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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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QUE VOIR AUTOUR DE L'ARRÊT DE BUS SAINT-MICHEL - QUAI DES ORFÊVRES?
 
 
 
 
Le Pont Saint-Michel
Mini-circuit dans l’île de la Cité, autour de l’arrêt Saint-Michel Quai des Orfêvres.
 
Comment s’y rendre :
Bus : 24/27 arrêt Saint-Michel-Quai des Orfèvres
 
Arrêts les plus proches :
Cité-Palais de Justice : 21/38/47/81/96
Saint-Michel : 24/27
Cité-Parvis de Notre-Dame : 47
 
Mini-circuits les plus proches
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Que voir autour de l’arrêt Palais de Justice ?
 
CIRCUIT St Michel Quai des orfevres
 
L’arrêt se trouve à l’extrémité est du quai des Orfèvres, à proximité du Pont Saint-Michel.
Nous sommes dans le 1er arrondissement.
 
1 - Le Quai des Orfèvres
Le quai des Orfèvres se trouve entre le pont Saint-Michel et le Pont-Neuf. Il mesure un peu moins de 400 mètres de long. Il a été créé sous le nom de rue Saint-Louis en 1623, mais il y avait alors des maisons sur le bord de la Seine. Le nom provient de celui des orfèvres qui occupaient les maisons de cette rue. Voltaire est né en 1694 dans une des rues disparues à l’occasion de l’agrandissement du quai. Les bâtiments du bord de l’eau ne furent démolis qu’en 1810. Les agrandissements successifs du Palais de Justice furent effectués de 1843 à 1907. Au 36 se trouve la Préfecture de Police fondée le 28 pluviôse an VIII. Il y a également un musée historique de la préfecture de police.
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En sortant du bus, remarquer sur la façade du Palais de Justice, à gauche :
 
1 - Le cadran solaire du Quai des Orfèvres
Le cadran se situe sur le côté sud du palais de justice. Le palais de justice abritait les rois au 14ème siècle. Une horloge côté est fut d'abord installée en 1370 pour éviter l'inexactitude des cadrans solaires. Il fut ensuite décidé en 1900 de mettre un cadran solaire sur la nouvelle aile du palais de justice qui donne sur le quai des Orfèvres. L’architecte Albert Tournaire fait décorer la façade sud donnant sur la Seine de statues et sur la tour, il dessine un bas-relief évoquant le « Temps ». Le cadran est légèrement orienté vers l'ouest. Dans un bandeau sous le cadran, la devise est inscrite avec des lettres en relief:
HORA FVGIT STAT JVS
Les heures fuient, la Justice reste.
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Puis on trouve plusieurs statues :
Dans l'ordre de présentation, après le cadran solaire :
La Vérité par H.E. Lombard (1914)
Le Droit par André Allard (1914),
L’Eloquence par Raoul Verlet (1914),
La Clémence par Jules Coutan (1914),
 
Tourner à gauche dans le boulevard du Palais. On trouve dans l’ordre :
 
2 - La Sainte-Chapelle
De la forteresse médiévale rebâtie par Saint-Louis autour de la chapelle palatine et aménagée par ses successeurs immédiats, il ne reste pas grand-chose. La Cité n’est plus le séjour des rois depuis 1417, et les administrations royales qui vont l’occuper jusqu’à la Révolution adaptent les lieux à leurs besoins. Tout au long du 19e siècle, la Cité sera un immense chantier, qui mettra en œuvre tous les vocabulaires architecturaux (façades néo-gothique de part et d’autre de la tour de l’Horloge). Au cœur même de cet ensemble, la Sainte-Chapelle est un édifice qui intéresse particulièrement notre sujet : haut lieu de la monarchie, symbole religieux du pouvoir royal héritier de la couronne du Christ tenue autrefois dans son trésor, l’aristocratie du début du 19e siècle n’aura de cesse que d’en rétablir la splendeur. Jean Baptiste Lassus, Eugène Viollet-le-Duc et Félix Duban seront désignés pour mener à bien cette tâche, qui sera l’un des premiers grands chantiers de restauration d’un monument historique. Les architectes y développeront une approche interventionniste, qui vise à restituer des parties disparues, en se basant sur des conjectures parfois très incertaines qui vont jusqu’à recréer un nouvel édifice. Viollet-le-Duc, qui dirigera avec Lassus les travaux de restauration, en fera d’ailleurs une profession de foi, en développant l’idée de restauration/recréation. La sacristie du chapitre de Notre-Dame (Salle du Trésor) construite au sud du chœur et la construction de la flèche de croisée, la restitution du mobilier sont des mises en pratique de cette théorie. On doit en reconnaître la qualité, qui démontre, malgré quelques réserves, une profonde connaissance du style gothique.
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3 - Le Palais de Justice
Sur le site du Palais de justice s'étendait autrefois le Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du xe au xive siècle et dont il ne reste aujourd'hui que deux vestiges : la Conciergerie et la Sainte Chapelle. Lorsque le roi Charles V décida de quitter le Palais de la Cité pour l'hôtel Saint-Pol ; la royauté y maintient son administration : Parlement de Paris, Chambre des comptes et Chancellerie. La vocation judiciaire du lieu s'annonçait. Le Palais eut à subir plusieurs incendies. En 1601, la salle des pas-perdus fut touchée et la collection des statues en bois des rois de France fut détruite. En 1618, la Grand'Salle fut ravagée et sa reconstruction fut confiée à Salomon de Brosse. En 1630, c'est la flèche de la Sainte Chapelle qui est victime du feu puis la Cour des comptes subit le même sort en 1737. En 1776, sous le règne de Louis XVI, un incendie consuma la partie s'étendant entre la Conciergerie et la Sainte Chapelle. Le Palais de justice prend une nouvelle dimension politique sous la Restauration. Les affaires judiciaires ne cessant d’augmenter, la Monarchie de Juillet lance un vaste programme d’agrandissement du Palais. Louis-Philippe ne verra cependant pas l’achèvement des travaux, à cause du déclenchement de la Révolution de 1848 et c’est sous Napoléon III que ceux-ci vont trouver enfin leur rythme de croisière.
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La façade est ornée de statues.
Au-dessus de la Cour de Mai, principale cour du Palais de Justice donnant sur le boulevard du Palais, se trouve un groupe de quatre statues situées sur la balustrade de l’entablement.
De gauche à droite :
    L’Abondance par Berruyer,
    La Prudence par Lecomte,
    La Justice par Lecomte,
    La Force, par Berruyer.
Au-dessus se trouve Les génies ailés et le blason royal, par Augustin Pajou.
 
4 - La Conciergerie
La Conciergerie est le principal vestige de l’ancien Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du Xe au XIVe siècle et qui s’étendait sur le site couvrant l’actuel Palais de justice de Paris. De nos jours, l’édifice longe le Quai de l’Horloge, sur l’Île de la Cité, dans le Ier arrondissement. Il fut converti en prison d’État en 1370, après l’abandon du palais par Charles V et ses successeurs. La prison occupait le rez-de-chaussée du bâtiment bordant le quai de l’Horloge et les deux tours ; l’étage supérieur était réservé au Parlement. La prison de la Conciergerie était considérée pendant la Terreur comme l’antichambre de la mort. Peu en sortaient libres. La reine Marie-Antoinette y fut emprisonnée en 1793.
 
Au bout du quai, sur la gauche avant de traverser à droite.
 
5 - La Tour de l'Horloge
Elle a été installée pour tenter de substituer au temps imprécis des cadrans solaires, celui, plus régulier des horloges. En 1370, Charles V fit construire l’horloge monumentale restaurée de nombreuses fois et en 2012 pour la dernière fois. L'ingénieur opticien Chevalier occupa le rez-de-chaussée et le premier étage de la tour. A sa porte se trouvait un grand thermomètre que les Parisiens venaient consulter. En 1891, l’heure locale qui faisait que Brest avait 49 minutes d’avance sur Strasbourg, fut abandonnée et ce fut l’heure parisienne qui prévalut. Toutefois les Allemands imposèrent, durant l’occupation une heure GMT + 2 et pendant cette période il y avait une heure de décalage en la France occupée et la France libre. C’est de cette époque que date également l’expression : « Se faire appeler Arthur », car, le couvre-feu étant fixé à 8 heures, et l’expression allemande étant « Acht Uhr », celle-ci a été transposée en français pour signifier que l’on se faisait rappeler à l’ordre [si l’on ne respectait par le couvre-feu de 8 heures].
 
Nous entrons dans le 4ème arrondissement.
Traverser le boulevard, prendre le trottoir vers la droite et remarquer au passage.
 
6 - Le Tribunal de Commerce
Le tribunal de commerce recouvre l’emplacement des églises Saint-Barthélémy et Saint-Pierre des Arcis. Il était situé antérieurement au premier étage du Palais Brongniart et a été installé ici en 1865 dans un immeuble spécialement construit pour lui, de 1860 à 1865, par l’architecte Bailly. Sa façade principale, située sur le boulevard du Palais, est divisée en cinq parties limitées par des pilastres composites. Celle sur le quai de Corse est décorée de statues allégoriques. Son dôme octogonal, haut de 42 mètres, de style Renaissance, inspiré de celui de Brescia, a été décalé du centre de cet édifice afin de se trouver dans l’axe du boulevard de Sébastopol et ainsi faire le pendant à la gare de l’Est. Le conseil de préfecture et celui des prud’hommes sont installés dans ce même bâtiment. Le Tribunal de commerce remplace, en plus de églises citées plus haut, le bal du Prado, un magasin de quincaillerie « Aux Forges de Vulcain » fondé en 1809 et, un peu plus loin, le Café Thémis où se rencontraient plaideurs et avocats.
 
Poursuivre sur le trottoir et passer devant
 
7 - La rue de Lutèce, qui ressemble plutôt à une place est un vaste quadrilatère bordé par le boulevard du Palais à l’ouest avec le Palais de Justice en perspective, la Préfecture de police au sud, le Tribunal de Commerce et la Place Louis Lépine où se tient le Marché aux oiseaux, au nord. La rue de Cité en limite la partie est avec de l’autre côté de celle-ci, l’Hôtel-Dieu. Cette rue résulte d’une ordonnance de juin 1787, prescrivant la formation d’une place semi-circulaire, la Place du Palais. Elle jouxte le Marché aux Fleurs. En 1906 les fouilles du Métropolitain ont fait découvrir, rue de Lutèce, près de la façade septentrionale de la caserne de la Cité, une construction romaine avec hypocaustes. La bouche de métro de la station « Cité » débouche sur cette rue.

Retourner vers le pont Saint-Michel. On passe alors devant :
 
8 - La maison Bosc confectionne depuis 1845 les costumes d’audience les plus prestigieux, de la magistrature, du barreau, des universités, en France et à l’Etranger. Le port du costume d’audience par les professions judiciaires relève d’une obligation règlementaire. La robe est le plus ancien costume et la tradition la plus ancienne encore vivante.
 
Puis au 9,
 
9 - La caserne de la Cité
Une caserne est construite sur l’île de la Cité de 1863 à 1867, afin d'accueillir l'état-major de la Garde de Paris. Elle est érigée dans un style néo-florentin sous la direction de l’architecte Pierre-Victor Calliat (1801-1881) à l'instigation du Baron Haussmann. Cet ensemble s'élève à l'emplacement de l'église Saint-Éloi et du couvent des Barnabites, autrefois connu sous le nom d'abbaye Saint-Martial, fondée par saint Éloi au VIIe siècle. La construction de l'ensemble, concomitante à l'élargissement des rues environnantes, entraine également la destruction des nos 17 à 35 de la rue de Constantine (actuellement rue de Lutèce), des nos 12 à 42 de la rue de la Cité et des nos 17 à 35 du quai du Marché-Neuf, ainsi que la disparition complète de l'impasse Saint-Martial et des rues Saint-Éloi, aux Fèves, de la Calandre, des Cargaisons et du Marché-Neuf, ainsi que du passage Saint-Germain-le-Vieux. Auparavant, les anciens locaux de l’institution étaient constitués de l’ancien hôtel des Premiers Présidents du Parlement se trouvant alors à proximité, dans la « rue de Jérusalem » (voie qui disparut au XIXe lors de l’agrandissement du palais de justice vers le quai des Orfèvres). Ces bâtiments devinrent bientôt trop exigus et, en 1844 on lui affecta également l’hôtel de l’ancienne Chambre des Comptes dans la cour Harlay. Ces hôtels du Vieux Palais furent démolis en 1857 pour les travaux de modernisation du palais de justice. On alloue alors provisoirement à la préfecture des maisons expropriées sur la rue de Harlay et la place Dauphine, dans l'attente de la construction de la nouvelle préfecture sur le quai des Orfèvres. La nouvelle préfecture étant incendiée en 1871, on alloue temporairement des parties de la caserne de la Cité. En 1929, la préfecture prendra entièrement possession du bâtiment après le départ définitif de la Garde républicaine, qui avait succédé en 1871 à la Garde nationale.
Deux hôtels particuliers mitoyens ont leurs façades donnant sur le boulevard du Palais :
    le premier, au 7, est affecté à l'habitation personnelle du préfet de police et à son cabinet ;
    le second, au 9, abrite l'état-major des Sapeurs-pompiers de Paris.
 
En poursuivant, on atteint le :
 
F - Le pont Saint-Michel qui date de 1378, et a été reconstruit plusieurs fois, dont en dernier lieu en 1857. Le pont actuel est constitué de trois arches de 17,20 mètres chacune, et large de 30 mètres. La construction du pont en pierre fut décidée en 1378 par le Parlement de Paris après accord avec le chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le prévôt de Paris, ainsi que les bourgeois de la ville. Son emplacement fut fixé en aval du Petit-Pont, dans l'axe de la rue Saint-Denis, du Grand-Pont sur la rive droite et de la rue de la Harpe sur la rive gauche. Ceci permettant une traversée directe de l'île de la Cité. Le prévôt de Paris d'alors, Hugues Aubriot, fut chargé de la maîtrise d'ouvrage financée par le roi. La construction s'étala de 1379 à 1387. Une fois terminé, l'ouvrage fut nommé par les Parisiens Pont-Neuf (à ne pas confondre avec l'actuel Pont-Neuf), Petit-Pont-Neuf ou Pont Saint-Michel dit le Pont-Neuf. Chose habituelle au Moyen Âge, le pont fut rapidement loti de maisons qui furent emportées, ainsi que le pont, par la Seine en 1408. En raison des difficultés connues par le royaume de France pendant la guerre de Cent Ans, le pont fut reconstruit immédiatement en bois. Ce matériau étant bien moins résistant que la pierre du pont précédent, le Parlement de Paris décida d'allouer en 1444 les recettes d'amendes à la réfection du pont. L'aspect de ce second pont nous est connu au travers d'une miniature présente dans les Heures d'Étienne Chevalier de Jean Fouquet. Elle nous révèle un pont reposant sur de hautes piles de bois ainsi que des maisons de bois, torchis ou plâtre ayant la particularité de toutes posséder un seul et unique toit courant sur toute la longueur du pont. Ses concepteurs sont Paul-Martin Gallocher de Lagalisserie et Paul Vaudrey. Courant 2009 et 2010, la Ville de Paris a réalisé des travaux de remplacement des garde-corps en pierre de l'ouvrage. La carrière d'où provenaient les balustrades originelles n'étant plus exploitée, la pierre de substitution retenue provient des carrières de Comblanchien (Côte-d'Or).
 
Nous sommes ainsi revenus à l’arrêt du point de départ, situé à droite du pont.
Métro le plus proche :
Saint-Michel (ligne 4 et C)
 
Liens
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Vous pouvez consulter le circuit : L’île de la Cité.
 
Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Connaissance du Vieux Paris
Photos R. Desenclos 2008/2016