’AVENUE DE L’OBSERVATOIREImmeuble avenue observatoire
Extraordinaire construction que l’on trouve au 1, avenue de l’Observatoire, dans le sixième arrondissement. Cet immeuble rénové en 2010 est à examiner pour la richesse des sculptures de sa façade. Si les consoles sont soutenues par des têtes de lions et les bow-windows par des têtes d’éléphants enroulant leur trompe autour d’une boule, il faut surtout remarquer l’évolution des visages sculptés aux différents niveaux du bâtiment. Incrustés dans le haut de la console, immédiatement en-dessous des balcons, on remarque des têtes de bébés. A l’étage du dessus les consoles sont quant à elles soutenues par des têtes d’adolescents alors qu’au-dessus ce sont des têtes d’adultes qui font office de support. Quant au dernier étage de balcons, ce sont des personnages d’âge mûr qui font office de soutien. On dirait que l’architecte a souhaité marque la façade par le cheminement de la vie, tout en soulignant qu’en vieillissant on s’élève, dans la sagesse peut-être. L’architecte n’a malheureusement reproduit que des têtes d’hommes. Remarquons également les ferrures des balcons.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Immeubles remarquables.
 
Traverser vers cet immeuble puis se diriger vers :
 
LE JARDIN DES GRANDS EXPLORATEURS
Ces jardins qui prolongent le jardin du Luxembourg ont été dessinés en 1867 par Chalgrin. C’est une belle suite de jardins, ombragés grâce à des marronniers et peuplés de statues (la nuit, le jour, le crépuscule et l’aurore). Il rend hommage à deux explorateurs : Marco Polo (1254-1324) et Robert Cavelier-de-la-Salle (1643-1687). Le jardin est également connu pour son immense fontaine en bronze dessinée par Carpeaux et exécutée par Davioud en 1875 : « Les quatre parties du monde ».
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Espaces Verts.
 
La statue Crépuscule Les statues du Jardin des Grands explorateurs :
Marco Polo, selon la légende, traversa la Mongolie, vécu plusieurs années en Chine, avant de repartir en Inde, au Tonkin et en Perse, d’où il rapporta de nombreuses richesses. Robert Cavelier-de-la-Salle, parcourut les contrées d’Amérique du Nord. Le square est planté de marronniers à fleurs blanches. Ses allées amènent jusqu’à l’entrée du jardin du palais du Luxembourg. Au milieu des parterres sont disposés quatre groupes en marbre blanc, sculptés en 1867. En partant du Luxembourg vers l'Observatoire: « la Nuit » par Charles Gumery, « le Crépuscule » par Gustave Crauk, « le Jour » par Jean Perraud et « l’Aurore » par François Jouffroy.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses.
 
Traverser ce jardin qui occupe le centre de l’avenue de l’Observatoire. On arrive alors jusqu’à :
 
LA FONTAINE DES QUATRE PARTIES DU MONDE
La fontaine des quatre parties du monde, située à l’extrémité sud de l’avenue de l’Observatoire est l’œuvre de Carpeaux. Ce dernier avait reçu commande d’une sculpture représentant les quatre parties du monde. Il conçut ainsi une ronde de jeunes femmes (une Européenne, une Asiatique, une Africaine et une Américaine) entraînant la terre dans leur mouvement et entourées de chevaux marins. Le groupe de plâtre fut exposé en 1872, mais une volée de bois vert l’accueillit. Le projet fut toutefois accepté et l’architecte Davioud se mit au travail.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Fontaines et Bassins.
 
Derrière à droite on peut remarquer :La Fontaine des Quatre parties du Monde
 
LA STATUE DE GARNIER
Le monument est situé sur la place Camille-Jullian, au carrefour du boulevard Saint-Michel et de l'avenue de l'Observatoire, dans le 6e arrondissement. Il est donc dédié à Francis Garnier (1839-1873), officier de marine et explorateur français. La dépouille de Garnier ayant été retrouvée et incinérée en 1983 à Hô-Chi-Minh-Ville, les cendres ont été enchâssées dans le socle du monument le 23 avril 1987, lors d'une cérémonie officielle. Sur le socle, une inscription porte le nom de Garnier, les dates de naissance et de décès, ainsi que trois lieux rappelant la carrière de Garnier.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses.
 
LA STATUE DE NEY
La statue du Maréchal Michel Ney est située à l'angle du Boulevard du Montparnasse et de l'Avenue de l'Observatoire, dans la partie sud Est du 6ème arrondissement. Elle a été réalisée en bronze au moment où la 2ème République veut réhabiliter cet exceptionnel guerrier en 1848, qui a connu de nombreuses victoires sous le 1er Empire et le règne de Louis XVIII. Après le retour du Roi, et l'exil de Napoléon, le Maréchal Ney est arrêté, jugé et condamné à mort en 1815. Il est exécuté non loin du lieu où est érigée la statue. La 2ème République a voulu rendre hommage à ce brillant stratège et a élevé cette statue.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses.
 
Et encore derrière celle-ci :
 
La Closerie des Lilas LA CLOSERIE DES LILAS
Sur l’emplacement d’une ancienne guinguette servant de relais aux diligences de Paris à Orléans se trouve le café de la Closerie des Lilas dont le nom rappelle l’ancienne Closerie des Lilas qui était située en face au 39 avenue de l’Observatoire. Ce café fut fréquenté dès le début de sa fondation par une élite de poètes et d’artistes : André Gide, Ingres, Alfred Jarry, Paul Fort. Le café a été transformé et modernisé en 1925. La Closerie des Lilas d’origine a été ouverte en 1838 sous le nom de Prado d’été. Il remplaçait alors un bal appelé vers 1804 la Closerie des Lilas, puis la Chartreuse, vaste jardin fréquenté par les étudiants. Un ancien garçon lampiste du bal de la Grande-Chaumière, nommé Bullier, acheta le Prado en 1843, le transforma complètement, y planta mille pieds de lilas, lui rendit son ancien nom et le rouvrit le 9 mai 1847. Le Prado disparut avant la seconde Guerre Mondiale.
Retrouvez d’autres articles sur Les restaurants.
 
Reprendre l’avenue de l’Observatoire sur le trottoir de gauche vers le Jardin du Luxembourg. Au coin de la rue d’Assas, on trouve :
 
L’HÔPITAL TARNIER
En 1876, la clinique d'accouchements de la rue d'Assas prend de l’importance. L'Ecole pratique de médecine devait y édifiée de façon urgente à sa place. En 1886 Stéphane Tarnier arrive à la chaire de la rue d'Assas, et en fit un grand centre d’accouchement et de prise en charge des mères et des enfants. Quelques jours après sa mort, la clinique de la rue d'Assas est appelée Clinique Tarnier. En 1904, un bas-relief rappelant son œuvre est solennellement mis en place à la pointe du bâtiment, à l'angle de la rue d'Assas et de l'avenue de l'Observatoire. en 1946, Il devient un Centre de néo-natalogie équipé des meilleurs moyens techniques. En 1958, l’hôpital, devait changer d'orientation. À partir de juillet 1960 la Clinique Tarnier abrite jusqu'à ce jour un service de dermatologie. Il est rattaché à Cochin. L'Hôpital Tarnier, est un grand centre de dermato-vénérologie. Stéphane Tarnier (de son vrai nom Étienne Tarnier) est un obstétricien français né le 29 avril 1828 à Aiserey (Côte-d'Or) et décédé le 23 novembre 1897 à Paris. À Paris, un monument lui a été élevé au coin de l'avenue de l'Observatoire et de la rue d'Assas sur le bâtiment de l'hôpital Tarnier regroupant aujourd'hui les services de psychiatrie et de dermato-vénérologie de l'hôpital Cochin.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Hôpitaux et la Santé.
 
En poursuivant plus avant, on remarque au coin de la rue Michelet :
 
L’INSTITUT D’ARCHEOLOGIEL'Institut d'Archéologie
L’Institut de chimie appliquée en 1910, remplacé en 1927 par l’institut d’Art et d’Archéologie et par la Bibliothèque d’Art et d’Archéologie a été construit par Bigot en briques rouges. Cette bibliothèque, relative à l’art de tous les temps et dans tous les pays, avait été fondée en 1909 par Jacques Doucet qui la donna à l’Université de Paris en 1918. L’enseignement et la recherche y sont très diversifiés, couvrant l’histoire de l’art européen depuis l’Antiquité classique jusqu’à l’époque tout à fait contemporaine, ainsi que l’histoire des arts égyptien, islamique, indien, chinois et amérindien. Des disciplines comme la photographie, les arts décoratifs, l’histoire du patrimoine, l’archéologie contemporaine bénéficient d’enseignements spécialisés. Une riche bibliothèque vient compléter les moyens offerts aux étudiants. Dans la tradition de l’ancienne Sorbonne, illustrée par des noms aussi célèbres que ceux de Georges PERROT ou Maxime COLLIGNON, Emile MALE ou Louis GRODECKI, Henri FOCILLON ou André CHASTEL, l’enseignement est largement dispensé par des maîtres de réputation internationale, en particulier dans les séminaires spécialisés de Master et de Doctorat .
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Instituts et Conseils.
Retrouvez d’autres articles portant sur L’Enseignement et le Savoir.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Bibliothèques et l’Information.
 
Puis, toujours sur l’avenue, on atteint :
 
La Faculté de Pharmacie LA FACULTE DE PHARMACIE
Par une ordonnance royale de 1780, le droit des pharmaciens à l'enseignement fut consacré. Sous la Révolution, la Collège devint l’Ecole gratuite de pharmacie, puis l'Ecole de Pharmacie sous Bonaparte qui en confie les rênes au chimiste Vauquelin. Mais sous la pression des travaux de Haussmann et du nombre croissant d'étudiants, l'Ecole et son jardin sont transférés avenue de l'Observatoire en 1880, sur une partie des terrains de l'ancienne pépinière du Luxembourg. Le bâtiment est édifié sur d'anciennes carrières, ce qui explique que les fondations furent exécutées au prix de grandes difficultés. Le bâtiment a été surélevé d'un étage en 1938. La faculté, qui a ouvert ses portes en 1890, accueille aujourd'hui 4.000 étudiants. Dans la cour d'honneur trônent les statues de Parmentier et Vauquelin. Sur les façades médaillons d'hommes célèbres (Newton, Lavoisier, Chaptal, Fourcroy, Berthollet, Bernard, etc..). L'intérieur des bâtiments est riche en œuvres d'art. Joyau de la faculté, la « Salle des Actes » est la réplique de la grande salle d’origine de la rue de l'Arbalète. Elle est ornée de 91 portraits évoquant la corporation des apothicaires.
Retrouvez d’autres articles portant sur L’Enseignement et le Savoir.
 
L’Académie de Pharmacie
L'Académie nationale de pharmacie est une société savante française, dédiée à la pharmacie et située à Paris, au 4, avenue de l'Observatoire, dans les locaux de la faculté de pharmacie de Paris. Créée en 1803, elle est le pendant de l'Académie nationale de médecine. Créée le 3 août 1803, la Société de pharmacie de Paris est reconnue d'utilité publique en 1877 par décret présidentiel. Elle devient par décret du 5 septembre 1946, Académie de pharmacie, puis du 9 octobre 1979, Académie nationale de pharmacie. Antoine Parmentier et Louis-Nicolas Vauquelin en sont les premiers présidents.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Organismes Publics.
 
La Bibliothèque des Pharmaciens
La faculté abrite l'Académie de Pharmacie fondée en 1803 et dispose d'une importante bibliothèque qui doit ses origines à la corporation des apothicaires-épiciers. Elle est riche de 200.000 volumes, anciens et récents, auxquels seuls les étudiants, les enseignants et les chercheurs peuvent accéder.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Bibliothèques et l’Information.
 
Le Musée de la Matière Médicale
Elle abrite également un Musée de la Matière Médicale comprenant quelque 25.000 drogues d'origine végétale et animale. Destinées, initialement à l'enseignement de l'histoire naturelle, les collections du musée sont actuellement dépositaires d'échantillons de référence pour les chercheurs. 32 vitrines abritent environ 5.000 échantillons, rangés par ordre des familles botaniques. D'autres vitrines contiennent les épices.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Musées.
 
La statue de VauquelinLa statue de Vauquelin
Louis-Nicolas Vauquelin, né le 16 mai 1763 et mort le 14 novembre 1829 à Saint-André-d'Hébertot dans le Calvados, est un pharmacien et chimiste français. Il découvrit notamment deux éléments chimiques, le chrome et le béryllium. La statue en bronze qui se trouve devant la faculté de pharmacie, avenue de l’Observatoire a été sculptée par Pierre Hébert (1804-1869) en 1866.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses.
 
La statue de Parmentier
Antoine Augustin Parmentier, né le 12 août 1737 à Montdidier1 et mort le 17 décembre 1813 à Paris, est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Précurseur de la chimie alimentaire et de l'agrobiologie, il est surtout connu pour son action de promotion en faveur de la consommation de la pomme de terre dans l'alimentation humaine, mais aussi pour ses travaux sur l'hygiène alimentaire, l'utilisation de nouveaux aliments durant les fréquentes périodes de famine et comme pharmacien militaire (avec un rôle éminent dans l'organisation pharmaceutique du service de santé sous l'Empire).
 
Et ensuite :
 
La porte de l'ENA L’ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION
Cette entrée de style mauresque donnait autrefois l’accès à l’Ecole Nationale de la France d’Outre-Mer. Elle fut construite entre 1894 et 1896 par l’architecte Adolphe Yvon. Elle abrite aujourd’hui le siège parisien de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Cette superbe porte mène à un joli patio. Le bâtiment possède également une très belle bibliothèque. L’ensemble de ces éléments ayant conservé son style d’origine. La mission de l’Ecole Nationale de la France d’Outre-Mer était de former des cadres administratifs pour les colonies.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Immeubles remarquables.
 
L’angle de l’avenue et de la rue Auguste Comte est occupé par :
 
LE LYCEE MONTAIGNE
Le lycée Montaigne de Paris est situé rue Auguste-Comte dans le 6e arrondissement. Il fait face au jardin du Luxembourg. C'est l'un des plus grands et anciens lycées de la capitale. Le Lycée Montaigne, qui accueille également un collège en son sein, peut accueillir jusqu'à 3000 élèves. C'est un lycée d'enseignement général. Par ailleurs le lycée accueille deux sections internationales: franco-portugaise et franco-polonaise. Enfin, les classes préparatoires économiques et commerciales, voie économique et scientifique, peuvent accueillir 150 élèves. Ancien petit lycée Louis-le-Grand, dont il dépendait au départ, le lycée fut construit par l'architecte Charles Le Cœur de 1882 à 1885 sur l'emplacement de l'ancien verger du couvent des Chartreux. Il prit le nom de lycée Montaigne en 1891, tout en obtenant son autonomie par rapport au Lycée de la rue Saint-Jacques. Lycée de garçons à l'origine, des filles y furent admises à partir de 1912, tandis que la mixité fut introduite dans des classes «pilotes» dès 1957.
Retrouvez d’autres articles portant sur L’Enseignement et le Savoir.
 
Pénétrer dans :
 
LE JARDIN DU LUXEMBOURGLe jardin du Luxembourg
Le jardin du Luxembourg (appelé localement le «Luco») est un jardin privé ouvert au public, situé dans le VIe arrondissement de Paris. Créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis, il a fait l'objet d'une restauration dirigée par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin, sous le Premier Empire. Il s'étend sur 23 hectares animés de parterres de fleurs et de sculptures. Situés au cœur du quartier Latin de Paris, regroupés dans l'enceinte d'une grille dont les pointes sont recouvertes de feuille d'or, les jardins accueillent plusieurs bâtiments classés:
•          La statue de la Liberté
•          Les statues des reines de France
•          La fontaine Médicis
La "grotte du Luxembourg", plus tard appelée fontaine Médicis, a été commandée par Marie de Médicis, alors veuve d’Henri IV aux alentours de 1630 à l’ingénieur florentin Thomas Francine. Elle voulait retrouver l’atmosphère des jardins de son enfance, les jardins de Boboli à Florence. Elle comportait alors trois niches et un fronton aux armes de la France et des Médicis. Au dos de la fontaine Médicis se trouve la fontaine de Léda. La fontaine fut déplacée en 1861 et de nouveau réaménagée. Alphonse de Gisors restitua les armes de France et des Médicis, il créa une véritable allée d’eau de cinquante mètres, bordée d’une allée de platanes. La niche centrale représente le cyclope Polyphème voulant écraser Acis et Galatée sous un rocher, sculpté par Auguste Louis Ottin (1811-1890), Pan et Diane de part et d’autre, assistent au drame. Alphonse de Gisors réalisa également pour la fontaine Médicis une façade orientale. Il l’orna d’un bas-relief exécuté en 1807 par Achille Valois (1785-1862). Ce bas-relief provenait de la fontaine de la rue du Regard, au croisement de la rue de Vaugirard. Le percement de la rue de Rennes ayant nécessité sa destruction, la ville de Paris fit don de ce bas-relief au Sénat. Cette nouvelle façade orientale se termine par une demi-coupole et un fronton sur les rampants duquel sont couchées deux gracieuses naïades dues au ciseau du sculpteur Klagmann (1810-1867).
•          Les derniers pèse-personnes
•          Les poiriers et pommiers anciens
•          Les ruches
•          Le Palais du Luxembourg où siège le Sénat, la chambre haute du Parlement, propriétaire du jardin dont il assure l'entretien.
•          Le musée du Luxembourg, consacré à de grandes expositions temporaires d'art, réputées pour la qualité des œuvres présentées.
•          l'Orangerie, située sur l'allée Delacroix, qui abrite une série de végétaux dits «d'orangerie», provenant du pourtour méditerranéen, que l'on retrouve dans la partie du jardin dite «à la française» à compter du 1er mai. L'été, l'Orangerie sert de salle d'expositions temporaires.
•          l'ancien Hôtel de Vendôme, aujourd'hui occupé par l'école Mines Paris Tech.
•          La statue de l’acteur grec
Ce bronze d’Arthur Bourgeois (1838-1886) s’inspire du théâtre grec. Il représente un jeune acteur répétant son rôle, un manuscrit à la main et un masque sur le front. Il se trouve dans le Jardin du Luxembourg avec en ligne de mire la rue Soufflot et le Panthéon.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Espaces Verts.
 
Sortir du jardin par la grille située à droite du Palais du Luxembourg. En face se trouve :
 
LE THEATRE DE L’ODEON
Le Théâtre national de l'Odéon, dénommé depuis mars 1990 Odéon–Théâtre de l'Europe, est un théâtre public parisien situé place de l'Odéon (6e arrondissement), inauguré en 1782 pour accueillir la troupe du Théâtre-Français. L'Odéon est depuis septembre 1971 un des six théâtres nationaux. Son directeur actuel est Luc Bondy (depuis mars 2012). Sur le plan architectural, il s'agit d'un théâtre « à l'italienne » (scène de forme cubique et salle en demi-cercle) et l'extérieur est de style néoclassique. Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 7 octobre 1947. Son histoire a été ponctuée par quelques événements : deux incendies (1799 et 1818), mais aussi la création du Mariage de Figaro en 1784, et plus récemment, la direction de Jean-Louis Barrault ainsi que l'occupation des locaux lors des événements de Mai 1968.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Théâtres.
 
Prendre la rue de Vaugirard sur la gauche, trottoir de gauche pour passer devant :
 
LE PALAIS DU LUXEMBOURG
Construit à partir de 1613 par l’architecte Salomon de Brosse pour la reine Marie de Médicis qui voulait un palais qui lui rappelle le palais Pitti à Florence, le palais du Luxembourg qui abrite aujourd'hui le Sénat, est certainement l’un des plus beaux quoique l’un des plus méconnus palais de la République. Il est possible de la visiter gratuitement. En effet, les séances du Parlement sont publiques. Le palais du Luxembourg était auparavant un musée entre 1750 et 1780 et fut même une prison pendant la Révolution. Il est, en outre, intéressant à visiter pour le riche patrimoine qu’il possède : la salle des Conférences, l’ancienne galerie du Trône, longue de 57 mètres, réalisée en 1852 par Alphonse de Gisors, la célèbre bibliothèque peinte pas Delacroix en 1845 et les salons Boffrand du XVIIIème siècle.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Hôtels particuliers.
 
En traversant en face de l’entrée du Sénat, on atteint, sous les arcades :
 
Le mètre-étalon LE METRE-ETALON
Le mètre-étalon permettait aux Parisiens de se familiariser avec le système métrique mis en place à la Révolution. Il existe un autre mètre-étalon 36 rue de Vaugirard, en face du Sénat. Il est en marbre avec deux bornes en bronze aux extrémités. Une borne manque sur celui de la Place Vendôme. Ce sont les deux seuls qui subsistent parmi les seize qui avaient été placés dans la capitale entre 1796 et 1797. A la différence de ce dernier, celui de la Place Vendôme (situé au 13, à gauche de l’entrée du Ministère de la Justice) n’est pas à sa place d’origine, mais a été déplacé en 1848. La mètre fut défini pour la première fois en 1791 par l’Académie des Sciences en remplacement des unités de mesure faisant référence à l’être humain (le pouce, le pied, etc.). Il fut définitivement adopté par la France en 1795 comme mesure de longueur officielle.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Cadrans solaires et mesures.
 
Poursuivre la rue de Vaugirard sur le trottoir de droite jusqu’à la rue Servandoni et effectuer un aller-retour :
 
LA RUE SERVANDONI
Cette rue relie la rue de Vaugirard à la rue Palatine. Elle mesure 170 mètres et existait déjà en 1424. En 1522, c’était l’une des ruelles Saint-Sulpice. En 1548 ce fut la rue Saint-Sulpice, puis la rue des Cordiers en 1595 et en 1612, du Fer-à-Cheval pour devenir en 1620 du Pied-de-Biche et enfin des Fossoyeurs. En 1806, on lui donna le nom de l’architecte et peintre Jérôme Servandoni (Florence 1695 -Paris 1766).
Au 1 – Servandoni y mourut en 1766.
Au 9 – Vieille maison, une porte par étage, porte cloutée.
Au 11 – Ancienne mairie de l’ex-11ème arrondissement.
Au 12 – Ferronnerie, cour.
Au 14 – Vieille maison. Porte sculptée du XVIIIème siècle avec médaillons et bas-reliefs dont l’un d’eux représente Servandoni montrant le plan de l’église Saint-Sulpice. L’autre montre un enfant qui écoute une histoire.
Au 16 – Vieille maison.
Aux 18 et 20 – Hôtel du XVIIIème. Escalier au 20, façade sur rue et sur cour.
Au 25 – Vieille maison, ferronneries, mansarde.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Rues.
 
On atteint ensuite la rue Férou dans laquelle on effectue un aller-retour.La rue Servandoni
 
LA RUE FEROU
La rue Férou commence à l'intersection de la rue Henry-de-Jouvenel et de la rue du Canivet et se termine rue de Vaugirard, en face du Jardin du Luxembourg. Elle mesure 120 mètres. La rue Férou fut ouverte vers 1517, sur des terrains appartenant à Étienne Férou, procureur au Châtelet. Le premier tronçon de la rue, jusqu'à l'intersection avec la rue du Canivet, a été débaptisé et a servi à créer la rue Henry-de-Jouvenel, longue d'une vingtaine de mètres et comptant trois numéros d'habitation. Comme l'atteste une inscription ancienne gravée sur la base de la tour Nord de l'église Saint-Sulpice, la rue Férou s'étendait dans le passé jusqu'au croisement avec l'ancienne rue des Aveugles, aujourd'hui rue Saint-Sulpice. Une reproduction intégrale du Bateau ivre, inaugurée le 14 juin 2012, occupe le long mur d'enceinte de l'Hôtel des impôts ; cette reproduction présente une particularité : elle se lit de droite à gauche et non, comme le veut la règle, de gauche à droite.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Rues.
 
Ensuite on arrive à la rue Bonaparte. Tourner à droite dans cette rue pour atteindre sur le trottoir de droite :
 
LA FONTAINE DU SEMINAIRE
A la hauteur du 73 rue Bonaparte, l'ancienne fontaine de la place Saint-Sulpice, qui avait été jugée trop chétive pour occuper le centre de la place devant l'église, fut transportée d'abord au marché Saint-Germain, puis, en 1935, dans l'allée du Séminaire, en bordure de la rue Bonaparte. Entourée de vasques et décorée d'élégants bas-reliefs d'inspiration grecque, cette fontaine œcuménique surmontée d'un chapiteau rend tour à tour hommage, sur chacune de ses quatre faces, au Commerce, à l'Agriculture, à la Paix et aux Sciences et aux Arts.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Fontaines et Bassins.
 
En face de celle-ci se trouve :
 
L'Institut hongrois L’INSTITUT HONGROIS
La fondation du premier établissement dont la fonction était d’assurer la présence culturelle hongroise à Paris, le Bureau d'Information Universitaire Franco-Hongrois, « précurseur» de l’Institut hongrois actuel, remonte à la fin des années 1920. L'Institut hongrois est donc l'un des plus anciens centres culturels étrangers à Paris. Il organise de multiples manifestations culturelles : expositions, concerts, projections de films, soirées littéraires, colloques, conférences, débats et cours de hongrois. En tant que Service culturel et de coopération scientifique de l’Ambassade, il est une vitrine de la culture hongroise en France, lieu de rencontres et plate-forme pour le dialogue franco-hongrois, il joue un rôle d'intermédiaire entre les institutions et les artistes français et hongrois. En outre, chaque année, une centaine de Français y apprennent le hongrois. L'Institut hongrois de Paris ne se contente pas d'être un simple reflet des derniers développements de la culture et de la société hongroise, il est également un véritable acteur de la vie culturelle parisienne. Ses expositions, sa programmation musicale très riche, ses projections régulières des œuvres de la jeune génération de cinéastes hongrois et ses audacieux colloques sur des sujets de société sont appréciés en France, aussi bien par les spécialistes et les professionnels que par le grand public. Son programme d'activités offre également une place de choix aux initiatives hexagonales, et l'Institut hongrois collabore avec une multitude de partenaires français. En effet, il participe à un grand nombre de projets nationaux et/ou spécifiquement parisiens, tels que le Mois de la photo, le Salon du livre, Lire en fête, la Fête de la Musique, le Forum des langues et le Forum des instituts culturels étrangers à Paris. Son rayonnement, par l’intermédiaire de ses partenaires régionaux (les établissements culturels et éducatifs, les consuls honoraires, les associations franco-hongroises, les villes jumelées) dépasse largement le cadre de la région parisienne et concerne l’ensemble de l’Hexagone. L’Institut hongrois fait également partie du réseau de Collegium Hungaricum (centre de recherche à l’étranger).
Lire la suite de l’article.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Centres Culturels Etrangers.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Cultures Etrangères.
 
Plus loin, à hauteur de la Place Saint-Sulpice, on trouve sur la gauche :
 
LA MAIRIE DU VI
Ce bâtiment qui a été construit par les architectes Rolland et Levicomte en 1847-1849 a remplacé l’Hôtel de Charost qui occupait les lieux depuis 1656. A l’époque c’était la mairie du 11ème arrondissement. Elle est devenue celle du sixième en 1860, consécutivement à la réorganisation des arrondissements de Paris en raison du rattachement à la ville des nouvelles communes périphériques. Une statue en marbre blanc de Carrare (1888-1900), « Le Combat du Centaure » de Gustave Adolphe Crauk (1827-1935), trône au centre de la cour. Elle a été placée là en 1900, après avoir été exposée au Grand Palais pour l’exposition universelle. « Le Combat du Centaure » avec un Lapithe, le personnage du Lapithe aurait été modelé d'après le culturiste Eugen Sandow. Crauk passa trente années sur ce groupe qui fût exposé à l'Exposition Universelle de 1900 et est considéré comme son chef-d'œuvre.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Mairies.
 
Puis sur la droite :
 
LE CLOITRE DE L’EGLISE SAINT-SULPICELe Cloître du Séminaire
L’hôtel des impôts du VIème arrondissement n’attire pas particulièrement l’attention. Il faut pourtant jeter un coup d’œil au cloître de cet ancien séminaire de style florentin. Construit à partir de 1645, le premier séminaire fut fermé à la Révolution, puis détruit sous l’Empire. Reconstruit à partir de 1820, le nouveau séminaire abrita également un hôpital pour les malades cholériques. Les derniers séminaristes quittèrent les lieux en 1905.
Retrouvez d’autres articles portant sur Autour du Culte.
 
Pénétrer dans :
 
L’EGLISE SAINT-SULPICE
Les historiens ont beaucoup de difficulté à se mettre d'accord sur l'ancienneté de l'Église Saint-Sulpice. En 1724, les fouilles de l'église, permirent de mettre au jour une pierre tombale du Xe siècle, prouvant par là même qu'une chapelle (dont dépendait un cimetière) existait à cet endroit depuis plusieurs siècles. Du XIIe au XIVe siècle, une nouvelle église fut bâtie à la place de l'ancienne chapelle ; elle fut agrandie d'une nef sous François Ier, et de trois chapelles en 1614. Cependant, avec l'agrandissement des bourgs de Saint-Germain et Saint-Germain-des-Prés, la nécessité de construire une église plus grande et plus digne de la population qui la fréquente s'impose : le bâtiment d'alors ne peut contenir que le douzième des paroissiens. De plus, l'ancienne église menace de tomber en ruine. La proposition est résolue dans une assemblée, tenue le16 mars 1643 sous la présidence du prince de Condé.
Les architectes furent nombreux car la construction dura très longtemps, avec une interruption de 1678 à 1719 en raison d’un manque d’argent. Parmi les sept architectes, Servandoni, décorateur d’opéra, auteur d’une façade ressemblant à un décor de théâtre. Qui imaginerait que l’église comporte une centaine de colonnes ?
Les bénitiers sont des tridacnes géants d’Océanie offerts par la république de Venise au roi Francois 1er. Chacune des valves pèse plus de cent kilos et repose sur un rocher de marbre blanc sculpté par Pigalle.
La chaire, dessinée par Charles de Wailly, achevée en 1788, ne repose que sur les deux escaliers latéraux revêtus de marbre.
Le gnomon astronomique
Les colonnes de marbre installées en 1747 dans la chapelle de la Vierge proviennent des ruines romaines de Leptis Magna. En effet, en 1688, le consul de France en Libye a expédié plus de trois cents colonnes en France.
Les orgues conçues par Cliquot en 1781, restaurées en 1857 par Cavaillé-Coll sont renommées pour leurs cent jeux.
Une inscription presque effacée, située sur la porte principale, indique : « Le peuple françois reconnoît l’être suprême et l’immortalité de l’âme ».
Sade et Baudelaire y furent baptisés. Camille Desmoulins s’y maria avec Robespierre comme témoin. Montesquieu y est inhumé.
La tour sud a été la cible des artilleurs prussiens en 1870, qui tentaient de détruire le télégraphe Chappe, installé là. Inachevée, elle reste criblée d’impacts de balles.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Lieux de Culte.
 
La Fontaine Saint-Sulpice La Place
Il faut attendre 1732 pour que l’église Saint-Sulpice se voie dotée d’un massif antérieur, alors que les travaux avaient débuté en 1646. Mais le concours remporté par l’architecte Servandoni traduit, à la différence de tant d’autres édifices, la volonté de penser l’urbanisme autrement. Ce n’est pas un hasard si le choix se porte sur un artiste italien spécialisé dans le décor de théâtre : toute la rhétorique de la mise en scène est réunie ici. La place prévue comme un plateau d’opéra par Servandoni ne sera pourtant pas réalisée, le chantier s’éternisant au point que le goût avait eu le temps de changer. Ici, point de clocher affûté, mais deux tours massives cantonnant une colonnade à l’antique, comme un décor d’architecture dans un tableau. Les clochers ne sont là que pour équilibrer la composition de la façade, non pour inciter l’âme à se tourner vers le Ciel. Napoléon, trouvant l’espace trop petit en fit doubler la surface, et abandonner l’architecture ordonnancée qui devait en agrémenter le pourtour.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Places.
 
La Chaire
Exécutée en 1788 d’après les dessins de l’architecte Charles de Wailly, la chaire est – comme le mentionne l’inscription du socle – un don d’Emmanuel Armand Duplessis Richelieu, duc d’Aiguillon, ancien ministre de Louis XV et premier marguillier de la paroisse. Une cuve, suspendue dans le vide, seulement soutenue par deux escaliers latéraux, s’appuie sur de hauts piédestaux. Chacun d’eux porte une statue en bois doré par Guédon : à gauche, la Foi, à droite, l’Espérance. L’abat-voix est couronné par le groupe de la Charité, par Jacques-Edme Dumont, auteur également des reliefs figurant les symboles des évangélistes sur les piédestaux. Bénite le 31 janvier 1789, la chaire de Saint-Sulpice, d’un style pleinement Louis XVI, est l’un des derniers grands meubles installés dans une église parisienne à la veille de la Révolution.
Retrouvez d’autres articles portant sur Autour du Culte.
 
L’Assomption de la Vierge fresque
Saint-Sulpice - chapelle de la Vierge - François Lemoyne (1688-1737) -
En novembre 1730, le curé de Saint-Sulpice, Languet de Gergy, commande au peintre François Lemoyne le décor de la coupole de la chapelle de la Vierge. L’artiste, qui s’est déjà illustré dans le grand décor religieux (voir notice suivante), jouit alors d’une certaine renommée à la cour de Versailles. Assisté de son élève Nonotte, Lemoyne se consacre au chantier de Saint-Sulpice durant deux années et livre son œuvre en 1732. Le thème retenu est celui de l’Assomption. Le parti adopté par Lemoyne est désormais classique : la coupole, figurant le ciel, est entièrement peinte de nuées concentriques sur lesquelles sont disposées des figures. Divers groupes peuvent être distingués, même si Lemoyne a pris soin de ne pas soumettre sa composition à une hiérarchie trop marquée. S’inscrivant dans une structure pyramidale, la Vierge, surplombant saint Pierre et saint Sulpice (les deux patrons de l’église), est accueillie par des anges virevoltants. En contrebas, l’artiste a représenté sur toute la circonférence de la voûte des anges tenant les emblèmes bibliques de la Vierge (tour de David, rose, lis, étoile, miroir…) ainsi que les saints associés au culte marial (Saint Augustin, Saint Dominique, Saint Bernard, Saint Jean Damascène ou encore Saint Cyrille d’Alexandrie). Après l’incendie qui endommagea le décor en 1762, la restauration en fut confiée au peintre A.F. Callet qui ajouta à la procession plusieurs personnages dont le curé Olier et ses paroissiens. En dépit de la profusion des figures et du caractère tourbillonnant de la composition, l’ensemble est d’une grande lisibilité grâce au savant « fléchage » narratif instauré par Lemoyne. En multipliant au sein de l’assemblée les gestes en direction de la Vierge, le regard du spectateur glisse naturellement vers la scène principale. Ce procédé a également pour effet de prendre à témoin le fidèle et de le faire ainsi participer au mystère divin. Avec ce décor, Lemoyne démontra sa virtuosité dans le traitement d’une composition plafonnante et gagna l’admiration de ses contemporains qui comparèrent volontiers son œuvre aux coupoles peintes du Val-de-Grâce (Mignard) et des Invalides (La Fosse). Il nous est toutefois difficile d’en juger sur un plan purement plastique, la technique à fresque étant inadaptée à l’hygrométrie parisienne, les incendies et les restaurations successives en ayant fortement altéré les qualités originales.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Arts.
 
Mausolée de Jean-Baptiste Languet de Gergy (1675-1750) par Michel-Ange Slodtz (1705-1764)
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
Le mausolée de l’abbé Languet de Gergy renoue avec les monuments baroques romains du Bernin.
Curé de Saint-Sulpice de 1714 à 1741, l’abbé fut le promoteur de la construction de la nouvelle église en organisant notamment des loteries qui financèrent le projet. Le monument, achevé en 1757, est dû au sculpteur Michel-Ange Slodtz. Il représente «l’empressement de l’Immortalité à lever un tapis funéraire qui couvrait la figure de l’ancien abbé», alors que la Mort, frappée de stupeur, est terrassée. Le curé, tourné vers le maître autel, semble s’offrir à Dieu. La figure de l’Immortalité tenait autrefois un grand parchemin de bronze sur lequel figurait le plan de l’église ainsi qu’un anneau d’or, symbole d’inaltérabilité et de continuité. Plus bas, deux putti représentaient l’Abondance et la Charité.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Cimetières et Sépultures.
 
La Censure révolutionnaireLe Gnomon
Sur le piédestal du gnomon de l’église Saint-Sulpice, se trouve un exemple de censure révolutionnaire. Parmi les inscriptions remerciant les bienfaiteurs du royaume, de l’église et de l’Académie des sciences, une partie concernant le roi et ses ministres a été martelée à la Révolution.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Marques et Plaques.
 
Le gnomon
La ligne méridienne matérialisée par une réglette de laiton scellée dans le sol de cette église fait partie d’un instrument scientifique appelé « gnomon astronomique », établi ici au XVIIIème siècle par les responsables de l’Observatoire de Paris, en plein accord avec les autorités ecclésiastiques, en vue de mesurer certains paramètres de l’orbite de la terre autour du soleil. D’autres installations similaires ont été placées, par commodité, dans de grandes églises comme la cathédrale de Bologne où le pape Grégoire XIII a fait effectuer, au XVIème siècle, des études préparatoire à la mise en service du calendrier grégorien.
La ligne méridienne est tracée dans le sol de l’église selon une direction rigoureusement nord-sud. L’obélisque qui porte sa continuation sur le mur du transept et l’œilleton fixé en haut à droite de la fenêtre opposée constituent un instrument scientifique de précision, le gnomon astronomique, installé ici en 1743 sous la direction de l’astronome Pierre-Charles le Monnier. Quand à midi le soleil atteint le point culminant de sa course quotidienne, le zénith, il projette à travers l’œilleton un image en forme de disque lumineux. Celle-ci se déplace d’ouest en est, et elle franchit la ligne en un point qui varie selon la saison. Au solstice d’été, l’image passe sur la dalle carrée de marbre fixée au sol dans le transept sud. Au solstice d’hiver, elle traverse l’obélisque presque à son sommet. Aux équinoxes, elle coïncide avec la plaque de cuivre ovale qui se trouve derrière la grille, au centre de la balustrade du chœur. Le gnomon devait servir à élucider plusieurs points :
•          Connaître quelle est la meilleure méthode pour déterminer le moment des équinoxes – ce qui permet de fixer la date de Pâques et d’apprécier l’exactitude du calendrier,
•          S’assurer si l’obliquité de l’écliptique diminue – objet de controverse entre astronomes à l’époque,
•          Observer si la lune ne cause pas de balancement sensible (la nutation) dans l’axe de la terre,
•          Distinguer les variations causées par la réfraction d’un air plus ou moins chaud dans la mesure de la hauteur du soleil,
•          Repérer le jour de l’année où la terre est la plus proche du soleil,
•          Suivre avec une grande précision la différence entre le temps moyen qu’indiquent les horloges et le temps vrai défini par les passages du soleil, tantôt plus tôt, tantôt plus tard.
 
En sortant remarquons :
 
LA FONTAINE SAINT-SULPICE
La Fontaine Saint-Sulpice, est située place Saint-Sulpice, sur le parvis de l'église qui lui donne son nom, dans le 6e arrondissement de Paris. Elle est parfois appelée fontaine des orateurs sacrés et est aussi malicieusement appelée fontaine des quatre points cardinaux car elle est ornée de quatre statues d'évêques catholiques, de célèbres prédicateurs de l'époque de Louis XIV, mais qui n'ont jamais été nommés cardinaux. Or les faces de la fontaine sont à peu près alignées sur les points cardinaux. La fontaine est érigée de 1844 à 1847 par l'architecte Louis Visconti (1791–1853), elle occupe le centre de la place qui, à l'origine, selon les plans de Giovanni Niccolo Servandoni, devait répondre à un projet urbanistique qui ne sera pas mené à terme. Les quatre personnages sont : Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Fontaines et Bassins.
 
Sur le côté nord de la place prendre la rue des Canettes, puis à droite :
 
La rue Guisarde LA RUE GUISARDE
1 – Grille d’un ancien marchand de vin.
8-9 – Anciennes maisons avec ancien nom de rue au 8
16 - Le magasin « Au Plat d’Etain » vend des soldats de plomb et des figurines de collections depuis 1775. Il fait partie des plus vieilles boutiques de Paris et se trouve situé dans une rue très animée, bordée de nombreux restaurants et bars.
21-25 – Vieilles maisons avec ancien nom de rue au 25.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Rues.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les boutiques anciennes.
 
Au bout de cette rue on atteint la rue Mabillon qui abrite :
 
LE MARCHE SAINT-GERMAIN
A deux pas du quartier de l'Odéon et au cœur du quartier chic de Saint Germain-des-Près, le marché Saint-Germain est une galerie commerciale couverte regroupant 21 boutiques qui réunissent vêtements de choix et meubles de qualité. L'autre partie du marché prend des allures de halle primeur où vous sont proposés fruits, légumes et autres produits frais.Sous les arcades, côté rue, on trouve des cafés et restaurants. Le marché est ouvert du lundi au samedi, de 10h à 19h30, sans interruption.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Marchés.
 
Prendre cette rue à gauche et la poursuivre jusqu’à la rue du Four, que l’on prend à droite, puis tourner à gauche dans le boulevard Saint-Germain. En restant sur le trottoir de gauche, on passe devant :
 
LA STATUE DE DIDEROTLa statue de Diderot
Cette statue fut créée à l’instigation d’un Comité pour la Libre pensée en vue du premier centenaire de la mort du philosophe, en 1884. Le sculpteur Jean Gautherin - premier recalé du concours du monument de la République - exécute pour la célébration un modèle provisoire en plâtre installé place Saint-Germain-des-Prés. La statue définitive, en bronze, est inaugurée le 14 juillet 1886 sur l’un des terre-pleins du boulevard, face à la rue Saint-Benoît. En 1940, des aménagements de voirie entraînent le transfert à son emplacement actuel du Diderot qui fait partie des rares figures historiques à avoir échappé à la destruction, sous l’Occupation. Ce portrait assis frappe par son dynamisme et son efficacité pédagogique : la plume brandie vers l’avant et le buste, fortement penché et désaxé, expriment l’engagement de l’écrivain dont la Troisième République glorifiait le rôle de précurseur de la Révolution française plutôt que celui, plus neutre — que l’on retient aujourd’hui — du critique d’art ou de l’Encyclopédiste.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses.
 
Traverser le boulevard pour rejoindre :
 
LE SQUARE DESRUELLES
La monumentale porte en céramique du square Félix Desruelles était celle qui ouvrait sur le palais de la Manufacture nationale de Sèvres lors de l’Exposition Universelle de 1900.
 
Dans lequel se trouve :
 
LA STATUE DE BERNARD PALISSY
Bernard Palissy, probablement né à Agen vers 1510 et mort à Paris en 1589 ou 1590, est un potier, émailleur, peintre, artisan verrier, écrivain et savant français. Il appartient à l'École française de la Renaissance. La majeure partie de son œuvre est exposée au musée national de la Renaissance du château d'Écouen. A Paris, dans le square Saint-Germain des Prés, un buste, œuvre de Louis Barrias, rend hommage au potier, céramiste et savant qui a consacré vingt années de sa vie à découvrir le secret des émaux.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les statues diverses.
 
Sortir du square pour pénétrer dans :
 
L'Eglise Saint-Germain des Prés L’EGLISE SAINT-GERMAIN DES PRES
A l’emplacement du square se trouvait une partie du cloître et de la Chapelle de la Vierge de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette dernière était le chef-d’œuvre de l’architecte Pierre de Montreuil et présentait des similitudes avec la Sainte-Chapelle. En 1791, l’édifice fut vendu en deux lots séparés, séparation qui fut à l’origine de sa destruction. L’un des deux acheteurs se réserva certains éléments qu’il fit remonter en façade d’une maison au 6, rue de l’Abbaye. Au début du XXème siècle, cette maison fut détruite et les pierres furent remontées à proximité de leur lieu d’origine. Le portail de la chapelle de la Vierge est quant à lui conservé au musée national du Moyen Âge, dans l’Hôtel de Cluny, et témoigne du raffinement de la sculpture autour de 1245. Lors de la restauration de l’église qu’il conduit dans les années 1820, Etienne-Hippolythe Godde, architecte de la Ville de Paris, complète également le mobilier. De 1827 à 1829, il conçoit une nouvelle chaire d’après les dessins de Quatremère de Quincy, théoricien du classicisme dont les doctrines font alors autorité. Imitant pour la cuve les formes géométriques des chaires des basiliques romaines, il ajoute ici un curieux dais porté par deux anges gainés. Les marbres clairs du bâti contrastent avec le bronze des statues et reliefs, dus au sculpteur néo-classique Georges Jacquot. La Loi nouvelle, femme gracieuse tenant le livre des Evangiles, fait pendant à L’Ancienne Loi, figure voilée, aux traits sévères, appuyée sur les Tables de la Loi. De fins reliefs décorent la face : Jésus-Christ prêchant sur la montagne, au centre, et deux anges ornés de rinceaux, sur les panneaux triangulaires. Totalement étranger au caractère médiéval de l’architecture, ce parti délibérément antiquisant est assez unique dans les églises parisiennes, les exemples postérieurs cherchant davantage à prolonger le style dominant de l’édifice.
Le clocher-porche de l’abbaye, bâti vers l’An mille, est probablement l’une des plus anciennes constructions de Paris. Sa lecture en est aujourd’hui particulièrement troublée par les fenestrages géométriques apposés par Baltard, qui obturent les baies des deux premiers étages. La disparition des deux tours de transept en a aussi beaucoup réduit la monumentalité. Mais c’est encore plus sa nouvelle disposition dans la ville qui doit ici nous intéresser. En effet, l’accès à l’abbaye se faisait autrefois de trois façons : soit par la Porterie, située rue de l’Abbaye, soit par la porte Furstemberg, soit par un vaste parvis sur lequel se dressait latéralement l’abbatiale. Le porche donnait accès à la nef, de laquelle on pouvait assister aux cérémonies. Le démantèlement de la cité monastique - l’une des plus vastes au monde - à partir de 1792 entraîne la recomposition de tout le quartier. L’ouverture en 1804 de la rue de la Cour des religieux, actuelle rue Bonaparte, acheva de transformer cette puissante abbatiale en église paroissiale de quartier, ce qu’elle est restée.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Lieux de Culte.
 
Monument du coeur de Jean Casimir de Pologne (1609- 1672) par Gaspard (1624-1681) et Balthazar Marsy (1628-1674)
Chapelle Saint-François-Xavier
Roi de Pologne de 1648 à 1668, Jean Casimir Vasa trouva refuge en France après son abdication. Il fut nommé abbé du monastère de Saint-Germain-des-Prés par Louis XIV en 1669 et mourut en 1672. On fit alors placer selon ses voeux son coeur à Saint-Germain-des-Prés en témoignage de son attachement à l’abbaye, alors que sa dépouille était emmenée à Cracovie. Le tombeau, dessiné par Charles Lebrun, fut sculpté par les frères Gaspard et Balthazar Marsy en 1675-1676. Revêtu de l’habit ecclésiastique, le roi, agenouillé, tend vers le maître-autel sa couronne et son sceptre en offrande. Deux esclaves, aujourd’hui disparus, encadraient le sarcophage. Le bas-relief de bronze, représentant la bataille de Beresteczko (1651), est dû au frère convers Jean-Thibaut.
 
Monuments des coeurs d’Olivier (mort en 1644) et Louis de Castellan (1632-1669) par François Girardon (1628-1715)
Chapelle Sainte-Marguerite
Olivier de Castellan et son fils Louis étaient tous deux militaires au service de la couronne de France. Le premier mourut devant Tarragone en 1644, le second lors d’un combat contre les Turcs à Candie en 1669. Le monument aux cœurs fut commandé au sculpteur François Girardon en 1678.
A l’origine, il se composait d’un sarcophage au-dessus de trophées d’armes syriennes et romaines, évoquant les lieux de décès des deux hommes. Autour d’une colonne de marbre blanc se trouvaient deux figures allégoriques représentant la Fidélité et la Piété. L’image des défunts est ici réduite à des portraits en médaillon tenus par les deux allégories. Sous l’Ancien régime, deux squelettes grimaçants en stuc retenaient de part et d’autre d’une arcade des rideaux, donnant à l’ensemble une atmosphère théâtrale.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Cimetières et Sépultures.
 
En sortant de celle-ci, tourner à droite pour pénétrer dans :
 
LE SQUARE LAURENT PRACHE ET SES VESTIGES
Le square Laurent-Prache est un jardin public ainsi nommé d'après le député Laurent Prache. Le square a été créé après la démolition des nos 15 et 17 rue de l'Abbaye dans le cadre du prolongement de la rue de Rennes jusqu'au quai de Conti, déclaré d'utilité publique en 1866, mais non réalisé. En 1959, Picasso a offert  à la Ville de Paris une tête de femme en bronze (Dora Maar compagne de l'artiste), en hommage à son ami Guillaume Apollinaire. On y trouve un médaillon à l’effigie de Laurent Prache et des vestiges de la chapelle de la Vierge placé ici au début du 20e siècle. Cette chapelle avait été construite vers 1255 par Pierre de Montreuil sur l'emplacement de l'actuelle rue de l'Abbaye, arès avoir servi de grenier à grains, elle fut rendue au culte de 1795 à 1802. Le Dr Salbrune l'acheta et la rasa, en réutilisant quelques éléments architecturaux qu'il remonta sur la façade de son immeuble.
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Espaces Verts.
 
Nous sommes Place Saint-Germain des Prés.
Métro : Saint-Germain des Prés (ligne 4)
Bus : 39/95 arrêt Saint-Germain des Prés.
 
Liens
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Circuits.
D’autres articles concernant Le 6ème arrondissement peuvent vous intéresser.
 
Sources
Wikipedia
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2016