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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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DECOUVRONS LA VILLE L'EVEQUE
 
 
 
La rue du Faubourg Saint-Honoré
Nous allons effectuer un petit tour dans l’ancien quartier de La Ville l’Evêque.
 
 
Depuis le VIe siècle, l’évêque de Paris avait possédé dans cette région un fief très important qui s’étendait, au XIIIe siècle, de la Place du Palais-Royal jusqu’au Roule. Il comprenait une maison de plaisance, des terres, des granges, des fermes, un port et un abreuvoir. C’était la Culture-l’Evêque. Les privilèges dont jouissaient ces habitants y attirèrent des paysans, des artisans, des ouvriers qui constituèrent, en son centre, une agglomération qu’on appela La Ville l’Evêque. Ce bourg, érigé en faubourg de Paris en 1722, fut, en 1787, englobé dans la capitale lors de la construction du mur des Fermiers-Généraux. Il s’étendait alors en arc de cercle depuis le début des Champs-Elysées jusqu’au boulevard des Capucines, débordant au nord, un peu au-delà du Grand Egout. Toute la partie comprise entre le boulevard des Capucines et le Grand Egout, n’était encore, en 1763, que des marais potagers. Son église était la Madeleine et sa grande rue, la rue de la Ville-l’Evêque qui, plus longue que l’actuelle, allait jusqu’au Grand Egout. L’ouverture du boulevard Malesherbes lui a fait perdre ses premiers numéros.
 
Nous débuterons le circuit au carrefour de la rue Royale et de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Prenons la rue du Faubourg Saint-Honoré.
 
Comment s’y rendre ?
Bus : 84, arrêt Madeleine
Métro : Madeleine (lignes 8/12/14)
 
La rue du Faubourg Saint-Honoré débute rue Royale.
 
La rue du Faubourg saint-Honoré
Il s'agit de l'une des plus luxueuses rues du 8e arrondissement de la capitale qui est aussi considérée comme la rue la plus luxueuse du monde. Outre le palais de l'Élysée, résidence officielle du président de la République française, la rue du Faubourg Saint-Honoré est réputée pour ses ambassades, ses magasins de luxe et de haute-couture ainsi que les galeries d'art prestigieuses qui s'y trouvent.

9 – Emplacement de l’atelier du grand ébéniste Bernard Molitor, puis du magasin de nouveautés « Aux Montagnes Russes » fondé par un couple de philanthropes, les Chardon-Lagache. L’immeuble actuel, de 1922, abrita un temps le célèbre salon de thé « Rumpelmeyer » devenu « Angelina » et déplacé rue de Rivoli. Ici s’installa en 1775 le grand parfumeur Houbigant, dont les successeurs, alliés au mercier du 5, perpétuèrent la tradition. Le mobilier d’Houbiganbt est conservé au musée Carnavalet. Dans cet immeuble surélevé en 1852, vécurent Cambacérès, le dessinateur Cham, le poète Franc-Nohain.
 
11-13 – Les 11-13, rebâtis en 1861 abritent depuis 1951 le salon de beauté Carita redécoré en 1986 par l’agence Ecart.
 
14 – Cet hôtel, construit à la fin du XVIIIe siècle pour le receveur général Boutray, payeur de l’Hôtel-de-Ville, appartint après lui à ses héritiers, dont son gendre Charles-Pierre Vignon. Il passa sous la Restauration au quincailler Woidier, puis aux siens. Il forme avec le 16 un ensemble avec portes, consoles et mascaron, escaliers, ferronneries. On retrouve au rez-de-chaussée, la salle des fêtes de l’ancienne mairie.
 
15 – Maison de couture Jeanne Lanvin décorée dans les années 20. L’auteur de la Marseillaise, Rouget de L’Isle (1760-1836), habita sous le Consulat à cet endroit, dont une boutique fut occupée, sous le Second Empire, par Félix, coiffeur de l’impératrice Eugénie.
 
16 – Vieille maison, mansarde.
 
17 – Ancien immeuble Millin de Grandmaison que gérait, vers 1850, son principal locataire, Jean-Marie Haussmann, oncle du célèbre préfet.
 
19 – Immeuble surélevé en 1852. Les façades sur rue sont inscrites.
 
21.23 – Hôtels construits en 1776.
 
22 – Hôtel de Molleville sous la Restauration. Propriété en 1845 de Jean Gustave Lebaudy, fondateur d’une grande raffinerie de sucre. Hôtel de Jeanne Lanvin qui y fonda en 1890 sa maison de mode et de couture.
 
24-26 – Maison du XVIIIe siècle, très restaurée. La maison spécialisée dans la sellerie, fondée en 1837 par Thierry Hermès, a été transférée de la rue Basse-du-Rempart à cet endroit en 1880. Hermès a refait en 1924 les belles façades.
 
27 – Cet immeuble, bâti par Denfer et Friesé en 1885, abrite depuis 1890 la Maison Jeanne Lanvin. Il a remplacé en 1854 l’Hôtel de Provenchère acheté en 1758 par le financier Jean-Marie Richard, déjà propriétaire du 29. Son fils l’amateur d’art Richard de la Bretèche l’habitat.

29 – Hôtel de Rohan-Montbazon bâti en 1719. Edifice remanié, surélevé, encastré dans une cour entourée de hauts bâtiments. La décoration Empire de l’un des salons est classée. Hôtel bâti en 1719 par Lassurance pour la princesse Rohan-Montbazon fut occupé par le frère de la Bretèche, l’abbé Richard de Saint-Non, amateur, comme son beau-frère Bergeret de Grandcour, de musique et d’art. Redécoré et agrandi sous l’empire, l’hôtel fut acheté par les La Panouse en 1823, puis par le comte Pillet-Will, et fut habité par Coco Chanel, qui y reçut Picasso, Misia Sert, Diaghilev et Stravinsky. L’immeuble sur rue avec ses deux portes cochères et pilastres colossaux fut bâti en 1876 par Decloux.

30 – L’entrée de ce bâtiment, dit « Cité du Retiro », rappelle l’existence d’un fief médiéval des chevaliers de Malte, s’étendant entre les rues Boissy-d’Anglas, de Surène et d’Anjou, composé au XVII-XVIII° siècles d’une « cour des coches », louée à des fermiers ayant le monopole des voitures allant de Paris aux résidences royales et entourée de divers hôtels particuliers. En 1802, M. Lebouteux-Dumousseaux acquit la cour et y bâtit un hôtel baptisé « Cité du Retiro ». Les bâtiments élevés en 1963 ont épargné certains éléments anciens comme la maison Hermès.

31 – Jacques V Gabriel construisit cet hôtel en 1718 qui appartint ensuite à la comtesse de Feuquières, fille du peintre Mignard. Réaménagé en 1759 par Contant d’Ivry puis en 1789-1790 par Legrand et Molinos, acquis en 1803 pour Joseph Bonaparte, il fut ensuite la propriété des Decrès, des Suchet d’Albuféra. En 1801, le Concordat y fut signé. En 1887, le comte A.A.Pillet-Will rasa l’hôtel dont les décors par P.Sauvage furent en partie sauvés par Paul Marmottan et bâtit un hôtel décoré de boiseries anciennes, lui-même rasé pour faire place en 1965 à l’ambassade du Japon. Celle-ci ne conserva que le bâtiment sur rue du XVIIIème, classé, ainsi que le portail.
 
32 – Maison du XVIIIème siècle abritant une boutique Yves Saint-Laurent.
 
33-37 – Le financier Louis Chevalier chargea l’architecte Grandhomme de bâtir des hôtels en alignement, entre cour et jardin.
 
33 - Acheté par le fermier général et collectionneur Perrinet de Jars en 1746, puis par l’amiral Decrès en 1812, loué en 1849 par le comte de Kisselev, ambassadeur de Russie, fut acheté en 1856 par Nathaniel de Rothschild. Ce dernier le fit remanier par l’architecte Emile Petit et redécorer de boiseries anciennes, peintures italiennes du XV° et françaises du XVIII°. Le Cercle Interallié, créé à la fin de la guerre 14-18 l’acheta en 1920 et le transforma en partie. Son bâtiment bas sur rue, à refends, avec fronton triangulaire et colonnes baguées, mêle diverses époques de l’architecture. La façade sur jardin du XVIII° siècle a reçu quelques ornements.
 
35 – Hôtel construit en même temps que le précédent qui fut acheté en 1855 par les frères Pereire qui l’adaptèrent à leur goût en faisant bâtir en 1858, une nouvelle façade sur rue. Avec le 37, il sert d’annexe à l’ambassade du Royaume-Uni.

35-37 - Furent achetés par les banquiers Emile et Isaac Pereire en 1855. Ils conservèrent aussi la façade sur jardin mais furent réaménagés et décorés par leur architecte Alfred Armand et les peintres Bouguereau, Cabanel… Une partie deces décors furent conservés après l’achat de l’Hôtel par la Grande-Bretagne qui y logea la chancellerie de l’ambassade.

38 – Hôtel de Contades, du XVIII° remanié au XIX°.
L'Hôtel de Charost
 
39 – Hôtel de Charost, construit en 1723. Ambassade du Royaume-Uni depuis 1825. Portail, avant-corps central sur cour décoré de colonnes ioniques et de pilastres accouplés, avec fronton triangulaire. Escalier.
L’ambassade de Grande-Bretagne est un hôtel bâti en 1723 par A. Mazin, ingénieur militaire, pour le duc de Béthune-Charost, avec un riche portail, transformé depuis, et des reliefs sur les murs de la cour. Loué en 1784, par le dus d’Aremberg qui le fit redécorer, peut-être par Jacques-Denis Antoine, l’hôtel fut acheté en 1803 par Pauline Borghese qui le fit transformer par Bénard, avec une galerie de tableaux réunis sur les conseils de Vivant-Denon, munie d’un éclairage zénithal et artificiel. Une partie de ces aménagements subsiste, après achat en 1814 par la Grande-Bretagne qui fit rebâtir en 1825 par Visconti les ailes sur jardin reliées par un jardin d’hiver en fonte et verre qui fut fort apprécié.
 
41-53 – Ici subsistent le souvenir d’une série d’hôtels détruits, bâtis sur des terrains acquis en 1767-1769 par un grand fermier général, Etienne-Michel Bouret, qui mourut ruiné en 1777. Il fit bâtir, peut-être par J.-B. Leboursier l’hôtel du 43, vendu au comte d’Andlau, gendre d’Helvétius et détruit en 1863. L’Hôtel de Madame de Brunoy, construit par le grand architecte Boullée, fut transformé en 1878 et rasé en 1930. L’hôtel de la comtesse de Sabran, élevé au 47, orné de toiles d’Hubert Robert, fut vendu en 1797 au futur maréchal marquis Riel de Beurnonville, puis en 1849 par le prince Sayn-Wittgenstein et enfin à Emile Pereire fils, qui le rasa. En 1863, l’important architecte J.M.A. Le Soufaché y bâtit sa maison à quatre étages. Au 49-53, Bouret éleva deux hôtels côté Faubourg, entre lesquels un passage menait à un hôtel côté Champs-Elysées, orné de peintures de Houël. Le 53, acquis en 1808 par le maréchal Sébastiani, fut en 1847 le cadre de l’assassinat de sa fille par son gendre, le duc de Choiseul-Praslin. Sur l’emplacement des 51-53 fut ouverte la rue de l’Elysée en 1860, isolant le palais de l’Elysée.

41 – Hôtel de Pontalba d’après 1836. Loué à l’ambassade des Etats-Unis. Porte.
L’ancien hôtel du chancelier H.F. d’Aguesseau, habité au début du XIXème siècle par les Lepeletier de Morfontaine, fut acheté en 1836 par la baronne de Pontalba qui le fit reconstruire par Louis Visconti et orner des anciennes boiseries de l’hôtel d’Havré. En 1873, Edmond de Rothschild, grand donateur au Louvre, l’acheta et le fit reconstruire par son architecte F. Langlais qui reprit l’élévation de Visconti, et y ajouta, côté jardin, un corps central à ressaut à colonnes, de trois étages surmontés d’un fronton du XVIII° siècle, provenant de l’hôtel de la duchesse du Maine. Remanié dans les années trente, cet hôtel fut acheté après-guerre par les Etats-Unis pour en faire la résidence de leur ambassadeur. Le portail de Visconti subsiste.

42 – Ecole de Mathématiques pour le Génie, l’Artillerie et la Marine.
 
48 – Petit hôtel de Contades, du XVIIIème, remanié au XIXème.

52 – Habitèrent le futur ministre Guizot en 1806 et le grand orfèvre Froment-Meurice en 1850.

Le Palais de l'Elysée 55 – Le Palais de l’Elysée.
Le palais de l'Élysée est un hôtel particulier parisien, situé au 55,rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il s'agit du siège de la présidence de la République française et de la résidence officielle du président de la République depuis la IIeRépublique. Les médias utilisent, par métonymie, l'expression « l'Élysée », pour désigner les services de la présidence de la République française. Construit par l'architecte Armand-Claude Mollet en 1720 pour Louis Henri de La Tour d'Auvergne, comte d'Évreux, le palais de l'Élysée (L’Hôtel d’Evreux) a une histoire très riche : cadeau du roi Louis XV à sa favorite, la marquise de Pompadour, en 1753, puis palais princier de Joachim Murat, alors beau-frère de Napoléon Ier, en 1805, ce dernier en fait sa résidence impériale. Il sera par ailleurs habité par son neveu, Napoléon III.

60 – Vieille maison ayant appartenu, en 1774, à l’avocat Olivier Deslozeaux. Ferronneries.

62-74 – Le grand architecte Boffrand a  cheta ce vaste terrain, proche du marché d’Aguesseau créé en 1723 et transféré en 1746 rue de la Madeleine. Il y bâtit diverses maisons en bordure, sur les rues créées pour le marché, et, au centre, le bel hôtel, vendu au duc de Duras, qui était entièrement entouré de jardins, dont l’aspect est connu par les gravures de Blondel et Mariette. Au XIXème siècle, les jardins sont bâtis à l’est et à l’ouest. L’architecte Sanson, en 1877-1878, agrandit vers le nord l’hôtel, qui portant le numéro 62, appartint de 1885 à 1931 aux Stern, qui y tinrent un salon brillant. Il fut remplacé en 1931 par l’immeuble actuel.

75 – Au fond de la cour, petit hôtel de la fin du XVIIIème siècle. Sa façade sur jardin est décorée de niches et de modillons.

76 – Angle de la rue Duras - Ici fut aménagé en 1899, la fameuse galerie Charpentier, transformée en 1933, qui fut le siège de retentissantes expositions et succéda à la galerie Georges Petit comme salle de ventes. En 1925 s’y tint l’exposition des Arts du Spectacle avec les projets de Chagall pour le théâtre de Moscou et des costumes de Paul Poiret. En 1931, le premier salon des Réalités nouvelles. En 1941, l’exposition posthume Emile Bernard, en 1946, celle de l’Ecole de Paris (Picasso, Modigliani, Van Dongen, Miro), suivie de rétrospectives Derain, Vlaminck, Gauguin, Soutine, Rousseau… Jusqu’en 1960, de grandes ventes d’impressionnistes et autres s’y tinrent. Le Palais Galliera succéda alors à cette galerie comme salle des ventes.

80-82 – Immeuble bâti en 1861 par les frères William et Jean-Antoine Galignani, célèbres libraires-éditeurs de Galignani Messenger dont la librairie se maintient brillamment. Leurs héritiers, les Le Soufaché le conservent et le couturier Pierre Cardin l’occupe.
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Tourner à droite dans la rue des Saussaies.
 
Vers la fin du XVIIe siècle, le chemin des Carrières menait à plusieurs carrières qui, désaffectées, furent envahies de végétation, notamment des saules et des noisetiers (anciennement appelés coudriers). Sous Louis XV, la voie devint « chemin des Saussayes » puis « chemin de la Couldraye ». Appelée un temps « ruelle Baudet », elle prit le nom de « rue des Saussaies » en 1837. Le côté impair est occupé par le Ministère de l’Intérieur. Cette rue n’a été bâtie qu’au milieu du XVIII°. Jusque-là, elle n’était formée que par les murs des jardins des rues voisines. Son côté ouest correspond à une propriété acquise par la famille Camus en 1729 et lotie. En bordure des terrains de l’hôtel Beauvau fut bâti l’hôtel du Tillet, remplacé par les immeubles 9 à 13 (Landry architecte 1902), appartenant au ministère de l’intérieur.

8 – Hôtel bâti par l’architecte Delachapelle en 1778, acheté en 1786 par le Suisse Ladislas de Diesbach. Abandonné sous la Révolution, l’hôtel abrita en 1796, le quartier général des Polonais réfugiés à Paris. L’Hôtel fut vendu en 1805, puis en 1819 et enfin en 1843 au vicomte Desbassayns. Le marquis de Rochegude signale « bandeaux sculptés et au centre médaillon avec soleil entouré de couleuvres ». Propriété de M. Chatellier en 1910.

10 - Habité par Armand Dominique Ange Louis, marquis de Gourgue (1777-1841), pair de France, député de Tarn-et-Garonne de 1820 à 1827. Le colonel-vicomte de Mandat de Grancey (1831-1870), tué à Champigny durant la Guerre franco-prussienne de 1870, y est né. Propriété de Mme Veuve Hardy en 1910.

11 - Cet immeuble fut, de 1940 à 1944, le siège de la Sipo (police de sûreté) - SD (Service de sécurité), qui comprenait dans ses services, la section IV connue sous le nom de Gestapo. SS-Obersturmbannführer Kurt Lischka y possédait son bureau. De nombreux interrogatoires et tortures eurent lieux dans ces locaux. L'immeuble accueille des services du ministère de l'intérieur, la Direction générale de la Police nationale, la Direction générale de la Gendarmerie nationale, la Direction centrale de la police judiciaire.

Le 15 et le 1 Place des Saussaies, ancien hôtel de Saint-Florentin (1775) appartinrent de la fin du XVIIIème à 1848 au comte Mathieu-Louis Molé, puis furent remplacés par les immeubles du siège de la société Saint-Gobain (architecte Noël, 1901), eux-mêmes achetés en 1956 pour le ministre de l’intérieur qui possède ainsi tout ce côté de la rue des Saussaies.
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A droite dans la rue Montalivet, remarquer :
 
3 - Le comte Léonce Hallez-Claparède (1813-1870), député orléaniste du Bas-Rhin, habita cet immeuble appartenant à la famille Lefèvre-Pontalis.
5 – Hôtel Louis XVI construit par Antoine Périac en 1778. Façade sur cour et sur jardin.
7 - Ancien hôtel, très remanié, d'Henri d'Orléans (1822-1897), duc d'Aumale, passé à sa mort à Pierre d'Orléans (1845-1919), duc de Penthièvre, et donné en location. Il légua ses précieuses collections à l’Institut de France dont le château de Chantilly. Il a eu pour locataires le comte Léon Costa de Beauregard (1870-1955) et la comtesse, née Marguerite Revenaz (1876-1913).
18 - Immeuble anciennement habité par l'ambassadeur Camille Barrère (1851-1940), par le préfet Eugène Poubelle (1831-1907) et par la créatrice Inès de la Fressange.
 
Arrivé Place des Saussaies, prendre à droite la rue de Surène.
 
La rue de Surène était autrefois l'ancien chemin de Suresnes, ville des environs de Paris dont elle tient son nom. Elle commençait jadis en ayant sur la gauche l'hôtel de Chevilly, construit en 1728, qui se situait à l'emplacement actuel de la place de la Madeleine, et sur la droite le mur des Bénédictines de la Ville-l'Évêque, dont le couvent se trouvait à l'angle de la rue de Surène et de la rue de l'Arcade, du côté des numéros pairs.
 
25 – Hôtel de La Marck (dit aussi de Choiseul-Meuse) : Construit en 1760 sur un terrain provenant de l'ancien marché d'Aguesseau pour Louis-Engelbert (1701-1773), comte de La Marck, lieutenant général des armées du roi et gouverneur de Cambrai et du Cambrésis, et sa seconde épouse, née Marie-Anne-Françoise de Noailles (1719-1793), fille du maréchal-duc de Noailles. Leur fille unique, Louise-Marguerite de La Marck (1730-1820), dernière du nom, épousa en 1748 Charles-Léopold de Ligne (1721-1778), prince et duc d'Arenberg. Mais l'hôtel avait été vendu après la mort du comte de La Marck et appartint au maréchal de Castries (1727-1801), secrétaire d'État de la Marine de Louis XVI, qui avait sa résidence en l'hôtel de Castries, rue de Varenne et loua l'hôtel de La Marck à la marquise de Chauvelin puis à la duchesse de Deux-Ponts. Le maréchal de Castries vendit l'hôtel au marquis de La Fayette, qui n'y habita pas davantage et le loua à François-Joseph de Choiseul-Meuse (1736- ), guidon des gendarmes bourguignons, et sa femme, Anne-Élizabeth de Braque. Il appartint ensuite au diamantaire Henri Schwabacher et eut pour locataire le comte d'Espagnac. Au XIXe siècle, l'hôtel appartint pendant quatorze ans à la famille Mercy-Argenteau. Au début du XXe siècle, l'hôtel appartenait au comte de Pierre6. En 1935, il fut acquis par la Belgique qui y installa la chancellerie de son ambassade puis, lorsque celle-ci déménagea rue de Tilsitt en 1951, en fit la résidence de son ambassadeur à Paris. Le corps de bâtiment principal se trouve entre une cour carrée et un jardin clos de murs, formant l'angle de la rue d'Aguesseau et de la rue Montalivet, auquel on accède par un large perron. L'entrée qui se trouvait autrefois sur la rue d'Aguesseau a été transférée sous le Second Empire sur la rue de Surène, sur laquelle la cour de l'hôtel ouvre par deux doubles portes cochères. Sur la rue d'Aguesseau a été élevé un corps de bâtiment qui renferme un vaste hall donnant sur l'escalier d'honneur. Au rez-de-chaussée, plusieurs pièces ont été réunies au XIXe siècle pour créer une vaste salle à manger d'apparat. Les salons de réception conservent leurs boiseries blanc et or de style Rocaille et la ferronnerie en bronze doré aux initiales S.T. du bronzier Sterlin. L'un des salons est décoré de chinoiseries attribuées à Christophe Huet. Le mobilier d'origine a été dispersé à la mort du comte de La Marck mais le détail en est connu par un inventaire : il comprenait plusieurs pendules réalisées par des horlogers célèbres et une grande quantité de porcelaines et de tableaux. Porte, terrasse à balustres de pierre. Résidence de l’ambassadeur de Belgique.

21bis: Ambassade d'Ouzbékistan.
 
Remarquer au 18 rue d’Aguesseau
18 – De 1802 à 1811, mairie du 1er arrondissement puis l’église protestante royale épiscopale d’Angleterre, construite en 1833 et rasée en 1973.
Hôtel de style Louis XVI ayant appartenu, avant la Révolution, à la comtesse Hiècle de la Cropte-Saint-Abre, qui le loua, en 1788 aux époux de Lafont de Savines et, en 1802 à la mairie de l’ex-1er arrondissement qui, antérieurement se trouvait à l’hôtel de Lastours, 94 rue du Faubourg Saint-Honoré. La mairie resta ici jusqu’en mars 1811, date à laquelle el déménagea vers le 14. Cour, entrée de l’escalier.
 
Revenons rue de Surène.
 
19 – Le Théâtre de la Madeleine, construit en 1922 par l’architecte Imandt. Sa façade est inspirée de celle du théâtre bâti par Jacques Rousseau en 1778-1780 à Amiens, mais son ornementation est plus sobre. Dotée d’une machinerie moderne, cette salle, inaugurée en 1924, monte des textes de Guitry, Pagnol, Salacrou, Marcel Aymé, André Roussin, Bernard Shaw, Barillet et Grédy. Il contient 800 places.

3 à 7 – Sobres façades classiques d’immeubles aux élévations identiques, avec balcon continu au quatrième étage, probablement de la fin du XVIIIème.
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Prendre à gauche le boulevard Malesherbes, puis à gauche la rue de la Ville-l’Evêque
 
La rue de la Ville l’Evêque commence boulevard Malesherbes et se termine Place des Saussaies. Elle mesure 280 mètres.
 
3 – Vestiges de l’hôtel de Rouault de 1763.
15 – En 1905, Hôtel des Modes.
16 – Hôtel Suchet de la fin de la première moitié du XVIIIe siècle. Hôtel Alexandre, construit en 1763 par Boullée, occupé de 1802 à 1818 par le maréchal Suchet, puis, après d’autres, par Gaston de Salverte, grand collectionneur, parent de l’historien d’art François de Salverte, est masqué par une bâtisse en béton.
18 – Pavillon Louis Philippe dans la cour, guirlande sur la façade sur rue.
20 – Hôtel d’Arenberg.
22 – Vieille maison avec une mansarde à poulies.
27 – Hôtel Louis XVI. Guirlandes des fenêtres. Escalier en fer forgé inscrit.
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Prendre à droite la rue d’Astorg.
 
Comme la rue Roquépine, la rue d'Astorg a été ouverte en vertu de lettres patentes du 4 mars 1774 entre la rue Roquépine et la rue de la Ville-l'Évêque sur d'anciens marais appartenant à Louis d'Astorg d'Aubarède, marquis de Roquépine (1714-1782).
 
1 - Bel immeuble du XIXe siècle qui abrite le siège historique de la Compagnie financière de Suez.
4-6 - Ces deux immeubles de rapport en pierre de taille du XIXe siècle sont tout ce qui subsiste, avec l'hôtel du 12, de la vaste propriété Greffulhe.
7-7bis - Deux hôtels particuliers achetés en 1871 par le comte Charles Greffulhe. L'hôtel particulier du comte et de la comtesse Greffulhe se trouvait à l'époque au 8-10. Les bâtiments ont été détruits pour laisser la place à des immeubles de bureau.
9- Curieuse construction en pierre et briques comprenant un corps central et deux ailes, où Blaise Cendrars eut une garçonnière. C'est ici que se trouve le siège de l'étude Thibierge, l'une des plus grosses études notariales de Paris.

11 - L'Hôtel Astor Saint-Honoré, créé par Lord Astor.

12– L’Hôtel de Bailleul : Bâtiment à l'origine du XVIIIe siècle mais fortement remanié depuis. La vaste propriété qui se trouvait à cet emplacement appartenait sous l'Empire au prince de Talleyrand qui l'échangea en 1808 contre l'hôtel Matignon à la danseuse Anne Éléonore Franchi, maîtresse du riche banquier Quentin Crawford. L'hôtel fut ensuite revendu au marquis d'Aligre qui divisa la propriété et fit bâtir l'actuel bâtiment du 12 qu'il loua à vie à Mme de Bailleul. Cette dernière mourut le 24 octobre 1850 et la jouissance de l'hôtel passa à sa fille, Mme de Pomereu, puis, à la mort de celle-ci en 1860, à son troisième fils le comte Armand de Pomereu d'Aligre. En 1865, l'hôtel abrita la légation du Portugal. José de Païva, ministre du Portugal à Paris y résida. Le 30 mars 1870, le comte Charles Greffulhe (1814-1888) acquit du comte de Pomereu l'hôtel où il logea à partir de 1871 sa fille Louise (1852-1932) et son gendre, le comte Robert des Acres de L'Aigle (1843-1931), député de l'Oise de 1885 à 1893. Une galerie couverte le reliait alors à l'hôtel du no 10. L'hôtel passa ensuite à leur fils, Charles des Acres de L'Aigle (1875-1935), puis à la fille de celui-ci Louise, par son mariage, comtesse de Montmort, dont les trois fils le vendirent le 3 juin 1986 à la société A.R.C. (Aménagement Rénovation Construction).

15 - Immeuble abritant l'ambassade du Sri Lanka.

29 - Hôtel particulier dans lequel Le Corbusier installa son agence d'architecture en 1917. La photographe Dora Maar y eut son studio en 1935.

29bis - Le marchand de tableaux Daniel-Henry Kahnweiler (1884-1979) s'associa en 1920 avec André Simon pour créer dans cet hôtel la galerie Simon qui se substitua à la galerie Kahnweiler, ouverte en 1907, et ce jusqu'en 1940.

30 - Immeuble abritant l'ambassade d'Andorre. Il appartenait au XIXe siècle à Charles Greffulhe. Abritait au rez-de-chaussée un magasin Félix Potin auquel a succédé un Monoprix.
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Prendre à droite rue Roquépine.
 
Cette rue a été ouverte, en 1774, entre les rues Cambacérès et d’Astorg, sur des terrains appartenant à Louis d’Astorg d’Aubarède, marquis de Roquépine, d’où son nom.
 
3 – Ancien Hôtel de Saint-Paul, construit entre 1861 et 1864 par l’architecte Henri Parent pour l’homme d’affaires Édouard André : c’est le premier siège de la future collection Jacquemart-André. Revendu en 1868 au banquier Samuel de Haber. Acquis en 1879 par Charles Le Ray de Chaumont, marquis de Saint-Paul. Propriété jusqu’au début des années 1930 du collectionneur Francis Guérault. Devenu Maison Brune, soit siège du parti nazi français, jusqu’en 1936.

4 – Eglise construite en 1862 pour l’église méthodiste wesleyenne. Actuellement Eglise méthodiste anglaise.

5 – Temple du Saint-Esprit – Construit par Ballu en 1862-1865, sur un terrain offert par la ville, dans un style qui rappelle l’église Notre-Dame de Lorette.

14 - Hôtel Davillier, construit en style Louis XIII en brique et pierre pour le banquier Jean-Charles Davillier (1758-1846), gouverneur de la Banque de France en 1836. Siège de la compagnie d’assurances La Mondiale Partenaire.
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Fin boulevard Malesherbes. Descendre le boulevard vers la Madeleine pour retrouver les transports en commun.
 
Liens
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Sources
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Wikipedia
Connaissance du Vieux Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2009/2015