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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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QUADRILLONS LE SEPTIEME ARRONDISSEMENT - 1 - LES QUAIS
 
 
Les Quais
 
 
 
Nous nous proposons de visiter le septième arrondissement sous forme de mini-circuits qui s’enchaînent.
 
 
Le premier circuit nous mènera le long des quais du 7ème, quai Voltaire, quai Anatole France, quai d’Orsay et quai Branly. Nous commencerons notre visite par l’est.
 
Comment s’y rendre
Bus 68/69 arrêt Pont du Carrousel Quai Voltaire en venant du Louvre
Bus 24/27/39/95 arrêt Pont du Carrousel Quai Voltaire en venant de Saint-Germain des Prés.
 
 
Le Pont du Carrousel
Le premier pont du Carrousel, construit en fer et en bois en 1833 par Antoine-Rémy Polonceau, était une merveille d’ingéniosité, mais sa hauteur ne permettait pas le passage des péniches. Un nouvel ouvrage de pierre, plus classique, le remplaça en 1936, auquel on adjoignit les quatre statues de l’ancien pont dues aux ciseaux de Louis Petitot, représentant la Seine, la Ville de Paris, l’Abondance et l’Industrie. Pour l’éclairage, les Ponts et Chaussées firent appel à Raymond Subes, ferronnier talentueux qui contribua activement à la renaissance de l’art subtil de la ferronnerie. La proximité du Louvre rendit compliquée la conception des lampadaires, tenus de ne pas afficher trop de modernisme et de ne pas dépasser treize mètres, soit la toiture du palais. Par ailleurs, la portée exigée des lanternes était de vingt mètres, à la fois pour ne pas éblouir les conducteurs et pour que l’ensemble du pont et des quais soit couvert par ces quatre foyers lumineux. C’est ainsi que Subes imagina une bien étrange mécanique : des lampadaires télescopiques. La guerre de 1939 interrompit les travaux de construction, que Subes reprit l’année suivante Tous les stocks de cuivre devant être signalés à l’Administration d’Occupation, le ferronnier continua son travail en cachette et dissimula à ses risques et périls les lampadaires terminés – soit vingt tonnes de cuivre et quarante d’acier – dans les souterrains du pont, où ils subirent plusieurs inondations. Après la Libération, il les restaura et put enfin les mettre en place. Les quatre lampadaires d’acier sont toujours sur le pont, à l’abri dans leurs étuis de bronze, prêts à offrir aux promeneurs du soir un spectacle son et lumière…grinçant.
 
Le Quai Voltaire débute juste avant le Pont du Carrousel.
Ce quai a été détaché en 1791 du quai Malaquais pour recevoir le nom de Voltaire qui mourut dans une de ses maisons. Il fait suite au Quai Malaquais un peu avant le pont du Carrousel et se termine à la hauteur du pont Royal pour laisser place au Quai Anatole France.
 
1 – Hôtel de Tessé. Belle façade avec hauts pilastres surmontés d’un entablement et d’une balustrade, ferronneries, balcon sur toute la longueur de l’immeuble. Façade classée avec la rampe de l’escalier et la décoration de six pièces du premier étage.
3-5 – Hôtel de la Briffe. En mai 2007, après avoir quitté le palais de l'Élysée, l'ancien président Jacques Chirac et son épouse Bernadette s'y installent, dans un grand appartement prêté par Ayman Hariri, fils de l'ancien président du Conseil libanais Rafik Hariri.
7 – Hôtel d’Aumont-Mazarin. Karl Lagerfeld, couturier, photographe et éditeur vécut, lors de ses premières années de créateur, au rez-de-chaussée et premier étage de l'hôtel particulier qui est dans la cour. Balcon, appuis des fenêtres au deuxième étage.
9-11 – Hôtel du Président Perrault. Le père d'Anatole France y tenait une librairie. Le peintre Ingres mourut ici en 1867. Porte, mascaron, balcon. Fontaine rocaille et puits dans la cour au 11, balcon au 9.
13 - Hôtel Pioust de Saint-Gilles. Delacroix y eut son atelier et son logement de 1829 à 1835. Corot le remplaça de 1843 à 1848. Le Monde illustré y eut son siège et ses bureaux à la fin du 19ème siècle. Porte, mascarons, balcon.
15 – La maison qui occupait ces lieux fut louée en 1689. S’ensuivent de nombreux locataires dont Georges Caïn qui l’habita en 1910.
17 - L'écrivain Paul Bowles y a occupé un studio à l’automne 1931.
17 bis - Lucie Delarue-Mardrus, poète et romancieère, (1875-1945), vécut ici de 1915 à 1936.
19 - L’hôtel du quai Voltaire existe depuis le xixe siècle. Charles Baudelaire qui l’habita de 1856 à 1858 y écrivit Les Fleurs du mal. Richard Wagner y termina Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg pendant l’hiver 1861-1862. Il accueillit également Jean Sibelius, Oscar Wilde, Camille Pissarro.
21 - Ici l'artiste peintre Marcel Baschet (1862-1941), Grand prix de Rome de peinture en 1883, membre de l'Académie des beaux-arts, professeur de peinture à l'Académie Julian et Commandeur de la Légion d'honneur y avait son atelier.
23 – Hôtel construit vers 1639 pour François Bonamy. Il fut vendu en 1647 aux Théatins qui en firent leur maison conventuelle.
25 - L'écrivain Henry de Montherlant a vécu dans cet immeuble où il s'est suicidé pour ne pas avoir à vivre aveugle. Maison louée par les Théatins. Musset l’a habitée ix ans à partir de 1839. Dans le fond, la reproduction du Patio de l’Infant, construit à Saragosse en 1550.
27 - Hôtel de Villette. Le salon de réception du marquis de Villette est intact. La décoration du grand salon du premier étage et du cabinet attenant ; celle d’un boudoir ovale au troisième étage, sont classées.
29-31 - Hôtel de Mailly-Nesle. Profondément dénaturé et rendu quasiment méconnaissable, il conserve cependant quelques décors intérieurs de qualité, dont une chambre au premier étage, avec un plafond en plâtre peint et doré, de la fin du 17ème , les boiseries Régence d’un autre salon au premier et la décoration Directoire d’un autre petit salon du deuxième sont classés.
35 - En 1714, un chantier se trouvait à cet emplacement. S'y installa ensuite un restaurant très couru, le Café d'Orsay. Plus tard, l'écrivain Henry de Montherlant avait ses habitudes à la brasserie La Frégate. Le héros Bob Morane y possède un appartement.
 
Le Pont Royal
Ce pont relie les premier et septième arrondissements. Il a été construit en pierre, sur les plans de Mansard, du 25 octobre 1685 au 13 juin 1689, aux frais de Louis XIV, d’où son nom. Il mesure 133 mètres. Il remplaçait un pont de bois appelé Pont-Rouge en raison de sa couleur, construit en 1632, qui remplaçait lui-même un bac utilisé depuis 1550. Il fut pendant longtemps le seul pont de ce côté de Paris, le plus proche étant le Pont Neuf. Il a été élargi et abaissé de 1839 à 1844. Les niveaux des crues historiques sont portés sur une échelle située sur la dernière pile de chaque rive.
 
Le Quai Anatole-France n'est que la partie orientale du quai d'Orsay, délimitée par le pont Royal  et le pont de la Concorde. Il a pris le nom de l'écrivain Anatole France  en 1947. Celui-ci était un familier des quais de la Rive gauche : il avait habité 15 quai Malaquais  et son père avait tenu une librairie 9 quai Voltaire. D'abord appelé quai de la Grenouillière par l'arrêt du Conseil du 18 octobre 1704, il avait été rebaptisé quai d'Orsay par l'arrêt du Conseil du 23 août 1707. Dénommé quai Bonaparte par l'arrêté des Consuls du 13 messidor an X, il reprit la dénomination quai d'Orsay en 1815. La partie du quai comprise entre le no 5 et la rue de Bellechasse  a été nommée place Henry-de-Montherlant. Il mesure 785 mètres.
 
1-3-5 – La Caisse des dépôts et consignations - L'ensemble d'immeubles qui forment le siège de la Caisse des dépôts et consignations a été construit à l'emplacement de plusieurs hôtels édifiés par Robert de Cotte  au début du xviiie siècle, dont l'un probablement pour lui-même et un hôtel de Mailly-Nesle, qui occupait l'angle avec la rue du Bac. Ébranlés lors des travaux souterrains de construction du chemin de fer d'Orléans, ces hôtels furent démolis et remplacés, à la fin du xixe siècle, par les bâtiments actuels de style Louis XV, sur lesquels a été remonté (à l'angle du quai et de la rue du Bac) un fronton sculpté représentant « Minerve protégeant l'architecture et la sculpture », provenant de l'un d'entre eux, peut-être celui de Robert de Cotte. La construction actuelle est tantôt datée 1890-1896  et attribuée à Eudes, tantôt datée 1902-1903  et donnée à Pierre-Félix Julien. Le plus probable est que ces deux architectes y ont participé en deux campagnes de travaux. Dans la cour du 3, la Caisse des dépôts a installé une sculpture de Jean Dubuffet, Réséda (conçue en 1972, réalisée en 1988). Fronton classé.
 
7 – Le Musée d'Orsay.
Le musée d’Orsay est un musée national situé à Paris, sur la rive gauche de la Seine, dans le VIIe arrondissement, aménagé dans l’ancienne gare d'Orsay (1898). Les collections du musée présentent la peinture et la sculpture occidentale de 1848 à 1914, ainsi que les arts décoratifs, la photographie et l’architecture. On peut y voir des chefs-d’œuvre comme l’Olympia de Manet, la Petite Danseuse âgée de quatorze ans de Degas, L'Origine du monde de Courbet. Des expositions temporaires éclairent périodiquement l’œuvre d’un artiste, ou bien mettent en valeur un courant, un marchand, une question d’histoire de l’art. Un auditorium accueille des manifestations diversifiées, concerts, cinéma, théâtre d’ombres, conférences et colloques et des spectacles spécifiquement destinés à un jeune public.
 
La Passerelle Léopold Sédar Senghor.
La nouvelle passerelle de Solférino reliant le Musée d'Orsay et le jardin des Tuileries a été construite entre 1997 et 1999 sous la direction de l'ingénieur architecte Marc Mimram. Elle a été inaugurée le 14 décembre 1999. Franchissant la Seine d'une seule arche sans appui dans le fleuve, cette passerelle métallique est couverte d’ipé, bois exotique brésilien. À chacune de ses extrémités, les fondations sous forme de piliers en béton s’enfoncent de quinze mètres sous terre et sa structure est un assemblage de six éléments de 150 tonnes fabriqués par les établissements Eiffel. Elle propose des bancs et des candélabres aux promeneurs, qui peuvent rejoindre le jardin des tuileries par le souterrain de la rive droite. Elle a été rebaptisée du nom de Léopold Sédar Senghor le 9 octobre 2006 à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de celui-ci.
 
Au bout de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, trône sur le quai Anatole France le long de la Seine une majestueuse statue de Thomas Jefferson (1743-1826), le plus français des Américains. Il fut en effet ambassadeur des Etats-Unis en France de 1785 à 1789. Le troisième président des Etats-Unis (1801-1809) et un des plus éminents Pères Fondateurs, qui s’est notamment distingué par le rachat de la Louisiane à la France pour une bouchée de pain, n’avait-il pas hésité à déclarer que « Chaque homme de culture a deux patries : la sienne et la France ». Cela vaut bien une magnifique statue. Elle fut inaugurée le 4 juillet 2004. Elle a été financée notamment par la Fondation Florence Gould, qui avait participé à la restauration de la statue de la Liberté sur l’île aux Cygnes.
 
9 – Le Palais de la Légion d'honneur.
Le musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie est un musée national français d'art et d'histoire consacré aux ordres de chevalerie et de mérite, décorations et médailles, tant français qu'étrangers. Il est situé dans l'Hôtel de Salm dans le 7e arrondissement. Le musée a été créé à l’initiative du général Dubail, Grand Chancelier de la Légion d'honneur, et financé grâce à une souscription ouverte parmi les légionnaires et les médaillés militaires, dont le succès fut particulièrement vif aux États-Unis. Il a été inauguré en 1925. Au noyau initial des collections, composé du fonds de la Grande Chancellerie, de dépôts des musées nationaux, se sont ajoutés, au fil du temps, de nombreux dons de collectionneurs [coll. Maurice Bucquet (1860-1921), coll. La Tour d'Auvergne Lauragais, coll. Pierredon], d'achats prestigieux et dations [écrin des décorations de Cambacérès en 1982, collier de l'ordre royal des Deux-Siciles d'Achille Murat en 2002]. À noter depuis 2008, le dépôt par Antonio Benedetto Spada de sa collection au Musée : cette collection est sans doute la plus importante en main privée.
9 bis-11 (et 2-2 bis rue de Solférino) - Hôtel particulier fin du xixe siècle.

15 – La Caisse des dépôts et consignations - Anciennement propriété du Centre national de la recherche scientifique, l'immeuble abrite une partie des services de la Direction Bancaire.
19 - Fond du jardin de l'Hôtel de Beauharnais, 78 rue de Lille.
21 - Fond du jardin de l'Hôtel de Seignelay, 80 rue de Lille.
23 – A été habité par Paul Deschanel (1825-1922), futur président de la République. En face se trouvait la Piscine Deligny. Ici habita également Claude Chappe.
 
25 – L’Hôtel Collot : Dessiné par Louis Visconti en style néoclassique et construit en 1840-1841 par Antoine Vivenel, pour Jean-Pierre Collot (1764-1852), fournisseur aux armées et directeur de la Monnaie de Paris de 1821 à 1842. La façade, ornée de colonnes superposées, est édifiée en léger retrait sur un soubassement à bossages, ménageant une terrasse où se dressent deux statues imitées de l'Antique. L'hôtel s'élève à l'emplacement des jardins de l'ancien hôtel du Maine, construit pour le duc du Maine par Antoine Mazin, Robert de Cotte et Armand-Claude Mollet entre 1716 et 1726. L'hôtel Collot est vendu en 1852, à la mort de son commanditaire, au général Mahmoud Ben Ayed, issu d'une importante famille de Djerba remontant au XVIIe siècle. Nommé directeur des magasins de l'État par le bey de Tunis Ahmed Ier, progressivement titulaire de tous les fermages de Tunisie, il crée une banque en 1847 et obtient le monopole de l'émission de billets au porteur remboursables, garantis sur des fonds d'État. Selon le rapport d'un inspecteur des finances envoyé en mission à Tunis, il détourne de 50 à 60 millions de francs. Dès 1850, le général obtient la nationalité française et, en 1852, il quitte la Tunisie avec son trésor tout en y conservant certaines affaires. Outre l'hôtel Collot, il achète des immeubles de rapport à Paris ainsi que le château de Bouges en 1853. Mais il fait l'objet de poursuites qui le contraignent à fuir à Constantinople et à revendre ses biens2. L'hôtel abrite ensuite l'ambassade d’Espagne de 1864 à 1880. Il fut acquis en 1923 par l'antiquaire Isaac Founes, spécialiste de mobilier français, puis en 1932 par la Société Générale Commerciale de l'Est, qui y installa ses bureaux et dont les propriétaires en firent leur résidence jusqu’en 2004, date à laquelle il devint la propriété des antiquaires Nicolas et Alexis Kugel qui l'ont fait restaurer soigneusement par l'architecte Laurent Bourgois et le décorateur François-Joseph Graf et y ont installé leur galerie.
 
27 - Immeuble de style Art nouveau, construit en 1905 par Richard Bouwens van der Boijen
27 bis - Agence pour la diffusion de l'information technologique (Adit).
 
Le Quai d’Orsay débute avant le pont de la Concorde et se termine au pont de l’Alma.
 
Le Pont de la Concorde
Le pont de la Concorde est un pont de Paris qui franchit la Seine entre le quai des Tuileries (place de la Concorde) et le quai d'Orsay. Il a porté les noms de pont Louis-XVI, pont de la Révolution, pont de la Concorde, à nouveau pont Louis-XVI pendant la Restauration (1814), et définitivement pont de la Concorde depuis 1830. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 juin 1975.  L'architecte Jean-Rodolphe Perronet, qui a créé en 1775 avec Daniel-Charles Trudaine l'École royale des ponts et chaussées (aujourd'hui École nationale des ponts et chaussées), est chargé en 1787 de la construction de ce pont en arc. Ce pont était en projet depuis 1725, lors de la construction de la place Louis-XV (aujourd'hui place de la Concorde), pour remplacer le bac qui assurait alors la traversée à cet endroit. Assurant la construction en pleine tourmente révolutionnaire, il utilise pour la maçonnerie des pierres de taille provenant de la démolition de la Bastille, prise d'assaut le 14 juillet 1789. La construction sera terminée en 1791.
 
L’Assemblée Nationale – Le Palais Bourbon
Le palais Bourbon est le nom communément donné au bâtiment qui abrite l’Assemblée nationale française, sur la rive gauche de la Seine, dans l’enfilade du pont de la Concorde et de la place de la Concorde. Il est gardé par le 2ème Régiment d'Infanterie de la Garde Républicaine. Le palais Bourbon a été construit pour Louise Françoise de Bourbon, Mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui avait épousé Louis III de Bourbon-Condé, duc de Bourbon et 6e prince de Condé. La construction du bâtiment commence en 1722. Jean Aubert et Jacques V Gabriel terminent les travaux en 1728. Il devient la propriété du Prince de Condé qui l’agrandit en 1764. Confisqué en 1791, le palais « ci-devant Bourbon » est déclaré bien national. Il abrite en 1794 la future École polytechnique avant d’être affecté en 1795 au Conseil des Cinq-Cents. L’État en devient définitivement propriétaire en 1827. C’est entre 1827 et 1832 que le palais prend, dans son organisation intérieure, sa physionomie actuelle sous la direction de l’architecte Jules de Joly. Au XXe siècle, les combles ont été aménagés pour gagner de nouveaux espaces de travail, tandis qu’une usine électrique, des parcs de stationnement souterrains et une régie audiovisuelle ont été installés. La mise en place d’une « cité Assemblée nationale » qui couvre aujourd’hui une surface au sol de 124 000 m2 pour près de 9 500 locaux, elle comprend, outre le palais Bourbon, trois immeubles réservés aux bureaux des députés et de leurs collaborateurs. Subtilité orthographique : On écrit palais Bourbon (avec une minuscule à "palais") quand on parle du bâtiment, un palais ayant appartenu à la famille des Bourbon et Palais-Bourbon, avec un trait d’union et double majuscule, lorsqu’on désigne par métonymie l’institution de la République, une façon différente de désigner l’Assemblée nationale.
 
L’Hôtel de Lassay
L'hôtel de Lassay est un hôtel particulier situé rue de l'Université dans le 7e arrondissement, actuelle résidence du président de l’Assemblée nationale ; il est mitoyen du palais Bourbon, siège de la Chambre basse du Parlement. L'hôtel de Lassay est par ailleurs voisin de l'hôtel du ministre des Affaires étrangères, siège du ministère des Affaires étrangères et européennes. Léon de Lassay (fils d'Armand de Madaillan, marquis de Lassay, ils sont souvent confondus l'un avec l'autre), ami, conseiller et amant de la duchesse de Bourbon, commande en 1722 le projet d'un hôtel particulier à un Italien nommé Giardini, qui meurt la même année. Il est remplacé par Pierre Cailleteau dit « Lassurance », qui meurt en 1724, puis par Jean Aubert et Jacques V Gabriel. On estime aujourd'hui que c'est Aubert qui fut l'auteur principal, de même que pour le palais Bourbon adjacent et l'hôtel Biron (actuel musée Rodin) construit pour Abraham Peyrenc de Moras. La construction s'échelonne entre 1726 et 1730. L'hôtel, situé entre la rue de l'Université et la Seine, est construit à l'italienne, c'est-à-dire à un étage surmonté d'un toit plat. À la mort de Lassay, l'hôtel passe à sa fille, la comtesse d'O, puis à sa petite-fille, épouse de Louis de Brancas, duc de Villars, qui le vend en 1768 à Louis-Joseph, prince de Condé, petit-fils de la duchesse de Bourbon.
 
Les sculptures et statues du Quai d’Orsay
Le monument à Aristide Briand se trouve, à Paris (VIIe arrondissement), devant l’Hôtel du ministre des Affaires étrangères, siège du Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International (MAEDI), situé au 37 Quai d’Orsay, en bord de Seine.
Ce “monument dédié au souvenir d’Aristide Briand ” (né le 28 mars 1862 à Nantes – décédé le 7 mars 1932 à Paris) est le seul qui orne la grille du Palais des affaires étrangères. Tourné vers la Seine, il est installé dans un renfoncement à l’extrémité orientale de la grille. Il est l’œuvre de Paul Bigot, architecte, Paul Landowski, sculpteur et Louis Henri Bouchard, sculpteur.
La façade du Ministère des Affaires Etrangères situé Quai d’Orsay est décorée de quatre statues représentant les quatre continents.
 
Le Ministère des Affaires Etrangères
Etabli depuis 1822 dans l’ancien hôtel de Wagram, boulevard des Capucines, le ministère des Affaires étrangères était à l’étroit. En 1845, l’architecte Lacornée bâtit le nouveau ministère sur un terrain dépendant de l’hôtel de Lassay. Entreprise en 1852, la décoration intérieure fut confiée aux artistes les plus renommés de l’époque. Elle incarne l’uine des premières représentations de l’art officiel sous le Second Empire. Jusqu’en 1973, le ministère des Affaires étrangères a servi de résidence aux hôtes officiels de France. Le roi Juan Carlos d’Espagne fut le dernier à y séjourner.
Les missions du ministère sont tout spécialement :
    l’information du président de la République et du gouvernement sur l’évolution de la conjoncture internationale et la situation des États étrangers, par le biais des correspondances de nature politique, économique, culturelle ou de coopération adressées à Paris par les représentations diplomatiques de la France (ambassades et consulats),
    la conception des grandes orientations de la politique extérieure de la France,
    la conduction et la coordination des relations internationales (représentation auprès des gouvernements étrangers, négociations diplomatiques, signature d'accords et tout démarche internationale au nom de la France) et donc des actions des autres ministères à l’égard de l’extérieur,
    la protection des intérêts français à l’étranger et de l’assistance aux ressortissants français hors du territoire, via les consuls et postes consulaires.
 
La Gare des Invalides
La gare des Invalides est une gare ferroviaire française de la ligne des Invalides située dans le 7e arrondissement. Ouverte le 15 avril 1900 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER. Ancienne gare tête de ligne vers Versailles et l'ouest de la France, elle a été construite à l'occasion de l'exposition universelle de 1867. Cet embranchement de trois kilomètres de long sur la rive gauche de la Seine, entre le lieu-dit le Point du Jour et le Champ-de-Mars était destiné à desservir les différents chantiers de construction de pavillons en matériels. Pendant l'exposition universelle, la ligne assura le transport des voyageurs, avant de cesser toute activité le 29 février 1868. Jusqu'en 1935, la gare assure le service des lignes vers Granville, Brest ou Angers, jusqu'à ce que l'essentiel du trafic soit redirigé vers la gare Montparnasse suite à son réaménagement et la facilité de cette dernière pour accueillir des locomotives à vapeur. À partir de cette date, elle devient alors une gare de banlieue desservant Versailles et Meudon et ne comporte plus que cinq voies. Les voies désaffectées sont utilisées lors de l'exposition spécialisée de 1937. Elle demeure ensuite un simple terminus de la ligne allant jusqu'à Versailles. En 1979, elle est raccordée au réseau du RER, par un prolongement d'environ 1,1 km en direction de la gare du Musée d'Orsay, et devient dès lors une simple gare de la ligne C. Elle est également mise en correspondance avec la ligne 13 du métro, en plus de la ligne 8 qui existait déjà. En 1948, le bâtiment est transformé en aérogare à destination d'Orly. Depuis 1979, elle est une gare souterraine de la ligne C du RER. Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 15 000 et 50 000 en 2005. En 2011, 17 110 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine4. Et en 2012, environ 20 885 montants par jour ont été comptabilisés dans cette gare.

Le Pont Alexandre III
Le pont Alexandre-III est un pont franchissant la Seine entre le 7e et le 8e arrondissement de Paris. Il a été offert à la France par le tsar Alexandre III de Russie pour marquer l'Alliance franco-russe. La première pierre fut posée par le Tsar Nicolas II de Russie en 1896 (fils d'Alexandre III) et il fut inauguré en 1900 à l'occasion de l'Exposition universelle. Sur la colonne, rive droite en aval, fut gravée cette inscription : «Le 14 avril 1900, Émile Loubet président de la République Française a ouvert l'exposition universelle et inauguré le pont Alexandre III». C'est un pont métallique de 40 mètres de large composé d'une seule arche de 107 mètres comprenant trois points d'articulation, permettant de franchir la Seine sans point d'appui intermédiaire. Deux tunnels en pierre se situent à ses extrémités. Le pont a plusieurs fois changé de couleurs, du gris il est passé au vert-brun puis au gris perle. Il a repris ses couleurs d'origine lors de son unique restauration en 1998. Ses contreforts côté rive droite abritent depuis septembre 2006 une boîte de nuit appelée le Showcase, aménagée dans un hangar à bateau désaffecté. Ce lieu, ouvert au grand public à la mi-décembre 2006, peut être utilisé comme salle de concert et des émissions de télévision y sont depuis peu enregistrées.
 
L’Hôtel des Invalides
L'Hôtel des Invalides, fondé par le roi Soleil pour les vieux soldats blessés, comporte un hôpital et une maison de repos situés dans les deux corps de bâtiments de part et d'autre de la façade du dôme. L'ancienne apothicairerie de l'Institution royale se trouve toujours dans l'hôpital. Elle est ornée de belles boiseries et de pots de pharmacie anciens. C'est là que Parmentier assurait sa fonction d'apothicaire sous le règne de Louis XVI, et y prépara son célèbre mémoire sur les vertus alimentaires de son tubercule préféré. Croyant leur pouvoir sur l'apothicairerie menacé, les soeurs grises qui étaient affectées au service des pensionnaires malades lui livrèrent une dure bataille. En 1773, Parmentier perdit son laboratoire. Il continua néanmoins son combat et transforma les parterres des Invalides en plantations. Les bâtiments n'abritent pas moins de sept cadrans solaires, tous assez bien conservés et visibles aux heures d'ouverture. Deux cadrans se trouvent à droite sur la façade orientale, côté galerie de l'Occident. Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, sauf que l'un porte inscrit sous le solstice d'été « Heurs planétaire », l'autre « Heurs artificielles » que les arcs diurnes intermédiaires indiquent sur l'un « Grandeur des jours » et sur l'autre « Grandeur des nuits ». A gauche, au centre de la façade, au-dessus de la porte de la galerie d'Orient, deux autres cadrans jumeaux donnent l'un des heures babyloniques (le temps écoulé depuis le lever du soleil), l'autre les heures italiques (celles qui restent jusqu'au coucher du soleil). Sur la façade méridionale, les deux cadrans du haut sont identiques, verticaux, déclinants de l'après-midi. Sur cette même façade, sous les deux précédents, est tracé un double cadran déclinant quasi méridional, formé de deux rectangles peints : Umbra quiescunt (Ils reposent à l'ombre) dit celui de gauche qui est du matin, Sub luce gaudent (Ils se réjouissent dans la lumière) répond celui de droite qui est de l'après-midi.
 
Le Pont des Invalides
Le pont des Invalides est le plus bas pont situé à Paris et traversant la Seine. L'histoire de ce pont débute en 1821, lorsque l'ingénieur Claude Navier travaille à la conception d'un pont techniquement révolutionnaire destiné à être construit face à l'hôtel des Invalides (à l'emplacement de l'actuel pont Alexandre-III). La construction d'un pont suspendu devant franchir la Seine sans point d'appui débute donc en 1824. Hélas, des ruptures et des éboulements condamnent le projet à la démolition avant même sa mise en service. Suite à des plaintes de défenseurs de la perspective des Invalides, l'Administration décide de transférer le futur pont en aval. Cette fois il s'agit d'un pont suspendu en trois parties supportées par des portiques de 20 m de haut, avec deux piles dans la Seine. Les ingénieurs Marie Fortuné de Vergès et Bayard de la Vingtrie terminent leur ouvrage en 1829, mais celui-ci fatigue rapidement et son accès doit être réglementé dès 1850. En 1854 il est démoli en vue de son remplacement pour l'Exposition universelle de 1855. C'est Paul-Martin Gallocher de Lagalisserie et Jules Savarin qui utilisent les piles existantes du pont suspendu précédent et y ajoutent une nouvelle pile centrale, pour bâtir un pont en arc en maçonnerie. La nouvelle pile est décorée de deux groupes allégoriques, La Victoire terrestre par Victor Vilain en amont et La Victoire maritime par Georges Diebolt en aval, tandis que les anciennes piles sont ornées de trophées militaires aux armes impériales, œuvres d'Astyanax-Scévola Bosio. Pourtant plus solide, ce pont subit en 1878 un tassement de 25 à 30 cm, et il perd deux arches pendant l'hiver 1880 (rétablies dès la fin de l'année). Le pont est stable depuis lors, et la seule modification du XXe siècle sera l'élargissement de ses trottoirs en 1956.

39 – L’Ambassade de Finlande
 
41 – Le Centre Culturel Chinois
Le Centre Culturel Chinois se trouve dans le septième arrondissement, occupant la partie nord-est du carrefour entre le boulevard de La Tour-Maubourg et le Quai d’Orsay. Les instituts Confucius sont des établissements culturels publics à but non lucratif, implantés depuis 2004 par la République populaire de Chine dans plusieurs villes du monde. Les buts principaux des succursales sont de dispenser des cours de chinois, de soutenir les activités d'enseignement locales, de délivrer les diplômes de langue HSK (pinyin : Hanyu Shuiping Kaoshi) et de participer à la diffusion de la culture chinoise. Ces branches se soumettent à la loi du pays où elles se trouvent et à la surveillance et l'inspection du département compétent de l'éducation du pays.
 
L’Esplanade Bourguiba
Cet espace vert a été créé en 1941. Il va du Pont des Invalides jusqu’au Pont de l’Alma sur la rive gauche et rend hommage à Habib Ben Ali Bourguiba (1903-2000), premier président de la République tunisienne, élu à la tête du pays le 25 juillet 1957. On y trouve la statue « Le Messager » de Zadkine.
La statue « Le Messager » de Zadkine (1898-1967) se trouve sur l’esplanade Habib Bourguiba, Quai d’Orsay.
La sculpture en bois d’après laquelle a été effectué ce tirage en bronze décorait le pavillon des bois exotiques à l’Exposition Internationale de 1937. Ce pavillon se situait Quai d’Orsay, à quelques mètres de l’emplacement actuel de la statue.

59 – L’Ambassade d’Afrique du Sud
 
63 - L’Eglise protestante américaine
L'Eglise américaine de Paris vous accueille chaque dimanche à l'un de ses trois services. La congrégation est une communauté interconfessionnelle et chrétienne internationale dont la mission est de témoigner par la parole et l'acte de l'amour de Dieu révélé en Jésus-Christ, afin de fournir un lieu de culte en langue anglaise dans la tradition américaine protestante, et à s'engager dans les ministères et services qui enrichissent la vie des résidents et des visiteurs à Paris. L'Eglise américaine de Paris est la première église américaine établie en dehors des États-Unis. Commencée en 1814, sa charte officielle et le premier sanctuaire a été créé en 1857. Elle est située sur le quai d'Orsay depuis 1931.
 
Le mémorial de la campagne de Tunisie
Le Mémorial se trouve sur l’Espanade Habib Bourguiba, face au 65, Quai d’Orsay. Il se présente sous forme de livres couchés, un grand modèle supportant deux plus petit, un médaillon étant posé dessus.
Le texte inscrit est el suivant :
Monument en souvenir de la campagne de Tunisie 1942-1943, grande bataille décisive de la Deuxième Guerre mondiale. Hommage à ces soldats qui par leur courage ont redonné l'honneur à la France. Pendant six mois, ils ont peiné et combattu dans les djebels, mal équipés et mal armés. Sous les ordres des généraux Giraud, Juin, Leclerc, Koenig, Koeltz et Barré, les 80 000 combattants de Tunisie, issus de France, d'Afrique du Nord et de l'Empire, aux côtés des armées américaine et britannique, arrêtèrent les forces de l'Axe et les rejetèrent à la mer, faisant plus de 40 000 prisonniers. Par cette victoire, ils ont assuré le renouveau de l'armée française, qui allait s'illustrer en Italie puis dans les combats de la libération. À la mémoire des 12 000 tués et disparus de cette campagne.

Avant d’arriver au Pont de l’Alma :
 
Les égouts de Paris
Louvoyer dans les égouts n'est peut-être pas la promenade la plus appropriée pour se faire une idée des charmes profonds de la capitale, mais la chose présente néanmoins un grand intérêt, Paris étant la seule ville au monde à permettre ce genre de randonnée. 90.000 curieux visitent chaque année les 500 mètres linéaires de boyaux offerts à la visite, sous la conduite de professionnels intarissables sur les mystères du cycle de l'eau. A l'heure actuelle, le réseau, unitaire, puisqu'il collecte les eaux usées renvoyées par les habitants comme celles de pluie et gravitaire, puisque toutes les eaux convergent vers la station d'épuration d'Achères, court sur plus de 2000 kilomètres parcourus chaque jour par 1.300.000 m3 de liquides divers et variés. Chaque rue possède son égout et celles dont la largeur excède vingt mètres en ont deux, ce qui explique que la longueur totale des égouts soit supérieure à celle des voies de circulation. Quelque 800 égoutiers veillent en permanence sur ce labyrinthe accessible par 28000 bouches. Les galeries abritent en outre les canalisations d'eau, d'air comprimé, de pneumatique et les câbles téléphoniques.
 
Le Pont de l’Alma
Après l’achèvement de la construction du pont destiné à commémorer la victoire des troupes franco-anglaises sur l’armée russe, Napoléon III décida que quatre militaires en tenue symbolisant les différentes armes ayant participé à la bataille de l’Alma seraient placés sur les piles de l’ouvrage. Georges Diebolt fut désigné pour représenter, côté amont, les figures du Grenadier et du Zouave et Auguste Arnaud, côté aval, celles de l’Artilleur et du Chasseur à pied. Les sculptures mesurant 6 mètres de haut furent inaugurées le 15 août 1858, jour de la fête de l’Empereur. Seule la statue du Zouave, rendue célèbre par la crue de 1910 et bien connue des Parisiens, a été conservée en place lors de la reconstruction complète du pont au début des années 1970. Les trois autres ont été déplacées à Vincennes (Le Chasseur à pied domine aujourd’hui l’autoroute A4 en venant de l’est), Dijon (Le Grenadier) et La Fère (L’Artilleur) en écho à la création par Louis XV, dans cette ville de l’Aisne, de la première école d’artillerie de France.
 
La Promenade du Quai Branly
La promenade du Quai Branly a été créée sur les anciennes voies de la ligne C du RER, autrefois ligne Invalides-Versailles. Elle date de 1941 et longe donc une partie du Quai d’Orsay et la totalité du Quai Branly. Depuis, celle-ci a été divisée en trois parties :
•    La Promenade d’Australie qui va du Pont de Bir-Hakeïm au Pont d’Iéna,
•    L’Esplanade Ben Gourion du Pont d’Iéna au Pont de l’Alma,
•    L’Esplanade Habib Bourguiba du Pont de l’Alma au Pont des Invalides.
 
L’Esplanade Ben Gourion
L’Esplanade Ben Gourion est située le long d'une partie du quai Branly en face du Palais de l'Alma, à l'ouest du pont de l'Alma jusqu’au pont d’Iéna. Cet espace recouvre les voies ferrées de la ligne des Invalides crée en 1889, aujourd’hui ligne C du RER.
 
Le Quai Branly
Il débute à l'est dans le prolongement du quai d'Orsay, à hauteur du pont de l'Alma et de la place de la Résistance et finit auquai de Grenelle à hauteur du pont de Bir-Hakeim. La zone située entre les Invalides et le Champ-de-Mars était autrefois une île, qui fut progressivement rattachée à la rive gauche à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. À proximité du Pont de Bir-Hakeim a été érigé le monument à la mémoire de la 1re division française libre, avec un buste en bronze du général Diego Brosset par Raymond Delamarre (1955).
 
Le Centre culturel russe, inclus dans un vaste ensemble qui occupe sur 4000 m² l’ancien terrain ayant appartenu à Météo-France, au 1, Quai Branly, a été inauguré le 19 octobre 2016. Le lieu appartient désormais à la Fédération de Russie et regroupe La cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité, un centre culturel et cultuel, une librairie, une salle d’exposition et une école bilingue. Le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris est la représentation en France de l’Agence fédérale pour la CEI, la diaspora russe à l’étranger et la coopération internationale culturelle et en sciences humaines. Sa vocation principale est la promotion de la culture et de la science, ainsi que l’enseignement du russe. Les Cours de russe ainsi que les stages linguistiques en Russie proposés par le CRSC sont largement connus à Paris et dans les villes de la province française.
 
15 – Le Palais de l'Alma
Le palais de l’Alma est un palais national de la République française, situé quai Branly dans le 7e arrondissement. Il est contigu au musée du quai Branly et presque en face du pont de l'Alma qui, comme le palais, tire son nom de la bataille de l'Alma en Crimée qui s'est déroulée en 1854. Le palais de l'Alma occupe un vaste quadrilatère compris entre le quai Branly au nord, la rue de l'Université au sud, par la cathédrale de la Sainte-Trinité de Paris à l'est tandis qu'à l'ouest ses murs donnent sur le musée du quai Branly. Le palais est composé de plusieurs corps de bâtiments entourant une large cour-jardin centrale, d'une cour annexe et d'un jardin côté sud. Le rez-de-chaussée de l'aile Est était occupé par Météo-France et la partie nord de l'aile ouest a abrité le Conseil supérieur de la magistrature entre 1952 et 2011. La majeure partie des locaux est affectée à différents services de la Présidence de la République dont celui de la correspondance qui emploie plus d'une centaine de personnes. Le palais abrite également la galerie des cadeaux présidentiels, que les présidents de la République successifs ont reçu lors de leurs déplacements (mais certains, comme ceux de Jacques Chirac, ont été donnés au musée du président à Sarran en Corrèze). Le palais comprend environ soixante-dix appartements de fonction dont certains servent aux proches collaborateurs du président de la République. François Mitterrand y a logé Anne Pingeot et leur fille Mazarine pendant sa présidence, période où l'existence de celles-ci était cachée au grand public. François de Grossouvre y habitait également à la même période (les premières habitent dans un appartement du premier étage, le second, au deuxième étage). Le bâtiment est classé monument historique depuis un arrêté du 30 octobre 2002.
 
La Passerelle Debilly
La passerelle Debilly rejoint l’avenue de New York (16ème) au quai Branly (7ème). C'est le commissaire général de l'Exposition Universelle de 1900, Alfred Picard, qui décide le 26 octobre 1898 de construire une passerelle provisoire afin de permettre la circulation des visiteurs. D'abord appelée « passerelle de l'Exposition militaire », puis « passerelle de Magdebourg » et « passerelle de Billy », du nom de Jean Louis Debilly, un général du Premier Empire mort à la bataille d'Iéna en 1806, elle gardera le nom « passerelle Debilly » après avoir été légèrement déplacée en 1906 pour devenir permanente et propriété de la Ville de Paris. La passerelle est construite sur une charpente métallique reposant sur des piles en maçonnerie près des berges, décorées avec des carreaux de céramiques Gentil & Bourdet vert foncé suggérant des ondulations. C'est avec la tour Eiffel un deuxième ouvrage métallique initialement provisoire à être resté témoigner de son époque. Pourtant, en 1941 l'ouvrage était encore menacé de disparaître après que le président de la Société des architectes l'a qualifiée d’« accessoire oublié d’une fête passée ». Elle a été classée monument historique en 1966.
 
37 – Le Musée du quai Branly, musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques avec son mur végétal donnant sur le quai. Il occupe la place de l'ancien ministère du Commerce extérieur.
 
Le Mémorial de la Guerre d'Algérie
Ce monument moderne, composé de trois colonnes sur lesquelles défilent les noms des victimes, se trouve sur l’esplanade Ben Gourion, le long du Quai Branly.
Une plaque rappelle le but de ce monument. « La Nation associe les personnes disparues et les populations civiles de massacres ou d’exactions commis durant la guerre d’Algérie (1954-1962) et après le 19 mars 1962, en violation des accords d’Evian, ainsi que les victimes civiles des combats du Maroc et de Tunisie, à l’hommage rendu aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord. ».
 
67/67bis – La Tour Eiffel, sur le champ de Mars à hauteur du pont d’Iéna
La tour Eiffel, initialement nommée tour de 300 mètres, est une tour de fer puddlé construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l'Exposition universelle de Paris de 1889. Situé à l'extrémité du parc du Champ-de-Mars, en bordure de la Seine, ce monument parisien, symbole de la capitale française, est le neuvième site le plus visité du pays en 2006 et le premier monument payant visité au monde avec 6,910 millions de visiteurs en 2015. D'une hauteur de 313,2 mètres à l'origine, prolongée par la suite de nombreuses antennes dont la dernière en date culmine à 324 mètres, la tour Eiffel est restée le monument le plus élevé du monde pendant plus de 40 ans. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd'hui d'émetteur de programmes radiophoniques et télévisés. Sa construction n’a duré que deux ans et deux mois et il y a eu un mort sur le chantier : un ouvrier italien, Angelo Scaglioti, tombé du premier étage après la fin de la construction.
 
Le Pont d’Iéna
Pour décorer le pont d’Iéna, Napoléon Ier avait prévu de faire installer aux extrémités de l’ouvrage les statues équestres de quatre généraux de la Grande Armée tués pendant la campagne de Prusse (1806). La réalisation de cet ensemble, remise en question par la chute de l’Empire, trouve un certain écho dans le décor actuel. Les quatre groupes sculptés installés aux entrées du pont montrent en effet des chevaux guidés par des guerriers (Guerrier arabe, par Jean-Jacques Feuchère et Guerrier grec, par François Delvaux, côté rive gauche ; Guerrier gaulois, par Auguste Préault et Guerrier romain, par Louis Daumas, sur la rive droite). Les œuvres, commandées en 1850 et achevées sous le Second Empire, évoquent la représentation traditionnelle des Dioscures. L’iconographie choisie pourrait également avoir pour arrière-plan la transformation en hippodrome, au milieu du 19e siècle, du Champ de Mars auquel le pont donne accès. Sur les piles, les aigles sculptés par Barye en 1850 ont remplacé le chiffre de Louis XVIII mis en place sous la Restauration en substitution de l’Aigle impérial.
 
Le Champ de Mars
A l’époque où Lutèce n’existait pas encore, le premier village gaulois se trouvait dans la boucle de la Seine entre Nanterre et Gennevilliers. Après différents combats qui virent le village anéanti par les légions romaines, ces dernières livrèrent une ultime bataille dans la plaine de Garanella – la petite garenne – située au bord du fleuve. Des milliers d’hommes mourront, les Romains remportant la mise. La plaine de Garanella est devenue le bourg de Grenelle qui a été incorporé à Paris au XIXème siècle. Toutefois, les Romains ayant été impressionnés par la bravoure des Gaulois ont baptisé « Champ de Mars » l’endroit où eut lieu le carnage, Mars étant le dieu de la guerre chez les Romains. Clos de vignes au XVIème siècle, puis livré aux maraîchers, le Champ-de-Mars devint en 1765 terrain de manœuvre pour les élèves de l'Ecole militaire alors en construction avant d'être le théâtre d'expériences aérostatiques diverses. Le 27 août 1783, les frères Montgolfier lâchèrent leur premier ballon sans nacelle et sans équipage. Du Champ-de-Mars s'éleva également en octobre 1863 le ballon « Le Géant » doté d'une nacelle à deux étages et monté par le photographe Nadar. En l'espace d'un demi-siècle, Paris a été le théâtre de sept grandes Expositions Universelles qui se sont tenues, pour la plupart, au Champ-de-Mars. A hauteur de la rue de Belgrade, un monument a été érigé en 1989 pour célébrer le bicentenaire de la Révolution et la déclaration des droits de l'homme. Cet édifice en pierre de taille porte sur l'arête sud un cadran solaire méridional en quart de sphère creuse.
 
La cheminée de la Tour Eiffel
Peu de personnes ont remarqué cette tourelle présente à proximité du pilier ouest de la tour Eiffel. Nichée parmi la végétation, elle est invisible en été. Elle date de l’époque de la construction de la tour en 1887. Elle aurait été reliée par un canal à l’ancienne salle des machines gérant les ascenseurs, située sous le pilier sud. Elle servait alors de cheminée.
 
Ici se termine le circuit 1 du 7e arrondissement. Nous sommes à la station RER C Champ de Mars-Tour Eiffel. Bus 82
 
Liens
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Sources
Divers Internet
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photos Richard Desenclos 2008/2017
 
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Quadrillons le 7e arrondissement – 2 – de la Tour Eiffel à la rue de l’Université
Une fois arrivé à la limite du quinzième arrondissement (ne pas dépasser la station de RER – Champs de Mars – Tour Eiffel), tourner à gauche dans l’Avenue de Suffren.