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LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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PARCOURS DANS LE PARIS MEDIEVAL - 4ème ARRONDISSEMENT
 
 
Le 4ème médiéval
 
 
 
Bien que les historiens ne soient pas tout à fait d’accord sur la date du début du Moyen Âge, ils s’entendent à peu près sur la date de fin. Nous retiendrons pour parler du Paris médiéval les dates suivantes : entre 500 et 1500. Nous allons donc tenter de retrouver les vestiges qui subsistent datant de cette époque. Aujourd’hui, nous sommes dans le quatrième arrondissement.
 
 
Nous sommes sur le parvis de Notre-Dame, près de l’entrée de la crypte archéologique.
Pour nous rendre sur ce parvis descendre à la station Cité (ligne 4) ou Saint-Michel (ligne C).
En bus les arrêts les plus proches sont :
47 - Cité – Parvis Notre-Dame
47 / 24 - Notre-Dame - Quai de Montebello
 
1163 - Face à vous, Notre-Dame,
dont la construction débuta en 1163 pour s’achever près de deux siècles plus tard. Son environnement originel n’était pas aussi vaste. Le parvis était très restreint – environ six fois plus petit qu’aujourd’hui. On approchait de la cathédrale par un dédale de ruelles bordées de chapelles et de maisons à pans de bois. Lors de sa restauration par Viollet Le Duc, au XIXème siècle, décision fut prise de démolir tout ce qui pouvait gêner la vue. Aujourd’hui, on peut remarquer au sol, des lignes de pavés ocre qui marquent l’emplacement des anciennes ruelles et des dix-sept chapelles. On admire aussi le plan de la cathédrale Saint-Etienne. Le nom des chapelles est gravé sur les dalles : Le Gros Tournoy, L’Agnus Dei, La Marguerite, la Croix-de-Fer…
Quelques événements médiévaux à Notre-Dame, qui se sont donc déroulés entre le début du XIIIème et la fin du XVème siècle :
    En 1229, le jeudi saint, Raymond VII de Toulouse y fait amende honorable.
    Saint Louis, y dépose la couronne d'épines du Christ en 1239, en attendant l’achèvement de la construction de la Sainte-Chapelle.
    Philippe le Bel y ouvre les premiers États généraux du Royaume de France en 1302
    Couronnement du roi Henri VI d'Angleterre en 1431, vers la fin de la Guerre de Cent Ans (1337-1453), à l’âge de dix ans. Il ne fut jamais reconnu. Charles VII avait déjà été couronné roi de France en 1429 à Reims.
    En 1447, Charles VII célèbre par un Te Deum la reprise de Paris.
    Ouverture du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc en 1456
 
L’Hôtel-Dieu créé en 651, reconstruit en 1164.
Au 1 de la Place du Parvis-Notre-Dame se trouve l'hôpital de l'Hôtel-Dieu. Fondé au cœur de l'île de la Cité, au VIIème siècle par Saint Landry, évêque de Paris, l'Hôtel-Dieu est le plus vieil hôpital de Paris et l'un des premiers à avoir vu le jour en France, voire en Europe occidentale. Ravagé par un incendie en 1772, l'ancien Hôtel-Dieu se trouvait à l'emplacement du square Charlemagne. Les bâtiments actuels construits à l'instigation du baron Haussmann et inaugurés par le président Mac-Mahon, datent de la fin de XIXème siècle. A l'origine, l'Hôtel-Dieu était un simple refuge pour pèlerins, malades de tout sexe, de tout âge, de toute nation et de toute religion, infirmes, vieillards et mendiants. On y soignait davantage l'âme que le corps, et les malades étaient entassés à trois ou quatre par lit, voire plus, au point que l'Hôtel-Dieu formait un dangereux foyer d'infection en plein centre ville. En 1656, Louis XIV transforma ce lieu de miséricorde en un hôpital général. Bâti le long de la Seine, qui lui fournit longtemps son eau potable et lui servit tout à la fois de laverie et d'égout, l'hôpital n'a cessé de grandir au cours des siècles. Pendant la Révolution, il fut rebaptisé « Grand Hospice d'Humanité de Paris » et rattaché, en 1849, à l'Assistance publique. Les soins, jusqu'au 15 janvier 1908, date de l'application des lois de séparation de l'église et de l'état, furent dispensés par les Soeurs Augustines, réputées pour leur sens de l'organisation. Reconstruit entre 1864 et 1877, l'Hôtel-Dieu bénéficia des nouvelles tendances hygiénistes de l'époque, comme la circulation de l'air pour empêcher la propagation des miasmes et l'évacuation des matières infectantes.
 
La crypte archéologique, IVème siècle.
La crypte présente de nombreux vestiges situés au sud de l'île de la Cité, cœur historique de Paris. On peut y observer plusieurs éléments d'époque gallo-romaine, comme un tronçon du mur du quai du port antique de Lutèce, un établissement de bains publics  gallo-romain dont il subsiste le système de chauffage par hypocauste, et une partie du mur d'enceinte du début du IVème siècle. Du Moyen Âge, subsistent le sous-sol de l'ancienne chapelle de l'Hôtel-Dieu  ainsi que les fondations des maisons de la rue Neuve-Notre-Dame. Du XVIIIe siècle, il reste les fondations de l'Hospice des Enfants-Trouvés. Du XIXe siècle, il subsiste le tracé des égouts haussmanniens.
 
L’emplacement de l’échelle de justice, XIIème siècle
Ici au XIIème siècle, les évêques, puis les archevêques avaient leur échelle de Justice. Les condamnés venaient faire amende honorable en s’agenouillant au pied de cette échelle. Têtes et pieds nus, en chemise et la corde au cou, portant dans une main un cierge de cire jaune, et sur la poitrine et le dos, une double pancarte mentionnant leur crime, ils faisaient publiquement l’aveu de leur forfait et imploraient l’absolution. C’est ainsi qu’en mars 1314, Jacques de Molay, Grand-maître des Templiers, entendit le décret du pape le condamnant à être brûlé vif. Parmi les détenus célèbres: l’assassin du roi Henri IV, Ravaillac, La Brinvilliers, célèbre empoisonneuse sous louis XIV, le brigand Cartouche. Cette échelle de justice fut enlevée à la Révolution. Au dessous, un escalier béant s’enfonce sous la chaussée. Les bruits s’éloignent; c’est le silence. Les ruines de Lutèce gisent dans la pénombre de leur sarcophage de béton, aménagées sous le parvis. La crypte archéologique la plus grande au monde, condense 2000 ans d’histoire de Paris: un bout de quai gallo-romain, de gros blocs de remparts datant du IVe siècle, les sous-sols de l'ancienne chapelle de l'Hôtel-Dieu, les restes médiévaux de la rue Neuve Notre-Dame, les fondations de l'hospice des Enfants-Trouvés et le tracé des égouts haussmanniens.
 
Prendre la rue du Cloître-Notre-Dame, à gauche de la cathédrale.
 
La rue du Cloître-Notre-Dame
La rue du Cloître-Notre-Dame comprise entre le Parvis et la rue Chanoinesse était incluse dans le cloître de la cathédrale.
La maison du 14, est une maison de chanoine. Elle fut celle d'Edme Picot, chancelier de Notre-Dame, et partant de l’Université de Paris. Il fut aussi le confesseur de la marquise de Brinvilliers après qu’elle eut été arrêtée en 1676.
Au 16 se trouve la Maison du Chanoine Feydeau, dont la famille fut riche en magistrats et hommes de lettres célèbres. Ce fut, plus tard, le presbytère de la petite chapelle Saint-Jean-le-Rond. C'est la plus pittoresque des maisons de chanoines qui existent encore.
Au 18, au fond d'une ruelle une ancienne maison de chanoine qui fut ensuite bureau des Aides. La porte principale du cloître se trouvait à sa hauteur.
 
Le Cloître Notre-Dame – XIIIème siècle
Le Cloître-Notre-Dame était un ensemble qui n’avait rien de commun avec les cloîtres ordinaires des monastères. Il constituait une véritable petite cité tout à fait à part, entourée d’un mur d’enceinte, avec ses rues, ses maisons et ses jardins. Là, vivaient les chanoines de Notre-Dame que nul bruit ne venait troubler. En effet, dans ce petit enclos tranquille, pas de tavernes, pas d’ouvriers, pas d’artisans et, après 1354, pas de femmes, si ce n’étaient les matrones gardes-malades. L'accès au cloître Notre-Dame, contrôlé par quatre portes que l'on fermait la nuit, était interdit aux personnes étrangères à la communauté des chanoines et notamment aux femmes. Cet enclos canonial était constitué de propriétés exemptées d’impôt en vertu d’un édit de Charlemagne. Les nobles ont obtenu au xve siècle le droit de louer les maisons des chanoines, avec pour bénéfices l'immunité face à la justice du roi et l’exemption fiscale. Les quatre portes étaient positionnées à hauteur de la tour nord de la cathédrale, vers le chevet de l’église à hauteur de la fontaine de la Vierge, au débouché de la rue des Chantres sur la rue des Ursins et à l’angle de la rue Chanoinesse et de la rue de la Colombe. Les maisons, au nombre de 37 au XIIIème siècle se transmettaient de chanoine en chanoine. Lorsque l’un d’eux mourait, sa famille n’avait que quinze jours pour disposer du contenu, après ce délai, la maison était réparée par le chapitre et revendue aux enchères à un autre chanoine.
 
Le Portail Nord – 1260 -
Cette magnifique façade est l’œuvre de Jean de Chelles, vers 1260. Son trumeau est orné de la véritable Notre-Dame-de-Paris, unique statue datant de l’origine, soit vers 1260, œuvre d’un inconnu. La Vierge portait jadis l’enfant Jésus dans ses bras, seul morceau qui fut brisé sous la Révolution. On voit, sous ses pieds un animal symbolisant Satan, aux tympans, de bas en haut, des scènes de l’enfance de Jésus (la Nativité, la Présentation, le Massacre des Innocents…) et la légende du diacre Théophile qui a vendu son âme au diable – la Vierge arrache le contrat et, tout en haut, un évêque fait le récit de l’événement. Ce portail, postérieur d’un siècle aux trois portails de la façade, est bien différent de ceux-ci par la présence de gables, pinacles, clochetons, caractéristiques du style gothique.
 
La Porte Rouge – 1250 –
La porte Rouge, porte de communication privée entre la cathédrale et l’ex-enclos des chanoines, œuvre de Pierre de Montreuil date des environs de 1250. Elle présente, en tympan, Saint Louis et sa femme, la reine Marguerite de Provence, agenouillés devant la Vierge couronnée. Aux voussures, des sculptures relatives à la vie de Saint-Marcel.
 
Face au débouché de la rue Massillon, le mur extérieur de Notre-Dame présente une série de sept bas-reliefs encastrés datant de la fin du XIIIème siècle. Ils sont relatifs à la Vierge : la Mort, l’Ensevelissement, la Résurrection, etc. Ces bas-reliefs n’ont pas leurs symétriques sur la face sud de la cathédrale, ce qui laisse penser qu’ils étaient là comme images pour l’instruction des écoliers du cloître.
 
Tourner à gauche rue Massillon
 
La rue Massillon possède au 8 l’Hôtel Roger de Gaillon depuis 1455, reconstruit en 1740.
 
Tourner à gauche dans la rue Chanoinesse
 
La rue Chanoinesse – 750-1000
La rue Chanoinesse d’origine - elle date de l’époque carolingienne (750-1000) - allait de la rue du Cloître-Notre-Dame à la rue de la Colombe. Elle fut de tout temps la rue centrale du Cloître-Notre-Dame. Cette rue ne possède pas de lieu antérieur à 1500 mais les 22 (restaurant au Vieux Paris de 1594) et 24 (1512) abritent des bâtiments du XVIème siècle. Ce sont d’anciennes maisons de chanoines dont divers aspects sont remarquables : portes, bornes de l’entrée, voûte, cour, mansarde, escalier, grille de marchand de vin, portail, cour avec logette pour un puits, couloir, seconde cour. De plus, une très belle glycine habille les façades.
 
Tourner à droite dans la rue de la Colombe
 
La rue de la Colombe – 1223– Enceinte 276 -
Une inscription indique que la double raie pavée au sol représente l’emplacement et l’épaisseur de la première enceinte de Paris, celle de Lutèce, élevée en 276 lors de la grande invasion des Barbares. On trouve un peu plus loin une très ancienne taverne : « La Réserve de Quasimodo ». Cave de 1223, Taverne de 1240. On peut remarquer à cet endroit une forte dénivellation qui marque la descente vers l’ancien niveau de la Seine. C’est là que se situait le Port Saint-Landry.
 
Prendre à droite la rue des Ursins.
 
La rue des Ursins – 1321 - 1116
Cette rue s’appelait en 1321 la rue du Port Saint-Landry, tout proche, puisqu’il se trouvait en contrebas de la rue de la Colombe.
Dans un hangar situé au fond de la cour de l’immeuble du 19 rue des Ursins et à gauche se trouvent des vestiges de la chapelle Saint-Aignan, fondée vers 1116 et encastrée entre les rues des Ursins et Chanoinesse. C’est dans cette chapelle que Saint-Bernard vint souvent prier et gémir « sur la vie dissolue des étudiants qui préféraient ouïr le cliquetis des ceintures dorées et des boucles de ribaudes au corps gent plutôt que des psalmodies des moines ». Cette chapelle, vendue en 1791, fut partagée en deux propriétaires. La moitié où se trouvait son entrée subsiste.
Monter les escaliers à gauche situés en face de la vraie-fausse maison médiévale.
 
On se retrouve sur le Quai aux Fleurs. Au 9 se situe l’emplacement de :
 
La maison d’Héloïse et Abélard - 1118
Maintes fois contée, l’histoire d’Héloïse et d’Abélard a élevé ses acteurs au rang de personnages mythiques. Ces Roméo et Juliette parisiens se connurent dans l’île de la Cité. Nantais d’origine, Abélard gagna Paris en 1100 pour y suivre l’enseignement de Guillaume de Champeaux. Devenu lui-même professeur de renom, il accéda bien volontiers à la requête d’un chanoine de Notre-Dame, Fulbert, lui demandant de donner quelques leçons à sa nièce, Héloïse. La jeune fille était alors âgée de 18 ans alors qu’Abélard en avait 39, mais cela n’empêcha pas l’élève et son professeur de tomber éperdument amoureux l’un de l’autre.
 
Traverser le pont Saint-Louis et se diriger vers le pont Louis-Philippe en passant pas la rue Joachim du Bellay.
 
Bien que l’île Saint-Louis soit très ancienne, la plupart des constructions datent du XVIIème siècle.
 
L’île Saint-Louis - 867
Avant son urbanisation, le site actuel de l’île Saint-Louis s’est appelé l’île Notre-Dame. Elle est donnée par le roi Charles le Chauve à l’évêque de Paris en 867. Les chanoines de Notre-Dame en récupèrent la propriété peu après. L’île est reliée à la rive gauche du fleuve par une passerelle à l’emplacement de l’actuel pont de la Tournelle. Elle sert essentiellement de zone de pâturage et d’entrepôt, mais également parfois à certaines cérémonies parisiennes. Au XIIIe siècle, lorsque Paris est fortifié par l’enceinte de Philippe Auguste, un chenal coupe en deux l’île actuelle, alors inhabitée, dans le prolongement des murs d’enceinte. La partie ouest (à peu près les deux tiers) est appelée île Notre-Dame, et la partie est île aux Vaches.
 
Traverser le pont Louis-Philippe et prendre en face à gauche la rue des Barres.
 
La rue des Barres - 1152
Le nom de cette vieille rue provient de celui d’un lieu-dit mentionné en 1152, nom lié, soit à la barrière de l’enceinte du XIème siècle, soit à des barrières établies près de la Seine. Du 2 au 10, ce fut successivement l’Hôtel des Barres construit en 1250 et acheté en 1362 par l’abbaye de Saint-Maur, puis au XVIIème siècle, l’Hôtel de Charny.
 
Entrer dans l’église par le chevet.
 
L’église Saint-Gervais Saint-Protais début en 1494
Bâtie sur les fondations du premier bâtiment connu rive droite  à Paris, à savoir une basilique  dont on trouve l'existence dès la fin du ive siècle, elle constitue de ce fait la plus ancienne paroisse  sur la rive droite de la Seine. La façade présente la particularité exceptionnelle de disposer des colonnes des 3 ordres : dorique  au rez-de-chaussée, ionique  au premier étage, corinthien  au second étage. Le duo des saints, Saint Gervais et Saint Protais  est très populaire à l'époque de la fondation de cette église, et on compte de nombreuses fondations d'églises sous leur invocation au cours de cette période (aux alentours du xvie siècle). La construction de l'église actuelle, commencée en 1494, s'est déroulée sur une période de 150 ans environ. Même si l'architecture de l'église Saint-Gervais est d'aspect globalement gothique, la façade des architectes Salomon de Brosse  et surtout Clément II Métezeau, achevée en 1621, est inspirée par le classicisme  français.
 
En sortant de l’église, prendre à droite la rue François Miron jusqu’au 44.
 
La rue François Miron - 138
Cette rue, jadis début de la grande voie romaine de Paris à Chelles et Sens par la rive droite de la Seine est le résultat de l’union de plusieurs rues à partir du XIIème siècle.
2 – Emplacement de l’ancien cimetière gallo-romain dont l’utilisation est avérée à dater de 138.
13 – Maison du XVème siècle, une des plus belles maisons à pignon de Paris, curieuse par son encorbellement sur la rue Cloche-Perce.
44 – Le cellier de cette maison date du XIIème siècle. Il s’agit de la Maison d’Ourscamp
Ces hautes maisons aux murs à pans de bois apparents sont attestées au début du XVème et pourraient dater, dans leur état primitif, du XIVème. Elles ont subi plusieurs modifications. Le pignon en saillie du 13 a été écrêté au XVIIème, par crainte d’effondrement. Les maisons furent recouvertes d’un enduit en 1607 afin d’éviter la propagation des incendies.
 
Revenir vers la rue Cloche Perce et la prendre à droite. Traverser la rue de Rivoli.
 
La rue Cloche-Perce – 1250
La rue est créée en 1250  sous le nom de « rue Renaut-le-Fèvre » (Renaut le fabricant), du nom d’un artisan qui tenait une échoppe dans cette rue. Elle prend le nom de « rue de la Grosse-Margot » en 1660, avec plusieurs raisons possibles :
    soit la reine Margot y avait une liaison ;
    soit, d’après Sauval, l’origine du nom serait celui d’un cabaret dans cette rue.
Le nom de rue Cloche-Perce lui est donné au xviiie siècle. L’origine du nom est sujet à débat, venant d’une cloche servant d’enseigne, soit qui aurait été percée, soit qui aurait été de couleur bleu perse.
 
Tourner à gauche dans la rue du Roi-de-Sicile et aller tout droit jusqu’à la rue des Archives en empruntant une partie de la rue de la Verrerie.
 
La rue du Roi de Sicile – 1200
La rue remonte au xiiie siècle. Elle prend au cours du temps de très nombreuses appellations dont rue Augustin-le-faucheur (1280) et rue de la Croix-Blanche à partir du xviie siècle. Elle prend son nom actuel en 1868, lors de sa fusion avec la rue de Bercy-Saint-Jean (anciennement Bercy-au-Marais) décidée dès 1837. Son nom fait référence à l'hôtel de Charles Ier, comte d'Anjou  et comte de Provence, frère de Saint-Louis  et désigné roi de Naples  et de Sicile  en 1266.
 
La rue de la Verrerie – XIIème siècle
Elle existait sous son nom actuel dès le xiie siècle. Toutefois la partie comprise entre la rue du Temple  et la rue Saint-Martin s'est appelée, au xive siècle, rue Saint-Merri. Son nom serait dû à un rassemblement de verriers dans le quartier au Moyen Âge. Une communauté d'émailleurs et peintres sur verre s'y installa, et Jacquemin Gringonneur y habitait sous le règne de Charles VI. Le xviie siècle remplaça l'usage de vitraux par celui du verre, et, peu à peu, cette communauté déclina par manque de travail.
 
La rue des Archives – 1281
Cette très longue rue, qui mesure 900 mètres, commence rue de Rivoli et se termine dans le troisième arrondissement, rue de Bretagne. Elle est le résultat de l’union de neuf rues dont la plus ancienne date de 1281.
 
Le cloître des Billettes - 1294
Au 22 - Édifiée en 1294, l'église des Billettes était à l'origine une chapelle destinée à honorer un miracle qui suscitait une grande ferveur populaire. Une hostie aurait été profanée par le Juif Jonathas, qui l'aurait entaillée au couteau. Elle aurait alors saigné. Puis, jetée dans l'eau bouillante, elle se serait mise à voler. D'où le nom de l'emplacement : « la maison où Dieu fut bouilli » où l'édifice fut construit. Jonathas fut condamné à mort et brûlé. En 1299, les frères hospitaliers de la Charité Notre Dame (également appelés billettes) furent appelés par Philippe IV de France, Philipe le Bel, pour assurer les services religieux. L'église devint un lieu de pèlerinage si important que la communauté des Billettes reçut un volume de dons assez important pour faire reconstruire l’église en 1405 et y ajouter un cimetière en 1323 et un cloître en 1350. Bien que plusieurs fois modifié et restauré, c'est le seul cloître du Moyen Âge qui subsiste à Paris. Une nouvelle église fut construite sur les fondations de l’ancienne en 1408 et un nouveau cloître en 1427.
 
La Maison de Jacques Cœur - 1440
Au 40 - Cette jolie maison construite vers 1440, bien que désignée sous le nom de « maison de Jacques Cœur », doit plutôt être attribuée à son fils Geoffroy, dont on suppose que les armes devaient orner les vitraux des fenêtres. Marie Cœur, fille de Geoffroy et épouse d’Eustache Luillier, l’occupa à sa suite au XVIème siècle. La beauté de sa façade, percée de fenêtres à meneaux et décorée de briques rouges égayées d’un réseau losangé de briques noires couvertes d’un vernis plombé, frappa l’historien Henri Sauval au XVIIème siècle.
 
Prendre la rue des Francs-Bourgeois à droite.
Pour rester dans le quatrième arrondissement, nous n’évoquerons que les bâtiments côté impair à partir du 51.
 
La rue des Francs-Bourgeois - 1334
Cette vieille rue se nomma d'abord rue des Poulies, des Viez Poulies ou Vieilles Poulies, Richard des Poulies et Ferri des Poulies, à cause de ses métiers de tisserands. Elle a pris son nom actuel après que furent fondées, en 1334, des « maisons d'aumônes » dont les occupants, affranchis de taxes en raison de leurs faibles ressources, étaient appelés « francs-bourgeois », et dont l'une se nommait maison des Francs-Bourgeois, hôpital pour bourgeois miséreux. On lui donna le nom de « rue des Francs Citoyens » pendant la Révolution.
55 – On trouve dans la cour du Crédit Municipal une tour dont l’origine remonte à l’enceinte Philippe Auguste (1190-1210)
 
L’église des Blancs-Manteaux - 1258
Les Blancs-Manteaux  qui l'ont fondée en 1258  étaient les Servites de Marie, ordre mendiant qui avait comme but d'honorer le mystère de l'Annonciation et suivaient la Règle de Saint Augustin. Ceux-ci portaient sur leur habit un « manteau blanc » (c'est pourquoi le surnom resta). Suspendu en 1274, les Servites de Marie furent remplacés dans ces lieux par un autre ordre mendiant, les Ermites de l’ordre de Saint-Guillaume  qui étaient vêtus de manteaux noirs, et que l'on appelait communément les « Guillemites ». Une rue -rue des Guillemites- des environs porte ce nom. La première église du couvent des Blancs-Manteaux, orientée est-ouest, longeait la rue des Blancs-Manteaux. Elle fut remplacée, lors de la reconstruction de 1685, par l’église actuelle, orientée nord-sud, dont la première pierre fut posée, le 26 avril de cette même année, par le chancelier Michel le Tellier, père de Louvois, instigateur de la révocation de l’Edit de Nantes.
 
Tourner à droite dans la rue de Sévigné et aller jusqu’à la rue Saint-Antoine. En face se trouve l’église Saint-Paul, Saint-Louis.
Prendre la rue Saint-Antoine vers la Bastille et tourner à droite dans la rue Saint-Paul.
 
La rue Saint-Paul – 1350
Cette rue existe, sous ce même nom, au moins depuis 1350  en relation avec une église, Saint-Paul-des-champs, aujourd’hui disparue située alors le long de cette voie aux 30 et 32.
 
Rester sur le trottoir de droite et tourner à droite dans la rue Eginhard.
 
La rue Eginhard – 1367
D'après un censier  de 1367, la voie s'appelait alors la « ruelle Saint-Paul », puis avant 1864  la « rue Neuve-Sainte-Anastase » , neuve pour la différencier de la rue Sainte-Anastase, une autre rue du Marais. En 1864, la rue prend le nom d'Éginhard, un biographe de Charlemagne  au ixe siècle  (auteur de la Vita Karoli Magni) en raison de sa proximité avec la rue Charlemagne.
 
Cette rue fait un coude et débouche dans la rue Charlemagne que l’on prend à droite. Là se trouve un grand espace dégagé et l’on peut y remarquer :
 
Les vestiges de l’enceinte de Philippe Auguste – 1190
Il s'agit du plus grand vestige de l'enceinte de Philippe Auguste, commencée il y a plus de huit siècles, en 1190. Entre les pierres des parements fut coulé un mélange de sable et de moellons qui rendit la construction particulièrement résistante. La bonne conservation de nombreux éléments de cette enceinte s'explique : la rapide poussée urbaine digéra plus qu'elle ne détruisit ces fortifications, s'en servant souvent comme points d'appuis solides. Plusieurs pans de la muraille furent ainsi dissimulés au fond d'une cour ou d'un atelier. Le fragment de la rue des Jardins-Saint-Paul, long de 70 mètres est le plus impressionnant. Pour avoir une juste idée de l'ensemble tel qu'il se présentait au Moyen Âge, il faut l'imaginer un peu plus haut qu'aujourd'hui et crénelé. Au fond, rue Charlemagne, la tour Montgomery.
 
En débouchant sur le Quai des Célestins on peut se rendre aux stations Pont Marie à droite ou Sully-Morland, à gauche. Sur le quai passe la ligne de bus 67, avec les mêmes arrêts que les stations de métro.
 
Liens
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Divers Internet
Crédit photo GREZPROD