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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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LE LONG DE LA RUE SAINT-ANTOINE
 
 
L'Hôtel de Mayenne
 
 
 
La rue Saint-Antoine mesure 600 mètres, débute Place de la Bastille pour se terminer à la hauteur de la rue de Sévigné pour les numéros pairs et de la rue de Fourcy pour les numéros impairs.
 
 
Son nom vient du fait qu’elle menait à l’abbaye Saint-Antoine (ou abbaye Saint-Antoine-des-Champs), convertie en hôpital en 1790  (hôpital Saint-Antoine). Son saint patron est Antoine le Grand, moine en Égypte au ive siècle.
Cette rue a une histoire chargée, étant proche de la place de la Bastille. Elle se trouve au cœur du Marais, dont elle est une artère importante, et croise des rues typiques de ce quartier telles que la rue Saint-Paul, la rue de Turenne, la rue de Birague  (qui mène à la place des Vosges) ou encore la rue Beautreillis. Elle mesure 603 mètres.
 
Nous débutons notre visite en partant de la Place de la Bastille (métro lignes 1, 5, 8)
Prenons la rue Saint-Antoine, au choix sur le trottoir de gauche ou de droite.
Changer de trottoir selon les lieux à observer de près ou de loin selon.
 
5 – Inscription relative à l’ancienne entrée de la prison de la Bastille.
7 - Vieille maison basse, du type de celles qui, avant ma Révolution bordaient la rue depuis le couvent de la Visitation, auquel elles appartenaient, jusqu’à l’entrée de la Bastille.
8bis – Vieille maison.
9 – Vieille maison.
 
Statue de Beaumarchais.
Cette statue qui a immortalisé Beaumarchais en 1895 est l’œuvre de Louis Causade. Elle se trouve très près de sa demeure, mais il faut dire que Beaumarchais est omniprésent dans le Marais. Son logement se trouvait sur le boulevard qui porte son nom au débouché de la place de la Bastille. Il fut enterré dans son jardin en 1799. Sa dépouille fut ensuite transférée au Père Lachaise. Il était également partie prenante au Théâtre du Marais, 11, rue de Sévigné. Il séjourna dans l’hôtel Amelot de Bisseuil, rue Vieille-du-Temple. Là, Beaumarchais y avait fondé la société Rodrigue Hortalezet et Cie, pour procurer des armes et des équipements aux insurgés américains, en pleine guerre d’indépendance. C’est de là, qu’il lança en 1777 la création de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, en vue de protéger les droits d’auteur.
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10 - A l’approche de la place de la Bastille, la rue Saint Antoine s’échancre vers le nord. Ceci est dû à la présence à l’époque de la forteresse de la Bastille qui barrait la sortie de Paris dans l’axe de la rue.  
En 1670, Louis XIV fit détruire l’enceinte de Charles V créant ainsi une promenade qui deviendra les Grands Boulevards. Pour sortir de Paris par la rue Saint-Antoine, il fallait donc contourner la forteresse en empruntant l’actuelle rue de Bastille. La porte qui se trouvait entre le 8 et 11 de la rue fut détruite en 1778 sur ordre de Louis XVI, afin de donner de la fluidité à la circulation vers le faubourg. Le roi n’eut pas assez d’argent pour faire abattre la prison, mais il fut épaulé quelques années plus tard par les révolutionnaires, un certain 14 juillet 1789.
13 – Porte, façade.
14 – Vieille maison.
 
17 – Le Temple du Marais  (église Sainte-Marie) œuvre de l'architecte François Mansart  et du maître maçon Michel Villedo. Emplacement du Couvent des Filles de la Visitation Sainte-Marie ou Visitandines. Il ne reste que la chapelle en forme de rotonde.
Le temple du Marais est une église située dans le 4ème arrondissement, dans le quartier du Marais, au 17 rue Saint-Antoine. Fameux pour son architecture, il a été bâti sur les plans de François Mansart en 1632, sur le modèle du Panthéon de Rome. La construction a été assurée par l'entrepreneur maître-maçon Michel Villedo. Mansart y a fait édifier une rotonde de 13,50 mètres de diamètre. C'est l'ancienne église du couvent de la Visitation Sainte-Marie, installé à l'initiative de François de Sales et de Jeanne de Chantal. La famille de Nicolas Fouquet, le célèbre surintendant des finances, y possédait un caveau. Après sa mort en 1680, le corps de Nicolas Fouquet est d'abord conservé dans l'église Sainte-Claire de Pignerol, avant d'être transféré un an plus tard dans le caveau familial à Paris. Il repose toujours dans ce caveau aujourd'hui muré, mais aucune inscription commémorative ne rappelle sa mémoire. Henri de Sévigné, époux de Marie Rabutin-Chantal (marquise de Sévigné), célèbre épistolière française, est également inhumé dans ce sanctuaire. À l'exception de son église, le couvent est détruit dans les années qui suivent la Révolution. Par arrêté du premier consul Bonaparte, cette église est affectée au culte réformé le 3 décembre 1802, et devient un temple protestant. Le culte y est célébré depuis le 1er mai 1803. Le culte réformé classique y a lieu le dimanche à 10 h 30, suivi du culte de l'Église protestante japonaise de Paris à 16 h 15, et du culte protestant en langue arabe à 17 h 30 dans la crypte. Des cultes réformés simplifiés ont lieu à 17 h 30 et 19 h 30 pour être accessible à ceux qui n'ont pas d'antécédents protestants. Le bâtiment est classé monument historique par un arrêté du 18 février 1887  sous le nom de temple Sainte-Marie. Une visite guidée du bâtiment a lieu un dimanche par mois.
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21 – L’Hôtel de Mayenne ou Hôtel du Maine, dit plus tard Hôtel d'Ormesson, construit en 1613, pour Henri de Lorraine, par vraisemblablement Jean Androuet du Cerceau, il fut achevé en 1617.
L’Hôtel de Mayenne dresse ses hauts toits d’ardoise au 21 rue Saint-Antoine. Ses deux pavillons donnant sur la rue ont été reliés entre eux par une galerie au XIXème siècle. La construction date d’Henri de Lorraine, duc de Mayenne, qui avait fait rebâtir vers 1613 par Jacques 1er Androuet du Cerceau, oncle de Jean 1er, un hôtel ancien, dit du Petit-Musc, dont l’origine remonte à 1318 et qui avait été élevé par Louis 1er de Bourbon. Acquis en 1398 par Charles VI, celui-ci en avait fait don à Louis d’Orléans. Il avait appartenu ensuite en 1483 à l’amiral de Graville, en 1552 à François de Vendôme, puis au marquis de Bussy. La physionomie de l’hôtel est pittoresque avec ses hautes fenêtres aux encadrements de bossages et ses lucarnes à frontons triangulaires. La cour est simple, mais élégante, et l’intérieur, remanié par Boffrand au XVIIIème pour la veuve de François de Lorraine, garde peu de traces de sa décoration primitive. On y voit encore une chambre dite de la Ligue, où la tradition veut que ce soit tramé l’assassinat d’Henri III. Il abrite aujourd’hui l’Ecole des Francs-Bourgeois.
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L’Ecole des Francs-Bourgeois se trouve dans l’Hôtel de Mayenne, situé au 21 de la rue Saint-Antoine. La première institution fut créée en 1812, par le libraire Favart. C’était une sorte d’internat pour les élèves du lycée Charlemagne. Cette institution passa, en 1820, à son fils Pierre Favart, puis à son petit-fils Eugène et, en 1849, à Labrousse de Beauregard. Depuis 1870, l’Hôtel de Mayenne et d’Ormesson est occupé en location par les Frères des écoles chrétiennes, antérieurement installés rue des Francs-Bourgeois, d’où le nom.
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26 – L’Impasse Guéménée.
L’impasse Guéménée débute au 26 rue Saint-Antoine et mesure 78 mètres de long. Elle est prolongée au fond sur la droite par la Cour Bérard. Elle passe généralement pour avoir été l’entrée principale de l’ancienne Maison royale des Tournelles. Cette impasse s’appelait alors Cul-de-Sac du Ha ! Ha ! à l’époque où le marché aux chevaux était, depuis 1560, installé sur l’emplacement de cette ancienne résidence. Elle s’appela, à partir de 1640 Cul-de-sac Royal Saint-Antoine, puis rue des Filles-de-la-Croix, du nom du couvent qu’elle desservait. Elle acquit son nom actuel vers 1700 en raison de la présence, en fond d’impasse de l’Hôtel Rohan-Guéménée dont l’entrée principale se trouve au 6, Place des Vosges. Il y avait ici une entrée secondaire.
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4-6 – Emplacement de l’ancien Couvent des Filles de la Croix.
6 – Ancienne entrée dudit couvent. Portes, curieux fronton.
8 – Hôtel de Nesmond, du XVIIème siècle. Ferronneries, escalier.   
12 – Là se trouvait l’autre entrée de l’Hôtel Rohan-Guéménée que Victor Hugo utilisait lorsqu’il voulait quitter discrètement son appartement situé dans cet hôtel, pour aller rejoindre dans un hôtel meublé de la rue du Petit-Musc, une boulangère de cette rue, alors objet des ses amours passagères.
27 – Vielle maison, une fenêtre par étage.
29 à 39 – Vieilles maisons.
32 – Vielle maison, cour et balcon.
38 – Vieille maison, mansarde.
40 – Vieille maison, une fenêtre par étage.
41 – Vieille maison, une fenêtre par étage.
40 – 46 – Ancien fief du Grand et du Petit Chaumont.
 
62 – L’Hôtel de Sully.
L'hôtel de Sully est un hôtel particulier de style Louis XIII du Marais, dans le IVe arrondissement de Paris. Il se situe 62, rue Saint-Antoine. Il fut construit par Jean 1er Androuet du Cerceau pour le financier Mesme Gallet, sieur du Petit-Thouars, sur l’emplacement d’un hôtel de la Mouffe qui datait de 1360 et qu’avait habité le chancelier Juvénal des Ursins. Lorsque le financier est ruiné, il passe à Roland de Neufbourg, qui l’agrandit et le termine pour le vendre à Sully en 1634. L’Etat s’en étant rendu acquéreur, a eu l’heureuse idée, en le restaurant de supprimer la galerie construite au XIXème siècle au-dessus du porche entre les deux pavillons de la façade, ce qui rétablit l’ordonnance primitive pleine de noblesse et d’élégance. La cour, ornée de gracieuses figures dans le style de Jean Goujon qui personnifient les Saisons et les Eléments et de lucarnes richement décorées est d’un bel effet. La façade, sur le jardin, présente la même décoration avec une aile en retour d’équerre au bout de laquelle était installée primitivement une orangerie. Le mur qui fait vis-à-vis de cette aile est orné d’arcades d’un joli style qui imitent celles de l’orangerie. Ce jardin, débarrassé des baraques qui l’ont longtemps encombré, faisait communiquer l’hôtel Sully avec un charmant bâtiment qu’on appelle le Petit-Sully, qui se trouve à l’angle de la Place des Vosges, et qui, après en avoir longtemps été séparé, lui est enfin réuni, ce qui restitue la demeure type d’époque Louis XIII telle qu’elle apparaissait alors. De la décoration intérieure subsiste une pièce tout à fait remarquable avec ses boiseries au chiffre de Sully, peintes et dorées, et ornées de pilastres, de dessus de portes, de corniches, et son plafond peint à coupole : l’escalier comporte un très beau plafond rampant à médaillons ovales et à mascarons. Il abrite, depuis 1967, le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000, Centre des monuments nationaux.
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99 – L’Eglise Saint-Paul Saint-Louis
L'église Saint-Paul-Saint-Louis, située dans le quartier du Marais à Paris, est un édifice religieux construit au XVIIe siècle par les architectes jésuites Étienne Martellange et François Derand, sur ordre de Louis XIII. Située rue Saint-Antoine, c’est la première église jésuitique de Paris. La première église bâtie à cet emplacement reçut le nom de saint Paul l'Ermite qui avait été inhumé par saint Antoine au désert d'Égypte. La première pierre de l'église actuelle fut posée par le roi Louis XIII en 1627 pour les Jésuites dans la même rue que l'ancienne église Saint-Paul. Son premier nom est « église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites », en référence à la Maison Professe des Jésuites qui lui était attenante. La première messe fut célébrée par le cardinal de Richelieu en mai 1641. Bossuet y prononça des oraisons. Le célèbre prédicateur jésuite Louis Bourdaloue y prêcha ses célèbres homélies à de nombreuses reprises, lors du Carême et de l'Avent, entre 1670 et 1693. Lorsque le Parlement de Paris supprima la Société de Jésus en 1762, il attribua le bâtiment aux chanoines de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers. Le 2 septembre 1792, cinq prêtres furent tués dans cette église lors des massacres de septembre (plaque commémorative à droite). L'église fut appelée « église Saint-Paul-Saint-Louis » en souvenir de l'église Saint-Paul voisine, détruite en 1796.
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100 – Emplacement d’une fontaine en 1579
101 – Première porte Saint-Antoine.
 
Le Lycée Charlemagne.
Au numéro 13 de la rue Charlemagne se trouve le petit lycée Charlemagne construit sur l’emplacement du couvent, puis de la caserne de l’Ave-Maria. Le grand lycée Charlemagne est quant à lui situé du 10 au 16. Il a été aménagé en 1804 dans l’ex-maison professe des Jésuites. Une partie des bâtiments du lycée est adossée aux ruines de l’enceinte de Philippe Auguste dont on peut voir ici les vestiges de la tour Montgomery. Il serait vain de citer le nom de plus de 80 000 élèves ayant usé les bancs du lycée. Ne citons que quelques noms fameux : Gérard de Nerval, Léon Blum, Jules Renard, Gustave Doré, Théophile Gauthier… et Honoré de Balzac qui a fait au lycée l'honneur d'y être un élève médiocre.
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103 – 109 – Vieilles maisons.
111 – Dans la seconde cour, hôtel du XVIIIème.
115 – Porte et lucarne du XVIème.
117 – Vieille maison.
119 - Entrée du passage Charlemagne, voie privée entre la rue Saint-Antoine et la rue Charlemagne.
 
129 – La rue du Prévôt
Cette rue s’est appelée, du XIIIème siècle jusqu’en 1877, Percée, car elle fut percée entre la rue Saint-Antoine, grande artère de tous les temps, et la rue qui lui était parallèle au sud, la rue des Poules-Saint-Paul, aujourd’hui rue Charlemagne. Elle a reçu son nom actuel en rapport avec Hugues Aubriot, le celèbre prévôt de Paris sous Charles V, qui fit construire la Bastille, dont la première pierre fut posée le 22 avril 1370. Lorsque Charles V installa sa résidence à l’hôtel Saint-Pol, Hugues Aubriot aménagea ici, par ordre du roi et avec ses libéralités, un logis du XIIIème siècle assez important, appelé Hôtel des Marmousets, du nom des figurines qui l’ornementaient. Le roi, à l’hôtel Saint-Pol, était donc protégé, d’un côté par la Bastille, de l’autre par le domicile du prévôt de Paris. En 1397, l’hôtel devint propriété du duc Louis d’Orléans, frère du roi. L’hôtel pri alors le nom de Porc-Epic, cet animal figurant sur le blason du duc d’Orléans. Toutes les maisons de la rue sont anciennes sauf une. Il ne lui manque que son caniveau central et ses bornes pour la reconstituer telle qu’elle était au début du XVIIème siècle (portes basses, cintrées, cloutées, fenêtres à barreaux de fer..).
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133 – L’Hôtel Séguier.
Façade de l'ancien hôtel Séguier, bâti en 1626. Son grand balcon rocaille porté par des chimères date de 1728.
 
Nous sommes à la hauteur de la station de métro Saint-Paul.
Arrêt de bus 69/76/96
 
Ici commence le circuit « Le long de la rue de Rivoli »
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Connaissance du Vieux Paris
Photos R. Desenclos 2008/2016