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LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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PARIS EN ROULANT - LE LONG DE LA LIGNE 30
 
 
 
C'est bien assis que vous pouvez effectuer ce circuit visuel en empruntant la ligne de bus 30. Vous pourrez ainsi observer tous les sites remarquables que traverse cette ligne.
 
 
Comment s'y rendre
Métro : Gare de l'est (lignes 4, 5, 7)
Bus : Les bus dont le numéro commence par 3 ont en général leur terminus à la Gare de l'Est ou y passent. En outre la ligne 47 y possède également son terminus et les lignes 46, 56 et 65 y passent.
 
Terminus Gare de l’Est
 
Prenons le bus 30, direction Trocadéro. Asseyons-nous dans le sens de la marche, plutôt à droite (observation à gauche texte en bleu). Nous quittons la Gare de l’Est par la rue du 8 mai 1945 en direction du boulevard de Magenta. Dans le sens inverse, les lieux àobserver seront à droite en bleu et à gauche en noir.
 
La Gare de l’Est
La gare de l'Est (initialement appelée gare de Strasbourg) est l'une des six grandes gares terminus du réseau de la SNCF à Paris. Elle se trouve dans le Xe arrondissement, non loin de la gare du Nord. Sa façade ferme la perspective de l'axe nord-sud percé par le baron Haussmann et constitué principalement par le boulevard de Strasbourg. Avec 34 millions de voyageurs par an environ, c'est la cinquième gare de Paris. Son activité, affaiblie depuis la création du RER E, a augmenté depuis la mise en service du TGV Est avec un surplus de 22 % de voyageurs grandes lignes. Œuvre de l'architecte François-Alexandre Duquesney et de l'ingénieur Pierre Cabanel de Sermet, le sommet du fronton ouest est orné d'une statue du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant la ville de Strasbourg, tandis qu'une sculpture figurant Verdun, œuvre du sculpteur Henri Varenne, orne le fronton est. Un réaménagement important de la gare de l'Est a accompagné la mise en service du TGV Est en 2007.
 
Après s’être engagé dans le boulevard de Magenta, on peut remarquer, sur la gauche :
 
Le Marché Saint-Quentin
Le marché Saint-Quentin est un marché couvert parisien, situé 85bis boulevard de Magenta dans le 10e arrondissement. Il est construit en briques roses traversées d'arcades en fonte verte. Le cœur du marché a un air de place de village. Antérieurement, on avait construit, en 1835, sur les plans de l'architecte Philippon et sur l'emplacement de l'ancienne « foire Saint-Laurent », dépendante de la maison Saint-Lazare, un marché que l'on appela « Saint-Laurent ». C'était une halle de 44 mètres sur 14, dont l'étage était occupé par des ateliers de peintres décorateurs. Inaugurée en août 1836, cette halle fut démolie en 1852, lors du percement du boulevard de Strasbourg et remplacée par la halle actuelle, un peu plus au nord. Le marché Saint-Quentin fait partie du GIE des marchés couverts de Paris, présidé de 1983 à 2007 par Bernard Quesson.
 
Arrêt Lafayette Magenta
 
En traversant la rue La Fayette, on peut observer, sur la droite, au-delà du boulevard de Denain : La Gare du Nord.
 
La Gare du Nord
La gare du Nord de Paris dessert le réseau ferré du nord de la capitale française. En termes de trafic voyageurs, c'est la plus importante des six grandes gares terminus du réseau Grandes lignes de la SNCF. C'est un «carrefour multimodal» majeur de la capitale où coexistent train à grande vitesse (desserte aussi bien nationale — avec TGV — qu'internationale — avec Eurostar et Thalys), train de grande ligne, Transilien, RER, métro, bus, taxi et Vélib'. Avec 180 millions de voyageurs par an, c'est la première gare d'Europe et la troisième gare du monde pour le trafic « voyageurs », après les gares de Shinjuku et d'Ikebukuro à Tokyo. La gare du Nord fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975. Une première gare du Nord est construite par les ingénieurs des ponts et chaussées pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Nord, notamment Léonce Reynaud, professeur d'architecture à l'École polytechnique et inaugurée le 14 juin 1846, avec l'ouverture de la ligne Paris - Amiens - Lille. Un dépôt est établi à quelques centaines de mètres au nord, le dépôt de La Chapelle, accompagné d'une remise à voitures à trois kilomètres de Paris, au Landy. Avec seulement deux voies, elle est considérée comme trop petite dès 1854. La Compagnie du Nord hésite entre l'édification d'une nouvelle gare réservée aux voyageurs à proximité de l'église Saint-Philippe-du-Roule, reliée à la ligne principale par un embranchement à La Chapelle, et la reconstruction de la gare primitive. C'est finalement la seconde solution qui est retenue. Le bâtiment est en partie démonté en 1860 pour laisser place à la gare actuelle ; sa façade de pierre est remontée à Lille, ce qui n'est pas du goût des édiles de la ville. Surmontée d'un étage et d'une horloge, c'est la façade actuelle de la Gare de Lille-Flandres. Le baron James de Rothschild choisit l'architecte français d'origine allemande, Jacques Hittorff. La construction dure de mai 1861 à décembre 1865, mais la nouvelle gare est mise en service dès 1864, l'aile de l'arrivée n'étant pas encore achevée. La surface de la nouvelle gare atteint 36 000 m2, soit le triple de l'ancien embarcadère. Le nombre de voies est porté à huit, dont quatre au centre dédiées à la banlieue, encadrées de deux voies pour les départs et deux voies pour les arrivées grandes lignes. En effet, le trafic de banlieue connaît une progression rapide, avec l'ouverture de la ligne directe Paris - Creil par Chantilly en 1859, Paris - Soissons en 1861 et Paris - Argenteuil via Ermont en 1863. Dans les années 1860, Haussmann fait élargir la rue de Dunkerque afin de créer la place de Roubaix, qui met en valeur la nouvelle façade, et ouvrir le boulevard de Denain, la reliant au boulevard de Magenta. Avec la rapide progression du trafic, qui passe de six à sept millions de voyageurs de 1875 à 1885, le nombre de voies augmente de nouveau. Il passe de treize en 1875 à dix-huit en 1889, pour l'exposition universelle. L'intérieur est alors entièrement reconstruit, avec une redistribution des voies à quai, après la suppression de nombreuses salles d'attente ainsi que de bureaux des messageries. Des extensions latérales extérieures sont également édifiées. À partir de 1906 et 1908, elle est desservie par le métro de Paris : la ligne 4 qui traverse Paris du nord au sud, et le terminus de la ligne 5 qui passe près de la gare de Lyon. En 1942, la ligne 5 est étendue en direction de Pantin, en banlieue est. Comme d'autres gares parisiennes, elle devient rapidement trop petite face au développement du trafic ferroviaire. D'autres extensions ont lieu entre les années 1930 et 1960. En 1934, des travaux de grande ampleur en avant-gare permettent une stricte séparation des différents flux, grâce à la construction de plusieurs sauts-de-mouton de reclassement qui suppriment les cisaillements. La même année, un vaste chantier est établi aux Joncherolles, à Saint-Denis, destiné au remisage des rames de banlieue. L'électrification du réseau Nord durant les années 1950 et 1960 amène un nouveau remaniement, avec allongement de quelques quais à 400 mètres, et la mise en service d'un poste d'aiguillage type PRS, qui remplace plusieurs anciens postes. Elle comporte alors vingt-neuf voies à quai. Le 8 décembre 1970, avec l'électrification de la ligne Ermont - Valmondois, la traction vapeur disparaît définitivement de la banlieue nord, mais également de la banlieue parisienne.
 
Arrêt Magenta Maubeuge
 
Après l’arrêt ci-dessus, à hauteur du 152, on remarque sur la droite, dans une trouée :
 
L’Hôpital Lariboisière
Situé au 2 de la rue Ambroise Paré, l'hôpital Lariboisière fut le fruit désiré et longtemps attendu du déséquilibre médical entre le Nord et le Sud de Paris. Le premier, dont la population ne cessait de croître n'était desservi que par deux hôpitaux, Saint-Antoine et Beaujon, Saint-Louis étant réservé aux maladies cutanées, alors que le second en abritait cinq. Une injustice flagrante que fut chargée de réparer l'Académie des Sciences. Une commission fut constituée en 1788. Leurs idées eurent à peine (sic) le temps de germer qu'éclata l'invasion de 1814. Les hôpitaux parisiens débordés, furent obligés de disposer les malades dans les abattoirs de Ménilmontant. En 1818, la Ville acheta des terrains nus, mais le projet se perdit dans les limbes et il fallut attendre les épidémies de choléra de 1832 et 1839 pour le voir reprendre corps. Une nouvelle commission ausculta les plans du futur hôpital. Les travaux commencèrent à l'automne 1846 et le gros œuvre fut achevé en 1847. Mais la Révolution de 1848 interrompit les travaux. Des émeutiers transformèrent le chantier en citadelle. Le calme revient mais pas les crédits. Fin 1851 meurt Elisa Roy, comtesse de Lariboisière mais cela ranime les finances de l'Assistance Publique, car la généreuse aristocrate lègue la nu propriété de tous ses biens et stipule dans son testament qu'un hospice doit être construit sur les terrains en question. Il est inauguré en 1853, soit 65 ans après que les premières idées eurent été émises. Deux systèmes de chauffage révolutionnaires maintiennent la température entre 16° et 18°. Les femmes sont logées à gauche et les hommes à droite. En 1865 un service d'accouchement est créé. L'hôpital fait face comme il peut à la guerre de 1870. Le gaz d'éclairage y est installé en 1886, le tout-à-l'égout en 1887, le premier téléphone manuel en 115, l'électricité en 1937, une centrale d'oxygène en 1966-67. En 1900, l'hôpital comprend 968 lits et emploie 490 personnes. Il compte aujourd'hui 824 lits et ne cesse de se moderniser en se dotant, entre autres, d'un bloc médico-technique, d'un institut des vaisseaux et du sang, d'une unité de soins normalisée et d'une nouvelle maternité.
 
Arrêt Barbès-Rochechouart
 
Juste en face de cet arrêt se trouve, au 170, le cinéma rénové Le Louxor :
 
Le cinéma Le Louxor
Rescapé des grands cinémas de l’entre-deux-guerres, son architecture à l’égyptienne anime cet angle du boulevard de la Chapelle où il compose avec le métro aérien un des paysages les plus caractéristiques du Paris populaire. Les films de Méliès y sont projetés, puis dans les années 1950 des péplums et films noirs, puis des films indiens et de langue arabe. Propriété du magasin Tati depuis 1983 qui en confie la gérance à une discothèque, il ferme en 1987. Le classement de ses façades et toitures à l’inventaire des Monuments historiques en 1981 et l’action d’associations le sauvent de la destruction. En 2003, la Ville de Paris le rachète. La restauration des parties extérieures se « fera au plus près du bâtiment d’origine » selon Philippe Pumain, qui propose « de retrouver le décor d’origine et la cohérence entre les façades et l’intérieur ». Sa réouverture en 2013 a offert un cinéma d’art et d’essai de trois salles tourné vers les cinémas du Sud. Architecte : Henru-André Zipcy, céramiste Amédée Tibéri, 1921. Philippe Pumain Fabre/Speller, architectes pour la réhabilitation en 2013.
 
Après l’arrêt Barbès-Rochechouart, le bus tourne à gauche dans le boulevard Rochechouart. En traversant le carrefour, notre, sur la droite, sur le boulevard de la Chapelle, le viaduc de la ligne 2.
 
Le viaduc de la ligne 2
La ligne 2 du métro suit le tracé du mur d’octroi des Fermiers généraux de l’Ancien Régime, limite du Paris d’alors dont la Rotonde de la Villette est un des vestiges. Elle se prolonge au sud par la ligne 6. Devant la nécessité de passer à grande profondeur sous les voies de chemin de fer des gares du Nord et de l’Est et bien que le coût soit deux fois plus élevé, les concepteurs ont choisi « le parcours au grand air (qui) permet aux voyageurs de voir la ville autrement et apporte un agrément au parcours ». La hauteur du viaduc est fixée pour que les véhicules les plus hauts puissent passer, et pour nuire le moins possible à la vue des riverains. La longueur des travées de 22 m en moyenne atteint 75 m pour le franchissement des voies de la gare du Nord. Fulgence Bienvenüe, véritable père du métro, jugeant « qu’il était nécessaire de donner une tournure artistique » à cette grande infrastructure, confie les colonnes, chapiteaux, escaliers d’accès et marquises des gares à Jean-Camille Formigé. Fulgence Bienvenüe, ingénieur en chef, 1904.
 
Arrêt Rochechouart-Clignancourt
 
46, boulevard de Rochechouart
 
Arrêt Anvers-Sacré-Cœur
 
Cet arrêt se trouve à la hauteur du 70, boulevard de Rochechouart :
Sur la gauche
 
Le Square d’Anvers au 41
Ce square se trouve dans le 9ème arrondissement. Il a été ouvert en 1877, aménagé sur les terrains de l'ancien abattoir de Montmartre. Il a été dessiné par l'architecte Jean-Camille Formigé, sous l'autorité de l'ingénieur Jean Charles Alphand. Son nom est celui du port belge, en souvenir de la victoire française contre les Hollandais le 2 décembre 1832. À l'origine, le square comporte deux monuments : une statue de Diderot datant de 1886 et réalisée pa rLéon Lecointe (1826-1913) et une colonne surmontée d'une statue de la Victoire. Néanmoins, la statue du philosophe est fondue par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, et la colonne détruite.
 
Lycée Jacques Decour au 45
Le lycée Jacques-Decour est issu du collège Sainte-Barbe de l’université de Paris, fondé dès le XVe siècle, et de sa séparation en deux établissements après la Révolution : le collège Sainte-Barbe-Nicolle, rue des Postes, et le collège Sainte-Barbe-Lanneau, rue Cujas. Il a pris successivement les noms de collège Sainte-Barbe (1821), collège Rollin (1830), lycée Rollin (1919) et enfin lycée Jacques-Decour (1944) : c'est le seul lycée français à avoir été rebaptisé à la Libération du nom d'un de ses professeurs, résistant. C'est un collège et un lycée situé dans le 9e arrondissement, la cité scolaire Jacques-Decour avec, l'année scolaire 2009-2010, environ 2000 personnes, collégiens, lycéens, étudiants, enseignants, personnels de la vie scolaire, d’accueil et de service, d’administration et de direction, qui y vivent ou y travaillent. C'est le seul lycée d'Île-de-France à proposer l'enseignement du néerlandais et du hongrois. L'établissement possède également des classes préparatoires scientifiques et commerciales.
 
Sur la droite
 
Elysées-Montmartre au coin de la rue de Steinkerque (72).
L’Elysée Montmartre, situé au pied du Sacré Cœur, est un monument parisien depuis près de deux siècles. C’est aussi un monument de la nuit, de la fête, depuis sa création en 1807. C’est là où est né le French Cancan, où Emile Zola proposa sa centième de l’Assommoir, où Maupassant choisit son décor pour « son » Masque, où Toulouse Lautrec réalisa quelques-uns de ses plus beaux tableaux, où furent organisées les plus incroyables rencontres de catch avec Roger Couderc au commentaire, où le talent pugilistique de Jean Claude Boutier s’est révélé aux français, où Coluche rassembla les foules avec Ginette Lacaze, etc…C’est aussi un lieu remarquable pour son architecture atypique – la façade, la mezzanine et les staffs sont classés depuis 1989 – puisque la structure métallique, la charpente ont été conçues par Gustave Eiffel, à l’origine pour le Pavillon Français de l’Exposition Universelle en 1889. Depuis 1988,Garance Productions, redonne un nouvel élan à l’Elysée Montmartreà travers une programmation de concerts unanimement reconnue pour sa qualité. C’est à l’Elysée Montmartreque se produisent les talents d’hier, d’aujourd’hui et de demain, chaque week-end les clubbers se retrouvent pour vibrer au son des plus grands DJ’s. Un incendie a gravement endommagé la salle le mardi 22 mars 2011. Il est fermé depuis (à jour en juin 2016).
 
Théâtre du Trianon un peu plus loin au 80
Bâti en 1894 à l'emplacement du jardin de l'Élysée-Montmartre, le Trianon-Concert, premier nom de cette salle de spectacles, accueille dès l'année suivante de célèbres artistes comme Mistinguett. Mais en 1900, alors que la Belle Époque bat son plein, un incendie détruit la salle et une partie des dépendances de l'Élysée-Montmartre. L'architecte Joseph Cassien-Bernard (élève de Charles Garnier et concepteur dupont Alexandre-III) entreprend la reconstruction de l’établissement qui est inauguré fin 1902 sous le nom de Trianon-Théâtre. Rebaptisée au fil des modes et des circonstances, la salle de spectacle se nomme successivement théâtre Victor-Hugo (1903),Trianon-Lyrique et enfin Trianon. En 1908, c'est une succursale de l'Opéra-Comique spécialisée dans l'opérette. En 1936, le Trianon se consacre au music-hall, avec des artistes tels qu'Yvette Guilbert, Marie Dubas, Fréhel ou Pierre Dac. Un peu avant la Seconde Guerre mondiale, le cinéma récupère cette belle salle de 1000 places avec deux niveaux de balcons (comme au Grand Rex) que fréquente Jacques Brelau début des années 1950 et où il écrit certains de ses textes. En 1985, le cinéma traverse une crise : les salles dites «populaires» ferment les unes après les autres. Le Trianon, qui propose des films d'aventures et de karaté, ferme à son tour ses portes en 1992. Depuis, le Trianon s’est tourné vers une programmation variée : théâtre, concerts classiques ou de variétés avec Carla Bruni, Julie Zenatti ou encore Benabar, mais aussi opéras, opérettes, comédies musicales, show cases, défilés de mode, avant-premières de films, divers spectacles ou festivals. Il accueille la phase finale des auditions de l'émission Nouvelle Star depuis 2003. Inscrit à l'inventaire des Monuments historiques en 1988, il a été complètement restauré en 2009 et a rouvert au public en 2010. Au rez-de chaussée se trouve Le Petit Trianon, un café-restaurant conçu dès l'origine de l'établissement et à nouveau en activité depuis mai 2011 après vingt ans de fermeture.
 
Sur la droite, la rue de Steinkerque mène à la colline du Sacré-Cœur de Montmartre.
 
Arrêt Rochechouart-Martyrs
 
Plusieurs lieux de spectacle se trouvent à la hauteur de cet arrêt :
Sur la droite
 
La Boule Noire au 118
La Boule Noire est une salle de spectacle du quartier Montmartre, située 120 boulevard de Rochechouart dans le 18e arrondissement de Paris. Elle jouxte la salle de La Cigale. C'est initialement une goguette fondée en 1822 dans le village de Montmartre par une fille galante dont le sobriquet est « Belle en Cuisse ». La salle est reprise ensuite par un nommé Bécuzet. Il fait construire le portique qui devient plus tard l'entrée de La Cigale. Ce portique est surmonté à ses débuts d'une boule de verre éclairée servant d'enseigne en ce lieu, un chemin de ronde alors plutôt sombre. Avec le temps et la saleté, la boule d'abord blanche devient noire, donnant son nom à l'établissement. La goguette initiale est transformée en bal. C'est là qu'est lancé le quadrille des Lanciers et débute le fantaisiste Rigolboche. L'intérieur du bal démoli en 1887 laisse la place à un café-concert baptisé La Cigale. Celui-ci est transformé en 1905 par l'architecte Lucien Woog. À droite de la salle se trouvait un grand bar, à l'emplacement duquel se situe l'actuelle salle de concert de la Boule Noire.
 
La Cigale au 120
Située sur le boulevard de Rochechouart, dans le quartier de Pigalle, la salle de café-concerta été construite en 1887 à l'emplacement du Bal de la Boule noire (édifié en 1822). D'une capacité d'environ 1000 places, elle se spécialise immédiatement dans la revue. Elle est agrandie en 1894 par l'architecte Henri Grandpierre, avec un plafond peint par Adolphe Léon Willette. Elle accueille les spectacles de Mistinguett, Maurice Chevalier, Yvonne Printemps, Gaston Ouvrard, Arletty, Raimu, ou Max Linder. Gina Palerme y fait ses débuts, en 1910. Après la Première Guerre mondiale, on y joue des opérettes, des vaudevilles, et les soirées futuristes de Jean Cocteau. Un cabaret s'installe au sous-sol de l'établissement en 1924. Mais le caf'-conc ferme ses portes en 1927. Il est remplacé temporairement par un petit music-hallbaptisé La Fourmi. Dans les années 1940, La Cigale devient une salle de cinéma, un moment spécialisée dans les films de Kung-fu, puis dans les films classé X. En 1987, réouverture de La Cigale avec les Rita Mitsouko, grâce à Jacques Renault et Fabrice Coat, deux anciens brocanteurs, et cofondateurs de la boite de nuit « Les Bains Douches ». La salle, transformée en salle de spectacle polyvalente, est modernisée et décorée par Philippe Starck. La direction artistique et commerciale est confiée à Corinne Mimram. En janvier 2007, la Cigale signe un partenariat avec SFR et s'appellera pour deux ans La Cigale SFR. Depuis janvier 2011, elle est dirigée par Jean-Louis Menanteau qui en est le nouveau directeur général. La salle est en relation avec la Boule noireet le Trabendo. Le vestibule et salle de l'ancien café-concert fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiquesdepuis le 8 décembre 1981.
 
Arrêt Pigalle
 
Sur la gauche se trouve la fontaine Pigalle
 
La Fontaine Pigalle
Comme son nom l’indique, cette fontaine se trouve Place Pigalle, dans le 9ème arrondissement. Les jets annexes dansent de manière désordonnée, mais rien ne jaillit de la vasque principale. C’est en 1863 que l’architecte Gabriel Davioud installa la fontaine sur l’ancienne Place de la Barrière de Montmartre, rebaptisée du nom du sculpteur Jean-Baptiste Pigalle l’année suivante. La forme semi-circulaire de cette place date de 1827.
 
Sur le boulevard de Clichy, au 64 :
 
Le Théâtre des Trois Baudets
Les Trois Baudets est un bar-restaurant et une salle de concerts située au 64, boulevard de Clichy, au pied de la butte Montmartre dans le quartier de Pigalle. Le bar-restaurant peut accueillir 50 personnes assises et la salle de concerts jusqu'à 200 personnes assises / debout. Les Trois Baudets ont été créés en 1947 par Jacques Canetti, pour combler l'absence de salles parisiennes où les jeunes artistes, le plus souvent inconnus, pourraient facilement se produire devant un public. D’un vieux dancing délabré, il crée une salle de théâtre qui sous son impulsion devient une extraordinaire pépinière de talents ; des artistes totalement inconnus viennent s’y produire tous les soirs durant deux, trois, voire quatre ans, qu’ils aient ou non du succès. Canetti donne aux artistes le temps de devenir, tout en leur permettant de vivre de leur métier et de se perfectionner chaque soir devant un public curieux et exigeant. C’est là que naît une nouvelle génération de chanteurs, celles des auteurs-compositeurs-interprètes à laquelle Jacques Canetti reste indéfectiblement attaché. C’est dans cette salle que plus d’une centaine d’artistes vont démarrer leur prodigieuse carrière de scène et de disques, parmi lesquels Félix Leclerc, Georges Brassens, Jacques Brel, Boris Vian, Guy Béart, Juliette Gréco, Raymond Devos, Serge Gainsbourg, Boby Lapointe, Ricet Barrier, Henri Salvador ou encore Pierre Perret. Jacques Canetti dirige cette salle jusqu’en 1967. Elle devient par la suite successivement un sex-shop puis un cabaret érotique, et une salle de concert pop/rock du milieu des années 1990 (L'Erotika). Soixante-dix ans après sa création, la nécessité de retrouver une pépinière de talents, de se rapprocher du concept initial, de son histoire, a mené la Ville de Paris à réhabiliter ce lieu de découverte historique. Elle en confie la responsabilité, au travers d’une délégation de service public, à la société RAFU en 2007. Le théâtre ouvre de nouveau ses portes le 10 février 2009, dirigé par Julien Bassouls.
Immeuble de logements 64 boulevard de Clichy, 2 rue de Coustou, 18e Charles Le Maresquier, architecte, 1925.
 
Au 72 – Le Musée de l’Erotisme
Le Musée de l’Erotisme qui se trouve dans le XVIIIème arrondissement, présente un florilège relatif à l’histoire de l’érotisme à travers les âges. Outre des expositions permanentes consacrées aux thèmes des plus variés : les maisons closes, l’art sacré, l’art contemporain et l’art populaire, on trouve des expositions temporaires telles que : Alex Varenne, les Céramistes, Charlie Hebdo, Japon Erotica, etc. Le Musée de l’Erotisme reste très attaché au quartier qui l’abrite : Pigalle et plus encore Montmartre.
 
Arrêt Blanche
 
Après l’arrêt, sur la droite :
 
Le Moulin Rouge (88)
Le Moulin Rouge est un cabaret parisien construit en 1889 par Joseph Oller et Charles Zidler, qui possédaient déjà l'Olympia. Il est situé sur le boulevard de Clichy au pied de Montmartre. Son style et son nom ont été imités et empruntés par d'autres cabarets du monde entier. Les dix premières années du Moulin Rouge s'enchaînent dans un tourbillon de soirées plus extravagantes les unes que les autres: inspirées du cirque, on retrouve les attractions - dont celles du Pétomane, restées célèbres. Il est surnommé « le premier palais des femmes » par ses propriétaires Joseph Oller et Charles Zidler. Autour du cancan, on monte les premières revues - celle des Circassiens et Circassiennes en 1890. On y organise des concerts bals tous les jours à 22 heures. On y fait scandale avec le bal des Quat'z'Arts et son défilé de Cléopâtre nue portée par quatre mâles, entourés de jeunes filles tout aussi dénudées et alanguies sur des lits de fleurs...Un début en fanfare qui, à l'orée du siècle suivant, va perdre de sa splendeur. Le 29 décembre 1902, l'heure du dernier bal a sonné dans l'indifférence générale. Le quadrille n'est plus à la mode, le Bal du Moulin Rouge se transforme en théâtre-concert sous la houlette de son nouveau directeur Paul-Louis Flers. Un revuiste bien connu sur la place de Paris et qui souhaite faire un lieu beaucoup plus prestigieux. Il restera 9 mois à la tête du célèbre établissement. Sous des pseudonymes particulièrement imagés et plutôt canailles, les plus illustres danseuses de l'époque rivalisent, chacune avec son tempérament, sur la scène du Moulin Rouge. La figure de proue incontestée du French Cancan reste la célèbre Goulue et sa gouaille inimitable. Mais elle n'est pas la seule à s'illustrer dans l'art du cancan: on retrouve régulièrement sur scène Jane Avril surnommée Jeanne la Folle, la Môme Fromage appelée ainsi en raison de son jeune âge, « Grille d'égout » connue pour son goût du chahut. Dès 1885, elle ouvrira à Montmartre une école de Cancan. En 1895, Nini patte en l'air ouvrira un cours de cancan, rue Fontaine. On applaudira au Moulin-Rouge, à ses débuts, avant le Divan-Japonais Yvette Guilbert, la grande diseuse nationale et imitatrice de Sarah Bernhardt... Seule figure masculine marquante dans cet aréopage de femmes: Valentin Le Désossé autrement appelé l'Homme du Quadrille et qui n'aura jamais son pareil pour faire danser les filles. Toulouse-Lautrec, fidèle parmi les fidèles, est le grand témoin de cette période faste. Parmi l'ensemble de ses œuvres, dix-sept d'entre elles, dont certaines célèbres dans le monde entier, sont directement inspirées du Moulin Rouge. Il en est un des personnages emblématiques. Toulouse-Lautrec ne serait sans doute pas ce qu'il est sans Le Moulin Rouge et la Goulue. De même, le music-hall serait-il aujourd'hui ce qu'il est sans le talent du peintre? L'établissement est racheté en 1904 par Paul Flers. Celui-ci confie à l'architecte Édouard Niermans le soin de le transformer en music-hall. On construit une grande scène digne d'un opéra, ouvrant sur une salle de 2200 places, équipée d'un balcon, de baignoires, et de loges d'avant-scènes. Une salle de restaurant à l'étage permet de dîner tout en regardant le spectacle. Depuis 1951, le Moulin Rouge appartient à Jacki Clérico. Il remet sur scène les grandes revues de Music-Hall, plumes, strass et paillettes, sans oublier le French-Cancan. Les succès s'enchaînent et le Moulin Rouge redevient très rapidement le plus célèbre cabaret du monde.
 
La Machine (90)
Anciennement connu sous le nom de « La Loco », club populaire et grand public des années 70 aux années 90, La Machine Du Moulin Rouge, située juste à côté du cabaret du même nom à Pigalle, a ouvert ses portes en 2010 avec la volonté de mettre en avant une programmation pointue couvrant principalement les différents courants de la musique électronique. La Machine du Moulin Rouge se compose de trois espaces, un central de 800 personnes qui accueille des concerts et des soirées, la chaufferie, espace en sous-sol pour les soirées qui a pour caractéristique d’avoir été la véritable chaufferie du Moulin Rouge et les chaudières, aujourd’hui neutralisées, sont partie intégrante de la décoration. Enfin le bar à bulles à l’étage qui peut accueillir 250 personnes.
 
Le Théâtre des Deux Ânes (100)
Au début de ce siècle, les cabarets de chansonniers montmartrois se situaient tous entre la place Pigalle et la place Blanche et il ne serait venu à l'idée de personne d'en ouvrir un, passé le Moulin Rouge. En 1910, cependant, Stein, un cabaretier venu de province s'y installait au 100, boulevard de Clichy. En 1928, Henri Alibert recevait de Roger Ferréol les rênes des Deux-Anes et les a conduits au grand galop sur la route du succès. Tous les chansonniers de la génération actuelle sont passés au Deux-Anes. « Bien braire et laisser rire » telle est la devise de notre théâtre qui ne s'en prive pas depuis plus d'un demi-siècle.
 
A hauteur du 118, l’avenue Rachel mène à l’entrée du Cimetière de Montmartre.
 
Le Cimetière de Montmartre
Au 20 de l'avenue Rachel se trouve le cimetière de Montmartre. Y repose entre autres « la dame aux camélias », alias Alphonsine Plessis, depuis sa dernière quinte de toux en 1847. Construit à l'emplacement d'anciennes carrières de plâtre abandonnées où furent jetés en vrac les corps des émeutiers pendant la Révolution, en particulier bon nombre des trois cents Suisses tués aux Tuileries le 10 août 1792, il fut d'abord appelé cimetière de la Barrière-Blanche, puis Champ-du-Repos, avant de recevoir dans les années 1820 son nom définitif. 42 ingénieurs et 84 médecins, ainsi que de nombreuses personnalités du monde scientifique y sont inhumés. Il faut rendre hommage à l'un des conservateurs du cimetière, l'ingénieur de Vaulabelle, mort à la tâche le 15 janvier 1856, victime innocente de sa propre invention un piège anti-profanation qui lui explosa à la figure au cours d'une ronde tragique. D’autres célébrités sont inhumées dans ce cimetière : André Amère, Michel Berger, Hector Berlioz, Jean Charcot, Jacques Charon, Henri Georges Clouzot, Dalida, Edgar Degas, Alexandre Dumas fils, Pierre Dux, Georges Feydeau, Annie Fratellini, Théophile Gautier, Edmond de Goncourt, La Goulue (Louise Weber), Ludovic Halévy, Louis Jouvet, Eugène Labiche, Jean Le Poulain, Francis Lopez, Gustave Moreau, Vaslav Nijinsky, Jacques Offenbach, Pierre Ponson du Terrail, Francisque Poulbot, Julie Récamier, Stendhal, François Truffaut, Pierre-Jean Vaillard, Alfred de Vigny, Pierre Waldeck-Rousseau, Emile Zola (avant son transfert au Panthéon).
 
Le boulevard oblique sur la gauche juste avant l’arrêt suivant.
 
Arrêt Place de Clichy-Caulaincourt
 
En face se trouve au 77, boulevard de Clichy :
 
Lycée Jules Ferry
Lors de son inauguration, le lycée Jules Ferry comprend seulement le pavillon d’entrée et l’aile située boulevard de Clichy. Sa construction s’achève après la Première Guerre mondiale en 1923. Entre 1880 et 1920 l’architecture scolaire est au premier rang des préoccupations des concepteurs qui y transposent les principes du rationalisme et les idées hygiénistes. Du nom du ministre qui a rendu l’instruction laïque et obligatoire, le lycée Jules Ferry est un des bâtiments pionniers en matière d’emploi du béton armé en France. Avec son toit-terrasse consacré aux activités de plein air, sa généreuse corniche courbe ornée de pastilles de mosaïque, sa frise de briques polychromes, ses grandes fenêtres, ce bâtiment est un modèle souvent imité par la suite. L’architecte est Pierre-Anne Paquet en 1913.
 
136-140 – Cinéma Pathé-Wepler
Au départ, la volonté du groupe Pathé était de concurrencer les salles du quartier. Une partie de la brasserie Wepler est rachetée par la firme « au coq chantant » et le cinéma Wepler est inauguré en 1956. À l'origine, la salle pouvait accueillir 1 660 spectateurs, avec deux balcons. Elle est divisée en deux dans les années 1960. La petite salle, correspondant à l'ancien parterre de la grande, s'appellera pendant plusieurs années la Caravelle, sans doute en hommage au cinéma Concorde né de la division du cinéma Marignan sur les Champs-Élysées. Le Wepler est voisin de deux salles qui se font face sur l'avenue de Clichy, chacune dans un arrondissement différent : le Pathé-Sélect (ancien Paris-Soir-Clichy) de 1 000 places dans le 18e arrondissement et les Mirages (ancien cabaret l'Eden) de 800 places dans le 17e arrondissement. Alors que la salle du Sélect est divisée en deux (comme celle du Wepler), celle des Mirages se voit adjoindre deux petites salles en 1973, avant que les cinq salles ne soient réunies sous le nom de Pathé-Clichy. En 1994, Pathé décide de créer un multiplexe en regroupant les salles du Wepler et celles du Pathé-Clichy côté 18e arrondissement. Le 23 novembre 1994, le nouveau Pathé-Wepler, comprenant douze salles, est inauguré. Les trois salles du Pathé-Clichy 17e reprennent quant à elles leur indépendance pour devenir en 1996 après rénovation le Cinéma des cinéastes.
 
142 Brasserie le Wepler
La brasserie Wepler a fêté ses cent ans en 1992. Traversant plus d'un siècle, le Wepler s'impose désormais comme le lieu témoin de l'histoire d'un quartier, celui des cabarets, des artistes, de cette bohème si typiquement parisienne. De simple estaminet au XIXe siècle, il est devenu café restaurant avec salle de billard, puis grand café proposant spectacles ou thés dansants. Le Wepler a été le rendez-vous quotidien des grandes figures qui ont marqué l'art du XXe siècle : de Picasso, Utrillo à Modigliani, d'Apollinaire, Henry Miller à Truffaut ou Chabrol… Au fil des ans, le Wepler a su évoluer, se transformer, se moderniser, tout en gardant cette forte identité caractéristique des brasseries parisiennes. Au numéro 14 de la célèbre place Clichy, Wepler, limonadier alsacien, acheta en 1810 une taverne de cocher. Ainsi naquit le café Wepler...Au fil des ans, grâce à son inégalable banc de fruit de mer, le café devient un restaurant, véritable rendez-vous gastronomique, de haute volée, pour les amateurs. Huîtres, coquillages, crabes, toutes ces exquises spécialités virevoltent dans les mains des plus célèbres écaillers de Paris avant d'arriver comme par enchantement sur la table des gourmets éclairés de la Capitale...Très vite, grâce à la proximité de Montmartre et la présence de nombreux ateliers d'artistes, la brasserie  est  un point de ralliement fameux des grands écrivains et peintres du quartier: Picasso, Apollinaire, Toulouse-Lautrec, Marie Laurencin, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, Francis Carco, Roland Dorgelès et Modigliani! La vitrine du café n'est elle pas élue par Bonnard pour figurer dans son tableau la Place Clichy ?
 
Arrêt Place de Clichy
 
7 place de Clichy, 2 rue Biot, 17e - Immeuble de logements - Michel Roux-Spitz, architecte 1930
Michel Roux-Spitz occupe une place importante dans le débat architectural français entre 1925 et 1950. Son style architectural se situe entre tradition et modernité, sans rupture avec le passé comme le préconise l’architecture du Mouvement moderne, né entre les deux guerres. Cet immeuble d’habitation est, au stade du projet, posé sur une grande brasserie. Un cinéma s’y installe finalement à sa place, avant d’être remplacé par les commerces actuels. L’architecte ne suit pas le chantier du bâtiment, en raison d’un différend avec le client, mais le résultat n’en souffre pas beaucoup. Cet immeuble, un des moins connu de Roux-Spitz, est pourtant représentatif de son style, que de nombreux architectes copient par la suite : bow-windows à trois pans, oculi, revêtement en pierre blanche, proportions horizontales des fenêtres.
 
 
Au centre de la Place,
 
La Place de Clichy et la statue de Moncey.
La Place occupe l'emplacement de la barrière de Clichy, une ancienne porte d'entrée de Paris située sur le Mur des Fermiers généraux. La place de Clichy est l'un des rares endroits de Paris (avec le pont Saint-Michel-1er, 4e, 5e et 6e- et le carrefour de Belleville -10e, 11e, 19e et 20e) où se rejoignent quatre arrondissements (8e, 9e, 17e, 18e). C'est l'une des rares places parisiennes à n'avoir pas été tracée par un urbaniste, d'où la présence de façades très différentes les unes des autres. Elle ressemble davantage à un grand carrefour hétéroclite qu'à une véritable place. Très fréquentée de jour comme de nuit, la place est bordée de commerces en tout genre, notamment des restaurants et un cinéma, le Pathé Wepler. Au centre de la place se dresse leMonument du maréchal Moncey : sur lepiédestal, haut de8 mètreset orné de bas-reliefs, un groupe en bronze haut de six mètres dû à Doublemard représente la défense de Paris par ce maréchal, alors major-général de la garde parisienne, il défend la barrière de Clichy vaillamment contre les Russes en 1814. La réalisation de ce monument commémoratif a été confiée à l'architecte Edmond Guillaume en 1864.
 
Arrêt Turin-Batignolles
 
28, boulevard des Batignolles
 
44, boulevard des Batignolles – Le Temple des Batignolles
Le temple protestant des Batignolles, œuvre de l'architecte Félix Paumier, est une église de culte protestant réformé, située dans le 17e arrondissement. Le premier Temple antérieur, construit à la même adresse, datait de 1834. À partir de 1839, seule la communauté protestante de Batignolles dépendait de l'église réformée de France. Le premier édifice avait une capacité de 450 personnes, cependant, l'espace devenant trop restreint, le Conseil presbytéral, sous l'impulsion de Louis Vernes pasteur des Batignolles de 1851 à 1898, décida d'en construire un nouveau pouvant accueillir jusqu'à 1000 personnes. C'est l'architecte Louis Paumier qui a été chargé du projet, de 1895 à 1898. Les façades de ce nouveau temple donnant sur le boulevard des Batignolles sont en pierres de taille alors que celles latérales et arrière sont en moellons. L'orgue du temple a été réalisé par le célèbre facteur d'orgue allemand Joseph Merklin en 1898. C'est un orgue avec transmission pneumatique, instrument original s'agissant du dernier construit par Mercklin. Après la seconde guerre mondiale un presbytère fut adjoint en fond de parcelle au Temple.
 
48-50 boulevard des Batignolles, 17e - Immeuble de logements et bureaux - Henri Bard, Julien Flegenheimer et F. Garella, architectes - 1932
Cet immeuble de logements et bureaux est organisé autour d’une grande cour sous laquelle se trouvait un garage, annexe du magasin d’automobiles Rosengart situé au rez-de-chaussée. La hauteur du bâtiment qui compte neuf étages est autorisée grâce à l’importante largeur du boulevard. Plutôt que d’exprimer les différentes fonctions intérieures, les architectes recherchent, comme dans un immeuble haussmannien, une neutralité de la façade. Régulièrement percée de fenêtres identiques, elle permet néanmoins une grande liberté de cloisonnement intérieur. Les meneaux entre les ouvertures sont comme autant de colonnes qui semblent porter la façade. L’ossature en béton armé est revêtue de pierre.
 
Arrêt Rome-Batignolles
 
62, boulevard des Batignolles
 
Après les voies de la Gare Saint-Lazare au 45 (à gauche),
 
Le Lycée Chaptal
Le lycée Chaptal a été fondé par Prosper Goubaux, ayant aujourd'hui trois bustes à son image au lycée. De plus, la salle la plus prestigieuse de l'établissement (photographie à droite) — actuellement salle de réunion et d'examens, anciennement salle de dessin — et une place à environ 200 mètres du lycée, portent son nom depuis 1993. Eugène Train (1832-1903) fut l'architecte des bâtiments datant du règne de Napoléon III. Les travaux ont duré de 1866 à 1876, avec une interruption due à la guerre de 1870 à 1871. Pendant la Commune de Paris, des insurgés se sont retranchés dans l'école en travaux, et y ont résisté plusieurs jours, avant d'être mis hors de combat par le 102e régiment d'infanterie de ligne, appuyé par de l'artillerie mise en batterie sur le boulevard des Batignolles. Plusieurs impacts sont encore visibles en façade. Il existe un bâtiment récent des années 1970 comprenant les centres de documentation et d'information, la salle des professeurs et le nouveau gymnase aménagé en sous-sol. Cette récente construction a remplacé l'ancienne chapelle, utilisée comme gymnase, pour des soucis de laïcité, mais au détriment du patrimoine historique. Sous Napoléon III, le prestigieux bâtiment remplissait des fonctions liées à l'activité militaire du régime. L'éducation scientifique était fondamentale. Au niveau des deux grands amphithéâtres latéraux, les inscriptions gravées sur pierre « Physique » et « Chimie » témoignent de cette utilisation ancienne. Les locaux sont classés « monument historique » et le lycée possède un musée comportant de nombreux instruments utilisés en physique et chimie — dont une impressionnante collection du XIXe siècle. Le musée est fermé au public en temps normal mais sert quelquefois pour des expositions temporaires, en particulier lors de la fête de la Science chaque année.
 
Puis à droite
 
78 bis – Le Théâtre Hébertot
Le 10 février 1830 une ordonnance royale sépare en deux communes la ville de Clichy et crée la commune des Batignolles-Monceaux. Dès 1830, la nouvelle municipalité demanda la construction d'une salle de spectacles dans la commune au Ministre de l'Intérieur. Cette autorisation de construire une nouvelle salle devait tenir compte d'un privilège qu'avait accordé le roiLouis XVIIIaux frères Édouard et Jules Sevestre à être les seules personnes pouvant légalement construire et diriger des salles de spectacle dans la banlieue de Paris. Ce privilège leur avait été accordé pour avoir facilité la recherche des restes deLouis XVI et Marie-Antoinette. Les deux frères n'avaient pas l'intention d'abandonner ce privilège bien qu'il ait été contesté. Passant outre à ce privilège, Besançon Souchet fit construire un nouveau théâtre rue Lemercier par l'architecte Torasse, en 1830. En mai 1833, Souchet est contraint de mettre en vente sa salle de spectacle. Le 3 juillet 1838, le ministère de l'Intérieur donne l'autorisation officielle de construire un nouveau théâtre sur le boulevard des Batignolles, entre les barrières de Monceaux et de Clichy. La construction est confiée à l'architecte Adolphe Azémar (mort en mars 1864) et la direction aux frères Sevestre, détenteurs des privilèges d'exploitation des théâtres de « banlieue » (Montparnasse, Montmartre et Belleville), il fut appelé, de ce fait, à l’origine le théâtre des Batignolles. Le 13 août 1886, la société gérant le théâtre est déclarée en faillite. Le théâtre est repris en 1906 par Maurice Landay qui le rebaptise théâtre des Arts en 1907. Les plus grands acteurs y interprètent les plus grands textes : Sacha Guitry, Léo Delibes, Edwige Feuillère, Georges Pitoëff, Ludmilla Pitoëff, Charles Dullin. Il acquiert son nom définitif en 1940 sous la direction du dramaturge et journaliste Jacques Hébertot qui le dirige jusqu'à sa mort, le 19 juin 1970. Le théâtre ré-ouvre en 1976 sous le nom de théâtre des Arts-Hébertot. Doté d'une salle à l’italienne de 630 places, il est dirigé par Danièle et Pierre Franck depuis 2003, qui ont créé une seconde salle, le Petit-Hébertot, d'une capacité de 110 places, dont ils ont confié la direction artistique à Xavier Jaillard en mars 2009.
 
Arrêt Villiers
 
Nous abordons le boulevard de Courcelles
 
22 – Ambassade de Lituanie
 
29 – Ambassade de Guinée-Equatoriale
Immeuble de Logements - 29 boulevard de Courcelles, 8e - Xavier Schoellkopf, architecte, 1901.
Arrêt Malesherbes-Courcelles
 
Cet arrêt se situe de l’autre côté du boulevard Malesherbes, à hauteur du 30, boulevard de Courcelles.
 
Arrêt Monceau
 
60, boulevard de Courcelles
 
Le Parc Monceau
Le parc Monceau est un jardin d'agrément situé dans le VIIIe arrondissement. Il s'agit tout d'abord de l'ancienne propriété du duc de Chartres, qui fait dessiner, par Carmontelle, un « pays d'illusions » avec des fabriques de jardin : ferme suisse, moulins hollandais, pagode, pyramide, ruines féodales, temple romain disséminés le long de sentiers accidentés, de bouquets d'arbres et d'îles. Lors de laRévolution, le jardin est confisqué et devient bien national en 1793 ; puis, il redevient propriété de la famille d'Orléans sous la Restauration. En 1860, la ville de Paris achète le jardin : une partie est revendue aux financiers Pereire en vue d’un lotissement, tandis que l’autre sera aménagée par Jean-Charles Alphand. Les grilles sont de Gabriel Davioud. Le parc comprend une rotonde, ancien pavillon du mur des Fermiers généraux réalisé par Claude Nicolas Ledoux. Au détour des bosquets se trouvent des statues en marbre d'écrivains et de musiciens comme Guy de Maupassant créée par Verlet, Frédéric Chopin créée par Jacques Froment-Meurice, Charles Gounod créée par Antonin Mercié, Ambroise Thomas créée par Alexandre Falguière ou Édouard Pailleron créée par Léopold Bernstamm. Le parc est entouré d'immeubles de luxe et d'hôtels particuliers.
 
Arrêt Courcelles
 
Cet arrêt se trouve à la hauteur de la rue de Courcelles, au 100 boulevard de Courcelles.
 
Arrêt Ternes
 
Cet arrêt se trouve à proximité de la Place des Ternes, à hauteur du 130, boulevard de Courcelles (à gauche).
 
91 – La brasserie La Lorraine.
Avant d’être rattaché à Paris en 1860, l’actuel emplacement de La Lorraine appartenait au hameau  des Ternes.  Non loin de là, se tenait un château et même une ferme, plus connue sous le nom de « ferme externe », car elle était située en dehors des murs de la ville de Paris. A l’époque, la terrasse de ce qui n’était alors qu’un café : Le Café des Négociants, attirait déjà de nombreux clients. Sans nul doute en raison de son orientation plein Ouest qui lui permettait, tout comme aujourd’hui d’ailleurs, d’accueillir  le soleil les trois quart du temps.  En 1919, François Pouillanges, un commerçant de bois et de charbon dont la femme officiait dans les cuisines du Café pendant que lui approvisionnait le quartier en combustible, fut en mesure de le racheter. Quelques années plus tard, en 1924, ce Corrézien d’origine décida de l’agrandir et de le rebaptiser « La Lorraine », en écho à la récupération de cette province par la France pendant la Grande Guerre. Déjà bien en vogue à l’époque, La Lorraine n’a jamais cessé d’attirer de nombreuses personnalités. Les salles de spectacles avoisinantes comme le Théâtre de l’Empire, aujourd’hui démoli, la Salle Wagram et la Salle Pleyel contribuèrent incontestablement à la faire connaître. La Salle Wagram était considérée comme le bal le plus populaire des Champs-Elysées. Quant au Théâtre de l’Empire, il servait d’élément de décor principal aux émissions de Jacques Martin « Dimanche Martin » et « L’école des fans », mais il accueillait également des artistes mythiques comme le chanteur Claude François. A la sortie des concerts, ses fans se recueillaient devant la terrasse de La Lorraine dans l’espoir de l’apercevoir. Quartier Général  de nombreuses personnes, La Lorraine vit défiler plus d’une tête connue, à commencer par Charlie Chaplin qui se plaisait à la table 15, dite « le podium », en compagnie de sa fille Géraldine. Michèle Tor, Sylvie Vartan, Dalida, Nana Mouskouri, Joe Dassin, George Brassens, George Moustaki pour ne citer qu’eux, dégustèrent au moins une fois la cuisine de cettebrasserie de luxe. Jean Raymond Lepatre, chef des cuisines de 1994 à 2004, raconte même qu’Henri Salvador « venait en pantoufles ». Aujourd’hui encore, elle est le lieu privilégié de nombreuses personnalités françaises. Comédiens, politiques et sportifs apprécient le cadre feutré de La Lorraine aussi bien que sa cuisine. Ici, il n’est pas rare de croiser Zinedine Zidane, mais également des comédiennes telles que Jeanne Moreau, Emmanuelle Béart, Sophie Marceau ou des personnalités politiques comme Ségolène Royal ou François de Villepin.
 
La Place des Ternes
La place des Ternes se situe dans les 8e et 17e arrondissements, au carrefour de l'avenue de Wagram, du boulevard de Courcelles, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré et de l'avenue des Ternes, près de la place de l’Étoile. Elle porte ce nom depuis 1893.
 
Le bus fait le tour de la Place et prend l’avenue de Wagram.
 
34 avenue de Wagram, 8e - Céramic hôtel - Jules Lavirotte, architecte -1904
Autour des années 1900, beaucoup d’architectes utilisent à Paris le langage naturaliste de l’Art nouveau, mettant en œuvre l’asymétrie et les ressources ornementales de la ligne courbe et des motifs végétaux. Jules Lavirotte, l’architecte le plus exubérant de cette tendance, construit ici un hôtel qui s’appelait à l’origine « Logiluxe parisien » destiné aux touristes qui souhaitent séjourner à proximité de l’Étoile sans avoir les moyens de s’offrir un palace. Il utilise le béton et commande à Alexandre Bigot un revêtement de grès dont il fait le thème central du bâtiment. Les briques vernissées et les sculptures de Camille Alaphilippe ornent la façade animée également par le jeu des bow-windows et des balcons, « prémices (pour certains) de l’architecture moderne ». Lauréat du concours de façade de 1905, les façades et toitures sont inscrites à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1964.
 
37 avenue de Wagram, 17e - Hôtel Renaissance Arc de Triomphe - Atelier Christian de Portzamparc - architecte, Régis Guignard, paysagiste, ERA, décoration et aménagement intérieur, HPM, rénovation des salles Wagram et Montenotte – 2008
Après de nombreuses transformations, le théâtre de l’Empire construit en 1894 n’avait plus d’intérêt architectural. Salle de concert, music-hall, studio télé, une explosion en 2005 le rend inutilisable. Sa démolition permet de restructurer la parcelle sur toute sa profondeur. Un hôtel de 118 chambres est construit et la salle Wagram protégée au titre des Monuments historiques, entièrement rénovée. Comme lors de sa construction en 1865, l’accès visible depuis la rue est rétabli. Un vaste porche conduit à un jardin intérieur qui suit la dénivellation du terrain. L’hôtel est composé de deux corps de bâtiments. La façade spectaculaire de l’avenue de Wagram est entièrement constituée de vitrages courbes qui ondulent suivant une onde différente à chaque étage et intègrent une sérigraphie opalescente qui joue avec la lumière. Ce tressage de verre forme des bow-windows intérieurs ouvrant des perspectives vers la place Charles-de-Gaulle et les Ternes. Cette alternance de courbes et contrecourbes a nécessité de nombreux ajustements pour atteindre la finesse de menuiserie souhaitée par Christian de Portzamparc.
 
Arrêt Charles de Gaulle-Etoile Wagram
 
L’arrêt se trouve à proximité de la Place de l’Etoile.
 
La Place de l’Etoile
La place est entourée de deux rues formant un cercle autour d'elle : la rue de Presbourg et la rue de Tilsitt qui perpétuent deux succès diplomatiques de Napoléon et sont les appellations données en 1864 à la rue circulaire. Prenant place entre l'avenue Kléber et l'avenue Victor-Hugo, la rue Lauriston constitue une treizième voie rayonnant autour de la Place mais elle s'arrête à la rue de Presbourg et ne vient donc pas troubler l'harmonie de la Place proprement dite. Tous identiques, les hôtels des Maréchaux sont dessinés par Jacques-Ignace Hittorff puis bâtis par Charles Rohault de Fleury à partir de 1853. Installés chacun sur l’un des douze lots, les hôtels sont volontairement monumentaux. Ils sont placés, selon la tradition, entre cour et jardin. L’entrée de chaque hôtel, implanté en U, se situe sur la rue circulaire (Tilsitt ou Presbourg). A l’arrière, le jardin fait face à l’Arc de Triomphe. La façade sur jardin présente un bel ensemble d’éléments décoratifs : frise de grecque, pilastres, frise de guirlandes, balcons à balustres, corniche à modillons ornée de palmettes.
 
L’Arc de Triomphe
L’arc de triomphe de l’Étoile souvent appelé simplement l'Arc de Triomphe, est situé sur la place de l’Étoile, à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Élysées, à 2,2 kilomètresde la place de la Concorde. Haut de 55 mètres, large de 45 mètres et 22 mètres de profondeur, il est géré par le Centre des monuments nationaux. La hauteur de la grande voûte est de 29,19 mètres et sa largeur de 14,62 mètres. La petite voûte, quant à elle, mesure 18,68 m de haut et 8,44 m de large. La place de l'Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au xixe  siècle sous l’impulsion du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l’avenue de la Grande-Armée, l’avenue de Wagram et, bien sûr, l’avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes (rose et gris) dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l'une au milieu des avenues, pour l'autre entre les avenues.
Le tombeau du soldat inconnu
L'ingénieux dispositif qui permet à la flamme de brûler sous l'Arc de Triomphe et de résister aux sautes de vent et à la pluie sans vaciller est l'œuvre d'un certain Edgar Brandt (1880-1960), industriel et ferronnier travaillant pour l'armement. La flamme, alimentée par Gaz de France, brille 24 heures sur 24 et se laisse admirer quotidiennement par 5.000 visiteurs. Les jours de commémoration, pour la rendre plus visible, le gardien préposé à son entretien augmente ses feux par un système de valve. Si elle vient à s'éteindre, sous l'effet d'une bourrasque ou d'une ondée anarchiste, il doit immédiatement en référer au comité ad hoc qui fait rallumer la flamme au cours d'une cérémonie réglée comme du papier à musique sur fond de tambour-clairon.
 
Arrêt Charles de Gaulle-Etoile Kléber
 
Cet arrêt se trouve au 2, avenue Kléber.
 
En quittant l’arrêt, on croise la rue de Presbourg et on peut remarquer, sur la droite :
 
9 rue de Presbourg
Hôtel Mercédès - Georges Chedanne, architecte – 1902
Aujourd’hui immeuble de bureaux, l’hôtel Mercédès était destiné à une clientèle étrangère qui pouvait y séjourner pour de longues périodes. Constitué de petits appartements, son aspect extérieur a plutôt l’aspect d’un immeuble de logements que d’un hôtel. En pleine période de l’Art nouveau, l’architecte des Galeries Lafayette, Georges Chedanne, réalise un bâtiment à façades de pierre lisse où tout ornement a disparu, à l’exception de quelques sculptures.
 
Dans le sens opposé, en passant auprès de l’avenue des Champs-Elysées, on peut voir.

129-133 avenue des Champs-Élysées, 8e - Drugstore Publicis - Pierre Dufau puis Michele Saee, architectes 1975, 2004
De retour d’un voyage aux États-Unis, Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de l’agence de publicité Publicis, installe ses bureaux dans un immeuble du début du XXe siècle en haut des Champs-Élysées et y ouvre en 1958 au rez-de-chaussée le premier drugstore européen. Détruit entièrement par un incendie en 1972, il en confie la reconstruction à l’architecte Pierre Dufau, spécialiste et théoricien de l’architecture de bureau. Celui-ci réalisa un bâtiment sobre, sans grand geste architectural, mais sans compromission, imposant jardins suspendus, verre miroir coloré réfléchissant l’Arc de Triomphe. En 2004 l’architecte californien d’origine italienne, Michele Saee, transforme le drugstore en installant notamment sur les anciennes façades des éléments de verre éclairés au moyen de fibres optiques et aux formes sculpturales tourmentées.
 
17 – Hôtel Raphaël
L’hôtel Raphael est un hôtel de luxe français, familial et indépendant. Il fut construit en 1925 sous l'impulsion de Léonard Tauber et Constant Baverez, fondateurs de l'hôtel Regina en 1900, sur des plans de l'architecte André Rousselot. Bâti durant les années folles, l'hôtel Raphael présente une décoration Art déco et fut nommé ainsi en hommage au peintre Raphaël et aux arts. L'hôtel devint le refuge parisien des grands acteurs hollywoodiens dès les années 1950 : Ava Gardner, Katharine Hepburn, Charles Bronson, Yul Brynner, Henry Fonda, Clark Gable, Grace Kelly, Burt Lancaster, Steve Mac Queen, Roger Moore, Kirk Douglas, Gary Cooper, Marlon Brando comptaient parmi les habitués de l'établissement qui y appréciaient son luxe et son intimité. L'hôtel Raphael présente la particularité, tout comme l’hôtel Régina et la Villa Hotel Majestic, d’être géré par la même famille depuis plusieurs générations. Véronique Valcke, descendante de Constant Baverez, dirige actuellement le groupe des trois hôtels.
19 – Hôtel Peninsula
The Peninsula Paris est un hôtel de luxe situé au 19 avenue Kléber dans le 16e arrondissement, à quelques pas de l'Arc de Triomphe de l'Étoile et de l'avenue des Champs-Élysées. L’hôtel fait partie du groupe The Peninsula Hotels, détenu par The Hongkong and Shanghai Hotels, Limited. The Peninsula Paris est le dixième hôtel de la marque et le premier en Europe. Il ouvre le 1er août 2014, après quatre ans de rénovation. L’hôtel comporte 200 chambres dont 34 suites. L’établissement a six étages, ainsi qu’une terrasse sur le toit et trois niveaux de sous-sol. 600 personnes y travaillent. L’objectif principal de la restauration de l’hôtel était de raviver l’âme du palace et de redonner tout leur éclat aux nombreuses pièces phares telles que les colonnes en marbre vert Campan, les cheminés dans les suites, la mosaïque de la Rotonde ou encore le majestueux plafond de la réception. Les 10 000 mètres carrés de pierres calcaires taillées à Saint-Leu-la-Forêt de la façade sont l'exacte restitution de celles de l'hôtel Majestic. 1 000 boiseries d'époque ont été également replacées. Par rapport au bâtiment initial, une verrière de 700 mètres carrés de vitrage et des portes d'entrée monumentales de 17 mètres de hauteur ont été rajoutés ; dans le hall est installé un lustre, cascade de feuilles lumineuses pesant une tonne, faisant référence aux feuilles des platanes de l'avenue. Le Peninsula marie ainsi les décors d'origine avec des détails orientaux, patrie du nouveau propriétaire. Les larges volumes du rez-de-chaussée accueillent six boutiques, et la majorité des restaurants de l’hôtel. Le bar restaurant L'Oiseau blanc est quant à lui aménagé sur le toit, sur lequel se situent également les jardins et terrasses des suites situées à cet étage. L'hôtel compte également un spa ESPA (1 800 mètres carrés, six salles de soin), une piscine intérieure et une salle de sport. L'hôtel met à disposition certains véhicules, deux Rolls (une Phantom EWB ou une Phantom II) et deux Mini Cooper Clubman aux armes du Peninsula.
Arrêt Kléber Paul Valéry
 
En face de l’arrêt, au 50 :
Ambassade du Pérou
 
Arrêt Kléber Boissière
 
L’arrêt se trouve au 86 avenue Kléber.
 
Terminus Trocadéro
 
L’arrêt se trouve au 112, avenue Kléber. Il s’agit du terminus de la ligne.
 
Vous pouvez prendre le bus d’ans l’autre sens ou vous diriger vers la station de métro Trocadéro (lignes 2 et 9).
 
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Sources
Wikipedia
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2016