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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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PARIS EN ROULANT - LE LONG DELA LIGNE DE  BUS 85 - NORD-SUD
 
 
 La ligne de bus 85
 
Parcourons la ligne 85 et observons les sites intéressants.
Les arrêts 1 à 26 sont ceux du sens Paris 18 – Luxembourg
Les arrêts de 27 à 48 sont ceux du sens Luxembourg – Paris 18
 
 
Pour chaque arrêt, on trouve son adresse.
Les lieux intéressants qui sont situés à droite dans le sens de la marche sont indiqués en noir ceux situés à gauche sont en bleu.
Asseyons-nous dans le sens de la marche, plutôt à droite.
Le bus 85 part de Saint-Ouen et son premier arrêt dans Paris se trouve dans le 18ème arrondissement.
 
1 Michelet-Rosiers
 
Arrêt 20 avenue de la Porte de Clignancourt, sous le périphérique.
Derrière la station-service.
 
Le Jardin Ginette Neveu
Ce jardin, rénové en 2003, est composé de massifs d’arbustes dont les couleurs et différences de bois en font la particularité et la beauté, en toutes saisons. Il rend hommage à Ginette Neveu (1919-1949), célèbre violoniste, qui périt dans l’accident d’avion qui emporta aussi le boxeur Marcel Cerdan.
Traversée des boulevards extérieurs.
 
La Gare Ornano
La gare se situe dans le nord du 18e arrondissement près de la porte de Clignancourt, au débouché du boulevard Ornano sur le boulevard Ney, la rue Belliard et la rue Letort. Elle est bâtie en pont sur les voies de la Petite Ceinture, qui circule en tranchée ouverte à l'ouest et passe en tunnel à l'est. Le bâtiment voyageurs est un édifice de plain-pied sur la place, d'un étage, à l'architecture similaire aux gares de La Chapelle-Saint-Denis et de Charonne. Les escaliers d'accès aux voies ont disparu mais les quais de la gare subsistent. La gare est ouverte aux voyageurs en 1869. Comme le reste de la Petite Ceinture, la gare est fermée au trafic voyageurs depuis le 23 juillet 1934. Depuis juin 2014, le bâtiment d'accueil des voyageurs et les quais sont occupés par la Recyclerie, un établissement hybride tenant lieu de bar, restaurant, ressourcerie et espace de loisirs. Une ferme urbaine se déploie sur l'étroit talus qui supporte la rue Belliard.
 
2 Porte de Clignancourt
 
Arrêt 73 boulevard Ornano
On suit le boulevard Ornano jusqu’à prendre à gauche après la Place Albert Kahn la rue Hermel.
 
3 Albert Kahn
 
Arrêt 55/57 rue Hermel
 
L’Eglise Notre-Dame de Clignancourt
Elle est située face à la mairie du 18e arrondissement. Sa façade principale est sur la place Jules-Joffrin, elle occupe un îlot sentier, délimité par les rues du Mont-Cenis, Aimé Lavy et Hermel. Son nom vient de Clignancourt, un village absorbé par la ville de Paris. L'église Notre-Dame-de-Clignancourt constitue un intéressant exemple des édifices religieux construits par les communes périphériques de Paris avant leur annexion. L'augmentation de la population de La Chapelle, passée de 2 000 à 11 000 habitants entre 1830 et 1860, en raison de l’industrialisation du nord de Paris, justifie l'édification d'une nouvelle église aux vastes proportions. Dans ce but, la commune fait appel aux services de Paul-Eugène Lequeux (1806-1873), architecte alors en charge de l’aménagement de l’arrondissement de Saint-Denis.
 
4 Mairie du 18ème – Jules Joffrin
 
Arrêt 30 rue Hermel
 
La Mairie du 18ème
La mairie actuelle, située Place Jules Joffrin, a remplacé la précédente, située Place des Abbesses. Elle est l’œuvre de Varoclier, de style Renaissance et sa première pierre a été posée le 16 décembre 1888. Elle fut inaugurée le 17 juillet 1892.
 
On coupe la rue Ordener. On poursuit dans la rue Hermel
On prend à gauche la rue Ramey.
 
5 Marcadet
 
Arrêt 61, rue Ramey
 
6 Custine-Ramey
 
Arrêt 27, rue Ramey
 
17, Le Passage Cottin
Le Passage Cottin se trouve dans le dix-huitième arrondissement. Il commence au 75, rue Ramey et se termine au 18, rue du Chevalier-de-la-Barre. Il mesure 130 mètres. Son nom provient de celui d’un propriétaire. La première partie est horizontale et la seconde est formée par un très long escalier. Maurice Utrillo a peint vers 1910-1911 L'impasse Utrillo, une huile sur carton de 62 × 46 cm, visible au Centre Pompidou.
 
9-11 rue Ramey on passe devant :
 
La Rue du Chevalier de la Barre
La rue du Chevalier de la Barre, ainsi dénommée en 1907 est une curieuse artère. Elle débute au 9 de la rue Ramey par quelques marches, puis se poursuit en pente douce – piétonne – jusqu’au carrefour avec la rue Paul Albert. C’est ensuite une rue en sens unique jusqu’à la rue Lamarck, puis une cinquantaine de marches lui permettent d’atteindre l’arrière de la Basilique du Sacré-Cœur. Elle se termine en rue très touristique et débouche au 9 de la rue du Mont-Cenis. Elle était déjà partiellement formée sous un autre nom en 1672. Lefèvre, chevalier de la Barre fut une victime de l’intolérance religieuse, mort à l’âge de 19 ans, en 1766.
 
La rue Ramey débouche dans la rue de Clignancourt
 
7 Muller
 
Arrêt 49, rue de Clignancourt
Le bus tourne à gauche dans la rue Christiani puis à droite dans le boulevard Barbès.
7, boulevard Barbès – Rotonde de l’ancien immeuble BNP Paribas
 
8 Barbès-Rochechouart
 
Arrêt 5, boulevard Barbès
Après l’arrêt le bus tourne à droite sur le boulevard de Rochechouart.
Le Métro aérien
Les tronçons aériens du métro de Paris sont en cours de rénovation. Il faut en effet adapter les ouvrages métalliques à l’augmentation du trafic, renforcer l’étanchéité et recouvrir le métal d’une protection anti-corrosion. Trois lignes sont concernées par le trafic aérien sous forme de viaducs. Il s’agit des lignes 2, 5 et 7. Cela représente 7,2 kilomètres. Le métro est aérien parce que certains sols (carrières de gypse, par exemple) offraient un profil géologique incompatible avec la percée d’un tunnel, ou alors il eût fallu creuser à 20 mètres sous terre. Tous les ouvrages aériens du métro parisien ont été construits entre 1903 et 1909. La première traversée sous la Seine fut faite lors de la construction de la ligne 4, en 1910. En plus des viaducs métalliques, il existe six ouvrages aériens de franchissement des fleuves (dont 5 en acier).
 
Sur la droite : Les Magasins Tati
L'enseigne « Tati » est créée en 1948 par Jules Ouaki, sellier juif sépharade du quartier de La Goulette à Tunis en Tunisie, qui s'établit en France après la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle il fut résistant. Pionnier sur le marché des articles à bas prix textile et bazar, il crée le premier magasin en libre-service Tati de 50 m² dans le quartier Barbès à Paris, boulevard de Rochechouart. Immédiatement, la présentation originale de la marchandise (vente en vrac avec des bacs à fouille) et l'association d'un logo et d'un slogan (« Tati, les plus bas prix ») percutants permettent un développement rapide, Tati démocratise les articles textile et de maison estampillés « mode parisienne » avec des prix modiques rédigés sur de grosses étiquettes en épais chiffres bleus sur fond rose (« couleur Brigitte Bardot » reprise dans le logo). Jusqu'en 1978, Tati dispose toujours d'un unique magasin, boulevard de Rochechouart, il s'agrandit sur les rues avoisinantes pour atteindre 2800m². Jules Ouaki choisit pour nom de son insigne « Tati », anagramme de Tita, surnom de sa mère Esther, la marque Tita étant déjà déposée5. À partir de 1975, Tati se développe et s'implante dans d'autres quartiers parisiens rue de Rennes, aux abords de la place de la République (magasins fermés depuis) puis dans d'autres villes en France à Nancy, Lille, Rouen, puis Marseille et Lyon. Jules Ouaki meurt en 1982, sa femme seule aux commandes demande en 1991 à son fils cadet Fabien Ouaki de prendre sa succession à la tête de l'entreprise. Tati se développe un peu plus en ouvrant sept autres enseignes spécialisées : Tati Or, Tati Mariage, Tati Vacances, Tati Optic et Tati Phone, ainsi qu'une petite collection éphémère — mais remarquée — créée par Azzedine Alaïa. En 1993, Tati lance sa ligne de prêt-à-porter « La rue est à nous », abandonnée deux ans plus tard7. À partir de 1994, le groupe s'implante à l'international en Europe et aux États-Unis, en Afrique du Sud en 1996, et ouvre un magasin de robes de mariées (qui contribue alors pour 20 % au chiffre d'affaires de Tati) sur la prestigieuse Cinquième Avenue à New York en 1998. Il diversifie aussi ses activités en accordant des licences dans des domaines comme la bijouterie, la vente de bonbons, l'optique ou les voyages6. Des pertes d'exploitation ont cependant été générées depuis 1995, Tati étant alors distancé par de nouvelles enseignes comme Babou, H&M, et Zara, et en août 2003 des évènements conjoncturels défavorables conduisent la société Tati SA à la cessation de paiement. L'enseigne est rachetée en 2004 par Vetura filiale à 50 % du groupe Éram, pour 10 millions d'euros payables comptant, auxquels s'ajoute un maximum de 4,5 millions d'euros pour les stocks des magasins, dans le cadre d'un plan de cession afin de relancer son développement. Le nouveau nom de la société est Tati Développement. Tati compte alors ouvrir plus d'une quinzaine de magasins en France. Des projets sont également prévus dans les pays du Maghreb et en Europe de l'Est, notamment en Roumanie. Tati est repris à 100 % en 2007 par le groupe Éram qui décide que Tati abandonne les secteurs de diversification incohérents, le déstockage de produits peu intéressants et reprenne la main sur la création, le prêt-à-porter étant désormais à 80 % imaginé par des designers maison8. Alors que l'enseigne Tati dispose de 80 points de vente à travers l'Hexagone, elle ouvre en mai 2010 son site web marchand qui propose alors plus de 7 000 références, 15 000 en 2011, dont 80 % à moins de 10 euros. À partir de 2013, Tati a 129 points de vente en France et ouvre des magasins XXL toujours discount, les bacs à fouille disparaissent au profit d'une présentation en rayonnage et d'une gamme réduite de moitié. Sa montée en gamme vise à s'adresser non plus au 25 % de foyers gagnant moins de 20 000 euros par an, mais à 75 % des Françaises, même si le prix de vente moyen de l'enseigne reste de 5 euro.
 
Arrivé sur la place de la rue de Clignancourt, le bus tourne à droite et prend la rue Gérando
 
9 Rochechouart-Clignancourt
 
Arrêt 21, rue Gérando
 
1, rue Gérando – Restaurant A la Table d’Anvers
 
Le Square d’Anvers
Ce square se trouve dans le 9ème arrondissement. Il a été ouvert en 1877, aménagé sur les terrains de l'ancien abattoir de Montmartre. Il a été dessiné par l'architecte Jean-Camille Formigé, sous l'autorité de l'ingénieur Jean Charles Alphand. Son nom est celui du port belge, en souvenir de la victoire française contre les Hollandais le 2 décembre 1832. À l'origine, le square comporte deux monuments : une statue de Diderot datant de 1886 et réalisée par Léon Lecointe (1826-1913) et une colonne surmontée d'une statue de la Victoire. Néanmoins, la statue du philosophe est fondue par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, et la colonne détruite.
 
Remarquons à droite :
 
Le Lycée Jacques Decour
Le lycée Jacques-Decour est issu du collège Sainte-Barbe de l’université de Paris, fondé dès le XVe siècle, et de sa séparation en deux établissements après la Révolution : le collège Sainte-Barbe-Nicolle, rue des Postes, et le collège Sainte-Barbe-Lanneau, rue Cujas. Il a pris successivement les noms de collège Sainte-Barbe (1821), collège Rollin (1830), lycée Rollin (1919) et enfin lycée Jacques-Decour (1944) : c'est le seul lycée français à avoir été rebaptisé à la Libération du nom d'un de ses professeurs, résistant. C'est un collège et un lycée situé dans le 9e arrondissement, la cité scolaire Jacques-Decour avec, l'année scolaire 2009-2010, environ 2000 personnes, collégiens, lycéens, étudiants, enseignants, personnels de la vie scolaire, d’accueil et de service, d’administration et de direction, qui y vivent ou y travaillent. C'est le seul lycée d'Île-de-France à proposer l'enseignement du néerlandais et du hongrois.  L'établissement possède également des classes préparatoires scientifiques et commerciales.
 
Le bus traverse l’avenue Trudaine et s’engage dans la rue Rodier.
 
10 Trudaine
 
Arrêt 61, rue Rodier
Le bus coupe la rue Condorcet
 
11 La Tour d’Auvergne
 
Arrêt 33, rue Rodier
La rue Rodier débouche dans la rue de Maubeuge.
 
12 Châteaudun-Lamartine
 
Arrêt 7bis rue de Maubeuge
Le bus arrive Place Kossuth et s’engage dans la rue Le Peletier
Le bus coupe la rue de la Victoire et tourne à gauche dans la rue La Fayette, puis à droite dans la rue Drouot.
 
13 Provence-Drouot
 
Arrêt 23, rue Drouot
 
9bis rue Drouot – L’Hôtel des ventes
L'Hôtel des ventes de Drouot  est le principal hôtel de ventes aux  enchères  de  Paris  et une plaque tournante du  Marché de l'art  français et international. Avec ses 21 salles réparties sur 4 sites, ce sont plus 3 000 ventes annuelles durant lesquelles s’échangent quelques 800 000 lots. Inauguré le 1er juin  1852, l’Hôtel des ventes de Drouot est la plus ancienne institution de ventes aux enchères du monde. Il est bâti sur les terrains de l’ancien manoir de Pinon de Quincy  (actuelle rue Drouot) et compte alors 14 salles réparties sur deux étages. L’un des premiers monte-charge hydrauliques  de Paris  y est installé en 1869  par Félix Edoux. Entre 1976  et 1980, l’Hôtel des ventes prend ses quartiers dans l’ancienne gare d’Orsay, actuel musée du même nom, pour permettre la rénovation et la modernisation des bâtiments de la rue Drouot. Ce sont ceux que nous connaissons aujourd’hui.
 
La Mairie du IXe
L’Hôtel d’Augny, occupé par la mairie du 9ème arrondissement, a été construit entre 1746 et 1748 par Briseux, avec une allée par-devant et un jardin par-derrière. L’hôtel, transformé en lieu de bals en 1794 fut le lieu de rendez-vous élégants. En 1808, le Cercle des Etrangers s’y installa. C’était à la fois un restaurant et une maison de jeux, qui ferma le 31 décembre 1836, lors de la suppression des jeux. L’Hôtel fut alors acheté par Alexandre Aguado, en 1837, banquier du roi d’Espagne. Il devint l‘Hôtel Aguado. Celui-ci mourut en 1842, à l’âge de 58 ans. Il avait modifié l’intérieur de l’hôtel qui fut alors acheté en 1849 par la Ville de Paris qui y installa la Mairie du 2ème puis du 9ème arrondissement en 1860. La façade au fond de la cour, celle sur le jardin et la décoration du vestibule de la justice de paix sont classées.
 
14 Richelieu-Drouot- Mairie du 9ème
 
Arrêt 2 rue Drouot
 
L’ancien Golf Drouot
Le Golf-Drouot fut la première discothèque  rock  de Paris, d'où son surnom de « temple du Rock ». Le Golf-Drouot se situait au 2 rue Drouot, dans le 9e arrondissement, au-dessus du "Café d'Angleterre", au coin de la rue Drouot  et du boulevard Montmartre. Dans ce club se produisirent de 1961 à 1981 plus de 6 000 groupes amateurs et la plupart des artistes débutants du rock des années 1960-70  (français et étrangers), ainsi que des milliers d'inconnus qui ont tenté leur chance devant un public averti. À l'origine, en 1955, il s'agissait d'un salon de thé original du fait de l'existence d'un minigolf  intérieur à 9 trous mais sans popularité. Henri Leproux, engagé tout d'abord comme barman, puis chanteur de charme, y installa un juke-box  pour attirer un public jeune et passionné de musique américaine. À la fin des années 1950, les futurs Johnny Hallyday, Eddy Mitchell  (qui travaillait dans le quartier comme coursier au Crédit Lyonnais du boulevard des Italiens) et les Chaussettes Noires, Long Chris, Jacques Dutronc, furent parmi les premiers à s'y produire. Le Golf-Drouot est devenu une discothèque en 1961.
On coupe le carrefour Richelieu-Drouot. Le bus s’engage dans la rue de Richelieu.
 
97, rue de Richelieu – Le Passage des Princes
Dernier né des passages couverts du 19ème siècle. En 1859, un homme d’affaires, Mirès, acquit l’ancien palace « Grand Hôtel des Princes et de l’Europe », au 97, de la rue Richelieu. La banque Mirès et compagnie put ainsi ouvrir un passage qui profita d’une situation extrêmement agréable. Marc Vernoll dans «le Monde illustrée» déclarait que « le Passage Mirès, ouvert sur l’un des boulevards les plus fréquentés et les plus élégants de Paris, communique avec la rue des grandes affaires, la rue de Richelieu ». L’inauguration du Passage Mirès en 1860, qui devient le Passage des Princes, annonçait tout à la fois, la fin des passages parisiens et celle du financier qui avait fait faillite. Après avoir été fermé pendant quatre ans, la verrière, les luminaires, les façades intérieures et le sol ont été rénovés et le Passage des Princes rouvrit en 1994. Il ferma à nouveau en 1998. En 2002, le Passage des Princes retrouve enfin son activité, pour devenir le passage du jouet.
 
On coupe la rue Saint-Marc
 
15 Richelieu – 4 septembre
 
Arrêt 85, rue de Richelieu
A hauteur du 83-81 on aperçoit par la rue de la Bourse à gauche, le Palais-Brongniart.
Le bus tourne à gauche dans la rue du 4-Septembre
Au coin de la rue du 4-Septembre et de la rue Vivienne
 
L’Autorité des Marchés Financiers
L'Autorité des marchés financiers (AMF) est une autorité publique française indépendante créée en 2003, dotée de la personnalité morale et disposant d'une autonomie financière, qui a pour missions de veiller à la protection de l'épargne investie dans les instruments financiers, à l'information des investisseurs, au bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers. Elle apporte son concours à la régulation de ces marchés aux échelons européen et international.
 
16 Bourse
 
Arrêt 11, Place de la Bourse
 
Le Palais Brongniart
A l’emplacement du couvent des Filles-Saint-Thomas, vaste monastère étendu de la rue Saint-Augustin à la rue Feydeau, débute en 1808 la construction de la Bourse des valeurs, sur les plans de Brongniart. Avant son inauguration, le 4 novembre 1826, dans ses locaux actuels, la Bourse de Paris existait depuis 1724, logée dans la galerie Vivienne du palais Mazarin jusqu’en 1793, puis au Louvre, au Palais-Royal, à l’intérieur de l’église Notre-Dame des Victoires de 1796 à 1809, de nouveau au Palais-Royal et, à partir de 1818, dans un bâtiment du couvent des Filles-Saint-Thomas situé rue Feydeau. Le palais de la Bourse a aussi hébergé le Tribunal de Commerce de 1826 à 1864 et la Chambre de Commerce de Paris de 1826 à 1853. Il est aujourd’hui utilisé pour des expositions, forums et rencontres pour formation et embauches, réunions, événementiel.
 
L’Agence France Presse
L’Agence France-Presse  (AFP) est l'une des trois  agences de presse  généralistes dotées d'un réseau mondial de recherche de l'information avec des milliers de clients dans plus d'une centaine de pays. L'Agence France-Presse fut le 20 août 1944 le premier bâtiment pris par les résistants lors de la Libération  de Paris, avant de naître officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944.
 
119 – L’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne.
L'École de la chambre syndicale de la couture parisienne (ECSCP) est un établissement privé d'enseignement supérieur aux métiers de la création fondée en 1927 par la Chambre syndicale de la haute couture de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode. Elle est gérée et financée par le Cercle Saint-Roch, regroupement des directeurs des ressources humaines de Balenciaga, Carven, Céline, Chanel, Chloé, Dior, Givenchy, Jean Paul Gaultier, Hermès, Kenzo, Lanvin, Louis Vuitton, Maison Martin Margiela, Nina Ricci, Sonia Rykiel et Saint Laurent, présidé par Sidney Toledano, président-directeur général de la maison Christian Dior Couture. L'ECSCP fait partie d'une convention de partenariat avec l'École nationale supérieure des arts décoratifs et l'Institut français de la mode. École de formation aux métiers de la mode et aux techniques de la haute couture, l'École de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne a pour vocation principale de former ses étudiants au métier de styliste-modéliste. L'ECSCP est deuxième en France, septième en Europe et douzième dans le monde d'après le classement annuel des écoles de stylisme de Fashionista.
 
Le bus continue dans la rue Réaumur et tourne à droite dans la rue Montmartre.
 
17 Réaumur-Montmartre
 
Arrêt 85, rue Montmartre
Peu après le bus oblique dans la rue du Louvre
On coupe la rue Etienne Marcel
 
18 Louvre-Etienne-Marcel
 
Arrêt 19, rue du Louvre
 
La Poste centrale de Paris
La  Poste Centrale du Louvre  est un  bureau  de  poste  situé au 52 de la  rue du Louvre, dans le  1er arrondissement  de  Paris. Le bâtiment a été dessiné par l'architecte  Julien Guadet. Il a été construit entre 1880 et 1892. Ce lieu a la particularité d'être le seul bureau de poste français à être ouvert presque 24 heures sur 24, tout au long de l'année, à l'exception du créneau allant de 6h00 à 7h30 du matin, réservé à des opérations informatiques de maintenance et de sauvegarde. Il occupe également la partie contiguë de la rue Etienne Marcel et de la rue Jean-Jacques Rousseau.
 
19 – Hôtel de Bullion
L’hôtel de Bullion fut édifié entre 1630 et 1635 sur les plans de l’architecte Le Vau. L’hôtel de Bullion était surtout connu pour ses boiseries ornant le cabinet du 1er étage ainsi que la grande galerie qui lui succédait, l’ensemble décoré à partir de 1634 par Simon Vouet, premier peintre du roi. Un siècle plus tard, l’immeuble abritait le siège d’une nouvelle régie financière, celle des hypothèques. Une première tentative de législation des hypothèques avait été engagée par Colbert (édit du 21 mars 1673). Mais ce fut Louis XV qui décida, par l’édit du 17 juin 1771, la création du corps des conservateurs des hypothèques, puis celle de la régie des droits d’hypothèques, par lettres patentes du 7 juillet suivant. Après la Révolution, les rues de Grenelle et Plâtrière prirent le nom du philosophe Jean-Jacques Rousseau, qui y avait séjourné quelques années, tandis que les bureaux de l’administration des hypothèques étaient regroupés avec les services installés à l’hôtel de Choiseul. En 1880, l’hôtel de Bullion fut en grande partie détruit lors de l’ouverture de la rue du Louvre et le reste de son terrain absorbé par l’extension de l’hôtel des postes. A l’arrière de l’hôtel de Bullion, de l’autre côté de la rue Coq Héron, la famille Delessert résidait au n° 3 à partir de 1786. En 1818, Benjamin Delessert, régent de la Banque de France de 1802 à 1847, fonda la Caisse d’épargne de Paris avec un groupe de banquiers et d’hommes d’affaires. La Caisse fut installée au 9 de la rue Coq Héron à partir de 1844. C’est toujours aujourd’hui le siège de la Caisse d’Epargne.
 
15 – La Cour des Fermes
Au 15 de la rue du Louvre s’ouvre un passage dénommé la cour des Fermes, depuis 1891, dont l’autre extrémité débouche sur la rue du Bouloi. L’entrée à double portail située côté Louvre est ornée de deux atlantes supportant un balcon avec balustrade. Cet emplacement a été occupé par un hôtel datant de 1560, détenu par la président Baillet, puis par le chancelier Pierre Séguier en 1630 et enfin par la Ferme-Générale en 1690, d’où le nom du passage. Cette cour des fermes occupe un ancien passage dit de l’Hôtel-des-Fermes jusqu’à la Révolution.
 
19 Coquillière-Les-Halles
 
Arrêt 13, rue du Louvre
 
A gauche : La Bourse de Commerce
C'est l'architecte et théoricien Nicolas Le Camus de Mézières qui fut chargé de la construction de la halle et du quartier avoisinant entre 1763 et 1767. Le terrain dessinait un pentagone irrégulier. Les marchands étaient partagés sur la forme à donner à l'édifice: certains préféraient un «carreau» où la lumière du jour permettait de juger de la qualité des marchandises, tandis que d'autres soulignaient les avantages d'un édifice couvert pour les protéger des intempéries. Le Camus opta pour un bâtiment de plan annulaire, de 122 mètres de circonférence, percé de 25 arcades: la partie centrale restait ainsi à ciel ouvert, mais deux galeries concentriques, ouvertes sur l'extérieur par vingt-quatre arcades et couvertes de voûtes supportées par des colonnes d'ordre toscan, formaient un abri commode. La cour intérieure fut primitivement laissée ouverte, mais cela nuisait à la conservation des grains. Entre septembre 1782 et janvier 1783, les architectes Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos la couvrirent d'une coupole en charpente, exécutée par le menuisier André-Jacob Roubo, qui démontrait les qualités de la charpente à petits bois conçue par Philibert de l'Orme au xvie siècle (1782-1783).
On passe devant La Place des Deux Ecus.
On coupe la rue de Rivoli
 
20 Louvre-Rivoli
 
Arrêt Rue de l’Amiral Coligny
 
La Mairie du 1er
En sortant de Saint Germain l’Auxerrois, le promeneur ne pourra manquer la mairie du 1er arrondissement qui présente une certaine symétrie avec l’église. Bâtie en 1858 par ordre du baron Haussmann qui souhaitait que la mairie rappelle l’église voisine, sans en copier les formes et les détails, ce magnifique Hôtel de ville de style Renaissance est l’œuvre de Jacques Ignace Hittorf (1792-1867), l’architecte de la gare du Nord.
Le Beffroi de la Mairie
Entre la mairie et l’église se trouve un beffroi qu’on ne saurait dissocier des deux bâtiments qui l’entoure, la mairie et l’église Saint-Germain l’Auxerrois. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas du clocher de l’église mais de celui de la mairie. Le beffroi, construit par Théodore Ballu en 1858, est la pièce centrale d’une ferme composition qui vient clore la place du Louvre face à la Colonnade. Haussmann, dès 1851, en a établi les principes généraux. La silhouette de la Mairie assurera un semblant de symétrie en réponse au portail de l’église Saint Germain l’Auxerrois, et l’axe sera porté par une tour.
L’Eglise Saint-Germain l’Auxerrois
Saint-Germain-l'Auxerrois, qui fut la paroisse des rois de France, remonte au VIIème siècle. Saccagée par les Normands, reconstruite entièrement du XIIème au XVIème siècle, elle ne garde de cette époque que la tour romane du XIIème siècle, un superbe portail, le choeur et la chapelle de la Vierge du XIIIème siècle. A l'intérieur, l'église possède de magnifiques vitraux du XVème siècle, une sculpture de Saint-Germain en bois, une sculpture en pierre de Saint-Vincent, ainsi qu'un beau retable en bois sculpté.
Le Louvre
Le Louvre – du francique loewer = forteresse – est le plus vaste des édifices parisiens. D’ouvrage militaire, prison, place forte, en palais, en passant par le château, il est devenu musée. Cette photo, prise du haut de l’Arc de Triomphe, montre l’ensemble des constructions. On se rend compte de plusieurs choses, même si le téléobjectif écrase un peu le monument. Tout d’abord, l’aile sud est parallèle à la Seine, ce qui fait que l’ensemble se trouve décalé par rapport à l’axe royal. Cet axe royal on le retrouve en observant l’obélisque de la Concorde et juste derrière le Carrousel. De ce fait, la pyramide n’est pas dans l’axe puisque le choix de la centrer dans la cour Napoléon a entraîné un décalage. Ce que l’on ne voit pas ici, c’est la statue de Louis XIV, placée légèrement à droite de la pyramide et juste derrière le Carrousel, qui termine ou débute le fameux axe. On peut retrouver les photos de rapportant à cet axe dans l’article « Le Louvre et son axe ».
 
La Colonnade de Perrault
Le Bernin, grand maître du baroque, avait été invité par Louis XIV pour proposer un plan permettant de construire un bâtiment qui fermerait la Louvre, côté Paris. Mais sa proposition ne convint pas au Roi et celui-ci préféra celle de trois architectes français : Perrault, Le Vau et d’Orbay. La construction, commencée en 1667 a été interrompue en 1678. Restaurée entre 1756 et 1757, elle n’a été achevée que de 1807 à 1811. Et c’est le creusement des fossés en 1967 en dégageant le soubassement à bossages sur une profondeur de sept mètres, a rendu sa vraie hauteur à l’édifice. Il aura donc fallu 300 ans pour aboutir à ce chef d’œuvre d’art classique, d’une longueur de 183 mètres, austère, nu, percé de fenêtres bombées, vierge de tout ornement. La cour Carré du Louvre est ainsi formée. En 1807, le sculpteur Pierre Cartellier est chargé par les architectes Percier et Fontaine d’orner le mur au-dessus de l’arcade centrale de la Colonnade, sous le fronton commandé à Lemot. Au centre, la Gloire est debout sur son char, les ailes symétriquement déployées. Deux petits génies tiennent chacun les rennes de deux chevaux cabrés qui foulent des trophées guerriers. La composition, peu réaliste (chevaux galopant en sens inverse), reprend en réalité un motif antique, souvent reproduit sur les médailles, camées ou bronzes d’ameublement. Sculpté très finement et en faible saillie, ce relief s’adapte ici parfaitement à son emplacement, avant tout décoratif.
 
Le bus tourne à gauche sur le Quai du Louvre.
12-2 - La Samaritaine
Le magasin est fondé en 1869, par Ernest Cognacq, originaire de l’île de Ré, et plus tard Marie-Louise Jaÿ, son épouse, ancienne première vendeuse du rayon costumes du Bon Marché. Ernest Cognacq avait commencé par vendre des cravates dans un parapluie sur le Pont-Neuf, puis s'était entendu avec un petit café qu'il fréquentait rue de la Monnaie pour récupérer sa salle annexe peu utilisée et en faire un petit commerce. Le couple, ayant convolé, décide d'agrandir son magasin, qui, prospérant, s'étend et donne naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine. S'inspirant des méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut au Bon Marché, Ernest Cognacq organise son magasin en rayons gérés par de véritables petits patrons responsables et autonomes.
 
21 Pont-Neuf – Quai du Louvre
 
Arrêt Face à la Samaritaine
Le bus passe le Pont-Neuf et s’engage sur le Quai de la Mégisserie.
 
Le Pont-Neuf
Le pont Neuf est le plus ancien pont de pierre de Paris. C'est, après le pont aval  et le pont amont  du périphérique, le troisième plus long pont de Paris. Son nom vient du fait que c'est le premier pont en arc  construit en pierre à Paris (auparavant les ponts étaient construits en bois). Sa construction a été décidée en 1577, et le 2 novembre  de cette année-là, Henri III  désigne une commission chargée d'assurer la bonne construction du pont et le suivi des travaux. Il charge Claude Marcel, contrôleur général des Finances, d'assurer la liaison entre lui et la commission. La construction est autorisée par lettres patentes du roi le 16 mars  1578, lequel pose la première pierre de l'ouvrage le 31 mai  suivant en présence de la reine mère Catherine de Médicis  et de la reine Louise de Lorraine. Sa construction se poursuivra jusqu'en 1607, sous le règne d'Henri IV. Cependant, le chantier prit du retard et les travaux durent être suspendus pendant dix ans, de 1588  à 1598  du fait des guerres de religion.
 
Le Magasin de la Belle Jardinière
À la Belle Jardinière est l'enseigne d'une chaîne de magasins de confection qui se développa en France au XIXe siècle. Un mercier de La Cité, Pierre Parissot, établit quai aux Fleurs en 1824, un commerce de vêtements confectionnés, vendus à prix fixe. L'invention, par Barthélemy Thimonnier, de la machine à coudre permet à Parissot de développer considérablement ses affaires. Le magasin s'agrandit peu à peu et occupe un vaste quadrilatère situé entre la rue de la Cité, la rue du Haut-Moulin et la rue des Marmousets. En 1856, le capital atteint déjà 3 millions de francs. En 1864, l'enseigne est expropriée de son premier magasin de la Cité, qui est détruit trois ans plus tard pour construire l'Hôtel-Dieu. Un nouveau magasin est alors construit quai de la Mégisserie par l'architecte Henri Blondel, entre le 29 mai 1866 et décembre 1867. Partiellement inauguré en avril 1867, le bâtiment est agrandi en 1878.
Le Quai de la Mégisserie
Ce quai a été construit en 1369 sous le nom de la Saunerie, dû à la proximité du port de sel et du grenier à sel. Refait en 1529, élargi en 1769 ce quai fut ensuite désigné sous le nom de la Ferraille, en raison des marchands de vieux fers qui étalaient leurs marchandises le long du parapet. Sous la Régence, il fut le siège du commerce des racoleurs. Ceux-ci achetaient les hommes nécessaires à l’armée, selon leur poids et leur taille. Ces racoleurs étaient juchés sur des tonneaux ou s’installaient dans des cabanes de toile sur lesquelles étaient accrochées des banderoles alléchantes. Le marché aux fleurs se tint aussi sur ce quai, avant son transfert en 1809 sur le lieu qu’il occupe aujourd’hui.
 
Les Bouquinistes
Les bouquinistes de Paris sont des libraires de livres anciens et d’occasion, présents sur une grande partie des quais de Seine; sur la rive droite, du pont Marie au quai du Louvre; sur la rive gauche, du quai de la Tournelle au quai Voltaire. La tradition des bouquinistes débute aux alentours du XVIe siècle avec des petits marchands colporteurs. Sous la pression des libraires, un règlement de 1649 interdit les boutiques portatives et l’étalage de livres sur le Pont Neuf. Le pouvoir à l'époque était assez soucieux de limiter les marchés parallèles non soumis à la censure. Les libraires ambulants sont donc, selon la période, chassés puis réintégrés sous agréments. L'emblème traditionnel des bouquinistes est « un lézard regardant une épée », le lézard symbolisant les bouquinistes toujours à la recherche du soleil pour vendre leurs livres et l'épée représentant leur aspiration à la noble profession de libraire auxquels on accordait le privilège de porter l'épée. Le terme bouquiniste apparaît dans le dictionnaire de l'Académie française en 1789. En 1859, des concessions sont mises en place par la ville de Paris et les bouquinistes peuvent s'établir à des points fixes. Chacun a droit à 10 mètres de parapet pour un droit annuel de tolérance de 4€ et 3,80€ de patente. Les ouvertures se font du lever au coucher du soleil. Enfin, c'est en 1930 que les dimensions des « boîtes » sont fixées. Installés sur plus de trois kilomètres le long de la Seine et déclarés patrimoine mondial de l'UNESCO, les 240 bouquinistes parisiens exploitent 900 « boîtes vertes » où sont exposés quelque 300 000 livres anciens d'occasion et un très grand nombre de revues, timbres et cartes de collection. Les bouquinistes de Paris ont inspiré d'autres capitales, comme Ottawa, Pékin ou Tokyo.
 
22 Châtelet
 
Arrêt 2, Quai de la Mégisserie
 
Le Théâtre du Châtelet
Le théâtre du Châtelet est un théâtre situé place du Châtelet dans le 1er arrondissement. Il est sous la direction de Jean-Luc Choplin depuis 2007, et programme aujourd'hui principalement des opéras et des concerts classiques. Il accueille également depuis 2002 la cérémonie des Césars du cinéma. Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann, à la même époque que l'actuel théâtre de la Ville qui lui fait face de l'autre côté de la place du Châtelet. Il comptait alors 2500 places et était utilisé pour des représentations théâtrales. Il est inauguré le 19 avril 1862, en présence de l'Impératrice, avec Rothomago de d'Ennery, Clairville et Monnier. Sur son plafond figurent neuf cartouches, chacune comportant l'un des mots suivants : danse, opéra, féerie, musique, drame, tragédie, comédie, vaudeville et pantomime.
Le Théâtre de la Ville
Le théâtre de la Ville–Sarah-Bernhardt est un théâtre parisien situé 2, place du Châtelet dans le 4e arrondissement. Le théâtre de la Ville est devenu à partir du début des années 1980 un lieu majeur de promotion et de reconnaissance internationale de la danse contemporaine et de ses jeunes créateurs. Il possède également, depuis 1996, une seconde salle dans le nord de Paris, le théâtre des Abbesses. Le théâtre de la Ville a été dessiné par l'architecte Gabriel Davioud dans le cadre de la restructuration de Paris faite par le baron Haussmann. Il fut édifié entre 1860 et 1862 sur le même plan que le théâtre du Châtelet qui lui fait face, en remplacement de l'ancienne salle du Théâtre-Historique du boulevard du Temple. Il offre une capacité de 1 000 places.
La Fontaine du Palmier
Œuvre de Bralle, la Fontaine aux Lions, dite de la Victoire ou du Palmier fut édifiée en 1808 au centre de la place initiale du Châtelet. Lorsque celle-ci fut agrandie et transformée sous le Second Empire. Le monument entier d’un poids de 24 tonnes fut posé sur des rails et déplacé le 21 avril 1858, en 27 minutes, de 12 mètres vers l’ouest afin de se trouver au centre de la nouvelle place. On le jucha sur un piédestal décoré de sphinx. Il porte en haut une copie de la Victoire initiale de Boizot, l’original étant au Musée Carnavalet. En bas on trouve, la Foi, la Force, la Loi et la Vigilance, par Boizot. Sa hauteur est de 22 mètres.
Au loin
La Tour Saint-Jacques
Bien connue des Parisiens, la tour Saint-Jacques (58 mètres) est un point de repère aisément reconnaissable. Il l'était aussi pour les pèlerins de Saint-Jacques, qui prenaient ici la route de Compostelle. Cette tour n'est autre que l'ancien clocher de l'église Saint-Jacques-la-Boucherie dont la construction fut entreprise en 1508 par Jehan de Felin et achevée en 1522. Au sommet avait été placée une grande statue de saint Jacques, montrant le chemin aux pèlerins. Les donateurs sont généreux - notamment la corporation des bouchers - et les tailleurs de pierre y sculptent une ornementation particulièrement riche. Seule la base de la tour, prise dans la maçonnerie des bas-côtés et des maisons voisines, reste brute de taille. La Révolution française malmena particulièrement l'église. La charpente de la tour fut brûlée pour libérer les cloches qui, en tombant, fracassèrent les voutes. Puis l'édifice religieux fut vendu et son nouveau propriétaire s'empressa de le démolir en 1797, à l'exception de la tour qui avait trouvé grâce à ses yeux. Un marché de friperie s'installa en 1824 à l'emplacement de l'église et le sommet de la tour fut loué à un fondeur de plomb. Tirant un parti ingénieux de l'endroit, ce dernier prélevait le plomb et fusion et, du sommet, le précipitait dans un baquet d'eau situé à la base de l'édifice. Rachetée en 1836 par la Ville de Paris, la tour fut restaurée en 1852 par Ballu, qui fit replacer les statues du sommet et les saints dans les niches. Quelques années plus tard, lors des grands travaux haussmanniens, la base de la tour, placée sur une butte, fut reprise en sous-oeuvre puis entourée de marches. Une station météorologique partage actuellement le sommet de l'édifice avec quelques faucons crécerelles qui y ont élu domicile. Le dernier ravalement date de début 2009.
Le bus tourne à droite sur le Pont au Change.
Le Pont au Change
Après la disparition au IXème siècle, lors d’une incursion des Normands, du Grand-Pont primitif datant du temps des Romains, Charles le Chauve ou plus probablement Robert le Pieux (996-1031) fit construire, pour le remplacer, un pont que l’on plaça un peu plus en aval, soit dans l’axe de la rue Saint-Denis (voir fiche) dont l’importance grandissait avec le développement de la riche abbaye de Saint-Denis et celui de la foire du Lendit. Détruit par les inondations en 1280, il le fut à nouveau en 1296. On le reconstruisit en bois, comme antérieurement, mais un peu obliquement. Ce nouveau pont appelé Pont-du-Roy, fut habité à partir de 1305 par des orfèvres et des changeurs, d’où le nom de Pont-aux-Changeurs à la fin du XIVème siècle. Ce pont était emprunté pour aller à Notre-Dame lors des entrées solennelles des souverains. Les oiseliers étaient alors tenus de lâcher au passage du cortège, 200 douzaines d’oiseaux en contrepartie de l’autorisation qui leur avait été donnée de tenir leur commerce sur ce pont les dimanches et jours de fêtes. La destruction du Grand-Pont en 1296, ayant isolé les moulins situés dans la rivière à côté de lui, on construisit à quinze mètres en aval, une passerelle chargée de les desservir. Cette passerelle fut emportée en 1596 par une crue violente, mais fut reconstruite en 1598, plus près du Grand-Pont. On l’appela Pont-aux-Oiseaux. Le Pont-aux-Changeurs fut endommagé le 30 janvier 1616 par une forte crue de la Seine. Le Pont-aux-Oiseaux quant à lui brûla dans la nuit du 23 au 24 octobre 1621 avec la cinquantaine de maisons qu’il portait. Tous deux furent alors remplacés par un pont unique construit de 1639 à 1647 et auquel le nom de Pont-au-Change fut donné. Ce très beau pont de pierre était bordé de maisons à cinq étages. Celles-ci disparurent en 1786. Il a entièrement été reconstruit entre 1858 et 1860 de façon à se trouver exactement dans l’axe du boulevard du Palais.
On arrive sur l’Île de la Cité.
Le Tribunal de Commerce
Le tribunal de commerce recouvre l’emplacement des églises Saint-Barthélémy et Saint-Pierre des Arcis. Il était situé antérieurement au premier étage du Palais Brongniart et a été installé ici en 1865 dans un immeuble spécialement construit pour lui, de 1860 à 1865, par l’architecte Bailly. Sa façade principale, située sur le boulevard du Palais, est divisée en cinq parties limitées par des pilastres composites. Celle sur le quai de Corse est décorée de statues allégoriques. Son dôme octogonal, haut de 42 mètres, de style Renaissance, inspiré de celui de Brescia, a été décalé du centre de cet édifice afin de se trouver dans l’axe du boulevard de Sébastopol et ainsi faire le pendant à la gare de l’Est. Le conseil de préfecture et celui des prud’hommes sont installés dans ce même bâtiment. Le Tribunal de commerce remplace, en plus des églises citées plus haut, le bal du Prado, un magasin de quincaillerie « Aux Forges de Vulcain » fondé en 1809 et, un peu plus loin, le Café Thémis où se rencontraient plaideurs et avocats.
 
23 Cité-Palais de Justice
 
Arrêt 2, boulevard du Palais
 
La Tour de l’Horloge
A l'angle du boulevard du Palais et du quai de l'Horloge, la tour de l'horloge du Palais de Justice dresse ses 47 mètres. Sur la façade du côté du boulevard du Palais, elle est ornée de la première horloge publique de Paris. Elle a été installée pour tenter de substituer au temps imprécis des cadrans solaires, celui, plus régulier des horloges. En 1370, Charles V fit construire l’horloge monumentale restaurée de nombreuses fois et en 2012 pour la dernière fois. L'ingénieur opticien Chevalier occupa le rez-de-chaussée et le premier étage de la tour. A sa porte se trouvait un grand thermomètre que les Parisiens venaient consulter. En 1891, l’heure locale qui faisait que Brest avait 49 minutes d’avance sur Strasbourg, fut abandonnée et ce fut l’heure parisienne qui prévalut. Toutefois les Allemands imposèrent, durant l’occupation une heure GMT + 2 et pendant cette période il y avait une heure de décalage en la France occupée et la France libre. C’est de cette époque que date également l’expression : « Se faire appeler Arthur », car, le couvre-feu étant fixé à 8 heures, et l’expression allemande étant « Acht Uhr », celle-ci a été transposée en français pour signifier que l’on se faisait rappeler à l’ordre (si l’on ne respectait par le couvre-feu de 8 heures)
 
La Conciergerie
La Conciergerie est le principal vestige de l’ancien Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du Xe au XIVe siècle et qui s’étendait sur le site couvrant l’actuel Palais de justice de Paris. De nos jours, l’édifice longe le Quai de l’Horloge, sur l’Île de la Cité, dans le Ier arrondissement de Paris. Il fut converti en prison d’État en 1370, après l’abandon du palais par Charles V et ses successeurs. La prison occupait le rez-de-chaussée du bâtiment bordant le quai de l’Horloge et les deux tours ; l’étage supérieur était réservé au Parlement. La prison de la Conciergerie était considérée pendant la Terreur comme l’antichambre de la mort. Peu en sortaient libres. La reine Marie-Antoinette y fut emprisonnée en 1793.
 
Le Palais de Justice
Sur le site du Palais de justice s'étendait autrefois le Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du xe au xive siècle et dont il ne reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte Chapelle. Lorsque le roi Charles V décida de quitter le Palais de la Cité pour l'hôtel Saint-Pol ; la royauté y maintient son administration : Parlement de Paris, Chambre des comptes et Chancellerie. La vocation judiciaire du lieu s'annonçait. Le Palais eut à subir plusieurs incendies. En 1601, la salle des pas-perdus fut touchée et la collection des statues en bois des rois de France fut détruite. En 1618, la Grand'Salle fut ravagée et sa reconstruction fut confiée à Salomon de Brosse. En 1630, c'est la flèche de la Sainte Chapelle qui est victime du feu puis la Cour des comptes subit le même sort en 1737. En 1776, sous le règne de Louis XVI, un incendie consuma la partie s'étendant entre la Conciergerie et la Sainte Chapelle. Le Palais de justice prend une nouvelle dimension politique sous la Restauration. Les affaires judiciaires ne cessant d’augmenter, la Monarchie de Juillet lance un vaste programme d’agrandissement du Palais. Louis-Philippe ne verra cependant pas l’achèvement des travaux, à cause du déclenchement de la Révolution de 1848 et c’est sous Napoléon III que ceux-ci vont trouver enfin leur rythme de croisière.
 
La Place Louis Lépine/Rue de Lutèce
La rue de Lutèce, qui ressemble plutôt à une place est un vaste quadrilatère bordé par le boulevard du Palais à l’ouest avec le Palais de Justice en perspective, la Préfecture de police au sud, le Tribunal de Commerce et la Place Louis Lépine où se tient le Marché aux oiseaux, au nord. La rue de Cité en limite la partie est avec de l’autre côté de celle-ci, l’Hôtel-Dieu. Cette rue résulte d’une ordonnance de juin 1787, prescrivant la formation d’une place semi-circulaire, la Place du Palais. Elle jouxte le Marché aux Fleurs. En 1906 les fouilles du Métropolitain ont fait découvrir, rue de Lutèce, près de la façade septentrionale de la caserne de la Cité, une construction romaine avec hypocaustes. La bouche de métro de la station « Cité » débouche sur cette rue.
 
La Saint-Chapelle
De la forteresse médiévale rebâtie par Saint-Louis autour de la chapelle palatine et aménagée par ses successeurs immédiats, il ne reste pas grand-chose. La Cité n’est plus le séjour des rois depuis 1417, et les administrations royales qui vont l’occuper jusqu’à la Révolution adaptent les lieux à leurs besoins. Tout au long du 19e siècle, la Cité sera un immense chantier, qui mettra en œuvre tous les vocabulaires architecturaux (façades néo-gothique de part et d’autre de la tour de l’Horloge). Au cœur même de cet ensemble, la Sainte-Chapelle est un édifice qui intéresse particulièrement notre sujet : haut lieu de la monarchie, symbole religieux du pouvoir royal héritier de la couronne du Christ tenue autrefois dans son trésor, l’aristocratie du début du 19e siècle n’aura de cesse que d’en rétablir la splendeur. Jean Baptiste Lassus, Eugène Viollet-le-Duc et Félix Duban seront désignés pour mener à bien cette tâche, qui sera l’un des premiers grands chantiers de restauration d’un monument historique. Les architectes y développeront une approche interventionniste, qui vise à restituer des parties disparues, en se basant sur des conjectures parfois très incertaines qui vont jusqu’à recréer un nouvel édifice. Viollet-le-Duc, qui dirigera avec Lassus les travaux de restauration, en fera d’ailleurs une profession de foi, en développant l’idée de restauration/recréation. La sacristie du chapitre de Notre-Dame (Salle du Trésor) construite au sud du choeur et la construction de la flèche de croisée, la restitution du mobilier sont des mises en pratique de cette théorie. On doit en reconnaître la qualité, qui démontre, malgré quelques réserves, une profonde connaissance du style gothique.
 
Le Quai des Orfèvres
Le quai des Orfèvres se trouve entre le pont Saint-Michel et le Pont-Neuf. Il mesure un peu moins de 400 mètres de long. Il a été créé sous le nom de rue Saint-Louis en 1623, mais il y avait alors des maisons sur le bord de la Seine. Le nom provient de celui des orfèvres qui occupaient les maisons de cette rue. Voltaire est né en 1694 dans une des rues disparues à l’occasion de l’agrandissement du quai. Les bâtiments du bord de l’eau ne furent démolis qu’en 1810. Les agrandissements successifs du Palais de Justice furent effectués de 1843 à 1907. Au 36 se trouve la Préfecture de Police fondée le 28 pluviôse an VIII. Il y a également un musée historique de la préfecture de police.
 
Le bus traverse le Pont Saint-Michel et après la Place Saint-Michel s’engage dans le boulevard éponyme.
Le Pont Saint-Michel
Ce pont date de 1378, et a été reconstruit plusieurs fois, dont en dernier lieu en 1857. Le pont actuel est constitué de trois arches de 17,20 mètres chacune, et large de 30 mètres. La construction du pont en pierre fut décidée en 1378 par le Parlement de Paris après accord avec le chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le prévôt de Paris, ainsi que les bourgeois de la ville. Son emplacement fut fixé en aval du Petit-Pont, dans l'axe de la rue Saint-Denis, du Grand-Pont sur la rive droite et de la rue de la Harpe sur la rive gauche. Ceci permettant une traversée directe de l'île de la Cité. Le prévôt de Paris d'alors, Hugues Aubriot, fut chargé de la maîtrise d'ouvrage financée par le roi. La construction s'étala de 1379 à 1387. Une fois terminé, l'ouvrage fut nommé par les Parisiens Pont-Neuf (à ne pas confondre avec l'actuel Pont-Neuf), Petit-Pont-Neuf ou Pont Saint-Michel dit le Pont-Neuf. Chose habituelle au Moyen Âge, le pont fut rapidement loti de maisons qui furent emportées, ainsi que le pont, par la Seine en 1408. En raison des difficultés connues par le royaume de France pendant la guerre de Cent Ans, le pont fut reconstruit immédiatement en bois. Ce matériau étant bien moins résistant que la pierre du pont précédent, le Parlement de Paris décida d'allouer en 1444 les recettes d'amendes à la réfection du pont. L'aspect de ce second pont nous est connu au travers d'une miniature présente dans les Heures d'Étienne Chevalier de Jean Fouquet. Elle nous révèle un pont reposant sur de hautes piles de bois ainsi que des maisons de bois, torchis ou plâtre ayant la particularité de toutes posséder un seul et unique toit courant sur toute la longueur du pont. Ses concepteurs sont Paul-Martin Gallocher de Lagalisserie et Paul Vaudrey. Courant 2009 et 2010, la Ville de Paris a réalisé des travaux de remplacement des garde-corps en pierre de l'ouvrage. La carrière d'où provenaient les balustrades originelles n'étant plus exploitée, la pierre de substitution retenue provient des carrières de Comblanchien (Côte-d'Or).
 
La Fontaine Saint-Michel
La fontaine Saint-Michel est une fontaine située dans le 6e arrondissement, au croisement du boulevard Saint-Michel et de la place Saint-André-des-Arts. Elle a la particularité d'occuper à elle toute seule un pan entier de façade. La fontaine Saint-Michel fait partie elle aussi du plan d'aération de la ville prévu par Haussmann sous Napoléon III. Le percement du boulevard Saint-Michel dans l'axe de la Sainte-Chapelle entraînait la création d'une place au débouché du pont Saint-Michel, Haussmann a ordonné la mise en place de cette fontaine afin de combler l'angle entre la boulevard Saint-Michel et la place Saint-André-des-Arts et donner un débouché visuel à la perspective du boulevard du Palais.
 
24 Saint-Michel-Saint-Germain
 
Arrêt 10, boulevard Saint-Michel
On coupe le boulevard Saint-Germain
Le Square de Cluny
Le jardin de Cluny se trouve dans le cinquième arrondissement. Il donne sur le boulevard Saint-Germain, devant les ruines de l’abbaye de Cluny et des Thermes gallo-romains. Une autre entrée se trouve rue du Sommerard. Le jardin médiéval  créé en 2000 est une création contemporaine d’inspiration médiévale réalisée par les paysagistes  Éric Ossart  et Arnaud Maurières. Nulle trace ne subsistait du jardin urbain de l'hôtel des abbés de Cluny au xve siècle, bien que son emprise précise demeure toujours parfaitement identifiable à partir de nombreux plans et documents d'archive. En ce sens, le jardin contemporain, qui place son axe perpendiculaire à celui du corps de logis, exprime l'exact contraire du parti médiéval, qui avait un petit jardin, dont l'axe était parallèle au corps de logis.
Les Thermes de Cluny
Le long du boulevard Saint-Michel, à l’angle du boulevard Saint-Germain, on peut voir un grand bâtiment de pierre et de brique. Ce sont les Thermes de Cluny : construits au 1er et 2ème siècles, à l’époque de Lutèce. C’étaient les thermes les plus vastes de tout le nord de la Gaule. En effet, ils mesuraient cent mètres sur soixante-cinq. L’eau était acheminée par un aqueduc situé entre Rungis et Wissous, au sud de Paris. Lorsque l’on visite le Musée du Moyen Âge, on peut pénétrer dans le frigidarium dont les voûtes sont d’une hauteur remarquable. On voit ensuite le caldarium, puis, plus bas, l’endroit où était stocké le bois de chauffage ainsi que les égouts.
 
25 Les Ecoles
 
Arrêt 38, boulevard Saint-Michel
 
40-44 Lycée Saint-Louis
Le lycée Saint-Louis est un établissement public local d'enseignement situé au 44 boulevard Saint-Michel, dans le 6e arrondissement de Paris (Quartier latin). Il a comme particularité d'être le seul lycée français public exclusivement consacré aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). De plus, les classes sont exclusivement scientifiques à l'exception de la classe ECS.
 
Place de la Sorbonne
La place est ouverte en 1639 et doit son nom à l'université de la Sorbonne à laquelle elle mène. Pendant la Révolution française, elle fut renommée place Chalier. Lieu symbolique depuis les événements de Mai 68, la place de la Sorbonne est devenue un endroit de protestation étudiante, notamment lors du mouvement contre le contrat première embauche en 2006 où elle fut littéralement interdite d'accès pendant plusieurs jours et littéralement verrouillée par des murs mobiles. La place de la Sorbonne a été le lieu de fouilles de maisons gallo-romaines. Ces vestiges sont emblématiques des habitats découverts ces dernières années à Lutèce. Au début du Haut-Empire, il s’agit de constructions de bois et torchis soigneusement enduits avec des toits de chaume et des sols d’argile damée. A la fin du 1er siècle après J.-C. la maçonnerie se développe. Beaucoup de ces maisons en dur bénéficient alors des sols en béton, d’adduction d’eau, d’hypocaustes (système de chauffage par le sol développé à l’époque romaine dans les thermes et les habitations privées) et de peintures murales, traduisant la prospérité de la population urbaine.
Sur la place une fontaine et la statue d’Auguste Comte.
La Sorbonne
La Sorbonne occupe un vaste rectangle compris entre les rues des Ecoles, de la Sorbonne, Victor Cousin, Cujas et Saint-Jacques. Ce haut lieu de la culture, qui abrite aujourd'hui le siège des universités Paris I et Paris IV, a des origines modestes. En 1254, Robert de Sorbon, fonde grâce à Saint-Louis, le collège de Sorbon pour former à la théologie de pauvres maîtres et étudiants. Devenu célèbre, peu à peu agrandi, le collège sera le siège de la faculté de théologie de l'Université de Paris et le restera jusqu'à la Révolution. En 1626, Richelieu, qui en était le proviseur, entreprit de le reconstruire. Rendus vétustes et exigus, les bâtiments furent à nouveau rebâtis entre 1885 et 1901. La cour d'honneur est ornée d'un cadran solaire. La tour d'astronomie, haute de 45 mètres, domine la façade sur la rue Saint-Jacques. Elle abrite un observatoire méconnu, rénové durant l'été 1995, qui possède une superbe lunette de 153 millimètres utilisée pour observer la lune ou les planètes, objets suffisamment lumineux pour le pas être masqués par la lumière et la pollution ambiantes.
La Statue d’Auguste Comte
Créateur de la science sociale et de la philosophie positive fondée sur la raison et la foi dans le progrès, Auguste Comte incarne ces idées républicaines que la Troisième République tenta d’instituer en valeurs collectives. Une souscription pour l’érection d’un monument à sa mémoire est ouverte en 1899 à l’initiative de la Société positiviste d’enseignement populaire supérieur. Le monument est installé en 1902, place de la Sorbonne, dans ce quartier où le philosophe a vécu depuis son entrée à l’École polytechnique, en 1814, jusqu’à sa mort, rue Monsieur-le-Prince, en 1857. Rappelons également qu’il a habité au 5 de l’ancienne rue Neuve-Richelieu, aujourd’hui 7 place de la Sorbonne. La position initiale du monument sur la place, dans l’axe de la façade de la Sorbonne, confirmait symboliquement le rôle assigné à l’éducation. Le monument, œuvre du sculpteur Antonin Injalbert et de l’architecte Lemaresquier, accorde une place de choix aux figures allégoriques du piédestal : à droite, le Travailleur (intellectuel et manuel) fait pendant à l’Humanité reconnaissante qui présente la palme de la Gloire sous le buste du philosophe.
La Fontaine Soufflot
La fontaine Soufflot est située dans le sixième arrondissement, au carrefour du boulevard Saint-Michel, de la rue Soufflot, la rue Gay-Lussac et le rue de Médicis. C’est la place Edmond Rostand. Elle est l’œuvre de Gabriel Davioud et a été érigée ici en 1864. Elle a été complétée en 1884 d’un groupe statuaire composé d’une nymphe et d’un triton, œuvre de Georges Adolphe Crauk.
La rue Soufflot et le Panthéon
Cette rue va de la place du Panthéon au boulevard Saint-Michel. Elle mesure 265 mètres de long pour une trentaine de mètres de large. Elle a été ouverte en 1760 pour sa partie haute, jusqu’à la rue Saint-Jacques puis a rejoint le boulevard Saint-Michel en 1876. Elle porte le nom de l’architecte qui construisit le Panthéon entre 1754 et 1780.
Le Panthéon fut construit de 1764 à 1790, selon les plans de l’architecte Soufflot, en remplacement de l’ancienne église Sainte-Geneviève. Au 19e siècle, l’édifice est dédié tour à tour au culte catholique ou à celui des grands hommes. La Monarchie de Juillet, désireuse de prouver son inspiration libérale, reprend l’idée de la Constituante et fait inscrire au fronton la devise républicaine : «Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante» que le sculpteur David d’Angers (1788–1856) est chargé d’illustrer. Au centre du fronton, la Patrie distribue des couronnes que lui remet la Liberté, assise à sa droite. L’Histoire, assise à gauche, inscrit sur ses tables les noms des grands hommes, dignes de la reconnaissance nationale. On reconnaît au 1er rang, Malesherbes, Mirabeau, Monge et Fénelon. Au 2e, Lazare Carnot, Berthollet et Laplace. Au 3e, Louis David, Cuvier et Lafayette et, enfin, Voltaire et Rousseau assis, regards opposés. À droite du groupe central, un Bonaparte très républicain emmène une armée de soldats anonymes aux sons du tambour d’Arcole. En 1837, le gouvernement tente de faire supprimer l’effigie de Lafayette, ce que David refuse avec obstination, appuyé en cela par la presse libérale. Aussi le fronton est-il dévoilé sans cérémonie officielle. La composition d’un style presque naïf, où les figures sont aisément reconnaissables, témoigne du goût de David d’Angers pour un art didactique, moral et politique. Dès les années 1830, le fronton du Panthéon fixe ainsi une typologie des portraits commémoratifs qui inspirera les monuments de la seconde partie du siècle.
 
26 Luxembourg – Rue Gay-Lussac
 
Le Jardin du Luxembourg
Le jardin du Luxembourg (appelé localement le « Luco ») est un jardin privé ouvert au public, situé dans le VIe arrondissement. Créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis, il a fait l'objet d'une restauration dirigée par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin, sous le Premier Empire. Il s'étend sur 23 hectares animés de parterres de fleurs et de sculptures. Situés au cœur du quartier Latin de Paris, regroupés dans l'enceinte d'une grille dont les pointes sont recouvertes de feuille d'or, les jardins accueillent plusieurs bâtiments classés:
- Le palais du Luxembourg, Sénat, la chambre haute du Parlement, propriétaire du jardin dont il assure l'entretien.
- Le musée du Luxembourg, consacré à de grandes expositions temporaires d'art, réputées pour la qualité des œuvres présentées.
- L'Orangerie, située sur l'allée Delacroix, qui abrite une série de végétaux dits «d'orangerie», provenant du pourtour méditerranéen, que l'on retrouve dans la partie du jardin dite «à la française» à compter du 1er mai. L'été, l'Orangerie sert de salle d'expositions temporaires.
- L'ancien Hôtel de Vendôme, aujourd'hui occupé par l'Ecole Mines Paris Tech.
 
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2016