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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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QUADRILLONS LE SEPTIEME ARRONDISSEMENT - 3 - LA RUE DE LILLE ET LES RUES ADJACENTES
 
 
Quadrillons le septième arrondissement - 3 - La rue de Lille et ses environs
 
 
 
Nous nous proposons de visiter le septième arrondissement sous forme de mini-circuits qui s’enchaînent.
 
Le troisième circuit nous permettra de visiter la rue de Lille et ses rues adjacentes.
 
Comment y aller
Métro : Saint-Germain des Prés (ligne 4)
Bus : 39/95 arrêt Pont du Carrousel Quai Voltaire en venant du Pont du Carrousel.
24/27/39/95 arrêt Pont du Carrousel Quai Voltaire en venant du Quai de Conti.
 
 
En venant de la fin du circuit 2 – A la fin de la rue de l’Université prendre la rue des Saint-Pères sur la gauche et la descendre jusqu’à la rue de Lille (passer la rue de Verneuil).
En débutant le circuit, depuis la Place Saint-Germain des Prés, prendre la rue Bonaparte vers la Seine, puis la rue Jacob à gauche et la rue des Saint-Pères à droite.
Départ du circuit au coin de la rue de Lille et de la rue des Saints-Pères.
 
Prendre la rue de Lille jusqu’à la rue Aristide Briand et revenir par le même chemin jusqu’à la rue de Poitiers que l’on prend à droite. Dans la rue de Lille, avant la rue de Poitiers, observer les numéros pairs et impairs et après la rue de Poitiers remarquer le numéros pairs en allant et les numéros impairs en revenant.
 
Cette rue a été ouverte en 1640. Elle a porté ce nom entre 1792 et 1815, puis définitivement à partir de 1830. Elle mesure 1060 mètres, commence rue des Saints-Pères et se termine rue de Bourgogne.
 
1 – Ex-Hôtel Pidou. Portail encadré de pilastres et orné d’une coquille, surmonté d’un entablement supportant deux vases. Porte classée.

2 - Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), dénommé antérieurement École nationale des langues orientales vivantes - communément « Langues'O » - installé à cet emplacement depuis 1874. Suite au transfert du siège de l'établissement en octobre 2011 vers le Pôle des langues et civilisations, des travaux ont été menés en 2011-2012 pour regrouper depuis octobre 2012 Rue de Lille les centres et équipes de recherche de l'INALCO.
4 - Bibliothèque de l'École des langues orientales - intégrée à la BULAC et transférée en 2010 au Pôle des langues et civilisations.

5 - Le psychanalyste Jacques Lacan avait son cabinet dans cet immeuble: « je vais au 5, rue de Lille, écrit Philippe Sollers, et je tombe sur l’adresse de Lacan, qui, on le sait, a exercé là, de 1940 à sa mort (en 1981), son très éprouvant métier de psychanalyste. Si le divan de Lacan pouvait parler, il mettrait en crise toute l’industrie romanesque et ses millions de livres pour rien. Cette adresse m’est familière. Bien que jamais allongé chez lui, c’est là que j’allais le chercher, certains soirs, pour dîner en sa compagnie à La Calèche, le restaurant d’en face. Le 5, c’était la promesse d’un plaisir. Mais le 5 rue de Lille (et c’est là que le temps se met à parler à voix basse) était aussi l’adresse d’un certain Darasse, le banquier d’Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, lorsqu’il venait toucher la pension que lui envoyait son père depuis Montevideo (Darasse était en affaires avec ce pays lointain). [...] C’est au même banquier Darasse que Ducasse, le 12 mars 1870 (il meurt en novembre, à l’âge de 24 ans et demi, pendant le siège allemand de Paris), annonce que sa méthode a complètement changé après l’échec des Chants de Maldoror, pour dans Poésies I et II, donc) chanter exclusivement “l’espoir, l’espérance, le calme, le bonheur, le devoir”.»
7 - Magasin de Livres possédé par Karl Lagerfeld.

9 – Hôtel de Sérant en 1787. L'écrivain et journaliste afro-américain Richard Wright (1908-1960) a vécu dans cette maison.

10 – Enseigne.
11 - Ancienne librairie Klincksieck. L'actrice Diane Kruger habite cet immeuble.
13 – Hôtel de la fin du XVIIIème siècle. Niche richement sculptée surmontant la porte d’entrée classée.

14 - Cadran solaire avec les inscriptions Dum petis illa fugit en haut et Quid aspicis fugit en bas.

15 – Ferronneries et numérotage.
16 – Hôtel de la fin du XVIIIème siècle.
18 – Niche vide, mais avec une délicate clôture en fer forgé.
19 - Max Ernst y habita de 1962 à sa mort le 1er avril 1976. Christine Deviers-Joncour acheta un appartement à cette adresse, appartement qui fut au centre de l’affaire Dumas. Charles Floquet (député de Paris), né à Saint-Jean-Pied de Port, le 2 octobre 1828, est mort dans cette maison le 18 janvier 1896
23 - Karl Marx y habita de novembre 1846 à mars 1847.

26 - Vestiges du couvent des Théatins : Installés à Paris en 1644, les théatins achetèrent, grâce à la générosité du cardinal Jules Mazarin, une maison située à l'emplacement de l'actuel 23 quai Voltaire, qui pouvait abriter 25 religieux. Ils décidèrent de faire construire une église, placée sous l'invocation de Sainte-Anne-la-Royale, en l'honneur d'Anne d'Autriche. Les travaux furent entrepris en 1661 sur des plans donnés par un architecte militaire, Maurizio Valperga. Dès octobre 1662, le général des théatins remplaçait celui-ci par un élève de Borromini, Camillo-Guarino Guarini, qui imagina un édifice baroque énorme et compliqué, dont le coût excédait les possibilités financières des théatins. Guarini abandonna le chantier en 1666 alors que seuls les bras et la croisée du transept avaient été construits. On se borna alors à couvrir le transept qui devint la nef de l'église. Le bâtiment fut ensuite terminé par l'architecte Nicolas Liévain vers 1720-1721. Des vestiges de la façade orientale sont visibles dans la cour du 13 quai Voltaire, tandis que l'ancienne chapelle Saint-André-Avelin, construite par Liévain, subsiste, quoique remaniée, dans la cour dun30 rue de Lille. Avaient en outre été créés deux passages ouverts sur le quai et sur la rue par des portails réalisés par l'architecte Pierre Desmaisons. Celui sur la rue de Lille a été conservé et constitue le 26 de cette voie. Le portail donne accès à un vestibule sur lequel s'ouvrent les escaliers desservant les immeubles élevés de part et d'autre du passage. La cour rectangulaire est ornée d'un ordre dorique. L'ensemble a été gravé par La Marcade.

30 - Immeuble de rapport construit pour les Théatins en 1730. Mascaron.
34 – Immeuble du XVIIIème siècle.
39 – Vieille maison.

41 - Le restaurant « Le Télégraphe » est installé dans l'ancienne maison des Demoiselles du téléphone, au décor Art nouveau de 1905.

45 - Théodore de Gargan y habita de 1840 à janvier 1848.
46 - Immeuble abritant la présidence de l'École pratique des hautes études (EPHE).

48 - Construit à l'étage, le Temple de l'église protestante baptiste a une structure de métal et a été l'un des premiers bâtiments reconstruits sur les ruines des destructions de la Commune en 1848.

52-56 - Caisse des dépôts et consignations. L’hôtel de Belle-Isle, maison de Prosper Mérimée, incendiée sous la Commune. Une partie de sa bibliothèque et toute sa correspondance furent détruites.
56 - A été construit sous la Régence par François Bruand et réaménagé par Eudes, architecte du ministère des Finances en 1858. Incendié sous la Commune de Paris en mai 1871, il a été reconstruit par le même architecte en style néo-Louis XV (1873-1880) sur un plan proche du plan original. Un immeuble de bureau a ensuite été construit sur la rue de Lille dans les années 1930.
55 - Hôtel de Clermont-Tonnerre : Construit par l'architecte Pierre Humbert (seconde moitié du xixe siècle).

63-67 (et 10 rue de Poitiers) - Hôtel de Pomereu : Construit en 1872-1874 par David de Pénanrun pour le marquis Armand de Pomereu d'Aligre en style Louis XV, à la place de deux hôtels du xviiie siècle dont il subsiste quelques vestiges : l'Hôtel Duret (67 rue de Lille), propriété du commanditaire, et l'Hôtel de Maillebois (63), qu'il acheta en 1871 après les incendies allumés dans le quartier par la Commune. Siège en 1941 de l'École nationale des sciences géographiques, il fut acquis en 1947 par la Caisse des dépôts et consignations pour servir de résidence de fonction à son directeur général. Abrite aujourd'hui des bureaux et des salles de réception.

62 - Musée d'Orsay.
Le musée d’Orsay est un musée national situé à Paris, sur la rive gauche de la Seine, dans le VIIe arrondissement, aménagé dans l’ancienne gare d'Orsay (1898). Les collections du musée présentent la peinture et la sculpture occidentale de 1848 à 1914, ainsi que les arts décoratifs, la photographie et l’architecture. On peut y voir des chefs-d’œuvre comme l’Olympia de Manet, la Petite Danseuse âgée de quatorze ans de Degas, L'Origine du monde de Courbet. Des expositions temporaires éclairent périodiquement l’œuvre d’un artiste, ou bien mettent en valeur un courant, un marchand, une question d’histoire de l’art. Un auditorium accueille des manifestations diversifiées, concerts, cinéma, théâtre d’ombres, conférences et colloques et des spectacles spécifiquement destinés à un jeune public.

64 - Hôtel de Salm : Palais de la Légion d'honneur.
Le musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie est un musée national français d'art et d'histoire consacré aux ordres de chevalerie et de mérite, décorations et médailles, tant français qu'étrangers. Il est situé dans l'Hôtel de Salm dans le 7e arrondissement. Le musée a été créé à l’initiative du général Dubail, Grand Chancelier de la Légion d'honneur, et financé grâce à une souscription ouverte parmi les légionnaires et les médaillés militaires, dont le succès fut particulièrement vif aux États-Unis. Il a été inauguré en 1925. Au noyau initial des collections, composé du fonds de la Grande Chancellerie, de dépôts des musées nationaux, se sont ajoutés, au fil du temps, de nombreux dons de collectionneurs [coll. Maurice Bucquet (1860-1921), coll. La Tour d'Auvergne Lauragais, coll. Pierredon], d'achats prestigieux et dations [écrin des décorations de Cambacérès en 1982, collier de l'ordre royal des Deux-Siciles d'Achille Murat en 2002]. À noter depuis 2008, le dépôt par Antonio Benedetto Spada de sa collection au Musée : cette collection est sans doute la plus importante en main privée.

69 – Petit Hôtel Duret en 1711, du marquis de Mouchy en 1728, du marquis de Carvoisin en 1775. Adresse parisienne de Stendhal en 1804, 1806 et 1807.

70 – Restes de l’hôtel de Roure de 1766 où habitèrent le maréchal Ney en 1812 et le duc Paul de Noailles en 1846.

71 – Hôtel construit en 1771. Fronton, petit hôtel au fond de la cour. Boniface de Castellane (1867-1932) a vécu dans cette maison entre 1918 et 1921.

75 - En fond de parcelle, hôtel construit en 1742-1744 pour Jean Charles Hocquart, par l'architecte Jean Damun. Il est semblable à l'hôtel mitoyen du 78 rue de l'Université, édifié pour le même commanditaire; les deux hôtels, se font face, à travers leurs jardins contigus. L'hôtel est d'abord loué à vie au comte de Lannion, pair de Bretagne. À partir de 1774, il abrite de nombreux locataires dont le comte de Vaudreuil, ami de la reine Marie-Antoinette, de 1782 à 1786. L'hôtel appartient ensuite aux sœurs Daru dont la famille possédait l'hôtel portant son nom au 79 de la rue de Bourbon. La cadette, Mme Faget de Baure, loua l'hôtel à la comtesse de Boigne qui y a tenu salon sous la Restauration. Incendiés sous la Commune, le corps de logis sur rue et la porte cochère ont été remplacés par un immeuble édifié en 1898 par Frédéric Honoré. L'hôtel comporte sur le jardin un avant-corps central à trois pans orné de quatre pilastres ioniques au premier étage. Le pendant côté cour a disparu à la suite des destructions de la Commune.

77 - En fond de cour, hôtel particulier habité dans la première moitié du xxe siècle par le baron Napoléon Gourgaud (1891-1944) et la baronne, née Eva Gebhard (1876-1959), fille d'un riche banquier américain qu'il avait épousée en 1917. Ils y avaient accumulé une exceptionnelle collection de tableaux impressionnistes et modernes (dont une partie importante a été donnée par la baronne Gourgaud au musée national d'art moderne) ainsi que d'objets d'art. Le portrait de la baronne Gourgaud a été peint en 1923 par Marie Laurencin (Paris, collection du Centre Georges Pompidou).

78 - Hôtel de Beauharnais (autrefois dit hôtel de Torcy) : Construit par Germain Boffrand en 1714 sur un terrain qu'il avait acheté en 1713 et revendu en cours de construction à Jean-Baptiste Colbert de Torcy. Acheté en1803 par le prince Eugène de Beauharnais, qui a fait construire sur la cour un porche de style égyptien (1807) et réaliser une exceptionnelle décoration intérieure de style Empire. Acquis en 1817 par la Prusse. C'est là qu'Herschel Grynszpan assassine le troisième conseiller de l'ambassade, Ernst vom Rath, le 7 novembre 1938 au matin. Abrite aujourd'hui la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne.

79 - Hôtel de Lannion construit en 1758. Portail avec entablement et pilastres à chapiteaux formés des têtes et des pattes de lion. Perron.

80 - Hôtel de Seignelay : Hôtel, similaire à celui du 78, également construit par Germain Boffrand sur un terrain qu'il avait acheté en 1713 et vendu en 1718 au comte Charles Éléonor Colbert de Seignelay. Le décor intérieur a été en partie transformé par Pierre Mouret au xviiie siècle. Derrière l'hôtel, dans les jardins que longe le quai Anatole-France, une stèle rappelle que le dernier chien de Marie-Antoinette, Coco, est enterré à cet endroit. Abrite le ministère du commerce et de l'artisanat puis depuis 2012 celui de la Fonction publique.

81 - Le collectionneur d'art André Bernheim fait réaliser la décoration de son appartement par l'architecte décorateur peintre Louis Süe et son associé le peintre André Mare, en 1921.
86 - Un appartement de cet immeuble a abrité à partir de 1959 l'hebdomadaire Démocratie, créé par Guy Mollet, ainsi que le siège de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) (1965-1968) et aujourd'hui l'Office universitaire de recherche socialiste (OURS).
93 – Hôtel de Périgord.
95 - Immeuble construit en 1907 par l'architecte Pierre Humbert, pour la comtesse Begouën. Le poète André Foulon de Vaulx, né à Noyon (Oise) le 15 mai 1873, a vécu dans cette maison où il est mort le 18 décembre 1951.
119 - Immeuble abritant les bureaux de l'ancien président de la République Jacques Chirac, mis à sa disposition par l'État.

121 - L'Institut néerlandais et la Fondation Custodia sont installés dans un petit hôtel du xviiie siècle édifié entre cour et jardin, acquis après la Seconde Guerre mondiale par le collectionneur et historien d'art Frits Lugt (1884-1970). On en aperçoit le jardin au 108 rue de l'Université.
123 - L'immeuble datant du début du xxe siècle et faisant l'angle avec la rue Aristide-Briand a abrité le siège du parti gaulliste (UNR, puis UDR, puis RPR) sous la Ve République jusqu'en 2001. Acquis et totalement rénové, il abrite aujourd'hui une annexe de l'Assemblée nationale à laquelle il fait face de l'autre côté de la rue Aristide-Briand.
 
Prendre la rue de Poitiers à gauche.
 
La rue de Poitiers
Appelée ainsi depuis le XVIIe siècle, le nom de la rue vient d'un hôtel construit en 1640, pour Dame Catherine Potiers, dont le nom, déformé en « Poitiers », passa à la rue. La rue commençait autrefois quai d'Orsay, mais la fraction comprise entre le quai et la rue de Lille a été absorbée dans la gare d'Orsay. Sous la Seconde République, dans une salle de l'Académie de médecine située rue de Poitiers, se réunit en 1848 le « parti de l'ordre », désigné aussi du nom de « Comité de la rue de Poitiers », réunissant les droites précédemment divisées, légitimistes et orléanistes. Le 28 novembre 1705, l’hôtel est vendu à Louis Béchameil, marquis de Nointel, fils de Louis Béchameil de Nointel, ancien fermier général. Après son décès il passe à sa fille, Hyacinthe Sophie Béchameil de Nointel (1690-1757), veuve de Charles Auguste d'Allonville de Louville en 1738. L’hôtel passa ensuite à la famille Monaco-Valentinois. Endommagé par un incendie, il fut acquis par Monsieur de La Béraudière, protecteur du peintre Watteau, et abrita également la famille de Luynes. En 1766, l’hôtel devint la propriété du marquis de Poulpry, lieutenant général. Confisqué comme bien d’émigré sous la Révolution, il devint le siège du comité de la section de la Fontaine-de-Grenelle, puis de la municipalité. En 1820, le baron Portal y installa l’Académie de médecine qui y demeura jusqu’en 1848. En 1919, l’hôtel fut loué au « Club de la Renaissance française » fondé par « l’Association pour la Rénovation Nationale ». En 1923, la société anonyme « La Maison des Polytechniciens » le loua, avant d'en faire l’acquisition le 7 mai 1930.
 
5 – Caisse des Dépôts et Consignations.
10 – Hôtel construit en 1706 pour le conseiller Etienne Baudoin. Cet hôtel fut vendu en 1739 à la marquise Desmarets de Maillebois, puis il appartint en 1775, au duc de Valentinois. Il fut ensuite annexé à l’Hôtel du président Duret.

11 – Hôtel d’Avejean
Sur un terrain acheté en 1713 par le prieur de Saint-Leu d’Esserent, Louis de Bannes, marquis d’Avejean, capitaine-lieutenant aux mousquetaires, époux depuis 1709 de la nièce du prieur, fit construire, en 1725, cet hôtel où il mourut en 1738. L’immeuble fut alors partagé en deux par sa femme. En 1770, la maison située à l’angle des rues de Poitiers et de l’Université fut achetée par le marquis de Belzunce. En 1777, le marquis de Belzunce vendit l‘hôtel au comte de Montboissier-Canillac, capitaine-lieutenant aux mousquetaires en 1766. Son hôtel fut confisqué à la Révolution, mis en loterie en 1795. Il devint en 1840 la propriété de Girod Mollier qui le suréleva fâcheusement, puis en 1847, celle de Marie-Thérèse Fraser-Frisell, filleule de Madame de Châteaubriand, dont la famille le garda près de trois-quarts de siècle. Fenêtres, balcons, ferronneries.

12 – Hôtel de Poulpry
En 1700, François Duret (1637-1710), receveur général de Bourgogne et lotisseur du quartier acheta à Madame Paget un terrain ayant appartenu à Jacques Potier et y fit construire un hôtel donnant au 68 rue de l’Université, une maison de rapport à l’angle des rues de l’Université (66) et de Poitiers (12) et un autre hôtel rue de Bourbon (67 rue de Lille). Décoration XVIIIe de quelques salons.
 
Explorer cette rue puis prendre la rue de Verneuil jusqu’au bout tout en explorant les rues qu’elle coupe (Allent, Bac, Beaune).
 
La rue de Verneuil
Cette rue tire son nom du duc Henri de Bourbon-Verneuil (1601-1682), un des fils légitimé de Henri IV.

5 bis - La maison de Serge Gainsbourg.
13 – Fronton.
15 – Portes, frise, vestibule et bas-reliefs de l’escalier.
17 – Du XVIIIe, dépendance de l’Hôtel de Sénecterre.

20 - Boutique A La Corde Pincée, tenue par le facteur de clavecin Claude Mercier-Ythier, spécialiste de musique ancienne, installé depuis 1950 (premier facteur de clavecin à Paris depuis la Révolution française, à l'origine avec Wanda Landowska du renouveau des musiques baroque et ancienne.

21 – Hôtel de Montchevreuil, de 1785. Mascaron et guirlandes de la façade.
22 - Le compositeur Charles Lenepveu y est décédé.
23 – Ex-Hôtel.
29 – Vieille maison.

33 - Hôtel d'Aiguillon. En 1853, Adeline Desir (1819-1875) y fonda le Cours Desir, établissement d'enseignement privé pour jeunes filles ultérieurement domicilié rue Jacob. Dans les années 1960, Juliette Gréco y vécut avec l'acteur Michel Piccoli. Elle inspira d'ailleurs La Javanaise, à Serge Gainsbourg dans son hôtel particulier, du 5 bis rue de Verneuil. Très jolie cour, arcades, frise, coquilles, pilastres, mascarons, ferronneries de la façade sur rue.

36 - L'écrivaine belge Dominique Rolin, prix Femina 1952 et proche de Philippe Sollers, y a habité de 1959 à sa mort.
38-42 rue de Verneuil, rue du Bac, rue de Beaune et rue de Lille - Ancienne halle Barbier qui, transformée, devint la caserne des Mousquetaires-Gris.
42 - Le cravatier François-Régis Laporte y installe sa première boutique dédiée à son métier, dont la fonction fut créée par Louis XIV au XVIIe siècle.
47 – Hôtel du Marquis de Saint-Thierry, de 1662. Ancien numérotage.
49 - (ancien immeuble), résida Alexis de Tocqueville, qui y rédigea une partie de son ouvrage De la démocratie en Amérique
53 - Hôtel d'Avejean, où est installé le Centre national du livre. Mansarde à poulie.
55 – Mansarde à poulie. Couloir d’entrée, escalier.
57 – Vieille maison.
62 - Jean Bousquet fondateur de Cacharel y a habité.
 
La rue d’Allent
Cette rue a été ouverte en 1670 et tient son nom de celui du général du génie Joseph Allent (1773-1837), conseiller d’Etat et pair de France
5 – Vieille maison.
 
La rue du Bac (2-16, 1-15)
Elle doit son nom au bac établi vers 1550 sur l'actuel quai Voltaire et qui servait au XVIe siècle au transport des blocs de pierre destinés à la construction du palais des Tuileries, en traversant la Seine à l'emplacement de l'actuel Pont Royal. Celui-ci a été construit sous Louis XIV à l'emplacement du pont rouge, édifié en 1632 par le financier Barbier, sur décision de Louis XIII après qu'il a assisté à un accident du bac.

1 - Emplacement de la partie occidentale de l'ancien hôtel de Mailly-Nesle. À cet emplacement s'élevait l'hôtel particulier de Charles de Batz de Castelmore, comte d'Artagnan. Capitaine lieutenant des Mousquetaires de Louis XIV, tué au siège de Maastricht en 1673. Une plaque sur l'immeuble le rappelle. C'est désormais un immeuble construit par Auguste Rolin et C. La Horgue en 1882-1883.
2-4 - Caisse des dépôts et consignations.
3-5-6-7-9-11 – Immeubles reconstruits de 1874 à 1881, après leur incendie en 1871. C’est un serrurier, grand partisan de la Commune, qui, ayant à se plaindre d’une blanchisseuse, incendia sa maison, et, du même coup, presque tout le quartier.
13 à 17 - Ancienne halle Barbier qui, transformée, devint la caserne des Mousquetaires-Gris.
 
La rue de Beaune
Cette rue a été ouverte en 1640.

1 – Hôtel du marquis de Villette où mourut Voltaire. Sa porte, que surmontent des sphinx, date du Directoire. Le salon de réception du marquis de Villette est intact. La décoration du grand salon du premier étage et du cabinet attenant ; celle d’un boudoir ovale au troisième étage, sont classées.

2-4 – Hôtel de Mailly-Nesle. Profondément dénaturé et rendu quasiment méconnaissable, il conserve cependant quelques décors intérieurs de qualité, dont une chambre au premier étage, avec un plafond en plâtre peint et doré, de la fin du 17ème, les boiseries Régence d’un autre salon au premier et la décoration Directoire d’un autre petit salon du deuxième sont classés.
5 – Ici logea Boissy d’Anglas en 1793 et Chateaubriand en 1804. Louis Delluc, pionnier du cinéma, y est mort en 1924.

10-16 – Emplacement de ce qui fut la Halle Barbier, la Caserne des Mousquetaires gris et la Marché de Boulainvilliers.
29 – Vieille maison à pignon.
31 – Cette vieille maison abritait, en 1858, le premier siège social de la maison d’édition Fayard, qui venait de se faire connaître en lançant le livre à bon marché.
 
Nous sommes revenus rue des Saint-Pères.
 
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Sources
Divers Internet
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photos Richard Desenclos 2008/2017
 
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