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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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FAISONS LE TOUR DE LA PLACE DE L'ETOILE
 
 
La Place de l'Etoile
 
 
Faisons le tour de la Place Charles-de-Gaulle-Etoile et des rues adjacentes. Afin d’apprécier au mieux certaines explications, il est souhaitable de monter au sommet de l’Arc de Triomphe, que l’on peut rejoindre à l’aide d’un passage souterrain dont un des accès se trouve en haut de l’avenue des Champs-Elysées sur le trottoir de droite.
 
 
Douze grandes avenues rectilignes débouchent sur cette place et forment une étoile. Au sol, depuis la terrasse de l'Arc de Triomphe, ce sont des pavés roses et gris qui forment les étoiles. Depuis le nord et dans le sens anti-horaire :
Avenue de Wagram depuis le Second Empire.
Avenue Mac-Mahon
Avenue Carnot
Avenue de la Grande-Armée
Avenue Foch
Avenue Victor-Hugo
Avenue Kléber
Avenue d'Iéna.
Avenue Marceau
Avenue des Champs-Élysées.
Avenue de Friedland
Avenue Hoche
La Place de l'Etoile
Ces douze avenues forment six axes :
axe avenue Mac-Mahon et avenue d'Iéna
axe avenue de Wagram et avenue Kléber
axe avenue Hoche et avenue Victor-Hugo
axe avenue de Friedland et avenue Foch
axe historique avenue des Champs-Élysées et avenue de la Grande Armée
axe avenue Marceau et avenue Carnot
 
La place de l'Étoile est partagée à la façon d'un gâteau entre les 8e, 16e et 17e arrondissements
8e : secteur délimité par l'avenue de Wagram et l'avenue Marceau
16e : secteur délimité par l'avenue Marceau et l'avenue de la Grande Armée
17e : secteur délimité par l'avenue de la Grande Armée et l'avenue de Wagram
 
La place est entourée de deux rues formant un cercle autour d'elle : la rue de Presbourg et la rue de Tilsitt qui perpétuent deux succès diplomatiques de Napoléon et sont les appellations données en 1864 à la rue circulaire. Prenant place entre l'avenue Kléber et l'avenue Victor-Hugo, la rue Lauriston constitue une treizième voie rayonnant autour de la Place mais elle s'arrête à la rue de Presbourg et ne vient donc pas troubler l'harmonie de la Place proprement dite.

Tous identiques, les hôtels des Maréchaux sont dessinés par Jacques-Ignace Hittorff puis bâtis par Charles Rohault de Fleury à partir de 1853. Installés chacun sur l’un des douze lots, les hôtels sont volontairement monumentaux. Ils sont placés, selon la tradition, entre cour et jardin. L’entrée de chaque hôtel, implanté en U, se situe sur la rue circulaire (Tilsitt ou Presbourg). A l’arrière, le jardin fait face à l’Arc de Triomphe. La façade sur jardin présente un bel ensemble d’éléments décoratifs : frise de grecque, pilastres, frise de guirlandes, balcons à balustres, corniche à modillons ornée de palmettes.La Place de l'Etoile
 
La rue de Tilsitt
L’Hôtel Landolfo-Carcano
1 - C’est l’Hôtel Landolfo-Carcano. Il est acquis en 1867 par Anne-Marie Adèle Caussin, dite Mme de Cassin. Elle épouse en 1889 le marquis Landolfo-Carcano. Sa collection d’œuvres d’art est célèbre (Rembrandt, Rubens, etc). Le spectaculaire hall d’entrée est inspiré de l’architecture de la Renaissance. Les décors de l’hôtel sont réalisés par les peintres Pierre-Victor Galland, Alexis-Joseph Mazerolles et Charles Chaplin. Parfaitement restauré, l’hôtel abrite aujourd’hui l’ambassade du Qatar.
3 - La comtesse Le Hon y est morte en 1880. Selon André Becq de Fouquières, Anne-Françoise de Rocquigny du Fayel, par son mariage Mme Edmond Archdeacon, quitta son hôtel du 15, avenue des Champs-Élysées pour venir résider à cette adresse après la mort de son mari, survenue en 1906 Le géologue Albert-Auguste Cochon de Lapparent y est mort en 1908.
 
L’Hôtel de Gunsbourg
L’hôtel du 7 rue de Tilsitt, appelé hôtel de Gunsbourg, construit par l'architecte Charles Rohault de Fleury fut acquis en 1867 par le baron Joseph de Gunsbourg. La façade sur la rue de Tilsitt est l’œuvre du sculpteur Frédéric-Louis Bogino et on peut y voir la représentation de l'Agriculture et de l'Industrie. A l’intérieur, les décors sont attribués aux peintres Alexandre Denelle, Alexis-Joseph Mazerolles et Charles Chaplin.
9 - Le terrain de cet immeuble fit l’objet d’un contrat signé le 8 août 1866 entre la Ville de Paris et l’Association Lescanne-Perdoux et Jules Lebaudy. En 1866 fut entreprise la construction d’un bâtiment sur caves et élevé d’un soubassement, un rez-de-chaussée, deux étages carrés et un troisième en mansarde. La valeur de l’hôtel représentait à ses origines 290 000 francs. Avant la fin de la construction de l’hôtel, celui-ci est vendu en 1874 au Brémois M. Guillermoz de Schutte pour la somme de 420 000 francs. Le nouveau propriétaire termine les travaux et fait adjoindre des écuries. Il revend l’hôtel en 1876 pour 1 250 000 francs à M. et Mme Mac-Kay, de nationalité américaine. C’est à ce couple que l’on doit la décoration intérieure de l’hôtel. Industriel et milliardaire, M. Mac-Kay est surnommé « le roi de l’argent ». Les Mac-Kay resteront vingt ans dans l’hôtel qu'ils revendent en 1896 à Victor Klotz pour la somme de 1 million. Victor Klotz décède dix ans après l’achat de l’hôtel en février 1906, laissant l’hôtel à sa femme et ses fils. Mme Klotz y avait réuni une collection de boîtes à fard, de poudriers, de flacons de parfum de toutes les époques et de toutes les civilisations. Les garçons ont du mal à garder l’hôtel en raison des dettes accumulées par leur oncle défunt, Louis-Lucien Klotz, avocat puis ministre des Finances et sénateur. Le Crédit foncier se faisant pressant pour être remboursé des intérêts de retard accumulés, obtient un jugement de saisie et l’immeuble est vendu par adjudication au tribunal de la Seine le 8 avril 1937. C’est le Crédit foncier de France qui rachète son gage pour 1 250 000 francs. Le Crédit foncier revend l’immeuble en 1941 à la Société civile immobilière Etoile-Tilsitt, formée pour cet achat et qui paiera 5 millions de francs. L’hôtel est revendu le 21 juin 1951 pour 105 millions de francs à l’État belge. C'est aujourd'hui l'ambassade du Royaume de Belgique.
11 - Siège social de la société française de services informatiques et de conseil en management Capgemini.
 
La Place de l'Etoile
La rue de Presbourg
2 - « Au 2 de la rue de Presbourg, dans un des douze hôtels qui cernent la place de l'Étoile, j'ai connu La Belle Fatma. Elle portait à l'état civil un nom spécifiquement alsacien, mais sa beauté un peu lourde et toute orientale lui avait valu ce sobriquet narquois. Mme Dollfuss, qui menait chaque matin au Bois deux dogues d'Ulm splendides, Hector et Malice, aimait à donner la comédie dans son salon tendu d'admirables tapisseries des Flandres. ».
6 - Habité par le célèbre comédien Constant Coquelin dit Coquelin aîné (1841-1909). « À quelques pas de son frère cadet, Coquelin aîné habitait un appartement dont les fenêtres avaient comme vue, au premier plan, l'Arc de Triomphe ».
6bis - Habité par Alexandre Duval (†1922), fils d'un boucher, fournisseur de la cour impériale sous le Second Empire, créateur de plusieurs restaurants dont les fameux Bouillons Duval (ce qui lui valut le surnom ironique de Godefroy de Bouillon) et le Restaurant du Palais-Bourbon. Il est surtout connu comme amant de Cora Pearl. « On sait combien Alexandre Duval, ce parfait parisien, avec son chapeau cronstadt, sa lavallière à pois, ses guêtres blanches, était populaire dans tous les milieux où l'on s'amusait. Les revenus de ses restaurants lui permettaient une oisiveté bien pourvue. »
7 - Siège du bureau américain pour la préparation du procès de Nuremberg. Actuelle ambassade de Brunei.
8bis - Hôtel Limantour, puis Hôtel Yturbe.
9bis - Siège de Sopra Group, dans un immeuble Art nouveau.
12 – Discothèque l’Arc.
19 - Michel Szkolnikoff, un des principaux trafiquants sous l'Occupation y résidait.
 
Liens
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Divers Internet
Photos R.Desenclos 2008/2016