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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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QUADRILLONS LE SEPTIEME ARRONDISSEMENT - 4 - DU BOULEVARD SAINT-GERMAIN A LA RUE DE LA CHAISE
 
 
Quadrillons le 7ème - 4
 
 
 
Nous nous proposons de visiter le septième arrondissement sous forme de mini-circuits qui s’enchaînent.
 
 
Le quatrième circuit nous permettra de nous promener sur le boulevard Saint-Germain, dans la rue de Bourgogne et dans la rue de Varenne
 
 
Comment s’y rendre
Métro : Rue du Bac (ligne 12), Saint-Germain des Prés (ligne 4)
Bus : 63 arrêt Saint-Guillaume en venant du Pont de la Concorde.
Rejoindre le point de départ en descendant le boulevard jusqu’au numéro 177.
 
 
En venant de la fin du circuit 3 – A la fin de la rue de Verneuil prendre la rue des Saints-Pères sur la droite et descendre jusqu’au Boulevard Saint-Germain.
On débute ce circuit sur le boulevard Saint-Germain aux numéros 177/188.
Descendons le boulevard vers le Pont de la Concorde.
 
Le boulevard Saint-Germain
Long de 3 150 mètres et large de 30 mètres environ, le boulevard Saint-Germain part de la Seine au coin du quai Saint-Bernard et face à l'île Saint-Louis, dans le 5e arrondissement, longe le fleuve à quelques centaines de mètres au pied de la montagne Sainte-Geneviève, puis traverse le 6e arrondissement et rejoint à nouveau la Seine au niveau du quai d'Orsay, dans le 7e arrondissement.
 
202 – Maison où mourut Guillaume Apollinaire, le 9 novembre 1918.
206 – Porte, guirlandes sculptées, ferronneries.

215 – Hôtel particulier de style néo-Renaissance construit par les architectes Vaucheret et Potier entre 1881 et 1885, sur le terrain occupé auparavant par l'hôtel de Chastillon, que l'élargissement du boulevard entrepris à cet endroit en 1876 avait condamné. Siège actuel du Collège des ingénieurs. L'Alliance française y a été fondée en 1883 par plusieurs personnalités comme Paul Cambon, Ferdinand de Lesseps, Jules Verne et Louis Pasteur. Le Cercle Saint-Simon, qui compta parmi ses membres Ferdinand de Lesseps, Émile Boutmy, Anatole France, Ernest Renan, Fustel de Coulanges, José Maria de Heredia, Edmond James de Rothschild notamment, y accueillait également des conférenciers comme Hippolyte Taine, Pierre Savorgnan de Brazza ou Gaston Maspero. Ernest Renan y délivra sa célèbre conférence sur Le judaïsme comme race et comme religion.

217 – Hôtel de Varangeville, anciennement situé rue Saint-Dominique, construit en 1704 par l'architecte Jacques V Gabriel et remanié par Jean-Baptiste Leroux. Réduit en 1876 par le percement du boulevard Saint-Germain. Propriété de la Banque de France et réuni avec l’hôtel de Gournay. Il abrite aujourd'hui la Maison de l'Amérique latine, fondée en 1946 à l'initiative du ministère des Affaires étrangères pour renforcer et développer les relations et les échanges de toute nature entre la France et les Républiques d'Amérique latine.

218 - Hôtel anciennement situé rue Saint-Dominique, habité de 1714 à 1746 par le mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon. Au rez-de-chaussée, boutique Madeleine Gély (ombrelles et parapluies).

222 – Le Musée des Lettres et des Manuscrits.
Le musée est créé en 2004 dans une maison datant de 1608 au 8 Rue de Nesle, il a rouvert en 2010 à sa situation actuelle. Au 222 boulevard Saint-Germain, s’élève donc au fond de la cour le Musée des Lettres et des Manuscrits, fondé par un passionné, Gérard Lhéritier. Histoire, science, musique, littérature et peinture sont les principales thématiques autour desquelles est construit ce bel espace, enrichi de partitions, de croquis… Dans la Partie historique, à travers décrets et documents, l’officiel et l’intime s’entremêlent parfois. Il en est ainsi du récit d’une tempête meurtrière fait par Napoléon à Joséphine en 1804.
Les écrits sont l’œuvre des hommes célèbres suivants :
        Écrivains et philosophes : René Descartes, La Rochefoucauld, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Denis Diderot, le Marquis de Sade, Johann Wolfgang von Goethe, François-René de Chateaubriand, Stendhal, Gérard de Nerval, Alfred de Musset, Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Gustave Flaubert, Edmond de Goncourt, Jules Verne, Leo Tolstoï, Émile Zola, Paul Verlaine, Marcel Proust, Guillaume Apollinaire, et Louis-Ferdinand Céline.
        Peintres : Jacques-Louis David, Jean Auguste Dominique Ingres, Édouard Manet, Edgar Degas, Félix Nadar, René Magritte, et Balthus.
        Musiciens et compositeurs : Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin, Robert Schumann, and Franz Liszt.
        Scientifiques et ingénieurs : Albert Einstein, Isaac Newton, les Frères Montgolfier, Louis Pasteur, Ferdinand de Lesseps, Marie Curie, Rudolf Diesel, et Gustave Eiffel.
        Monarques : Charles VI, Charles VIII, François I, Catherine de Médicis, François II, et Henri IV.
        Hommes d'État : Leon Trotsky, Ghandi, Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt, et Charles de Gaulle.
 
228 – L’Eglise Saint-Thomas d’Aquin
Etablis au faubourg Saint-Germain depuis 1632, les Dominicains réformés ou Jacobins, confièrent cinquante ans plus tard à Pierre Bullet le soin d’édifier une nouvelle chapelle pour leur couvent. Œuvre d’un religieux, le frère Claude, la façade fut ajoutée en 1766. Au début de la Révolution, la chapelle devint paroisse sous le vocable de Saint-Thomas d’Aquin, bientôt pillée et désaffectée. Le pape Pie VII, venu à Paris pour le sacre de Napoléon, célébra la messe le 26 décembre 1804, dans l’église rendue au culte deux ans auparavant. Les Dominicains essayèrent en vain de récupérer leur couvent : autour du cloître, les bâtiments avaient été transformés en dépôt d’armes anciennes, puis en Musée de l’Artillerie, et restèrent propriété de l’Armée après le transfert des collections aux Invalides.

229 – Place Jacques Blainville
 
231 – Tour, horloge et façade du ministère de la Défense, construites, de 1867 à 1877, par Bouchet. Îlot Saint-Germain, situé entre le boulevard Saint-Germain, la rue Saint-Dominique et la rue de l'Université. Il est occupé pour la plus grande partie par le ministère de la Défense (notamment les états-majors des armées et de l'armée de terre), jusqu'au déménagement de 2015 pour l'Hexagone Balard. Le bâtiment de bureaux sur le boulevard était l'hôtel du président Duret, construit par François Debias-Aubry en 1714. Le maréchal de Richelieu et Lucien Bonaparte y ont habité. Il a été reconstruit en 1876-1877 par l'architecte Louis-Jules Bouchot.
233 - Immeuble acquis en 1981 par l'Assemblée nationale pour y abriter notamment un certain nombre de ses services.
244 - Bâtiments construits pour le ministère des Travaux publics par Antoine Isidore Eugène Godebœuf en 1861 et réunis au 246. Ils abritent aujourd'hui des services du ministère des Affaires étrangères (direction générale de la coopération internationale et du développement, direction des Français à l'étranger et des étrangers en France).

246 – Hôtel de Roquelaure
Cet hôtel, commencé en 1722 par Lassurance, terminé en 1733 par Leroux, fut acheté en 1726, par le Duc de Roquelaure (1656-1738), ancien commandant dans le Languedoc de la lutte contre les camisards et maréchal de France depuis 1724. L’Hôtel fut vendu après son décès en 1738. Confisqué à la Révolution, il servit d’asile pour les teigneux et les galeux, et fut restitué au fils de son ancien propriétaire en 1799. Celui-ci le revendit en 1808. Napoléon le fit alors rénover. Il fut ensuite acheté par le roi en 1815. Le Conseil d’Etat s’y installa en 1822 et le ministère des travaux publics en 1840. Portail encadré de chaque côté de deux colonnes doriques surmontant un entablement. Cour avec perrons sur les ailes. Les portes situées au centre de la façade sont en réalité d’anciennes fenêtres. C'est toujours, aujourd'hui, l'hôtel du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, dont les services sont situés avenue de Ségur et, à la Défense, dans l'Arche de la Défense, et les tours Voltaire et Pascal A et B.

248 – Hôtel de Lesdiguières, dit aussi Hôtel de Béthune-Sully. Une maison construite par Antoine Desgodets fut achetée en 1706 par la duchesse de Lesdiguières qui la fit agrandir par Boirette. Sully la fit transformer par Jean-Michel Chevotet entre 1747 et 1750. L'hôtel a été rattaché en 1808 à l'hôtel de Roquelaure. L’Etat y installa en 1832, le secrétaire général du Conseil d’Etat. Le ministère des Travaux Publics l’y remplaça en 1840.

274 - Hôtel de Wignacourt, « Hôtel de maître édifié en 1868, il est habité successivement par les Mangini et par les Wignacourt. Inondé lors de la crue de la Seine de janvier 1910, il est alors acquis par la Chambre syndicale des propriétaires de Paris. Il change de main en 2002, et début 2006, accueille sous le label générique "Ambassade de Belgique" la représentation diplomatique de la Communauté française de Belgique et de la Région wallonne.

276 – Ex-Hôtel du marquis de Montboissier-Canillac. Escaliers
288 – Immeuble Second Empire, exemple du style haussmannien de la meilleure facture. C'est là que mourut Louis Blériot le 2 août 1936. Le bâtiment héberge la représentation en France de la Commission européenne et le bureau d’information du Parlement européen en France. Voûte remarquable et piliers à colonnes.

Prendre à gauche

La rue Aristide Briand, anciennement, rue de Bourgogne.
Cette partie de la rue de Bourgogne, comprise entre le boulevard Saint-Germain et la Place du Palais Bourbon, porte le nom d’Aristide Briand (1862-1932), à cause du rôle joué par cet homme politique au sein du Ministère des Affaires Etrangères voisin.

Puis poursuivre par

La rue de Bourgogne
L’ouverture de cette rue en 1719 permettait de joindre le boulevard Saint-Germain à rue de Varenne. Elle fut amputée de son début lors de la création de la rue Aristide Briand. Désormais elle débute Place du Palais-Bourbon.

1-3-5- Ces immeubles ont été construits sur la partie de l’Hôtel de Brienne, qui fut lotie en 1776.
8 – Vieille inscription de la rue Saint-Dominique où les lettres « St » ont été effacées.
13 – Hôtel de Broglie.
34 – Vieille maison.
39 – Hôtel de Saumery
41 – Ex-Hôtel.

46 – Hôtel du comte d’Anlezy de 1777. Ses façades sur cour et sur rue sont classées. Saisi sous la Révolution française, il fut vendu par l'administration centrale du département de la Seine le 17 pluviôse an VII, au profit des trois frères Trabuchy et de l'ex-conventionnel Nicolas-Marie Quinette, qui le revendit le 16 avril 1808 au général comte Oudinot (1767-1847). L'hôtel passa ensuite à son fils, le général Nicolas Oudinot (1791-1863), 2e duc de Reggio.

48 – Hôtel du duc de Choiseul-Praslin de 1772. Hôtel jumeau du précédent, édifié dans les mêmes conditions. Il est revendu en 1774, en cours de construction, à César Gabriel de Choiseul-Praslin (1712-1785), duc de Praslin, ancien ministre de Louis XV, qui lui donne son nom. Depuis 1888, maison des Filles de Saint-François de Sales et des Salésiennes Missionnaires de Marie-Immaculée. Chapelle dans la cour. Vendu 47 millions de francs en 1999 (7 millions d'euros) à Francois Pinault.

50 - Immeuble bâti sous le règne de Louis XVI pour le compte de l'Hôpital-Général. Il a abrité une pension sous la Révolution, avant d'être habité par la duchesse de Damas sous la Restauration et d'être acquis par le comte de Fermon en 1828.
52 – Hôtel construit aussi en 1772.

En arrivant à la jonction avec la rue de Varenne, l’explorer à droite (86-102 puis en retour 79-75bis) jusqu’au boulevard des Invalides et revenir vers la gauche pour la descendre jusqu’à la rue de la Chaise.

La rue de Varenne est une rue du septième arrondissement qui commence rue de la Chaise et se termine boulevard des Invalides. Elle mesure 930 mètres. Cette rue a été ouverte en 1605, entre la rue du Bac et le boulevard des Invalides, sous son nom actuel, déformation comme le nom de Grenelle, du mot garenne ou terrain inculte. Celui-ci appartenait à l’Abbaye de Saint-Germain des Prés.

96 – Annexe du Ministère de l’Agriculture.
90bis – Fontaine à fronton
88 – Hôtel orné de médaillons.
84 – Le restaurant Arpège.
78-80 - Le bâtiment sur rue a été construit entre 1881 et 1889 par les architectes Emmanuel Brune puis Abel Chancel et Georges Lambert pour abriter les services du ministère de l'Agriculture. La construction est d'une qualité remarquable. Elle a fait disparaître le petit hôtel de Castries construit par l'architecte Nicolas Marie Potain pour le marquis de Castries et donné en location par celui-ci en 1772 au prince de Rohan et en 1778 au duc de Guines.

78 – Hôtel de Villeroi. (en fond de parcelle), hôtel construit entre 1713 et 1724 par François Debias-Aubry pour le baron Antoine Hogguer à l'intention de sa maîtresse Charlotte Desmares. Transformé pour Louis François Anne de Neufville de Villeroy, duc de Villeroy, qui lui a laissé son nom par Jean-Baptiste Leroux, avec une participation possible de Nicolas Pineau. Très remanié au XIXe siècle. On mentionne une intervention d'Étienne-Louis Boullée qui n'est pas discernable. C'est aujourd'hui l'hôtel du ministre de l'Agriculture. Il fait faillite en 1726, quitte Paris avec la comédienne et s'installe à Saint-Germain-en-Laye. Il loue l'hôtel aux ambassadeurs de Hollande puis d'Angleterre. En 1735, ses créanciers vendent l'immeuble à François-Louis de Neufville, marquis d'Alincourt puis duc de Villeroy. Il agrandit l'hôtel en 1746, notamment par un salon circulaire à l'ouest réalisé par Le Roux. À sa mort, en 1766, son neveu Gabriel Louis hérite du bâtiment et y donne des fêtes somptueuses, notamment une pour le roi du Danemark Christian VII ; il fait même construire au premier étage un petit théâtre, disparu de nos jours. Il vend l'hôtel en 1768 au comte de Tessé, premier écuyer de la reine Marie Leszczyńska, qui a le projet d'y installer les écuries de la reine ; l'idée ne va pas à son terme et le comte y vit donc jusque 1790, date à laquelle il doit émigrer. Confisqué comme bien national en 1794, l'hôtel est vendu puis racheté par l'État sous le Directoire, qui y installe l'inspection de santé militaire. En 1800, le comte revient d'émigration et reprend légalement possession de l'hôtel, y vivant jusqu'en 1805, date à laquelle l'inspection revient occuper les lieux. Entre 1823 et 1827, l'hôtel héberge l'École d'application du Corps royal d'état-major puis, jusqu'en 1831, la direction générale des Ponts et chaussées. À partir de 1831, l'hôtel de Villeroy est la résidence officielle des ministres du Commerce, des Travaux publics et de l'Agriculture et à partir de 1851 celui du ministre de la Police générale puis la présidence du Conseil d'État. Des bâtiments annexes sont construits sous le Second Empire (1852-1870) par l'architecte Emmanuel Brune. L'hôtel redevient ensuite le siège du ministère du Commerce et de l'Industrie puis définitivement celui du ministère français de l'Agriculture de plein droit, lors de sa création le 14 novembre 1881 par Léon Gambetta. La façade actuelle, réalisée par l'architecte Brune, date de 1881. En 1930, après la destruction du petit hôtel de Castrie, est construite une rotonde sur la droite du bâtiment, parallèle à celle de gauche bâtie en 1746. Il est classé monument historique ; les bâtiments construits à la fin du XIXe siècle par Emmanuel Brune sont inscrits par arrêté du 10 février 1994, qui annule une précédente inscription du 10 juin 1926.

77 – Hôtel de Biron. Dit également hôtel Peyrenc de Moras, actuel musée Rodin.
L'hôtel Biron est construit en 1727 à côté de l'hôtel des Invalides pour le financier Abraham Peyrenc de Moras par l'architecte Jean Aubert, déjà connu en tant qu'architecte des écuries du château de Chantilly dès 1721. À la disparition de Peyrenc de Moras en 1732, sa veuve le loue à vie à Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du Maine qui y décède en 1753. En 1753 le domaine est vendu au maréchal de Biron (héros de la bataille de Fontenoy) et rebaptisé de son nom. Il fait complètement remodeler le parc par Dominique-Madeleine Moisy. En 1788, le duc de Lauzun hérite du domaine de son oncle ; il est guillotiné en 1793. L'hôtel est alors loué à des entrepreneurs de bals publics, puis devient un champ de foire. Sous le Consulat puis l'Empire l'hôtel héberge la légation pontificale, puis l'ambassade de Russie. En 1820 la duchesse de Béthune-Charost le cède à la Société du Sacré-Cœur de Jésus fondée en 1804 par la mère Madeleine-Sophie Barat. Cette Société était vouée à l'éducation des jeunes filles de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie. L'une des élèves fut en 1882, la fille du sculpteur Cyprian Godebski, Misia (1872-1950), épouse Natanson puis Sert, modèle de grands peintres et célébrissime figure du milieu artistique et littéraire, qui fut surnommée « la reine de Paris ». En 1905, en application des lois de Séparation des Églises et de l'État, l'hôtel est confisqué par l'État. Inemployé, il tombe peu à peu en ruine. Promis à la démolition, il abrite provisoirement de nombreux artistes dont Jean Cocteau, Henri Matisse, l'acteur Édouard de Max, l'école de danse d'Isadora Duncan et Auguste Rodin qui s'y installe en 1908 sur les conseils de son ami et secrétaire Rainer Maria Rilke. En 1911 l'État acquiert le domaine dont il attribue la partie Sud au lycée Victor-Duruy. Rodin propose de remettre à l'État l'intégralité de ses collections, à condition que l'hôtel Biron devienne le musée Rodin. Il sera soutenu, entre autres, par Claude Monet, Octave Mirbeau, Raymond Poincaré, Georges Clemenceau, Étienne Clémentel. Après un vote du Parlement, ses trois donations sont officialisées le 24 décembre 1916. Rodin donne à l'État la totalité de ses collections, photographies, archives, sculptures, dessins, droits patrimoniaux, meubles et objets personnels.

76 – Petit Hôtel de Castries
Construit en 1760, pour le marquis de la Croix de Castries, futur maréchal de France. Acheté par le Ministère de l’Agriculture en 1880. Boiseries.

75 – Hôtel de Châtillon.
En 1704, ce nom a remplacé celui de l’Hôtel du Maine. Il suit, à partir de 1775, le sort de l’Hôtel de Broglie, mitoyen.

73 – Grand Hôtel de Broglie. L’hôtel de Broglie est construit sur l’emplacement d’un hôtel Julliet construit en 1704 pour le comte de Langonnay et remanié en 1711 par Germain Boffrand. L’hôtel actuel est bâti en 1752 pour les ducs de Broglie par Pierre Mouret. Cet hôtel a lui-même été remanié, ou peut-être même reconstruit, après 1782 par Jean-Baptiste Louis Élisabeth Le Boursier pour le maréchal de Broglie. Le principal corps de logis comporte onze travées, un étage, un attique et un toit-terrasse dissimulé par une balustrade. L’hôtel de Broglie a été, sous l’Empire, la résidence de Charles-Louis Huguet de Sémonville. Il le loue à Charles-François Lebrun, duc de Plaisance, à partir de 1815 puis le vend à la duchesse de Montebello, veuve du maréchal Lannes en 1826. Des transformations remarquables sont effectuées au milieu du XIXe siècle par Gabriel-Hippolyte Destailleur pour le comte Joseph Othenin d’Haussonville et son épouse née Louise-Albertine de Broglie. Il est restauré vers 1970 par Jacques Robine. La splendeur du bâtiment est insoupçonnable de la rue. L’hôtel a appartenu à Lady Beatrice jusqu’en sa mort en 1972. Celle-ci, fille du richissime industriel américain Ogden Mills, grand éleveur de chevaux et membre du Jockey Club, a hérité de son père l’hôtel de la rue de Varenne. Elle épousera Bernard Forbes, un aristocrate anglais, 8ème Comte de Granard et y habitera lors de ses séjours parisiens. L’hôtel appartient désormais au royaume du Maroc.

72 – Hôtel de Castries. datant de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle, l'hôtel a été profondément transformé pour le duc de Castries entre 1843 et 1863 par Joseph-Antoine Froelicher et Clément Parent. Depuis février 2016, il abrite les bureaux du ministère de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales.

69 – Hôtel de Seissac. Hôtel de Clermont, dit également hôtel de Chaulnes, ou hôtel d'Orsay. Édifié au début du XVIIIe siècle, classé monument historique depuis 1980, il compte 4243 m² et un jardin. Entre 1708 et 1714, Jeanne Thérèse Pélagie d'Albert de Luynes, veuve de Louis de Guilhem de Castelnau de Clermont, marquis de Saissac, fait construire un hôtel par Jean-Baptiste Alexandre Le Blond avec l'aide du sculpteur François Dumont. Le duc de Chaulnes le fait transformer en 1759 par Charles Axel Guillaumot. De nouvelles transformations sont exécutées en 1768 pour Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay par Pierre Convers, Jean Augustin Renard et Charles Joachim Bénard4. Sous l'Empire, l'hôtel est la résidence de Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, ministre des Cultes. L'hôtel actuel est, pour l'essentiel, une reconstruction réalisée pour Jacques-Juste Barbet de Jouy, qui le racheta au marquis Carl Costa de Beauregard en 1836, et qui a fait ouvrir la rue portant son nom, puis pour la comtesse Duchâtel, propriétaire en 1838, et pour le fils de cette dernière, le comte Tanneguy Duchâtel (1838-1907), sous le Second Empire. L'hôtel, a été affecté au secrétariat général du gouvernement, et abrité le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la direction du développement des médias (service du Premier ministre) de mai 2007 à mai 2012.

65 – Hôtel de la Rochefoucauld
Hôtel de la marquise de la Rochefoucauld de 1777 à 1790, puis de la Rochefoucauld de 1812 à 1923. Il a été construit sur un terrain ayant appartenu à l’Hôpital de la Charité.

64 – Ambassade des Pays-Bas.
L’ambassade des Pays-Bas se trouve sur l’emplacement de la vieille auberge du Bourdon fondée en 1793.

62 – Hôtel de Jaucourt. Hôtel construit, comme le 58, en 1738 par Pierre Boscry pour la marquise de Feuquières.

61 – Ancien hôtel de Mazarin, dit auparavant hôtel d'Étampes. Il s'agissait d'un des plus importants hôtels de la rue de Varenne, construit en 1703 par Jean Courtonne, remanié et décoré en 1729 par Germain Boffrand et Claude III Audran, transformé en 1736 par Jean-Baptiste Leroux et Nicolas Pineau pour la duchesse de Mazarin. L'hôtel a été amputé d'une moitié lors du percement de la rue Vaneau en 1826, et l'architecte Jean-Joseph Rougevin a reconstruit un bâtiment sur rue. Monument inscrit.

60 – Hôtel du Prat, dit aussi de Tingry, il a été agrandi par Pierre Boscry, assisté pour la décoration par Nicolas Pineau (1732-1750). Hôtel construit en 1728. Porte surmontée d’un cartouche entouré de feuillages. Façade sur rue avec fronton, ferronneries, escalier. Les façades sur rue, avec les vantaux de la porte, et sur cour, sont classées, ainsi que trois salons.

58 – Hôtel de Montalivet, dit aussi hôtel de Feuquières, ou d'Orrouer, construit par Pierre Boscry. Cet hôtel a été construit en 1736 et 1737 pour Marguerite Paule de Grivel d'Orrouer, marquise de Feuquières, par l'architecte Pierre Boscry, et décoré par son père, Charles Boscry, et le célèbre ornementiste Nicolas Pineau, mais il semble qu'il ne reste aucune trace de son intervention. La façade sur rue a été altérée au XIXe siècle. Il a été occupé à partir de 1764 par les La Rochefoucauld-Liancourt, puis, au XIXe siècle, par la famille Calmann-Lévy. Le comte Eugène-Auguste Caffarelli en fait son domicile : il y meurt en 1878. Au début du XXe siècle, on y trouve les Montalivet, jusqu'en 1947. Il a été acquis par l'État en 1947.

57 – Hôtel de Matignon. Un célèbre hôtel particulier, qui est depuis 1935 la résidence officielle et le lieu de travail du chef du gouvernement français (Président du Conseil puis Premier ministre). L'hôtel de Matignon, ou simplement hôtel Matignon est depuis 1935, la résidence officielle et le lieu de travail du chef du gouvernement français (président du Conseil des ministres, puis Premier ministre). Il s'agit d'un hôtel particulier du XVIIIe siècle ayant appartenu à différentes familles aristocratiques, dont les Montmorency, et célébrités avant d'être confisqué puis racheté par l'État français en 1922. Le bâtiment comporte à l'arrière un parc de trois hectares. Dans le langage courant et souvent désigné ainsi par les médias, « Matignon » désigne, par métonymie, le Premier ministre, ou ses services.

56 – Hôtel de Gouffier de Thoix. Construit entre 1719 et 1727 par un nommé Baudoin pour Henriette de Penancoët de Kéroual sur un terrain acquis par elle en 1719. Son mari, Thimoléon François Louis Gouffier, marquis de Thoix, a laissé son nom à l'hôtel. La marquise de Thoix était la sœur de Louise Renée de Penancoët de Keroual, duchesse de Portsmouth, maîtresse de Charles II d'Angleterre. Son petit-fils vendit l'immeuble en 1768 à Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, beau-frère de Philibert Orry et ex-chancelier du roi Stanislas Leszczyński. À sa mort en 1783, l'hôtel passa à son fils puis fut saisi sous la Révolution française comme bien d'émigré. Après être passé en de nombreuses mains au XIXe siècle, l'hôtel abrite aujourd'hui des services du Premier ministre. On peut y voir un ensemble de boiseries rocailles de premier ordre dans les salons du rez-de-chaussée. La salle à manger est ornée d'une fontaine et d'un poêle en terre cuite d'un magnifique style rocaille. En 1757, le premier président du parlement de Paris, René Charles de Maupeou, ayant démissionné de sa charge et obligé de céder l'hôtel de la première présidence, loua l'hôtel jusqu'en 1768, date à laquelle il fut nommé chancelier de France. Louis Aragon a habité un appartement dans cet hôtel. Plaque : "Dans cet hôtel ont vécu et écrit Elsa Triolet (1960-1970) et Louis Aragon (1960-1982)."

52bis – Ex-hôtel du comte et maréchal de Guébriant-Eudes, ensuite propriété du comte de Durfort.

51 – Cité de Varenne.

50 – Hôtel de Gallifet. Centre Culturel Italien. L'hôtel a été construit entre 1776 et 1792 par Étienne-François Le Grand et le sculpteur Jean-Baptiste Boiston pour le marquis Simon-Alexandre de Galliffet, président au Parlement de Provence, à l'emplacement de l'hôtel du président Talon, qui datait de 1680. Saisi comme bien d'émigré en 1792, il est affecté en 1794 au ministère des Relations extérieures dont Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord sera l'hôte le plus illustre. En 1821, les héritiers du marquis de Galliffet parvinrent à rentrer en possession de l'hôtel qui est divisé en appartements et en partie loué, notamment à l'infant d'Espagne don Francisco de Paule en 1838 et au nonce du Pape en 1850. En définitive, l'État italien le loua en totalité en 1894 avant d'en faire l'acquisition en 1909. L'ambassade a été transférée en 1938 à l'hôtel de Boisgelin et l'hôtel de Galliffet abrite aujourd'hui l'Institut culturel italien et la délégation italienne auprès de l'OCDE. Situé en cœur d'îlot, l'hôtel est relié à la rue de Grenelle par un passage qui est une restitution du XIXe siècle réalisée par l'architecte Jean-Louis Provost, ainsi qu'à la rue de Varenne. Comme l'hôtel qui le précédait, il communiquait également avec la rue du Bac, sur laquelle se trouvait l'entrée sur le jardin, marquée par un porche monumental, au niveau du no 84 (supprimée en 1837). Les façades sur cour et sur jardin sont célèbres par leur ordre colossal au sol. Le décor intérieur à l'antique est remarquable, notamment le grand salon avec des reliefs de Boiston. L'escalier date de 1898.

48 – En 1719, hôtel du maréchal de camp, Charles Skelton et en 1728, de la famille d’Aubeterre.

47/51 – Hôtel de Boisgelin ou de La Rochefoucauld-Doudeauville. Ambassade d’Italie. L'hôtel a été construit en 1732 par Jean-Sylvain Cartaud pour Gérard Heusch de Janvry, secrétaire du Roi, sur un terrain appartenant aux religieux de la Charité et pris à bail emphytéotique de 45 ans. À l'expiration du bail en 1778 l'hôtel fut loué au prince Camille de Lorraine, comte de Marsan, puis l'année suivante à Marie de Boisgelin, chanoinesse de Remiremont, et enfin en 1782 au frère de celle-ci, Raymond de Boisgelin, archevêque d'Aix-en-Provence. Saisi en 1792 comme bien d'émigré, l'hôtel fut affecté au domaine des Hospices de Paris, puis vendu en 1807 au comte de Préameneu, l'un des rédacteurs du Code Civil ; ses héritiers le vendirent en 1837 à Marie François Félix de Bourbon-Conti, dit le chevalier d'Hattonville, fils naturel reconnu de Louis François de Bourbon-Conti. Celui-ci le légua à sa mort en 1840 à sa veuve, née Angélique Henriette de La Brousse de Verteillac, qui se remaria dès 1841 avec Louis-Sosthène de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, directeur des Beaux-Arts sous la Restauration. En 1859, elle loua le premier étage de l'hôtel à un fils du premier mariage de ce dernier, Marie Charles Gabriel Sosthène de La Rochefoucauld, duc de Bisaccia, qui en 1876, fit l'acquisition de l'hôtel et le fit profondément transformer à la fin du XIXe siècle par Henri Parent, employé aussi à la restauration dans le style néo-gothique, du château de Bonnétable (Sarthe), travaux qui furent inaugurés en 1888. Le premier étage de l'hôtel a alors été surélevé et les façades sur cour et sur jardin ont, de ce fait, été remaniées tandis que le comble était entièrement repris. Un escalier en placage de marbres polychromes inspiré des modèles versaillais a été construit en 1875 ; il est orné de la tenture de l’Histoire d'Esther de la manufacture des Gobelins, suite offerte, selon la tradition, par Louis XV à l'empereur de Chine et acquise par le duc en 1886 à la suite du sac du Palais d'Été de Pékin. Le duc de Bisaccia a fait remonter des boiseries provenant du château de Bercy qu'il avait achetées en 1860, et fait construire une chapelle, un jardin d'hiver, une vaste salle à manger, plusieurs écuries pour 25 chevaux, deux remises pour 8 voitures et deux selleries. Seul le grand salon a conservé ses boiseries d'origine de style Rocaille. L'hôtel fut acheté en 1937 par la Caisse des dépôts et consignations. Depuis 1938, en vertu d'un échange de baux emphytéotiques qui permet à la France de disposer, pour son ambassade à Rome, du Palais Farnèse, l'hôtel abrite l'ambassade d'Italie. Les décors de la salle à manger et du théâtre sont postérieurs à cette installation : ils ont été réalisés par Adolfo Loewi dans le goût du XVIIIe siècle italien, à l'aide d'éléments anciens comme un plafond et des panneaux de Francesco Guardi, provenant du Palazzo Mocenigo à Venise, dans la salle à manger, et des boiseries venant d'un palais de Palerme dans le théâtre.

46 – Petit Hôtel de Narbonne-Pelet en 1812. Mascaron.
45 – Hôtel de Narbonne ou de Jaucourt. Construit en 1777 par Jacques Denis Antoine pour Élisabeth de La Châtre, celle-ci épousa en secondes noces le comte Louis Pierre de Jaucourt, qui a donné son nom à l'hôtel.
41-43 – Hôtel d’Avrincourt.
25 – Vieille maison à un étage et mansarde.
23 – Restes d’un Hôtel de 1713 ayant appartenu en 1775 à Du Plessis-Châtillon. Mansarde à poulies, balcon.
22 – Hôtel de Biron de 1775, occupé actuellement par la Société des Prêtres de Saint-François de Sales. Vestibule.
21 – Hôtel de Narbonne-Pelet de 1775. Actuellement Collège d’Hulst.
19 – Hôtel de Chantérac, du XVIIIe, occupé par les oblates apostoliques de Saint-Benoît, l’Institut séculier des Missionnaires du Seigneur et le Centre de Documentation sacerdotal. Porte, mascarons, ferronneries, guirlandes.
18 - Le peintre Charles Henri Michel (1817-1905) y installe son atelier en 1854.

Ces numéros sont de l’autre côté du boulevard Raspail. Fin à la rue de la Chaise.
1-4-5-6 – Vieilles maisons, entresols, ferronneries, escalier.

On débouche sur le boulevard Raspail que l’on suit à droite jusqu’au carrefour Sèvres-Babylone. Fin du circuit.

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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Photos Richard Desenclos 2008/2017

Comment rejoindre le circuit
Quadrillons le 7e arrondissement - 5 - De la Place Michel Debré au Champ de Mars
Prendre la rue de Sèvres vers Saint-Germain puis la troisième à gauche (rue Récamier, rue des Saint-Pères), la rue de Grenelle. Départ Place Michel Debré.