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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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QUE VOIR AUTOUR DE L'ARRÊT SEVRES-BABYLONE?
 
 
 
 
Que voir autour de l'arrêt Sèvres-Babylone?
Faisons le tour du quartier Sèvres-Babylone.
 
 
Comment s’y rendre
Bus : 39/63/68/70/83/84/87/94
Métro : Sèvres Babylone (lignes 10, 12)
Départ devant l'arrêt du 39/70, 33 rue de Sèvres.
 
On trouve au 33, rue de Sèvres
 
L’Eglise Sainte-Ignace
L'église Saint-Ignace est une grande chapelle catholique située au 33 rue de Sèvres dans le 6ème arrondissement. Elle est dédiée à saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus. Construite en 1855, elle est de style néo-gothique. Cette chapelle, dont les services pastoraux et liturgiques sont assurés par les jésuites sans qu'elle soit pour autant une paroisse, jouxte le Centre Sèvres, faculté de philosophie et de théologie des jésuites de France. Elle ne possède pas de façade apparente sur rue.
 
En sortant de l’arrêt des bus 39/70 en provenance du centre de Paris ou 39/70/87 en y allant, on remarque à sa droite ou à sa gauche selon, le Square Boucicaut que l’on traverse en diagonale vers la rue de Babylone.
 
Le Square Boucicaut
Le square créé en 1870 et d'une superficie de 7202 m2 se trouve à l'angle de la rue de Sèvres et du boulevard Raspail, face au magasin Le Bon Marché. On y trouve des essences rares, et une statue en marbre réalisée en 1914 par Paul Moreau-Vauthier représentant Marguerite Boucicaut et la baronne Clara de Hirsch.
 
Prendre la rue de Babylone à gauche vers
 
Le Bon Marché
Le Bon Marché est un grand magasin, situé dans un quadrilatère encadré par la rue de Sèvres, la rue de Babylone, la rue du Bac et la rue Velpeau dans le 7e arrondissement. Il s'appelait Au Bon Marché pendant 151 ans, jusqu'à 1989. Le premier magasin Au Bon Marché a été fondé en 1838 et le bâtiment actuel a été construit en 1869. Il a été l'objet de multiples agrandissements par Boileau et Eiffel. Le premier magasin Au Bon Marché fut fondé en 1838 par les frères Paul et Justin Videau sous la forme d'une grande boutique (douze employés et quatre rayons) de mercerie vendant aussi des draps, matelas et des parapluies. Ils s'associent en 1852 avec Aristide et Marguerite Boucicaut qui se lancent dans la transformation du magasin, développant alors le nouveau concept de grand magasin avec un vaste assortiment large et profond, des prix fixés à faible marge et indiqués sur une étiquette, un accès direct, le principe du satisfait ou remboursé et une mise en scène de la marchandise dans un espace de vente : ce type de magasin ne vend plus simplement des marchandises mais le désir d'acheter lui-même. En 1863, les Boucicaut rachètent les parts sociales des frères Videau, lesquels étaient effrayés par les idées commerciales du couple. En 1869, grâce à leur succès commercial, les Boucicaut se lancent dans l'agrandissement du magasin confié à l'architecte Alexandre Laplanche. La première pierre est posée le 9 septembre 1869. Les travaux, pratiquement terminés, sont interrompus par le siège de Paris en 1870, pendant lequel le bâtiment sert de centre de distribution des vivres. Les travaux reprennent ensuite et le nouveau magasin, qui borde la rue de Sèvres sur 45 m et la rue Velpeau sur 35 m, est inauguré le 2 avril 1872. Mais le magasin s'avère rapidement trop exigu et les travaux reprennent dès 1872. L'architecte Louis-Charles Boileau, succédant à Alexandre Laplanche, fait appel à l'ingénieur Armand Moisant pour la construction de la structure du bâtiment (1870-1887) ; Gustave Eiffel, qui est couramment considéré comme étant le constructeur du Bon Marché, n'interviendra qu'en 1879 pour réaliser un agrandissement qualifié de peu considérable. Le Bon Marché passe d'un chiffre d'affaires de 500 000 francs, d'une surface de 300 m2 et de 12 employés en 1852, à 72 millions de francs, une surface de 50 000 m2 et 1 788 employés en 1877. Cette expansion marque l'apparition d'une nouvelle classe sociale, les employés, classe moyenne qui constituera la future clientèle des grands magasins.
 
Au carrefour avec la rue du Bac, remarquer à droite sur le trottoir de gauche (au 128) dans l’enceinte des
 
Missions Etrangères et leur parc
La Chapelle
Édifiée entre 1683 et 1697,  la chapelle de l'Epiphanie  accueille depuis plus de trois cents ans les célébrations de départ en mission des pères. En 350 ans, les Missions Etrangères de Paris ont contribué à l'évangélisation de nombreux pays d'Extrême-Orient : la Thaïlande, le Vietnam, la Chine, le Cambodge, l'Inde, le Laos, le Japon, la Corée, la Malaisie, Singapour, la Birmanie. Au XXe siècle, elles ont envoyé des prêtres martyrs et confesseurs de la foi, dont 23 saints canonisés. Aujourd'hui encore, elles continuent de prendre part à l'annonce de la Bonne Nouvelle, en envoyant en Asie et dans l'océan Indien des prêtres missionnaires à vie. Une quinzaine de séminaristes se préparent actuellement à s'engager à leur suite. La salle des martyrs est un sanctuaire consacré aux martyrs catholiques en Asie.
 
Les Jardins
Au 105, rue du Bac se trouve le jardin des Missions Etrangères, exceptionnel jardin qui ne se visite que lors des journées du Patrimoine ou des Jardins. Châteaubriand évoque dans plusieurs de ses écrits cet immense jardin privé de un hectare qui doit son existence au fondateur des Missions Etrangères, Bernard de Sainte-Thérèse. Evêque de Babylone, celui-ci a donné son nom à la rue de Babylone proche. Le jardin est planté de nombreuses essences rares, rapportées le plus souvent par les missionnaires en voyage au bout du monde. La création du jardin remonte au 17ème siècle, à l'époque de l'établissement du Séminaire des Missions étrangères, reconnu pour la formation de prêtres et de laïcs français destinés aux missions en Asie. Ce jardin "à la française" a été exécuté par un disciple de Le Nôtre après approbation du Maître, et n'a subi que très peu de modifications depuis.
 
Le cadran solaire
Le cadran solaire situé dans le jardin des Missions Etrangères, 128, rue du Bac, a été restauré. Auparavant, ce n’étaient que des traces orientées vers l’occident, gravées sur un muret en pierre. Il datait de 1737. Il n’est visible que lors de l’ouverture du jardin soit lors des Journées du Patrimoine ou de celle des Jardins.
 
Revenir au carrefour et poursuivre dans la rue du Bac pour atteindre sur la droite, au 140 :
 
La Chapelle de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse
A deux pas du Bon Marché, se trouve l’autel où, presque deux siècles plus tôt, en 1830, la Vierge serait apparue à une jeune novice de 24 ans, Catherine Labouré, pour lui confier une mission : faire frapper une médaille avec l’invocation « Ô marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Marie ajouta : « Toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces ». En 1832, la médaille est frappée. De multiples guérisons et conversions accompagnent sa diffusion. Le peuple de Paris la qualifie de « miraculeuse ». A la mort de sœur Catherine en 1876, plus d’un milliard de médailles ont été distribuées. Catherine Labouré fut canonisée en 1947 par le pape Pie XII. La chapelle fut construite en 1815 dans l’hôtel de Châtillon, qui avait été attribué par décret impérial deux ans auparavant à la communauté des Filles de la Charité, fondée en 1633 par saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac. Dédiée auparavant au Sacré Cœur de Jésus, la chapelle devint Notre-Dame de la Médaille miraculeuse après les apparitions. D’abord agrandie en 1849, elle fut reconstruite à l’occasion du centenaire des apparitions. Les pélerins viennent s’agenouiller devant la châsse enfermant la dépouille de la sainte située à droite de l’autel. Au-dessus de la châsse, la statue de la Vierge au globe a été sculptée par Maxime Real del Sarte suivant les indications visionnaires de la religieuse. Quelle que soit l’heure de la journée, la chapelle ne désemplit pas et la prière y est particulièrement recueillie : plus de deux millions de pèlerins du monde entier chaque année, trois à cinq offices par jour.
 
Au bout de la rue du Bac, sur la droite on trouve, au 38, rue de Sèvres :
 
La Grande Epicerie du Bon Marché
Situé dans un bâtiment adjacent au Bon Marché, au 38 rue de Sèvres, ce magasin de bouche est fondé en 1923, sous le nom de Comptoir de l'Alimentation : il propose sur une grande surface une très grande variété de produits culinaires, de qualité et venant de nombreux pays du monde. Il s'agit à l'époque d'un bâtiment ultra-moderne, avec une nouvelle façon de vendre des produits frais, des boîtes de thé et des conserves fines, sur une certaine surface. Sur la publicité d'alors est écrit : « Plus de 40 tonnes de produits alimentaires sont débitées chaque jour dans ce rayon magnifique, et l'on estime que la quantité de viande vendue approche 2000 kg. Les plus beaux spécimens de fruits, produits de la métropole et de ses colonies, sont offerts à notre clientèle, et nous n'aurions garde d'oublier le rayon de fleurs naturelles ». Des expositions thématiques (Italie, Angleterre), donnent lieu à des ventes temporaires de produits spéciaux. En 1978, le Comptoir est renommé La Grande Épicerie, et la surface de vente est doublée. Des travaux ont encore lieu dans les années 1980, ce qui permet à l'enseigne de se proclamer plus grand magasin alimentaire de Paris. Elle est entièrement rénovée en 2012 et propose depuis des boutiques d'artisans de bouche (poissonnerie, fromagerie, boucherie, charcuterie, pâtisserie, etc.), une cave à vin, une nouvelle configuration des lieux (pose d'un double escalator, d'une trémie et réaménagement avec du granit noir, du chêne et de l'acier brossé) et l'inauguration d’un restaurant sous la verrière.
 
Traverser la rue de Sèvres et prendre en face la rue Dupin. Tourner à gauche dans la rue du Cherche-Midi et en restant sur le même trottoir on atteint au 44 :
 
La Maison de l’Abbé Grégoire
Vers 1820 se retire ici l’une des figures les plus originales de la Révolution : Henri Grégoire, député du clergé aux Etats-Généraux de 1789. Rallié au Tiers état et siégeant à la gauche de l’Assemblée, il est l’un des premiers à prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1790. Evêque constitutionnel de Blois, élu à la Convention, il y fait voter l’émancipation des Juifs et l’abolition de l’esclavage dans les colonies – il publie même sa correspondance avec Toussaint Louverture dans les Annales ecclésiastiques. L’abbé Grégoire contribue encore à la fondation de l’Institut, dont il devient membre, et à la création du Conservatoire national des Arts-et-Métiers. Membre des Cinq-Cents, du Corps législatif puis au Sénat, il s’oppose au despotisme napoléonien et démissionne de son évêché de siéger par les Ultras, et quitte alors la vie politique. Ses funérailles n’en sont pas moins l’objet d’une grande manifestation républicaine en 1831, et depuis 1989, ses cendres reposent au Panthéon.
 
Puis au coin avec le boulevard Raspail
 
La Maison des Sciences de l’Homme
Au 38 rue du Cherche-Midi, à l'angle du boulevard Raspail, en lieu et place de la prison militaire du Cherche-Midi où se déroula le premier procès du commandant Dreyfus en 1894, la Maison des Sciences de l'Homme entend libérer les esprits de la spécialisation à outrance, en favorisant les contacts entre chercheurs de différentes disciplines et en facilitant l'organisation de séminaires. Fondé en 1968 par Fernand Braudel, le pape de la Nouvelle Histoire, ce temple des sciences humaines abrite de nombreux instituts et laboratoires rattachés au CNRS et à l'Ecole pratique des Hautes Etudes.
 
Rester sur le même trottoir et aller jusqu’au carrefour Sèvres Babylone. Traverser de l’autre côté du boulevard pour atteindre :
 
L’Hôtel Lutetia
Construit en 1910 à l'initiative de Mme Boucicaut, propriétaire du grand magasin le Bon Marché « afin que ses importants clients de province fussent logés dans un établissement tout proche et correspondant à leur train de vie, quand ils venaient faire leurs courses à Paris », l'hôtel Lutetia fut le premier hôtel Art déco à Paris. Il a été conçu par les architectes Louis-Charles Boileau et Henri Tauzin. Situé au cœur de Saint-Germain-des-Prés, il fut témoin du renouveau artistique de l'entre-deux-guerres, accueillant de nombreux peintres et écrivains (Picasso, Matisse, André Gide, James Joyce, Samuel Beckett, Saint-Exupéry...).Y vécurent également Alexandra David-Neel de retour de ses voyages en Extrême-Orient, la chanteuse Joséphine Baker accompagnée de ses nombreux enfants, ou encore le général de Gaulle à l'occasion de sa nuit de noces. La période de l'occupation allemande est de sinistre mémoire. Le 14 juin 1940, l'armée allemande entre dans Paris; le lendemain, l'hôtel est occupé par l'Abwehr, le service de renseignement et de contre-espionnage de l'état-major allemand, qui y installe son QG. À la Libération, le propriétaire de l'hôtel doit, pour prouver son engagement envers la Résistance, mettre à sa disposition le Lutetia. L'hôtel accueille les déportés à leur retour des camps de concentration. C'est Sabine Zlatin, surnommée la « dame d'Izieu », qui assure la mise sur pied du centre d'accueil, vers lequel convergent les familles à la recherche d'information sur d’éventuels proches déportés. Aujourd'hui, une plaque posée à l'extérieur de l'hôtel rappelle cet épisode. De 1955 à 2005, l'hôtel Lutetia a été la propriété de la famille Taittinger. En 1973, l'ensemble des hôtels du groupe, tels l'hôtel de Crillon, l'hôtel du Louvre ou l'hôtel Lutetia, ont été réunis au sein du groupe des Hôtels Concorde. Aujourd'hui rebaptisé Concorde Hotels & Resorts, celui-ci compte 43 établissements répartis à travers le monde. Le groupe a été vendu en 2005 par la famille Taittinger au groupe américain Starwood Capital Group.
 
En traversant alors la rue de Sèvres, on trouve presque en face à droite la rue Récamier qui mène au :
 
Le Square Roger-Stéphane
Le square Roger-Stéphane (appelé square Récamier de son inauguration en 1933 au 22 octobre 2008) est un square du 7e arrondissement de Paris de 1 438 m2, situé au 7 rue Récamier. Située au bout du cul-de-sac de la rue Récamier, entre deux immeubles haussmaniens, le square Récamier fut bâti sur une place où se trouvait autrefois le couvent de l'Abbaye-aux-Bois où Madame Récamier s'était retirée pour y terminer ses jours. Le square Récamier fut inauguré en 1933. Il se présente comme un jardin aux terrasses fleuries de lilas japonais. On y trouve une fontaine, un bassin en cascade, un arbre immense, un hêtre pleureur, des plantes telles que des rhododendrons, des magnolias, des pervenches, des chèvrefeuilles, des bruyères. Le square Récamier fut rebaptisé au nom de Roger Stéphane par le maire de Paris Bertrand Delanoë le 22 octobre 2008 à l'issue d'un long débat entre la mairie centrale et les riverains qui étaient hostiles au changement de nom et appuyés par un avis négatif (no 2007-164) du conseil d'arrondissement présidé par Michel Dumont.
 
Revenir sur ses pas et au 6, rue Récamier on trouve :
 
La Fondation EDF
La Fondation d'entreprise Groupe EDF a pour vocation depuis 1987 de soutenir des initiatives positives issues de la société civile elle-même, de faire effet-levier sur des dispositifs novateurs. Face à un environnement qui évolue rapidement, à un contexte difficile qui multiplie les besoins, elle souhaite contribuer à construire une société plus solidaire, plus juste et plus humaine.
 
Revenir vers la rue de Sèvres où se termine le mini-circuit.
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2015