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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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PARIS EN ROULANT - LE LONG DE LA LIGNE 69 SENS SUD-EST
 
 
La ligne de bus 69
 
 
 
La ligne de bus 69 va du Champ de Mars à Gambetta en passant par des quartiers chargés d’histoire.
 
 
Parcourons la ligne 69 et observons les sites intéressants.
Pour chaque arrêt, la première adresse indique l’arrêt
Les lieux intéressants qui sont situés à droite sont indiqués en noir ceux situés à gauche sont en bleu.
Asseyons-nous dans le sens de la marche, plutôt à droite.
 
Arrêt Champ de Mars
 
L’arrêt Champ de Mars se trouve avenue Joseph Bouvard
 
Le Champ de Mars
A l’époque où Lutèce n’existait pas encore, le premier village gaulois se trouvait dans la boucle de la Seine entre Nanterre et Gennevilliers. Après différents combats qui virent le village anéanti par les légions romaines, ces dernières livrèrent une ultime bataille dans la plaine de Garanella – la petite garenne – située au bord du fleuve. Des milliers d’hommes mourront, les Romains remportant la mise. La plaine de Garanella est devenue le bourg de Grenelle qui a été incorporé à Paris au XIXème siècle. Toutefois, les Romains ayant été impressionnés par la bravoure des Gaulois ont baptisé « Champ de Mars » l’endroit où eut lieu le carnage, Mars étant le dieu de la guerre chez les Romains. Clos de vignes au XVIème siècle, puis livré aux maraîchers, le Champ-de-Mars devint en 1765 terrain de manœuvre pour les élèves de l'Ecole militaire alors en construction avant d'être le théâtre d'expériences aérostatiques diverses. Le 27 août 1783, les frères Montgolfier lâchèrent leur premier ballon sans nacelle et sans équipage. Du Champ-de-Mars s'éleva également en octobre 1863 le ballon « Le Géant » doté d'une nacelle à deux étages et monté par le photographe Nadar. En l'espace d'un demi-siècle, Paris a été le théâtre de sept grandes Expositions Universelles qui se sont tenues, pour la plupart, au Champ-de-Mars. A hauteur de la rue de Belgrade, un monument a été érigé en 1989 pour célébrer le bicentenaire de la Révolution et la déclaration des droits de l'homme. Cet édifice en pierre de taille porte sur l'arête sud un cadran solaire méridional en quart de sphère creuse.
 
La Tour Eiffel
La tour Eiffel, initialement nommée tour de 300 mètres, est une tour de fer puddlé construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l'Exposition universelle de Paris de 1889. Situé à l'extrémité du parc du Champ-de-Mars, en bordure de la Seine, ce monument parisien, symbole de la capitale française, est le neuvième site le plus visité du pays en 2006 et le premier monument payant visité au monde avec 6,893 millions de visiteurs en 2007. D'une hauteur de 313,2 mètres à l'origine, prolongée par la suite de nombreuses antennes dont la dernière en date culmine à 324 mètres, la tour Eiffel est restée le monument le plus élevé du monde pendant plus de 40 ans. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd'hui d'émetteur de programmes radiophoniques et télévisés. Sa construction n’a duré que deux ans et deux mois et il y a eu un mort sur le chantier: un ouvrier italien, Angelo Scaglioti, tombé du premier étage après la fin de la construction.
 
Le bus prend la rue Saint Dominique
 
129 - La Fontaine de Mars
Cette fontaine isolée, située au 129 de la rue Saint-Dominique, est l’œuvre de Beauvallet. Elle était autrefois entourée d’un hémicycle de peupliers remplacé en 1859 par une petite place à arcades. C’est une construction carrée, ornée de pilastres et d’un entablement dorique, qui a été édifié entre 1806 et 1809. Le bas-relief d’une des façades représente Hygie, déesse de la Santé, donnant à boire à Mars, dieu de la Guerre. On voit entre les pilastres des vases entourés par le serpent, symbole d’Esculape. Elle recevait l’eau de la pompe à feu du Gros-Caillou.
 
123 - L’ambassade de Roumanie. L’Hôtel de Béhague
L’écrivain Henri de Régnier qualifia cet hôtel d’être l’"un des plus beaux palais de notre ville". Ce lieu fut vendu le 27 mars 1939 à l’Etat Roumain qui y transféra son ambassade qui était auparavant à l’hôtel de Pomar, avenue de Wagram. Le premier ambassadeur qui y résida fut Georges Tataresco. La grand-mère de Martine de Béhague avait acheté en 1863 le terrain où se trouve aujourd’hui l’ambassade. Elle demanda à Gabriel Hippolyte Alexandre Destailleur (1822-1893), restaurateur de Courances et de Vaux-le-Vicomte, d’y édifier un hôtel de style Louis XV afin de correspondre aux collections du XVIIIème siècle qu’il devait abriter. L’architecte possédait une renommée internationale, il fut lié à la famille impériale et travailla en particulier pour les Rothschild de Vienne, Destailleur possédait une impressionnante collection de dessins d’architecture et d’ornements. Cette connaissance aiguë lui permettait de s’inspirer pour ses œuvres des décors anciens. Il avait aussi coutume de réemployer d’anciennes boiseries et éléments de décor mis sur le marché au moment des reconstructions d’Haussmann. Le bâtiment, appelé Grand Hôtel, qu’il construisit était destiné à l’usage de Victoire - Félicie de Béhague et à celui de son fils. Il fut réalisé en 1866-1867 et était justement remarquable par l’emploi de lambris anciens. Ce bâtiment était construit parallèlement à l’avenue (no. 24) à laquelle il était relié par un vestibule vitré. Un Petit Hôtel dévolu à Octave de Béhague, fut ensuite rapidement construit pour une somme supérieure à 400 000 francs. Plusieurs boiseries de sa collection y furent remontées en 1868. Dès 1893, Martine de Béarn fit effectuer des remaniements par Walter-André Destailleur (1867-1940), fils du précédent architecte. Le Grand Hôtel fut démoli ainsi que les communs du petit qui occupaient une partie de la place du bâtiment actuel. Certains éléments furent en revanche intégrés au nouvel édifice comme l’escalier de bois voisin et la précieuse Bibliothèque Ovale. Pour ces deux ensembles, d’anciennes boiseries furent réutilisées. Le grand escalier de bois harmonise différents rampes du XVIIIème siècle du nord de l’Europe. Il menait aux appartements de la comtesse qui avait aussi aménagé un ascenseur.
 
Arrêt Bosquet - Saint-Dominique
 
119 rue Saint-Dominique
 
92 - L’Eglise Saint-Pierre du Gros Caillou
Lorsque le Gros-Caillou fut devenu un bourg assez considérable, on sentit la nécessité d'y bâtir une succursale de Saint-Sulpice, qui était la paroisse de ce bourg. On s'occupa de ce projet dès 1652, mais des obstacles sans nombre vinrent successivement arrêter les travaux. Enfin, le 19 mars 1733, on posa la première pierre de cette église, qui fut bénite sous le titre de l'Assomption de la Sainte' Vierge, et nommée par les habitants Notre-Dame-de-Bonne-Délivrance ; elle est cependant désignée dans les registres de l'archevêché sous le nom de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, succursale de Saint-Sulpice. Elle devint bientôt église paroissiale. En 1775, on la reconstruisit sur un plan plus vaste et sur les dessins de l'architecte Chalgrin ; mais elle n'était pas entièrement terminée lors qu’éclata la révolution. Elle fut alors démolie. En 1822, on éleva sur le même emplacement et sous le même nom, une nouvelle église qui est d'une belle simplicité. Ce monument est dû au talent de M. Godde, architecte.
 
Arrêt Saint-Pierre du Gros Caillou
 
93 rue Saint-Dominique
 
89 – Le Passage Jean Nicot
 
71 – Hôtel du recrutement du gouvernement militaire de Paris.
Le Bureau de Recrutement du Gouvernement Militaire de Paris occupait une belle bâtisse construite en 1800, dont la façade harmonieuse s’aligne au 71 rue Saint-Dominique. Il se trouve à l’emplacement de la boucherie des Invalides. Le Bureau Central de la Seine portait le numéro 5 et de ce bureau relevaient les cinq autres bureaux de recrutement de la Seine (bureaux 1, 2, 3, 4 et 6).
 
Arrêt La Tour-Maubourg - Saint-Dominique
 
69, rue Saint-Dominique
 
Après le 63 ou le 38, le bus traverse l’Esplanade des Invalides. Vers la sortie de l’Esplanade se trouve l’arrêt suivant.
 
Arrêt Esplanade des Invalides
 
L’Esplanade des Invalides
L'esplanade des Invalides est un vaste espace vert parisien créé au début du XVIIIe siècle. Située entre la place des Invalides et le quai d'Orsay, elle met en valeur la façade nord de l'hôtel des Invalides. En 1704, la partie du Pré-aux-Clercs appelée les « Prés-Saint-Germain » fut transformée, d'après les plans de l'architecte Robert de Cotte, en une vaste place rectangulaire semée de gazons et bordée de plusieurs rangées d'arbres. Cette esplanade s'étendait alors de la place des Invalides jusqu'à la rue de l'Université et son centre était marqué par le croisement de deux voies, l'avenue des Invalides, aujourd'hui avenue du Maréchal-Gallieni, et la rue Saint-Dominique dont la partie occidentale (appelée « Saint-Dominique au Gros-Caillou ») et la partie orientale (appelée « Saint-Dominique-Saint-Germain ») seraient réunies en 1838. Ce croisement était occupé par un rond-point qui accueillerait, entre 1804 et 1840, la fontaine des Invalides. En vertu d'un arrêt du 4 décembre 1720 destiné à améliorer le quartier du Gros-Caillou, l'esplanade fut prolongée au nord jusqu'au quai d'Orsay. L'esplanade des Invalides fut le théâtre de grandes manifestations officielles, telles que la fête du 10 août 1793, l'exposition de l'industrie en 1806 ou encore la cérémonie du retour des cendres de Napoléon du 15 décembre 1840. À l'occasion de la première de ces manifestations, une gigantesque mais éphémère statue du peuple français représenté en Hercule terrassant l’hydre du fédéralisme fut élevée au centre de l'esplanade. Elle symbolisait le récent triomphe de la Montagne sur ses ennemis politiques (Girondins et Fédéralistes) et sur le Marais. Lors de la cérémonie du retour des cendres, l'esplanade fut bordée de gradins destinés à recevoir 36 000 spectateurs et l'avenue fut décorée de trente-deux statues d'hommes illustres.
 
A droite – L’Hôtel des Invalides
L'Hôtel des Invalides, fondé par le roi Soleil pour les vieux soldats blessés, comporte un hôpital et une maison de repos situés dans les deux corps de bâtiments de part et d'autre de la façade du dôme. L'ancienne apothicairerie de l'Institution royale se trouve toujours dans l'hôpital. Elle est ornée de belles boiseries et de pots de pharmacie anciens. C'est là que Parmentier assurait sa fonction d'apothicaire sous le règne de Louis XVI, et y prépara son célèbre mémoire sur les vertus alimentaires de son tubercule préféré. Croyant leur pouvoir sur l'apothicairerie menacé, les soeurs grises qui étaient affectées au service des pensionnaires malades lui livrèrent une dure bataille. En 1773, Parmentier perdit son laboratoire. Il continua néanmoins son combat et transforma les parterres des Invalides en plantations. Les bâtiments n'abritent pas moins de sept cadrans solaires, tous assez bien conservés et visibles aux heures d'ouverture. Deux cadrans se trouvent à droite sur la façade orientale, côté galerie de l'Occident. Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, sauf que l'un porte inscrit sous le solstice d'été « Heurs planétaire », l'autre « Heurs artificielles » que les arcs diurnes intermédiaires indiquent sur l'un « Grandeur des jours » et sur l'autre « Grandeur des nuits ». A gauche, au centre de la façade, au-dessus de la porte de la galerie d'Orient, deux autres cadrans jumeaux donnent l'un des heures babyloniques (le temps écoulé depuis le lever du soleil), l'autre les heures italiques (celles qui restent jusqu'au coucher du soleil). Sur la façade méridionale, les deux cadrans du haut sont identiques, verticaux, déclinants de l'après-midi. Sur cette même façade, sous les deux précédents, est tracé un double cadran déclinant quasi méridional, formé de deux rectangles peints : Umbra quiescunt (Ils reposent à l'ombre) dit celui de gauche qui est du matin, Sub luce gaudent (Ils se réjouissent dans la lumière) répond celui de droite qui est de l'après-midi.
 
A gauche – La Gare des Invalides
La gare des Invalides est une gare ferroviaire française de la ligne des Invalides située dans le 7e arrondissement. Ouverte le 15 avril 1900 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER. Ancienne gare tête de ligne vers Versailles et l'ouest de la France, elle a été construite à l'occasion de l'exposition universelle de 1867. Cet embranchement de trois kilomètres de long sur la rive gauche de la Seine, entre le lieu-dit le Point du Jour et le Champ-de-Mars était destiné à desservir les différents chantiers de construction de pavillons en matériels. Pendant l'exposition universelle, la ligne assura le transport des voyageurs, avant de cesser toute activité le 29 février 1868. Jusqu'en 1935, la gare assure le service des lignes vers Granville, Brest ou Angers, jusqu'à ce que l'essentiel du trafic soit redirigé vers la gare Montparnasse suite à son réaménagement et la facilité de cette dernière pour accueillir des locomotives à vapeur. À partir de cette date, elle devient alors une gare de banlieue desservant Versailles et Meudon et ne comporte plus que cinq voies. Les voies désaffectées sont utilisées lors de l'exposition spécialisée de 1937. Elle demeure ensuite un simple terminus de la ligne allant jusqu'à Versailles. En 1979, elle est raccordée au réseau du RER, par un prolongement d'environ 1,1 km en direction de la gare du Musée d'Orsay, et devient dès lors une simple gare de la ligne C. Elle est également mise en correspondance avec la ligne 13 du métro, en plus de la ligne 8 qui existait déjà. En 1948, le bâtiment est transformé en aérogare à destination d'Orly.Depuis 1979, elle est une gare souterraine de la ligne C du RER. Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 15 000 et 50 000 en 2005. En 2011, 17 110 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine4. Et en 2012, environ 20 885 montants par jour ont été comptabilisés dans cette gare.
 
On coupe la rue de Constantine avec à gauche :
 
Le Centre Culturel Canadien et University of London.
Jules Léger, Ambassadeur du Canada en France, eut le premier l’idée de créer en 1964 un Centre culturel en France afin de dynamiser et renforcer les relations culturelles franco-canadiennes en pleine expansion. La signature de l’Accord culturel franco-canadien, en novembre 1965, donna concrètement naissance au projet, qui fut officiellement annoncé à l’occasion des Fêtes du Centenaire de la Confédération canadienne, le 1er juillet 1967. Le Centre culturel canadien à Paris est officiellement inauguré le 2 avril 1970 au 5 rue de Constantine face à l’Esplanade des Invalides en présence de Mitchell Sharp, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et de son premier directeur Guy Viau. Le Centre culturel canadien officialisait en avril 2013 le don et le transfert de son fonds documentaire aux universités du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) Limousin Poitou-Charentes, marquant ainsi l’aboutissement d’un processus de transition visant à mettre en valeur et assurer la pérennité de cet important fonds documentaire canadien. Sur la base d'une étroite collaboration, les universités de La Rochelle, de Limoges et de Poitiers ont procédé à la répartition de ce fonds de près de 18 000 livres et de 200 périodiques de langues française et anglaise portant sur la littérature, l'histoire, le droit et les arts au Canada en fonction de leurs centres d'intérêts prioritaires. Depuis de nombreuses années, les universités du PRES Limousin Poitou-Charentes se distinguent par leurs actions d'enseignement et de recherche portant sur le Canada et par la création commune d’une chaire d'études sur le Canada. En intégrant les bibliothèques de ces trois universités, le fonds sera désormais référencé sur le catalogue national des bibliothèques du réseau des universités françaises (SUDoc) et sur le portail de l'Institut des Amériques, ce qui lui garantira une diffusion à l’échelle de la communauté scientifique française et internationale.
 
On poursuit dans la rue Saint-Dominique.
 
57 – Ambassade de Pologne
L'hôtel de Monaco fut édifié entre 1774 et 1777 pour Marie-Catherine de Brignole, l'épouse séparée d'Honoré-Camille-Léonor Grimaldi, prince de Monaco, résidant lui-même à l'hôtel de Matignon. Elle choisit cette parcelle, l'une des dernières non bâties sur le faubourg Saint-Germain, afin d'être plus proche de la résidence de son amant, le prince de Condé, au palais Bourbon. La construction de la demeure fut confiée à Brongniart qui avait déjà réalisé la plupart des hôtels particuliers du quartier. L'architecte opta pour un schéma nouveau en éloignant l'hôtel de la rue par une allée de platanes qu'il faut toujours parcourir pour arriver à la façade sur cour. Les appartements privés donnaient sur celle-ci tandis que les pièces de réception s'alignaient le long du jardin qui s'étendait alors jusqu'à l'hôtel de Biron. Situé près des Invalides, l'accès se fait rue Saint-Dominique. Après la Révolution française, le bâtiment abrite notamment l'ambassade d'Autriche. Il est ensuite largement modifié sous la monarchie de Juillet par William Williams-Hope. Il abrite aujourd’hui la résidence de l'ambassadeur de Pologne dont l’ambassade se trouve à quelques mètres de là.
 
28 – La Maison de la Chimie
L'idée d'édifier une Maison de la Chimie fut lancée en France avant la Première Guerre Mondiale, dans le but d'établir une liaison entre les sociétés savantes d'une part et entre ces sociétés et l'industrie d'autre part. Mais il fallut attendre le milieu des années 20 et les préparatifs du centenaire de la naissance du chimiste Berthelot, prévue pour octobre 1927, pour que l'idée prenne corps. Une fondation fut alors créée et une souscription internationale lancée. Après plusieurs projets d'implantation, le choix se porta sur le somptueux Hôtel d'Auvergne, construit en 1703 et doté d'une cour d'honneur et d'un jardin privatif. Pour répondre à sa vocation nouvelle, des salles de réunion et de conférence furent aménagées, ainsi qu'un centre de documentation. Le 1er décembre 1934 eut lieu l'inauguration officielle en présence du président de la République, Albert Lebrun. A cette occasion, le nom du mathématicien Paul Painlevé fut donné à la grande salle de lecture. La Maison se mit au travail, avec pour objectif de rassembler les chimistes de tous pays, de favoriser la coopération entre organismes scientifiques, les universités et les applications, d'héberger des sociétés savantes et d'encadrer des initiatives.
 
28 - Hôtel de La Rochefoucauld d'Estissac : Hôtel construit en 1708 et habité successivement par Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne puis par son fils, le cardinal Henri de la Tour d'Auvergne. En 1764, l'hôtel devient la propriété du comte de Caraman puis, en 1820, du comte de La Rochefoucauld, ambassadeur de France, qui le transmit ensuite à son fils, le duc d'Estissac, dont les descendants le conservèrent jusqu'en 1929. Il fut alors acheté par la Fondation de la Maison de la Chimie, reconnue d'utilité publique par décret du 12 août 1928 et chargée de réaliser une institution vouée à encourager les échanges entre les sociétés savantes et l'industrie chimique. Cette fondation fit aménager dans le style Art Déco les deux ailes en retour sur la cour et restaurer le corps central et ses décors intérieurs. La Maison de la Chimie abrite aujourd'hui des colloques et des conférences.
 
45 - Hôtel de Montmorency-Luxembourg : Construit en 1829-1830 dans le style de Palladio pour le prince Édouard de Montmorency-Beaumont-Luxembourg par l'architecte Joseph-Antoine Froelicher. Il a été gravé par Normand. Acquis en 1919 par le Crédit national qui y installa ses bureaux au prix de profondes dénaturations. Hôtel de l’Evêque de Comminges en 1728, du duc d’Estouteville en 1752, du Roure en 1787, du maréchal comte Reille en 1842.
 
Arrêt Bourgogne
 
39, rue de Bourgogne
 
35 - Hôtel de Broglie : Remarquable surtout pour les transformations effectuées au milieu du xixe siècle par Gabriel-Hippolyte Destailleur pour le comte Joseph Othenin d'Haussonville et son épouse née Louise-Albertine de Broglie. Abrite aujourd'hui le ministère des droits des femmes. Il a conservé sa magnifique porte sculptée, munie de ses heurtoirs et une partie de ses façades, en particulier celle donnant sur le jardin, visible de la rue Las-Cases.
 
31 – Le Square Samuel Rousseau
Créé en 1857 par Jean-Charles Alphand est situé en face de la basilique Sainte-Clotilde (Paris), ce square a une superficie de 2 047 m². Samuel Rousseau (1853-1904), était un compositeur et maître de chapelle français. Il officia à la Basilique Sainte-Clotilde. Dans ce square, se trouvent deux statues : L'Éducation maternelle réalisée en 1875 par Eugène Delaplanche et un monument en pierre consacré à César Franck réalisé par Alfred Lenoir en 1891. César Franck était titulaire des grandes orgues de la basilique Sainte-Clotilde de 1859 à 1890.
 
25 - Hôtel de Fonscolombe-Pascal: Hôtel particulier construit au xixe siècle, qui fut à partir de 1888 la résidence parisienne du baron Fernand de Fonscolombe et de son épouse née Marie-Emilie Pascal. Le baron était issu d'une famille ancienne de noblesse aixoise, et son épouse descendait d'une lignée de riches banquiers marseillais. La famille de Fonscolombe était très liée avec les princes d'Orléans : Fernand de Fonscolombe fut membre du service d’honneur du comte de Paris, puis doyen du service d’honneur du duc d’Orléans. Les étages supérieurs de la bâtisse furent ajoutés tardivement par la baronne pour abriter des appartements de rapport. Une partie de l'hôtel est encore occupée par ses descendants.
 
16 - Petit hôtel de Conti : Construit en 1727-1729 par François Debias-Aubry pour l'abbé Charles Maurice de Broglie. Vendu en 1735 par l'abbé de Broglie à la princesse douairière de Conti. Cette dernière vend en 1774 cet hôtel et celui du no 14 à son petit-fils, le comte de La Marche, qui les revend avec bénéfice dès 1776 : le grand hôtel du no 14 au comte de Brienne, et le petit hôtel du no 16 aux entrepreneurs Claude-Martin Goupy et Louis-Pierre Lemonnier, mandataires du prince de Condé. L'hôtel est acquis par l'État en 1817 et réuni au précédent. Immense porte cochère au fronton arrondi. Porte inscrite.
 
14 - Hôtel de Brienne (ministère de la Défense) : Hôtel construit en 1724 par François Debias-Aubry pour François Duret, président au Grand Conseil, mandaté par la marquise de Prie. Il est cédé en 1725, avant achèvement, à la marquise de La Vrillière. Il est ensuite remanié à plusieurs reprises, particulièrement dans ses décors intérieurs, par Nicolas Simonnet pour la princesse douairière de Conti, propriétaire en 1733 ; pour Louis-Marie-Athanase Loménie de Brienne, propriétaire en 1776, qui laisse son nom à l'hôtel ; pour Lucien Bonaparte, propriétaire en 1802 et pour Madame Mère, propriétaire en 1805, par l'architecte Louis-Ambroise Dubut. L'hôtel est acquis en 1817 par l'État qui y installe le ministère de la Guerre (Défense). L’Hôtel n’a été guère modifié : haut portail, rez-de-chaussée toscan, premier étage ionique avec grand fronton triangulaire reposant sur deux ordres de pilastres. Quelques salons, dont l’appartement de Madame Laetitia, ont conservé des vestiges de leur mobilier et de leur décoration. Sa façade sur cour et la décoration de quatre salons sont inscrits. L’arrière de l’hôtel donne sur un parc dont le mur longe la rue de l’Université. Il est encore percé de la petite porte par laquelle passait Mademoiselle George, lorsqu’elle allait rendre visite à Lucien Bonaparte au temps où il occupait l’hôtel de Brienne.
 
5 – Hôtel de Tavannes
Cet hôtel, propriété du couvent des Dames de Bellechasse. La porte à voussures arrondies est inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Portail à refends, coquille, fronton triangulaire supporté par deux consoles, escaliers.
 
3 - Ancien Hôtel de Tavannes (1728). Puis hôtel de l'évêque de Poitiers (1744). Habité par le chimiste Jean-Baptiste Dumas. Hôtel de 1688 ayant appartenu au Couvent des Dames de Bellechasse, qui le louèrent. Mansarde à poulie, bel escalier. On a trouvé entre le plafond du deuxième étage et le plancher du troisième une cachette qui datait de l’époque de la Terreur.
 
Arrêt Solférino – Bellechasse
 
1, rue Saint-Dominique
 
1 - Hôtel Amelot de Gournay, dit aussi de Mortemart ou de Tingry : Construit par Germain Boffrand sur un terrain acheté par cet architecte en 1710. Vendu en 1713, en cours de construction, à un diplomate, Michel Amelot de Gournay. L'hôtel est particulièrement remarquable par sa cour ovale et sa façade sur cour à pilastres colossaux au sol, disposition extrêmement précoce. Ces dispositions habiles ont permis de donner de la monumentalité à un bâtiment contraint par l'étroitesse de la parcelle. L'hôtel passa des Amelot de Gournay au maréchal de Montmorency-Luxembourg, puis à son fils, Christian Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry. En 1751, celui-ci le céda au comte de Guerchy, ambassadeur à Londres, qui le loua en août 1768 aux parents de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Ce dernier y résida de sa sortie du séminaire de Saint-Sulpice, au début de 1775, à novembre 1775. Hôtel d'Aguesseau en 1804, puis d'Haussonville en 1812. L'hôtel abrite aujourd'hui, dans l'aile droite sur cour, l'ambassade du Paraguay cependant que les salons du rez-de-chaussée dépendent de la Maison de l'Amérique Latine. Façade concave sur une cour ovale, décorée de pilastres d’ordre colossal. Les communs, moins élevés, continuent la courbe de l’ovale. La façade sur le jardin est rectiligne. Cet hôtel a, dans son ensemble, conservé son ordonnance première. Son portail d’entrée, son jardin et sa cour sont classés. Escalier.
 
Le bus s’engage à droite sur le boulevard Saint-Germain.
 
246 – Hôtel de Roquelaure
Le maréchal de Roquelaure fit transformer et agrandir par Lassurance en 1724 un bâtiment de la fin du XVIIème siècle, dont Leroux acheva la décoration. En 1740, le président au Parlement, Molé acquit cette dernière que sa famille conserva jusqu’à la Révolution. Cambacérès, archichancelier de l’Empire, s’y établit en 1808, mais dut la céder en 1816 à la duchesse douairière d’Orléans, mère de Louis-Philippe. Au cours du XIXème siècle, l’hôtel de Roquelaure subit encore de nombreuses transformations : Fontaine l’aménage pour le Conseil d’Etat en 1832, Duban pour le ministère des Travaux Publics quelques années plus tard. Ces architectes, respectueux du passé, se sont efforcés de conserver une partie des décors anciens. Aujourd’hui il est le siège du Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et la résidence du ministre. L'ensemble des façades et toitures, ainsi que le portail, le sol de la cour d'honneur et le jardin, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 avril 1961. En mars 2010, Un nouvel hôtel à abeilles a installé dans le parc, cet hébergement de grande classe pour les pollinisateurs sauvages, est pour la première fois installé en ville.
 
215 – Collège des Ingénieurs
Le Collège des ingénieurs (CDI) est une institution internationale indépendante d’éducation fondée en 1986 à Paris, connue pour son diplôme de master en administration des affaires (MBA, master of business administration) construit selon une pédagogie d'alternance intégrée de cours et d'une mission. Aujourd'hui présent sur trois sites en Europe (Paris, Munich, Turin), il sélectionne chaque année une centaine de jeunes diplômés (ingénieurs, scientifiques, médecins) originaires des grandes écoles et universités. Le Collège des ingénieurs a été fondé à Paris en partenariat avec de grandes entreprises internationales dans le but de détecter, évaluer et former au management ceux qui, parmi les jeunes ingénieurs diplômés des universités européennes, américaines et asiatiques, montraient la volonté d'entreprendre et des capacités de leadership. Le concept éducatif (la « formation-action ») est résumé par sa devise latine : « Qui agit intellegit » : « celui qui agit, comprend. »
 
Le bus tourne à gauche dans la rue du Bac
 
Arrêt Rue du Bac - René Char
 
47, rue du Bac
 
46, Le Magasin Deyrolle
Au 46 de la rue du Bac se trouve un magasin très particulier qui est un véritable musée des sciences naturelles. On pourrait le rapprocher d’un cabinet de curiosité tel que celui qui se trouve dans la rue Geoffroy Saint-Hilaire, à la bibliothèque du Museum. C’est le dernier taxidermiste de Paris qui est installé là en 1888 alors que la maison avait été fondée en 1831 par un passionné d’histoire naturelle. De splendides spécimens sont à vendre, allant de l’éléphant au lapin en passant par le tigre et la girafe. De très belles planches d’insectes occupent une pièce à part entière. De plus, le magasin est également une librairie possédant des livres tant sur la zoologie que sur la botanique. Les prix sont à la hauteur des spécimens et du travail que représente l’empaillage. En 2001 Louis Albert de Broglie reprenait la société et restaurait le rez-de-chaussée de la boutique. Dans la nuit du 1erfévrier 2008, la maison, boutique-musée et cabinet de curiosités, était ravagée par un incendie, vraisemblablement dû à un court-circuit et maîtrisé au bout de deux heures, qui devait détruire toutes les collections de papillons et d'insectes ainsi qu'une grande partie des animaux naturalisés (zèbre, alligators, gazelle, ours, lion, crustacés et tortues). Le 15 mai 2008, la façade était nettoyée et deux salles du premier étage rouvertes.
 
Arrêt Pont Royal - Quai Voltaire
 
7, rue du Bac
 
Numéros pairs 2/4/6
La Caisse des dépôts et consignations - L'ensemble d'immeubles qui forment le siège de la Caisse des dépôts et consignations a été construit à l'emplacement de plusieurs hôtels édifiés par Robert de Cotte  au début du xviiie siècle, dont l'un probablement pour lui-même et un hôtel de Mailly-Nesle, qui occupait l'angle avec la rue du Bac. Ébranlés lors des travaux souterrains de construction du chemin de fer d'Orléans, ces hôtels furent démolis et remplacés, à la fin du xixe siècle, par les bâtiments actuels de style Louis XV, sur lesquels a été remonté (à l'angle du quai et de la rue du Bac) un fronton sculpté représentant « Minerve protégeant l'architecture et la sculpture », provenant de l'un d'entre eux, peut-être celui de Robert de Cotte. La construction actuelle est tantôt datée 1890-1896  et attribuée à Eudes, tantôt datée 1902-1903  et donnée à Pierre-Félix Julien. Le plus probable est que ces deux architectes y ont participé en deux campagnes de travaux. Dans la cour du 3, la Caisse des dépôts a installé une sculpture de Jean Dubuffet, Réséda (conçue en 1972, réalisée en 1988). Fronton classé.
 
Le Pont Royal
Ce pont relie les premier et septième arrondissements. Il a été construit en pierre, sur les plans de Mansard, du 25 octobre 1685 au 13 juin 1689, aux frais de Louis XIV, d’où son nom. Il mesure 133 mètres. Il remplaçait un pont de bois appelé Pont-Rouge en raison de sa couleur, construit en 1632, qui remplaçait lui-même un bac utilisé depuis 1550. Il fut pendant longtemps le seul pont de ce côté de Paris, le plus proche étant le Pont Neuf. Il a été élargi et abaissé de 1839 à 1844. Les niveaux des crues historiques sont portés sur une échelle située sur la dernière pile de chaque rive.
 
Le bus traverse la Seine sur le Pont Royal, puis tourne à droite sur le Quai François Mitterrand.
 
Arrêt Pont Royal
 
Quai François Mitterrand
 
A gauche
La grande Galerie occidentale du Louvre.
Elle occupe la fin du Quai des Tuileries entre l’extrémité du Louvre et les Guichets de Lesdiguières.
 
Les Guichets du Louvre
Les guichets Lesdiguières ont été démolis en 1865 et les statues présentes ont été descellées. Ainsi, l’ensemble d’Augustin Dumont avec le Gloire et l’Immortalité, la France Guerrière, le Génie de la Guerre, le Génie de la Paix, et les Aigles d’Emmanuel Frémiet, ont disparu. Cette statuaire avait été commandée et installée en 1855, pour assurer une symétrie avec la façade du pavillon de Rohan et l’œuvre de Diébolt. Après la reconstruction des Guichets, une nouvelle statuaire fut mise en place sous la direction de Lefuel. La façade donnant sur le Carrousel, fut décorée, de deux nouveaux groupes d’Augustin Dumont (L’Architecture et La Sculpture), de deux Lions d’Emmanuel Frémiet, de deux figures de Guerrier assis de Jean Joseph Perraud, de quatre groupes d’enfants avec attributs sur la partie Lesdiguières et de trois génies sur la partie Trémoille. Au premier étage de la façade des guichets donnant sur la Seine, la statue en bronze « Apollon chevauchant Pégase » d’Antonin Mercié a remplacé le bas-relief en bronze Napoléon III à cheval d’Antoine Barye. Napoléon III avait trouvé peu convenable d’ériger une statue à son honneur de son vivant, et ce n’est que sur l’insistance de Lefuel que cette œuvre vit le jour. Elle fut installée en 1868 et déboulonnée à la demande Lefuel, le 10 septembre 1870, quelques jours après la proclamation de la République. Aux côtés d’Apollon chevauchant Pégase, les deux figures allongées, allégorie de la Rivière (à gauche) et du Fleuve (à droite) d’Antoine Barye, installées en même temps que le Napoléon III à cheval sont toujours là. On trouve de chaque côté de l’arcade centrale donnant sur la Seine, les statues monumentales de François Jouffroy, la Marine Guerrière et Marine marchande (1868). Le Fronton central, au-dessus d’Apollon chevauchant Pégase, est de Théodore Gruyère (1868). Les six pendeloques du premier étage des guichets sont de François Roger. Pour les pavillons, autour des lucarnes, les têtes de satyre et les clés sont de Knecht, les enfants agenouillés sont de Toussaint et Lavigne. Knecht a aussi décoré les fenêtres du premier étage des pavillons avec des chutes de fruits à tête de lion. Toujours côté Seine, dans les niches du premier étage du pavillon Lesdiguières, on trouve trois figures allégoriques destinées initialement à la cour Visconti, la Sculpture de Jean Jules Allasseur, la Science de Jacques Léonard Maillet, la Gravure de Jules Antoine Droz. Et pour les niches du pavillon de Trémoille, les œuvres sont des figures mythologiques exécutées entre 1866 et 1868 : Bacchus de Joseph Félon, Pomone de Jean Auguste Barre, Apollon de Jean Claude Petit.
 
Le Pont du Carrousel.
Le premier pont du Carrousel, construit en fer et en bois en 1833 par Antoine-Rémy Polonceau, était une merveille d’ingéniosité, mais sa hauteur ne permettait pas le passage des péniches. Un nouvel ouvrage de pierre, plus classique, le remplaça en 1936, auquel on adjoignit les quatre statues de l’ancien pont dues aux ciseaux de Louis Petitot, représentant la Seine, la Ville de Paris, l’Abondance et l’Industrie. Les statues étaient à l’origine élevées sur des piédestaux en fonte abritant les bureaux destinés à la perception du péage. Pour l’éclairage, les Ponts et Chaussées firent appel à Raymond Subes, ferronnier talentueux qui contribua activement à la renaissance de l’art subtil de la ferronnerie. La proximité du Louvre rendit compliquée la conception des lampadaires, tenus de ne pas afficher trop de modernisme et de ne pas dépasser treize mètres, soit la toiture du palais. Par ailleurs, la portée exigée des lanternes était de vingt mètres, à la fois pour ne pas éblouir les conducteurs et pour que l’ensemble du pont et des quais soit couvert par ces quatre foyers lumineux. C’est ainsi que Subes imagina une bien étrange mécanique : des lampadaires télescopiques. La guerre de 1939 interrompit les travaux de construction, que Subes reprit l’année suivante Tous les stocks de cuivre devant être signalés à l’Administration d’Occupation, le ferronnier continua son travail en cachette et dissimula à ses risques et périls les lampadaires terminés – soit vingt tonnes de cuivre et quarante d’acier – dans les souterrains du pont, où ils subirent plusieurs inondations. Après la Libération, il les restaura et put enfin les mettre en place. Les quatre lampadaires d’acier sont toujours sur le pont, à l’abri dans leurs étuis de bronze, prêts à offrir aux promeneurs du soir un spectacle son et lumière…grinçant.
 
Arrêt Quai François Mitterrand
 
Quai François Mitterrand
 
La Galerie orientale du Louvre
La Grande Galerie Orientale se situe entre les Guichets de Lesdiguières et ceux de la cour Carrée.
 
Les Jardins de l’Infante
La façade du Louvre située côté Seine est double. Elle comporte celle établie par Le Vau, de 1660 à 1664, et celle qui a été placée quinze mètres en avant, à partir de 1668, pour l’élargissement de l’aile sud du palais. La première façade constitue maintenant le mur de refend. On le voit fort bien sous le guichet du Louvre qui fait face au Pont des Arts. La façade de Perrault a un soubassement semblable à celui de la Colonnade. Son premier étage, assez haut a des fenêtres à fronton triangulaire, il est surmonté d’un deuxième étage, à fenêtres moins hautes, à fronton curviligne. Des pilastres séparent les fenêtres. Un entablement à balustrade recouvre le tout et un avant-corps central, surmonté d’un grand fronton triangulaire, contient le guichet d’entrée, ouvert en 1779. A l’angle sud-ouest, l’avant-corps enrobe le Pavillon du Roi, dont le troisième étage a été arasé sous l’Empire. Toute la décoration de cette façade, noble, solennelle et froide, date du Premier Empire. Marie de Médicis fit tracer, en 1611, un agréable jardin, de forme rectangulaire, formant terrasse très surélevée par rapport à la Seine, et compris entre le Louvre, la Petite-Galerie, le quai et la rue de l’Autriche. C’était le jardin de la reine planté de beaux arbres de tonnelles, de massifs de verdure avec un jet d’eau au milieu. Au printemps de 1722, l’infante d’Espagne, Marie-Anne Victoire, âgée de quatre ans, fiancée à Louis XV qui en avait douze et demi, résida trois mois et demi dans les appartements du rez-de-chaussée de la Petite-Galerie. Elle jouait dans ce grand jardin qui prit, dès lors, ce nom du jardin de l’infante qu’il a conservé.
 
La Cour Carrée du Louvre
De nombreux architectes de renom participèrent à la construction de la Cour Carrée. La façade Renaissance, la plus ancienne du Louvre, dont la construction fut décidée par François Ier la veille de sa mort, en 1545, est due à l'architecte Pierre Lescot. Son décor par Jean Goujon est un hymne au souverain français.  Sous Henri IV, c'est l'architecte  Jacques Lemercier  qui est alors chargé de la modernisation du vieux Louvre. Il fait tout d'abord poursuivre la cour carrée, tout en respectant le style initial de Lescot, et en donnant un rôle important aux pavillons. Ainsi, au nord de l'aile Lescot, Lemercier fait construire le Pavillon de l'Horloge, qu'il prolonge d'une autre aile identique à celle de Lescot afin de garder une symétrie harmonieuse. Les sculpteurs  Jacques Sarazin,  Gilles Guérin,  Philippe de Brister  exécutent la décoration des nouveaux corps de bâtiment.  Sous Louis XIV,Il faut attendre une ordonnance royale du 31 octobre 1660 pour qu'une nouvelle fois, le grand dessein soit repris, avec pour architecte principal Louis le Vau. Non seulement le projet intérieur est repris pour la cour carrée, mais une extension vers le sud est prévue (pont et  collège des Quatre-Nations), qui donne une nouvelle dimension politique à l'affaire, le Collège des Quatre-Nations servant au recrutement de l'administration royale.  
 
Arrêt Pont des Arts
 
Quai François Mitterrand
 
Le Pont des Arts
Construite par les soins de l'ingénieur Demontier entre 1802 et 1804, la passerelle des Arts, qui relie le quai du Louvre au Palais de l'Institut, est la première passerelle métallique de Paris. Le passage fut soumis à un péage jusqu’en 1848. Cet ouvrage a été remanié par Visconti et Lefuel entre 1852 et 1857, puis par Lefuel seul entre 1871 et 1876. Déjà en 1852, une de ses arches fut supprimée lors de l’élargissement du quai de Conti. Une petite bombe l’atteignit dans la nuit du 27 au 28 juin 1918. Endommagé par un train de péniches, elle a été reconstruite récemment presque à l'identique, sur des piles plus écartées et avec une arche en moins. Le côté amont de la culée rive droite est sensiblement à l’emplacement de la tour du Coin de l’enceinte Philippe Auguste. Son nom vient de celui du palais des Arts, que le Louvre portait au moment de sa construction. Elle mesure 155 mètres et est large de 10 mètres.
 
La Colonnade de Perrault
Le Bernin, grand maître du baroque, avait été invité par Louis XIV pour proposer un plan permettant de construire un bâtiment qui fermerait la Louvre, côté Paris. Mais sa proposition ne convînt pas au Roi et celui-ci préféra celle de trois architectes français : Perrault, Le Vau et d’Orbay. La construction, commencée en 1667 a été interrompue en 1678. Restaurée entre 1756 et 1757, elle n’a été achevée que de 1807 à 1811. Et c’est le creusement des fossés en 1967 en dégageant le soubassement à bossages sur une profondeur de sept mètres, a rendu sa vraie hauteur à l’édifice. Il aura donc fallu 300 ans pour aboutir à ce chef d’œuvre d’art classique, d’une longueur de 183 mètres, austère, nu, percé de fenêtres bombées, vierge de tout ornement. La cour Carré du Louvre est ainsi formée. En 1807, le sculpteur Pierre Cartellier est chargé par les architectes Percier et Fontaine d’orner le mur au-dessus de l’arcade centrale de la Colonnade, sous le fronton commandé à Lemot. Au centre, la Gloire est debout sur son char, les ailes symétriquement déployées. Deux petits génies tiennent chacun les rennes de deux chevaux cabrés qui foulent des trophées guerriers. La composition, peu réaliste (chevaux galopant en sens inverse), reprend en réalité un motif antique, souvent reproduit sur les médailles, camées ou bronzes d’ameublement. Sculpté très finement et en faible saillie, ce relief s’adapte ici parfaitement à son emplacement, avant tout décoratif.
 
Arrêt Pont Neuf - Quai du Louvre
 
12, Quai du Louvre
 
La Samaritaine
La Samaritaine était un grand magasin situé en bords de Seine au niveau du Pont-Neuf. La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m2, devançant de peu les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé par une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective des Parisiens : « On trouve tout à la Samaritaine ». Le magasin est fondé en 1869, par Ernest Cognacq, originaire de l’île de Ré, et plus tard Marie-Louise Jaÿ, son épouse, ancienne première vendeuse du rayon costumes du Bon Marché. Ernest Cognacq avait commencé par vendre des cravates dans un parapluie sur le Pont-Neuf, puis s'était entendu avec un petit café qu'il fréquentait rue de la Monnaie pour récupérer sa salle annexe peu utilisée et en faire un petit commerce. Le couple, ayant convolé, décide d'agrandir son magasin, qui, prospérant, s'étend et donne naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine. S'inspirant des méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut au Bon Marché, Ernest Cognacq organise son magasin en rayons gérés par de véritables petits patrons responsables et autonomes. La Samaritaine est rachetée en  2001 par le groupe LVMH qui avait précédemment racheté le Bon Marché. Le 15 juin 2005, officiellement pour cause de mise en conformité du bâtiment aux normes modernes de sécurité de six ans, mais finalement, pour des raisons de restructuration, comme le pensaient les syndicats, le magasin est fermé pour une longue période.
 
Le Quai de la Mégisserie
Ce quai a été construit en 1369 sous le nom de la Saunerie, dû à la proximité du port de sel et du grenier à sel. Refait en 1529, élargi en 1769 ce quai fut ensuite désigné sous le nom de la Ferraille, en raison des marchands de vieux fers qui étalaient leurs marchandises le long du parapet. Sous la Régence, il fut le siège du commerce des racoleurs. Ceux-ci achetaient les hommes nécessaires à l’armée, selon leur poids et leur taille. Ces racoleurs étaient juchés sur des tonneaux ou s’installaient dans des cabanes de toile sur lesquelles étaient accrochées des banderoles alléchantes. Le marché aux fleurs se tint aussi sur ce quai, avant son transfert en 1809 sur le lieu qu’il occupe aujourd’hui.
 
Le Théâtre du Châtelet
Le théâtre du Châtelet est un théâtre situé place du Châtelet dans le 1er arrondissement. Il est sous la direction de Jean-Luc Choplin depuis 2007, et programme aujourd'hui principalement des opéras et des concerts classiques. Il accueille également depuis 2002 la cérémonie des Césars du cinéma. Le théâtre impérial du Châtelet est construit entre 1860 et 1862 par Gabriel Davioud à la demande du baron Haussmann, à la même époque que l'actuel théâtre de la Ville qui lui fait face de l'autre côté de la place du Châtelet. Il comptait alors 2500 places et était utilisé pour des représentations théâtrales. Il est inauguré le 19 avril 1862, en présence de l'Impératrice, avec Rothomago de d'Ennery, Clairville et Monnier. Sur son plafond figurent neuf cartouches, chacune comportant l'un des mots suivants : danse, opéra, féerie, musique, drame, tragédie, comédie, vaudeville et pantomime.
 
Arrêt Châtelet
 
2, Quai de la Mégisserie
 
La Place du Châtelet
La place du Châtelet est située à Paris, au bord de la Seine, à l'entrée du pont au Change. À cheval sur le 1er et le 4e arrondissement. C'est un important nœud de communication routier par sa position centrale dans la capitale au croisement des axes nord-sud et est-ouest, ainsi qu'un carrefour de tous les transports en commun, et un lieu majeur de spectacles à Paris. Elle se trouve au croisement de la rue de Rivoli, de l'avenue Victoria et des quais de la Mégisserie et de Gesvres, dans l'axe Est/Ouest, et du boulevard de Sébastopol et du boulevard du Palais, par le Pont au Change, dans l'axe Nord/Sud.
 
La Fontaine du Palmier
Œuvre de Bralle, la Fontaine aux Lions, dite de la Victoire ou du Palmier fut édifiée en 1808 au centre de la place initiale du Châtelet. Lorsque celle-ci fut agrandie et transformée sous le Second Empire. Le monument entier d’un poids de 24 tonnes fut posé sur des rails et déplacé le 21 avril 1858, en 27 minutes, de 12 mètres vers l’ouest afin de se trouver au centre de la nouvelle place. On le jucha sur un piédestal décoré de sphinx. Il porte en haut une copie de la Victoire initiale de Boizot, l’original étant au Musée Carnavalet. En bas on trouve, la Foi, la Force, la Loi et la Vigilance, par Boizot. Sa hauteur est de 22 mètres.
 
Le Théâtre de la Ville
Le théâtre de la Ville–Sarah-Bernhardt est un théâtre parisien situé 2, place du Châtelet dans le 4e arrondissement. Le théâtre de la Ville est devenu à partir du début des années 1980 un lieu majeur de promotion et de reconnaissance internationale de la danse contemporaine et de ses jeunes créateurs. Il possède également, depuis 1996, une seconde salle dans le nord de Paris, le théâtre des Abbesses. Le théâtre de la Ville a été dessiné par l'architecte Gabriel Davioud dans le cadre de la restructuration de Paris faite par le baron Haussmann. Il fut édifié entre 1860 et 1862 sur le même plan que le théâtre du Châtelet qui lui fait face, en remplacement de l'ancienne salle du Théâtre-Historique du boulevard du Temple. Il offre une capacité de 1 000 places.
 
14, Quai de Gesvres – La Préfecture de Police
La préfecture de police de Paris, dirigée par le préfet de police de Paris, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, est l'institution responsable de l’ensemble du dispositif de sécurité intérieure sur le territoire de Paris et des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Elle a, à ce titre, la charge de l'ordre public qu'elle met en œuvre au travers de ses propres directions de police ou en faisant appel aux unités de la gendarmerie nationale ou aux compagnies républicaines de sécurité. Elle veille, sur le territoire dont elle a la responsabilité, à animer l'ensemble du dispositif de sécurité intérieure, en particulier l'action des différents services et forces dont dispose l'État en matière de sécurité intérieure. De même, elle est responsable également dans la capitale de la délivrance de titres (identité, étrangers, naturalisations, permis de conduire, certificats d'immatriculation...), de la police des débits de boissons ou encore des services vétérinaires et de la répression des fraudes.Enfin, la préfecture de police de Paris est chargée sur l'ensemble de la région Île-de-France, au titre de préfecture de zone de défense et de sécurité de Paris, de la coordination des moyens de sécurité civile. Pour Paris et sa petite couronne, elle assure la direction et le financement de la brigade des sapeurs pompiers de Paris et dispose de son propre service de déminage rattaché au Laboratoire central de la préfecture de police. Autre compétence particulière de cette institution, elle dispose de son propre institut médico-légal. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2016, la préfecture de police exerce en Ile-de-France, en plus de ses compétences habituelles, celles dévolues aux secrétariats généraux pour l'administration du ministère de l'intérieur, qui sont mises en œuvre au travers les directions et services du secrétariat général pour l'administration de la préfecture de police. La Préfecture de police ne relève pas organiquement et hiérarchiquement de la direction générale de la Police nationale, elle est une institution à part entière avec des compétences multiples rattachée directement au ministère de l'Intérieur.
Arrêt Hôtel de Ville
 
2, Quai de Gesvres
 
La Place de l’Hôtel-de-Ville
Jusqu’au XIIème siècle la place de l’Hôtel-de-Ville n’était qu’un lieu désert constitué par une grève descendant en pente douce vers les roseaux du fleuve. Paris ne possédait à l’époque sur la rive droite que deux très modestes groupements de maisons, l’un a l’entour du Grand Châtelet et l’autre sur le monceau Saint-Gervais. En 1141, Louis VII le Jeune vendit aux « bourgeois de la marchandise », soit à la « hanse parisienne », importante corporation des marchands de l’eau – transporteurs ayant le monopole du trafic fluvial sur la Seine, la Marne, l’Oise et l’Yonne – une partie de cette grève, afin qu’ils y établissent un port où ils seraient moins à l’étroit qu’au port Saint-Landry, situé en face, sur la Cité. Ce port de Grève devait alimenter tout Paris. En fait, il fut une suite de ports particuliers alignés le long de la rive droite de la Seine, port au foin, au vin, au blé, aux grains, au bois, au charbon, au sel…, que de nombreux moulins à eau séparaient. On comprend l’intérêt qui s’attachait à la Seine, à ses crues, à ses basses eaux, à sa prise par les glaces…, à cette époque où tout le commerce et le ravitaillement de Paris étaient tributaires de la navigation fluviale. Jusqu’au Second Empire, la Place de Grève, d’une superficie voisine du quart de la place actuelle, était divisée en deux parties inégales : la partie basse, en pente vers le port et la partie haute, la place proprement dite, celle où les gens sans travail prirent l’habitude de se rassembler de bonne heure. Ils allaient en Grève (sur la place de Grève) ou ils se mettaient en Grève (à la disposition des patrons). La place fut agrandie en 1778 et surtout en 1853, lorsque Haussmann rasa toutes les maisons des petites rues qui l’entouraient. Il quadrupla sa surface et flanqua, à l’est, cet édifice de deux mornes casernes reliées à la maison municipale par des souterrains de façon à être en mesure d’arrêter, si besoin en était, des mouvements révolutionnaires analogues à ceux de juillet 1830 et de février 1848. La place de Grève a perdu en 1830 son vieux nom remplacé par l’actuel.
 
L’Hôtel-de-Ville
En 1246, Saint-Louis créa la première institution municipale : les bourgeois élirent leur représentant auprès du pouvoir central, les échevins, dont le chef, appelé prévôt des marchands, fut celui de la puissante hanse parisienne. De ce fait, le sceau des marchands de l’eau devint le sceau de cette institution. C’est la célèbre nef qui servait déjà d’emblème aux nautae parisiaci, aux nautes parisiens, et qui devait figurer sur les armoiries de Paris. Les membres de la hanse tenaient leurs réunions dans une maison commune, la maison de la Marchandise, située à l’actuel 20, rue Soufflot, qui prit, en 1246, le nom de parloir aux Bourgeois. Elle était installée entre l’église Saint-Leufroy et le Grand Châtelet, sur la Montagne Sainte-Geneviève. Etienne Marcel, alors prévôt des marchands, transporta, en 1357, le lieu de réunion de l’administration principale dans un hôtel de la place de Grève, appelé, à cause de ses arcades, la Maison aux piliers. Ce premier Hôtel-de-Ville se trouvait situé, comme l’actuel, sur le côté oriental de la place. C’était une construction à deux étages sur arcades, ornée de deux tourelles d’angle. Elle possédait une grande salle de réunion, d’environ dix mètres sur six et un grenier, dépôt d’armes des bourgeois. La « maison des piliers » est remplacée au XVIème siècle par un véritable palais. Cet hôtel fut reconstruit deux siècles plus tard : la partie sud sous François 1er et Henri II, de 1533 à 1551, et la partie nord sous Henri IV et Louis XIII, de 1606 à 1628, celle-ci d’après les plans de Dominique, dit le Boccador, Pierre Chambiges étant l’un des entrepreneurs. Des extensions sont ajoutées entre 1836 et 1850 tout en préservant la façade renaissance. Le 24 mai 1871, sous la Commune, installée à l’Hôtel-de-Ville depuis le mois de mars précédent, ce superbe édifice fut arrosé de pétrole, puis livré aux flammes qui le détruisirent complètement. Les archives et la bibliothèque de la ville connaissent le même sort. Les deux collections de l'état civil parisien antérieur à 1860 (de la ville et du greffe) sont à jamais perdues, la première dans l'incendie de l'Hôtel de ville et la seconde dans celui du Palais de Justice. Le bâtiment est reconstruit entre 1874 et 1882 sur les plans des architectes Théodore Ballu et Edouard Deperthes. La façade, de style néo renaissance, s'inspire largement de celle du bâtiment disparu. La place de Grève, rebaptisée place de l’Hôtel-de-Ville, le 19 mars 1803, est devenue un espace réservé aux piétons depuis 1982. Paris ayant connu diverses insurrections, l'hôtel de ville fut souvent le point de ralliement d'émeutiers, insurgés et révolutionnaires. D'Etienne Marcel à la Fronde, de la Révolution aux journées révolutionnaires de Juillet 1830 et Février 1848, de la Commune à la Libération de Paris, l'hôtel de ville est un lieu chargé d'histoire. Lieu de pouvoir où siège le Conseil de Paris et de prestige où sont reçus les hôtes du maire, l'Hôtel de Ville possède également aujourd'hui un espace dédié aux expositions.
 
La statue d’Etienne Marcel
Etienne Marcel, né entre 1302 et 1310 et mort à Paris le 31 juillet 1358, est prévôt des marchands de Paris sous le règne de Jean le Bon. Il se retrouve à la tête du mouvement réformateur qui cherche à instaurer une monarchie française contrôlée en 1357, en affrontant le pouvoir royal exercé par le dauphin. Délégué du tiers état, il joue un rôle considérable au cours des états généraux tenus en pleine guerre de Cent Ans: ceux de 1355, avaient pour objectif le contrôle de la fiscalité, ceux de 1356 demandaient le prélèvement de nouveaux impôts et ceux de 1357 devaient régler le paiement de la rançon du roi Jean. Les États se révélant incapables de résoudre la crise qui accable le royaume, le Dauphin Charles peut reprendre le pouvoir et sauver la couronne des Valois. Étienne Marcel meurt assassiné par les bourgeois parisiens qui considèrent qu’il est allé trop loin dans son opposition et qu’il pourrait livrer la ville aux Anglais. En 1882, un concours est ouvert pour l’érection d’un monument à Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris qui s’opposa au dauphin Charles V. Pour les élus parisiens, l’hommage rendu au défenseur du pouvoir municipal face aux abus de la royauté rappelle le rôle exemplaire de la Capitale dans la naissance des nouvelles institutions et célèbre symboliquement, dans un même monument, Paris et la République. Le projet suscite de nombreux débats : certains élus préférant une figure debout – l’image d’un tribun – plutôt qu’un groupe équestre au caractère royal ou militaire ; de même, le côté de l’Hôtel de Ville est préféré à l’axe principal de la façade car il permet une perception de profil du monument, plus favorable au groupe équestre. Commencée par le sculpteur Idrac et terminée par son compatriote toulousain Marqueste, l’œuvre présente un équilibre de proportion, une puissance d’expression mêlée de vérité naturelle, nettement inspirée des grands modèles de la Renaissance italienne. S’y ajoutent ici une volonté de reconstitution archéologique et un réalisme presque sévère, conformes au goût de l’époque.
 
Le Jardin des Combattants de la Nueve
Historiquement appelé jardin de l'Hôtel-de-Ville, il s'agit d'un espace vert adossé à la façade sud de l'Hôtel de ville de Paris, longeant le quai de l'Hôtel-de-Ville entre la rue de Lobau et le parvis. Il a été construit sur l'emplacement de l'ancienne rue des Haudriettes. Fermé originellement au public, il est ouvert les samedis, dimanches et jours fériés, de 9 heures à la fin de journée, depuis le 24 janvier 2015. En mars de la même année, après délibération du Conseil de Paris, le roi et la reine d'Espagne Felipe VI et Letizia ainsi que la maire de Paris Anne Hidalgo prévoient d'inaugurer le jardin rebaptisé « jardin des Combattants de la Nueve », pour rendre hommage aux Républicains espagnols qui participèrent, au sein de La Nueve, à la Libération de Paris en août 1944, l'un d'eux étant le premier officier militaire reçu par les résistants à l'Hôtel de Ville. Néanmoins, le crash du vol 9525 Germanwings, où 51 Espagnols trouvent la mort, écourte la visite du couple royal ; la cérémonie d'inauguration est alors reportée au 3 juin 2015.
 
Le bus tourne à gauche dans la rue de Lobau, puis à droite sur la Place Saint-Gervais pour s’engager dans la rue François Miron.
 
L’Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais
L'église Saint-Gervais-Saint-Protais de Paris, généralement connue sous le nom d'église Saint-Gervais, est une église parisienne située sur la place Saint-Gervais, dans le quartier Saint-Gervais, auxquels elle donne son nom, dans le 4e arrondissement, à l'est de l'Hôtel de Ville. Bâtie sur les fondations du premier bâtiment connu rive droite à Paris, à savoir une basilique dont on trouve l'existence dès la fin du IVème siècle, elle constitue de ce fait la plus ancienne paroisse sur la rive droite de la Seine. Le duo des Saints Saint Gervais et saint Protais est très populaire à l'époque de la fondation de cette église, et on compte de nombreuses fondations d'églises sous leur invocation au cours de cette période (aux alentours du XVIè siècle).
 
Le Monceau Saint-Gervais
Le Monceau Saint-Gervais, comme son nom l’indique, est une zone élevée délimitée par les rues Francois Miron, des Barres, de l’Hôtel-de-Ville et de Brosse, ainsi que par la Place Saint-Gervais. Il représentait une île isolant le quartier de la Seine et de ses crues. C’est sur cette hauteur qu’a été construite l’Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais. La rue François Miron, qui débute à gauche, comporte un emmarchement sur lequel se trouve la Fabrique de Saint-Gervais, bâtie entre 1733 et 1734. Le Monceau Saint-Gervais est une des plus anciennes parties de Paris. Cette colline culminait alors à trente mètres et les constructions étaient toujours à l’abri des crues. Ce quartier a été englobé par l’enceinte de bois et de terre antérieure à la muraille de Philippe Auguste (1190-1210).
 
La Place Baudoyer
Le nom de Baudoyer est le nom de la porte de l'ancienne muraille du xe siècle, dont il ne reste aucune trace. Cette porte se trouvait au croisement des actuelles rues François-Miron et du Pont-Louis-Philippe. La place Baudoyer actuelle est aménagée à l'emplacement de l'extrémité sud de l'hôtel de Craon, rasé en 1392 en expiation de la tentative d'assassinat du connétable de Clisson par Pierre de Craon ; l'extrémité nord correspond aujourd'hui à la place du Bourg-Tibourg (surnom de la portion de la rue du Bourg-Tibourg entre les rues de Rivoli et de la Verrerie). On y trouve côté est la Mairie du IV, construite en 1866-1868, incendiée en 1871, elle fut reconstruite en 1874, et côté ouest la caserne Lobau qui a été achevée en 1770. Un marché se tient sur cette place.
 
Arrêt Eglise Saint-Gervais
 
10, rue François Miron
 
2 à 14 - Immeubles construits entre 1733 et 1737 par Jacques Vinage, sauf celle de l'angle, au 14, dite Maison Camuset, construite par Jacques V Gabriel (le père d'Ange-Jacques Gabriel) sur une butte artificielle occupée précédemment par des échoppes adossées au mur du cimetière construit en 1375. La présence de cette butte se manifeste encore de nos jours par des escaliers permettant de passer du niveau de la rue à celui des bâtiments. Ces immeubles aujourd'hui restaurés ont failli disparaître en 1941, car déclarés insalubres ; ils bordent l'église Saint-Gervais-Saint-Protais sur son côté nord. Parmi les habitants célèbres y ayant résidé, la famille Couperin a vécu au 4 et Ledru-Rollin est né au 10.
 
La Mairie du 4ème
La mairie du IVème arrondissement a été construite, place Baudoyer, en 1866-1868, par Bailly, en remplacement de celle, installée, de 1860 à 1866, au 20 de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et qui, antérieurement avait été la mairie de l’ex-VIIème arrondissement. Elle a été incendiée par la Commune en 1871 et refaite en 1884. Sa salle des mariages est décorée de compositions de Fernand Cormon : la Naissance, le Mariage, la Guerre et la Mort.
 
Aux numéros 11 et 13 de la rue François Miron se trouvent deux des derniers témoins de l’architecture médiévale à Paris. Deux immeubles étonnants, ressemblant à celui déjà vu rue des Barres / rue du Grenier sur l’eau. Leurs structures médiévales sont datées d’entre le 14e et le 16e siècle, mais ont été restaurées à de multiples reprises pour des raisons de sécurité (notamment éviter les incendies). Les colombages, reproduisant à la perfection les façades d’époque, datent de la fin des années 60.
    au no 11 : maison « à l’enseigne du Faucheur » (ce nom est gravé en façade) ;
    au no 13 : maison « à l’enseigne du Mouton », à encorbellement sur la rue Cloche-Perce.
27 - A l'angle de la rue Tiron, présence d'une boulangerie aux panneaux décorés.
 
30 - Izrael - épicerie fine
La caverne d'Ali Baba avec une exceptionnelle collection de poivres et de condiments de tous les continents. Une institution dans le monde des cuisiniers.
Les deux boutiques situées au 30 de la rue François Miron semblent jumelles. Elles ne vendent pas du tout la même chose. Celle de droite « Izraël » vend des produits exotiques alors que celle de gauche propose des « Eaux de Vie et Vins du Monde ». Elles sont unies par la couleur de leurs façades et le lien peut également être effectué grâce aux dessins figurant au-dessus de la porte du 30 représentant une caravane de dromadaires et un globe terrestre, de là à penser que la caravane apporte les produits du monde et que la mappemonde représente le marché de provenance de ces produits, il n’y a qu’un pas.
 
40 - Porte cochère avec tympan décoré.
42 – Il est inscrit aux monuments historiques.
 
44-46 - Edifiée à la fin de XVIe siècle, elle abrite l'Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique. Là se trouve la Maison d’Ourscamp, aujourd’hui siège de « l’association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique ». Une maison du 16e siècle construite pour les moines de l’abbaye d’Ourscamp (département de l’Oise) et les novices venus étudier à l’école Notre-Dame. Sous la maison se trouve également un magnifique cellier gothique du 13e siècle, l’un des derniers à Paris, que l’on peut découvrir gratuitement en demandant à un bénévole de l’association. Maison historique, dite aussi maison de Marsande, ou maison de l'Ours, reconstruite vers 1585. www.paris-historique.org. L'Association du Paris historique héberge dans ses caves l'un des plus beaux sous-sols gothiques de la capitale. Datant du XIIème siècle, ce cellier doit sa survie aux habitants du quartier qui s'en servaient comme entrepôt et le remplissaient jusqu'aux chapiteaux qui furent ainsi préservés. Cette maison est ouverte du lundi au samedi de 11h à 18h et le dimanche de 14h à 19h. Elle date du XVIème siècle et existait déjà du temps de Charles IX et des massacres de la Saint-Barthélémy. Remarquons les lucarnes à frontons triangulaires, deux rangées de mansardes.
 
Arrêt Rue de Jouy
 
66, rue François Miron
 
68 - L’hôtel de Beauvais, édifié à partir de 1655 par Pierre de Beauvais et Catherine Bellier, il est un chef d’œuvre de l’architecture du 17e siècle. Classé monument historique, il abrite depuis 2004 la Cour administrative d’appel de Paris. Un hôtel aux formes originales transformé en 1656 par l’architecte du Roi Antoine le Pautre pour Catherine Bellier, épouse de Pierre de Beauvais et femme de chambre d'Anne d'Autriche. L’un des plus beaux hôtels particuliers du Marais. Mozart enfant logea dans l'hôtel de Beauvais avec ses parents, lors de son premier séjour parisien en 1763. Propriété de l’épouse de Nicolas Fouquet, surintendant des finances, cette demeure fut cédée, le 30 mars 1654, à Pierre Beauvais. Il fit agrandir le domaine en achetant une maison contiguë. La femme de Pierre Beauvais, en odeur de sainteté auprès d’Anne d’Autriche, reçut un legs. Elle utilisa cet argent pour faire construire cet hôtel en 1655. On retient de son histoire récente qu’il a été acheté 200.000 F  par la Ville de Paris  en 1943 a une famille juive (famille Simon) dans le cadre de la spoliation il devient à la Libération un immeuble de logements locatifs couvert par la loi de 1948 et est occupé jusqu'en 1985/1986 il est laissé quasi à l'abandon et fait l'objet de nombreux projets dont un institut des parfums de France. Après avoir été restauré, il accueille depuis 2004 la Cour administrative d'appel de Paris. Les contraintes du terrain exigu, à quinze côtés, donnent un caractère insolite à cet hôtel. Le terrain de forme irrégulière a imposé un plan original, notamment à la cour semi-ovale. Les 5 portes à mascarons, petits masques décoratifs, correspondent aux anciennes écuries. L'escalier à rampe en fer forgé est remarquable aussi. Il existe sous la cour, entièrement construite sur les voutes des caves, les restes d'une chapelle souterraine réputée avoir accueilli des messes noires (quelques fouilles ont été entreprises vers 1950). D'autre part la légende voudrait que des souterrains aujourd'hui comblés, et sans doute détruits par les travaux du métro, aient permis quelques transactions amoureuses illégitimes.
 
82 - L'hôtel du Président Hénault (inscrit aux monuments historiques).
Le balcon qui se trouve au 82, rue François Miron donne toute la dimension architecturale de cette splendide construction. Construit en 1706, pour le fermier général éponyme, il présente en outre, un bel escalier. Il fut donc la demeure de Charles-Jean-François Hénault. La façade sur rue, ainsi que le balcon et ses ferronneries font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 janvier 1926.
 
Le bus arrive dans la zone piétonne de Saint-Paul. Là se trouve à droite une très étroite ruelle :
 
Rue du Prévôt
Cette rue s’est appelée, du XIIIème siècle jusqu’en 1877, Percée, car elle fut percée entre la rue Saint-Antoine, grande artère de tous les temps, et la rue qui lui était parallèle au sud, la rue des Poules-Saint-Paul, aujourd’hui rue Charlemagne. Elle a reçu son nom actuel en rapport avec Hugues Aubriot, le celèbre prévôt de Paris sous Charles V, qui fit construire la Bastille, dont la première pierre fut posée le 22 avril 1370. Lorsque Charles V installa sa résidence à l’hôtel Saint-Pol, Hugues Aubriot aménagea ici, par ordre du roi et avec ses libéralités, un logis du XIIIème siècle assez important, appelé Hôtel des Marmousets, du nom des figurines qui l’ornementaient. Le roi, à l’hôtel Saint-Pol, était donc protégé, d’un côté par la Bastille, de l’autre par le domicile du prévôt de Paris. En 1397, l’hôtel devint propriété du duc Louis d’Orléans, frère du roi. L’hôtel prit alors le nom de Porc-Epic, cet animal figurant sur le blason du duc d’Orléans. Toutes les maisons de la rue sont anciennes sauf une. Il ne lui manque que son caniveau central et ses bornes pour la reconstituer telle qu’elle était au début du XVIIème siècle (portes basses, cintrées, cloutées, fenêtres à barreaux de fer..).
 
Arrêt Saint-Paul
 
107, rue Saint-Antoine
 
99 - Eglise Saint-Paul
L'église Saint-Paul-Saint-Louis, située dans le quartier du Marais à Paris, est un édifice religieux construit au XVIIe siècle par les architectes jésuites Étienne Martellange et François Derand, sur ordre de Louis XIII. Située rue Saint-Antoine, c’est la première église jésuitique de Paris. La première église bâtie à cet emplacement reçut le nom de saint Paul l'Ermite qui avait été inhumé par saint Antoine au désert d'Égypte. La première pierre de l'église actuelle fut posée par le roi Louis XIII en 1627 pour les Jésuites dans la même rue que l'ancienne église Saint-Paul. Son premier nom est « église Saint-Louis de la maison professe des Jésuites », en référence à la Maison Professe des Jésuites qui lui était attenante. La première messe fut célébrée par le cardinal de Richelieu en mai 1641. Bossuet y prononça des oraisons. Le célèbre prédicateur jésuite Louis Bourdaloue y prêcha ses célèbres homélies à de nombreuses reprises, lors du Carême et de l'Avent, entre 1670 et 1693. Lorsque le Parlement de Paris supprima la Société de Jésus en 1762, il attribua le bâtiment aux chanoines de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers. Le 2 septembre 1792, cinq prêtres furent tués dans cette église lors des massacres de septembre (plaque commémorative à droite). L'église fut appelée « église Saint-Paul-Saint-Louis » en souvenir de l'église Saint-Paul voisine, détruite en 1796.
 
Le bus poursuit vers la Bastille
 
62 – Hôtel de Sully
L'hôtel de Sully est un hôtel particulier de style Louis XIII du Marais, dans le IVe arrondissement. Il se situe 62, rue Saint-Antoine. Il fut construit par Jean 1er Androuet du Cerceau pour le financier Mesme Gallet, sieur du Petit-Thouars, sur l’emplacement d’un hôtel de la Mouffe qui datait de 1360 et qu’avait habité le chancelier Juvénal des Ursins. Lorsque le financier est ruiné, il passe à Roland de Neufbourg, qui l’agrandit et le termine pour le vendre à Sully en 1634. L’Etat s’en étant rendu acquéreur, a eu l’heureuse idée, en le restaurant de supprimer la galerie construite au XIXème siècle au-dessus du porche entre les deux pavillons de la façade, ce qui rétablit l’ordonnance primitive pleine de noblesse et d’élégance. La cour, ornée de gracieuses figures dans le style de Jean Goujon qui personnifient les Saisons et les Eléments et de lucarnes richement décorées est d’un bel effet. La façade, sur le jardin, présente la même décoration avec une aile en retour d’équerre au bout de laquelle était installée primitivement une orangerie. Le mur qui fait vis-à-vis de cette aile est orné d’arcades d’un joli style qui imitent celles de l’orangerie. Ce jardin, débarrassé des baraques qui l’ont longtemps encombré, faisait communiquer l’hôtel Sully avec un charmant bâtiment qu’on appelle le Petit-Sully, qui se trouve à l’angle de la Place des Vosges, et qui, après en avoir longtemps été séparé, lui est enfin réuni, ce qui restitue la demeure type d’époque Louis XIII telle qu’elle apparaissait alors. De la décoration intérieure subsiste une pièce tout à fait remarquable avec ses boiseries au chiffre de Sully, peintes et dorées, et ornées de pilastres, de dessus de portes, de corniches, et son plafond peint à coupole : l’escalier comporte un très beau plafond rampant à médaillons ovales et à mascarons. Il abrite, depuis 1967, le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000, Centre des monuments nationaux.
 
Arrêt Birague
 
33, rue Saint-Antoine
 
28 – Impasse Guéménée
L’impasse Guéménée débute au 26 rue Saint-Antoine et mesure 78 mètres de long. Elle est prolongée au fond sur la droite par la Cour Bérard. Elle passe généralement pour avoir été l’entrée principale de l’ancienne Maison royale des Tournelles. Cette impasse s’appelait alors Cul-de-Sac du Ha ! Ha ! A l’époque où le marché aux chevaux était, depuis 1560, installé sur l’emplacement de cette ancienne résidence. Elle s’appela, à partir de 1640 Cul-de-sac Royal Saint-Antoine, puis rue des Filles-de-la-Croix, du nom du couvent qu’elle desservait. Elle acquit son nom actuel vers 1700 en raison de la présence, en fond d’impasse de l’Hôtel Rohan-Guéménée dont l’entrée principale se trouve au 6, Place des Vosges. Il y avait ici une entrée secondaire.
 
21 – Hôtel de Mayenne
L’Hôtel de Mayenne dresse ses hauts toits d’ardoise au 21 rue Saint-Antoine. Ses deux pavillons donnant sur la rue ont été reliés entre eux par une galerie au XIXème siècle. La construction date d’Henri de Lorraine, duc de Mayenne, qui avait fait rebâtir vers 1613 par Jacques 1er Androuet du Cerceau, oncle de Jean 1er, un hôtel ancien, dit du Petit-Musc, dont l’origine remonte à 1318 et qui avait été élevé par Louis 1er de Bourbon. Acquis en 1398 par Charles VI, celui-ci en avait fait don à Louis d’Orléans. Il avait appartenu ensuite en 1483 à l’amiral de Graville, en 1552 à François de Vendôme, puis au marquis de Bussy. La physionomie de l’hôtel est pittoresque avec ses hautes fenêtres aux encadrements de bossages et ses lucarnes à frontons triangulaires. La cour est simple, mais élégante, et l’intérieur, remanié par Boffrand au XVIIIème pour la veuve de François de Lorraine, garde peu de traces de sa décoration primitive. On y voit encore une chambre dite de la Ligue, où la tradition veut que ce soit tramé l’assassinat d’Henri III. Il abrite aujourd’hui l’Ecole des Francs-Bourgeois.
 
21 – Ecole des Francs-Bourgeois
L’Ecole des Francs-Bourgeois se trouve dans l’Hôtel de Mayenne, situé au 21 de la rue Saint-Antoine. La première institution fut créée en 1812, par le libraire Favart. C’était une sorte d’internat pour les élèves du lycée Charlemagne. Cette institution passa, en 1820, à son fils Pierre Favart, puis à son petit-fils Eugène et, en 1849, à Labrousse de Beauregard. Depuis 1870, l’Hôtel de Mayenne et d’Ormesson est occupé en location par les Frères des écoles chrétiennes, antérieurement installés rue des Francs-Bourgeois, d’où le nom.
 
17 – Temple Sainte-Marie
Le temple du Marais est une église située dans le 4ème arrondissement, dans le quartier du Marais, au 17 rue Saint-Antoine. Fameux pour son architecture, il a été bâti sur les plans de François Mansart en 1632, sur le modèle du Panthéon de Rome. Sa construction a été assurée par l'entrepreneur maître-maçon Michel Villedo. Mansart y a fait édifier une rotonde de 13,50 mètres de diamètre. C'est l'ancienne église du couvent de la Visitation Sainte-Marie, installé à l'initiative de François de Sales et de Jeanne de Chantal. La famille de Nicolas Fouquet, le célèbre surintendant des finances, y possédait un caveau. Après sa mort en 1680, le corps de Nicolas Fouquet est d'abord conservé dans l'église Sainte-Claire de Pignerol, avant d'être transféré un an plus tard dans le caveau familial à Paris. Il repose toujours dans ce caveau aujourd'hui muré, mais aucune inscription commémorative ne rappelle sa mémoire. Henri de Sévigné, époux de Marie Rabutin-Chantal (marquise de Sévigné), célèbre épistolière française, est également inhumé dans ce sanctuaire. À l'exception de son église, le couvent est détruit dans les années qui suivent la Révolution. Par arrêté du premier consul Bonaparte, cette église est affectée au culte réformé le 3 décembre 1802, et devient un temple protestant. Le culte y est célébré depuis le 1er mai 1803. Le culte réformé classique y a lieu le dimanche à 10 h 30, suivi du culte de l'Église protestante japonaise de Paris à 16 h 15, et du culte protestant en langue arabe à 17 h 30 dans la crypte. Des cultes réformés simplifiés ont lieu à 17 h 30 et 19 h 30 pour être accessible à ceux qui n'ont pas d'antécédents protestants. Le bâtiment est classé monument historique par un arrêté du 18 février 1887  sous le nom de temple Sainte-Marie. Une visite guidée du bâtiment a lieu un dimanche par mois.
 
Arrêt Bastille - Rue Saint-Antoine
 
3, rue Saint-Antoine
 
Arrêt Bastille
 
Place de la Bastille
La Bastille a peut-être gardé de la Révolution le goût des défilés : manifestations politiques et syndicales, Marche des Fiertés, grands concerts populaires. C’est aussi un quartier festif, traversé de petites rues. Tout autour de la place se sont installés cinémas, cafés et lieux de spectacles. Au sol, les lignes de pavés tracent le contour de l’ancienne forteresse (voir fiche Les vestiges de la Bastille). En son centre se dresse la colonne de Juillet (1831-1840) haute de 47 mètres et élevée par Alavoine. Les Parisiens tués lors des révolutions de 1830 et 1848 reposent dans son soubassement, leurs noms gravés sur le fût de bronze. Au sommet, le génie de la Liberté est signé Dumont.
 
La Colonne de Juillet
La colonne de Juillet est une colonne élevée sur la place de la Bastille à Paris, entre 1835 et 1840 en commémoration des Trois Glorieuses. Ces trois journées de la révolution de juillet 1830 amenèrent la chute de Charles X et du régime de restauration, puis l'instauration de la monarchie de juillet, avec le règne de Louis-Philippe Ier, duc d'Orléans, devenu roi des Français. Sur une plaque, au bas de la colonne, il est écrit : « À la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830. ». Le fût de la colonne porte le nom des victimes des journées révolutionnaires de juillet 1830 et le sommet est orné d'une sculpture en bronze doré d'Auguste Dumont : Le Génie de la Liberté. Enfin, la colonne est construite au-dessus d'une nécropole accueillant les corps de révolutionnaires tombés pendant les journées de juillet. La hauteur totale est de 51.5 mètres dont 47 pour le fût et le chapiteau, surmonté du Génie de la Liberté. La colonne qui pèse 179 tonnes, est en bronze, avec un escalier intérieur de 248 marches.
 
L’Opéra Bastille
Il a fallu pas moins de six ans pour construire cet opéra (1983-1989). Bastille oblige, l’inauguration date du 14 juillet 1989. L’opéra de Berlioz, les Troyens, ouvrit en mars 1990, la première saison artistique. Situé sur l’emplacement de l’ancienne gare de la Bastille, l’architecte Carlos Ott a choisi un plan moderne avec un contrôle rigoureux des formes, des proportions et du choix des matériaux. Pour la grande salle de 2700 places, le granit bleu de Lannelin (Bretagne) se marie élégamment au bois de poirier venu de Chine. L’immensité du bâtiment s’explique par la réunion en ce seul lieu, et ce pour la première fois au monde, de tous les artisans nécessaires à la réalisation d’un opéra. 74 corps de métiers y travaillent, du bottier au perruquier, du peintre à l’électronicien. Tous les décors y sont conçus et stockés.
 
Le bus quitte la Place de la Bastille et s’engage dans la rue de la Roquette.
 
22 – La Cour du Cantal
La cour du Cantal rejoint la rue de Lappe à la rue de la Roquette dans le 11e arrondissement. Elle mesure 135 mètres. Cette cour privée doit son nom à ce qu’elle fut habitée en grande partie par des personnes originaires du Cantal.
 
Arrêt Bréguet – Sabin
 
36, rue de la Roquette
 
58 – Cité de la Roquette
La cité de la Roquette donne dans la rue éponyme, à la hauteur du 58 exactement. Elle ne mesure que cinquante mètres mais est le siège d’une étonnante menuiserie/ébénisterie datant du XIXème siècle. Dans le fond de l’impasse se trouve un bâtiment de style néo-gothique construit en 1891 qui est maintenant classé aux monuments historiques. Ce bâtiment abritait la galerie d’exposition de l’ébénisterie mitoyenne. Les entrepôts sont toujours de celle facture.
 
47 – Eglise Notre-Dame d’Espérance
L’église Notre-Dame d’Espérance est une église catholique moderne inaugurée en 1997, située au 47 rue de la Roquette à l'angle de la rue du Commandant-Lamy, dans le 11e arrondissement. Dans les années 1900, le quartier de la Roquette du côté de la place de la Bastille et de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, est un quartier populaire avec de nombreux ouvriers et artisans du meuble, du bâtiment, de la petite métallurgie et de la dinanderie. Tout ce petit peuple vit généralement sur place et dans des conditions déplorables. Le quartier est aussi foyer d'agitation, avec ses grèves et ses révoltes souvent réprimées sévèrement. Les ouvriers sont plus attirés par les mouvements socialistes que par le catholicisme. C'est dans ces conditions que le père Anizan (1853-1928), aumônier du centre d'œuvres Sainte-Anne de Charonne et qui fondera les Fils de la Charité le 25 décembre 1918, décide la ré-évangélisation de ces milieux populaires. Il s'établit en 1911 rue de la Roquette et fait construire une chapelle, et en 1928-1930, l'église Notre-Dame-d’Espérance est construite. La façade sculptée qui donne sur la rue du Commandant-Lamy est l'œuvre de Gabriel Dufrasne et symbolise le travail du bois. La qualité de la construction laisse à désirer, le béton rouille et se fendille. L'église est jusqu'en 1973 à la charge des missionnaires des Fils de la Charité, puis est cédée aux prêtres du diocèse de Paris. La décision est alors prise de démolir l'église devenue dangereuse et d'en construire une nouvelle. Le père Jean Lavergnat est chargé de coordonner les travaux.
 
70 – Fontaine de la Roquette
Située au 70 rue de la Roquette, cette fontaine date de 1846, sous Louis-Philippe. Une inscription en chiffres romains le mentionne sur le fronton. Elle est assez profonde pour contenir deux bancs en pierre. Les rosaces sont constituées de crustacés et d’algues. Le fronton triangulaire est imposant et se trouve soutenu par de petites consoles. Le fond est garni d’une coquille qui en occupe le centre. Quant à la corniche arrondie, elle est décorée de têtes de lions. L’eau sourd par une tête de faune en mascaron.
 
Arrêt Commandant Lamy
 
76, rue de la Roquette
 
76 – Théâtre de la Bastille
Le Théâtre de la Bastille est une salle de spectacle située au 76, rue de la Roquette dans le 11e arrondissement. Sa programmation est entièrement consacrée au théâtre contemporain et à la danse contemporaine. Le bâtiment est d'abord un petit théâtre de variétés, puis en 1912, alors que les salles se sont multipliées dans la capitale, il suit la mode et devient un cinéma sous le nom de « Cyrano Roquette ». Son exploitation en tant que cinéma prend fin en 1969, date à laquelle il revient à sa destination initiale, d'abord sous le nom de Théâtre de la Roquette, puis Théâtre oblique et enfin en 1982 de Théâtre de la Bastille. Dans les années 1980 et 1990, le théâtre de la Bastille, sous l'impulsion de Jean-Marc Adolphe, a été à la découverte des nouveaux talents de la danse contemporaine, notamment flamande, avec les créations en France des spectacles de Jan Fabre, Jan Lauwers ou Alain Platel, qui furent par la suite consacrés au Théâtre de la Ville.
 
84 – Synagogue Abravanel
La Synagogue Don Isaac Abravanel, appelée aussi synagogue de la Roquette, est une synagogue de rite séfarade, située rue de la Roquette dans le 11e arrondissement, construite en 1962 à la suite de l'afflux dans le quartier de Juifs rapatriés d'Afrique du Nord. Au début du XXe siècle, de nombreux Juifs en provenance principalement de Turquie et de Salonique, mais aussi d'Égypte, s'installent dans le quartier de la Roquette, principalement rue Popincourt et rue Sedaine. Un oratoire voit le jour dès 1909, dans l'arrière salle du café "Le Bosphore", rue Sedaine, où l'office se déroule en hébreu et en judéo-espagnol. Quand la salle devient trop exiguë à la suite de l'afflux de nouveaux émigrés, les Juifs orientaux érigent en 1913, la synagogue Al Syete (Au sept), 7 rue Popincourt, à l'emplacement d'un ancien cinéma. Cette synagogue fonctionnera jusqu'au milieu des années 1960. Dans le quartier, ces Juifs se sont spécialisés dans le commerce de gros de linges de maison et de linges de table. Quand la Première Guerre mondiale éclate, nombre d'entre eux décident de s'engager dans l'armée française. En juin 1935, pour commémorer la mémoire des Engagés Volontaires Israélites morts pour la France, Albert Lebrun, président de la république, inaugure un monument érigé sur un terrain appartenant à l'Association cultuelle sépharadite, 84-86 rue de la Roquette. Malgré leur enrôlement dans l'armée française au cours de la Première Guerre mondiale, de nombreux Juifs ottomans, seront lors de la Seconde Guerre mondiale, livrés aux nazis par le gouvernement de Vichy en tant qu'étrangers. Plusieurs centaines de familles furent ainsi raflées et périrent dans les camps d'extermination.
 
92 – Square Francis Lemarque
Le square Francis-Lemarque est un square du 11e arrondissement. Il porte le nom de l'auteur-compositeur-interprète et poète français Francis Lemarque (1917-2002), qui naquit et grandit dans l'arrondissement.
 
Arrêt Popincourt
 
112, rue de la Roquette
 
Arrêt Voltaire - Léon Blum
 
136, rue de la Roquette
 
Mairie du XIème
Le bâtiment a été conçu par l'architecte Étienne-François Gancel et construit en 1862 et 1865. La salle des fêtes a été décorée par Victor Prouvé (1898-1907).
 
Square de la Roquette
Le square de la Roquette est un square du 11e arrondissement. En lieu et place de la Petite Roquette, démolie en 1975, on trouve désormais un square réalisé en 1977 et une salle de spectacle en sous-sol, la salle Olympe de Gouges. Seul vestige du passé, les deux guérites d’accès au jardin sont l’ancien portail d'entrée de la prison, qui n’a pas bougé depuis sa construction, il y a 175 ans. Le square s'étend sur 18 915 m2. Le parc est composé de six parties, ce qui donne un paysage varié. Depuis l'entrée principale, rue de la Roquette, le terrain s'élève jusqu'au sommet de la fontaine. À gauche de l'esplanade se situe une aire de jeux et, près de là, le local technique du jardin. Deux aires de jeu se situent derrière la fontaine : d'abord une aire de jeu destinée aux adolescents et, derrière, une aire de jeux destinée aux enfants. Un chemin permet de faire le tour de ces aires. Une esplanade en béton se trouve près de la rue Merlin; elle permet l'accès à la salle de spectacle.
 
Arrêt Saint-Maur - Servan
 
166, rue de la Roquette
 
Ancienne prison de la Roquette
Les prisons de la Roquette étaient des établissements pénitentiaires situés dans le XIe arrondissement, de part et d’autre de la rue de la Roquette. Ouvertes en 1830, elles sont définitivement fermées en 1974. Aujourd'hui, à l'emplacement de la petite Roquette se situe le square de la Roquette, le plus grand de l’arrondissement. On guillotine dès la fin de 1851 à l'entrée de la Grande Roquette, dans la rue, que l'on appellera place de Roquette. Quelques jours plus tard, des maçons cassent le pavage de la rue et installent cinq dalles rigoureusement plates dans le sol. Ces dalles sont destinées à accueillir les pieds de la guillotine, d'où le nom d’« abbaye de cinq-pierres », trouvé par un facétieux pour désigner ce lieu. Trois semaines après le décret, le 16 décembre 1851, les portes de la prison s'ouvrent devant un assassin, Joseph Humblot, lequel n’a que vingt pas à faire pour se retrouver sur la bascule de la guillotine. Le 17 juin 1872, Roch, exécute devant la prison, Moreux, assassin d'une prostituée, mais sans avoir recours à l'échaufaud, provoquant ainsi la colère de la foule qui ne voit guère que le sommet de « La Veuve ». Soixante-neuf condamnés à mort sont finalement exécutés rue de la Roquette. Le dernier Alfred Peugnez, est décapité à l’aube du 2 février 1899, peu avant la fermeture de la Grande Roquette. C’est également dans ces prisons que les révoltés de la Communede 1871 fusillent sommairement des otages, des religieux et un magistrat. Au cours des années 1890, les intellectuels dénoncent les conditions inadmissibles dans lesquelles vivent les occupants du dépôt des condamnés. La pression se fait de plus en plus dure. Félix Faurefait fermer, en 1899, la prison, qui est désaffectée, et les condamnés sont transférés à la prison de la Santé. L’année suivante, les bâtiments sont démolis et à leur place, on construit des immeubles d’habitation. À la même période, l'ancien directeur tenta de vendre les dalles de la guillotine au musée Carnavalet, après les avoir fait desceller. Le Musée refusa et le directeur n'eut d'autre ressource que de faire replacer les dalles. Ce qui fait que, d'une croix classique, la position de ces dalles forme désormais une croix de St André. Celles-ci sont toujours visibles de nos jours, au carrefour des rues de la Croix-Faubin et de la Roquette.
 
Soyez bien attentif au passage de la rue de la Croix-Faubin et remarquez au sol, juste après le passage piétons, cinq zones (maximum) rectangulaires goudronnées différemment.
 
Emplacement de la guillotine
La prison de la Grande Roquette, construite en 1836 par l’architecte François-Chrétien Gau, et située entre les rues de la Roquette, Gerbier, de la Folie Regnault et la Vacquerie, était destinée aux condamnés à la réclusion à perpétuité et aux condamnés à mort. La guillotine, entreposée au 60 de la rue de la Folie Regnault, était placée devant le portail de la prison pour les exécutions capitales. Devant le 16, rue de la Croix-Faubin, cinq dalles rectangulaires en granit, encastrées dans le sol, servaient à dresser l’échafaud, d’où le surnom d’abbaye des cinq pierres donné à la guillotine. De 1851 à 1899, plus de deux cents personnes furent exécutées ici, dont les anarchistes Auguste Vaillant et Emile Henry. La prison fut démolie en 1900. Ce sont donc trois de ces dalles que l’on voit ici sur la photo. Deux sont prises dans le passage pour piétons (dont une sous la voiture rouge) et la troisième est au centre, en retrait. Le goudronnage respecte ces vestiges.
 
Pigeonnier
Souhaitant mettre en place une solution durable et efficace de gestion des populations de pigeons à Paris, la Ville implante un réseau de pigeonniers contraceptifs dans les rues de la capitale. Les pigeons parisiens appartiennent à 3 espèces différentes : le pigeon biset de ville (Columba livia), le pigeon ramier ou palombe (Columba palumbus) et le pigeon colombin (Columba oenas). Le biset de ville est le plus courant à Paris, il représente 90 % de la population, le ramier 9 % et le colombin, très discret, 1%. Le pigeonnier fixe durablement une population locale de pigeons bisets, grâce au nourrissage réalisé à l'intérieur, et régule le nombre d'individus par une technique simple. La première couvée de chaque couple est préservée. Les pontes suivantes sont fortement secouées pour stopper leur développement, et laissées en place quelque temps pour éviter que les oiseaux ne désertent l’endroit.  Ainsi, les couples installés n'ont qu'une couvée par an au lieu de 6 à 8. En octobre 2011, treize pigeonniers sont installés en différents endroits de la capitale.
 
Arrêt Roquette - Père Lachaise
 
Face au Père Lachaise
 
Boulevard de Ménilmontant
Le boulevard a été tracé à l'emplacement du mur des Fermiers généraux qui marquait jusqu'en 1859 la limite entre la commune de Paris d'un côté (11e arrondissement) et les communes de Belleville et de Charonne (côté 20e arrondissement). Il est formé en 1864 par la fusion des chemins de ronde (côté 11e) et des boulevards (côté 20e) de Fontarabie, d'Aunay et des Amandiers entre l'ancienne barrière de Ménilmontant, du nom du village de Ménilmontant, et l'ancienne barrière des Rats.
 
Le Cimetière du Père Lachaise
Le cimetière du Père Lachaise occupe 44 hectares dans le vingtième arrondissement. Une partie donne sur le boulevard Ménilmontant. Le cimetière du Père-Lachaise est le plus grand cimetière de Paris intra-muros et l'un des plus célèbres dans le monde. De nombreuses personnes célèbres y sont enterrées. Il accueille chaque année plus de trois millions et demi de visiteurs, ce qui en fait le cimetière le plus visité au monde. Conçu comme un cimetière-promenade, sur le modèle des jardins à l'anglaise en vogue à la période romantique, et organisé par l'architecte Brongniart, il contient entre autres, les tombes de nombreux scientifiques comme François Arago, Claude Bernard, Xavier Bichat, Fulgence Bienvenüe, Edouard Branly, Jean-François Champollion, Jean-Antoine Chaptal, Georges Cuvier, Joseph Gay-Lussac, Joseph Lakanal, Georges Méliès, Gaspard Monge, Augustin Parmentier. Avec ses 44 hectares, la première nécropole intra-muros de Paris est aussi l'un des plus importants espaces verts. On y dénombre 5 300 arbres, soit un arbre pour treize sépultures. On y trouve essentiellement des érables, des frênes, des marronniers, des thuyas ainsi que des acacias, hêtres, noyers, platanes, robiniers, sophoras, tilleuls. Au total, 400 espèces végétales ont été recensées. Le cimetière contient deux arbres remarquables situés dans la 77e division. Le premier est un érable de Montpellier (Acer monspessulanum L.) remarquable en raison de son âge. Planté en 1883, il mesure 12 mètres de haut et 2,25 mètres de circonférence. Le second est un marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum L.) remarquable en raison de son âge et de sa circonférence. Planté en 1880, il mesure 22 mètres de haut et 3,45 mètres de circonférence.
 
57 – Basilique Notre-Dame du Perpétuel Secours
La basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours est une église catholique, l'une des cinq basiliques mineures de Paris. Située 55, boulevard de Ménilmontant, dans le 11e arrondissement, élevée au rang de basilique mineure le 25 juin 1966 par le pape Paul VI, affiliée à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. En 1872, l'abbé d'Hulst fait construire à ses frais une modeste chapelle dédiée au Sacré-Cœur et à saint Hippolyte. L'édifice est confié deux ans plus tard, en 1874, à la congrégation des Rédemptoristes qui installent une icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours. En 1898, la chapelle, devenue exiguë, laisse place à un nouvel édifice de style néogothique, bâtie par le frère Gérard. Elle devient église paroissiale en 1960. Le 25 juin 1966, l'église est élevée à la dignité de « basilique mineure » par le pape Paul VI, affiliée à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Les Rédemptoristes quittent la paroisse en 1984 qui est depuis desservie par des prêtres diocésains. En 2007, le cimetière du Père-Lachaise, ainsi que l'Accueil Saint-Michel (service diocésain de l'Exorcisme) sont rattachés à la paroisse.
 
Arrêt Auguste Métivier
 
2, avenue Gambetta
 
Square Samuel de Champlain
Le square Samuel-de-Champlain est un espace vert situé le long de l'avenue Gambetta et du cimetière du Père-Lachaise dans le 20e arrondissement. Créé en 1889 entre le cimetière du Père-Lachaise et l'avenue Gambetta, le square s'étend sur 13 192 m2 et prend le nom du navigateur et géographe Samuel de Champlain qui fonda la ville de Québec en 1608. Il accueille le Monument aux victimes des Révolutions, datant de 1909, réalisé par Moreau-Vauthier avec les pierres du mur original des Fédérés portant les traces des impacts de balles.
 
Au début du square, remarquer sur le mur du cimetière, des sculptures en relief. Il s'agit du :
 
Mur des Fédérés
Le  mur des Fédérés  est une partie du  mur  du  cimetière du Père-Lachaise, à  Paris, devant lequel, le  28 mai 1871, cent quarante-sept Fédérés, combattants de la  Commune, furent fusillés et jetés dans une fosse ouverte au pied du mur par les Versaillais. Depuis lors, il symbolise la lutte pour la liberté et les idéaux des  Communards, autogestionnaires. Le cimetière du Père-Lachaise fut établi en mai 1804 dans un domaine qui avait longtemps appartenu aux Jésuites et où le Père Lachaise, confesseur de Louis XIV, avait résidé à la fin de sa vie. La Ville de Paris le transforma en cimetière en 1804. On y transféra les restes de personnages célèbres des époques antérieures et il devint au XIXe siècle le cimetière de l'aristocratie. C'est là qu'au cours de la Commune, au printemps 1871, se retranchèrent les derniers combattants communards. Les Versaillais dirigés par le président de l'époque Adolphe Thiers, maîtres du lieu vers la fin de l'après-midi du 28 mai, y fusillèrent tous les prisonniers contre un mur appelé depuis lors mur des Fédérés.
 
Arrêt Mûriers
 
29, avenue Gambetta
 
Arrêt Martin Nadaud
 
Place Martin Nadaud
 
Arrêt Gambetta
 
Place Gambetta
La place Gambetta forme un carrefour avec l'avenue Gambetta, la rue des Pyrénées, la rue Belgrand et l'avenue du Père-Lachaise. Elle a la forme d'un hexagone parfait de 90 m de largeur moyenne. Le pourtour est planté d'arbres. La place ouverte en 1670 s'est d'abord appelée place des Pyrénées, puis place de Puebla. Elle porte depuis 1893 le nom de Léon Gambetta, qui fut un chef du gouvernement de la Troisième République décédé en 1882.
 
Mairie du XXème
Le bâtiment a été conçu par l'architecte Claude Salleron et construit entre 1867 et 1877. Il est décoré avec des fresques de Pierre-Paul-Léon Glaize.
 
Liens
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Sources
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2008/2017