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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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QUADRILLONS LE SEPTIEME ARRONDISSEMENT - 7 - DE LA RUE DE BABYLONE AU BOULEVARD SAINT-GERMAIN
 
 
Le septième arrondissement
 
 
 
Nous nous proposons de visiter le septième arrondissement sous forme de mini-circuits qui s’enchaînent.
 
 
Le septième circuit nous permettra de visiter le quartier situé sous la rue de Varenne.
 
Comment s’y rendre
Départ du métro Saint-François-Xavier (ligne 8)
Bus : 82/87/92 arrêt Saint-François-Xavier
 
 
Prendre le boulevard des Invalides vers Montparnasse, sur le trottoir de gauche.
 
Le boulevard des Invalides
Aménagé au XVIIe siècle au moment de la construction de l'Hôtel des Invalides, le boulevard des Invalides s'est d'abord appelé boulevard du Midi.
 
35 – Conseil Régional d’Île-de-France
Le conseil régional d'Île-de-France est l'assemblée délibérante de la région française Île-de-France, collectivité territoriale décentralisée agissant sur le territoire régional. Il siège à Paris, au 33 rue Barbet-de-Jouy dans le 7e arrondissement, et est présidé depuis le 18 décembre 2015 par Valérie Pécresse, élue LR. Elle succède au socialiste Jean-Paul Huchon, qui présidait l'assemblée depuis 1998, et qui ne s'était pas représenté.
 
37 – Presbytère de l’Eglise Saint-François Xavier.
 
57 – Ministère des Outre-Mer
Le ministère des Outre-mer est l’administration chargée de coordonner l'action du gouvernement dans les départements d’outre-mer, les collectivités d'outre-mer, la Nouvelle-Calédonie et l’île de Clipperton et de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre des règles applicables dans ces collectivités. Il est dirigé par le ministre des Outre-mer, membre du gouvernement français. Héritier du ministère des Colonies, il devient « de l’Outre-mer » en 1946, puis « des Outre-mer » en 2012. Ces dernières années, cette administration a pu être dirigée par un secrétaire d’État ou un ministre délégué, perdant ainsi son appellation de ministère.
 
À la hauteur des 41 et 52 on aperçoit les jardins des hôtels particuliers construits par l'architecte Brongniart rue Monsieur et rue Masseran.
45 - Jardin de l'hôtel de Montesquiou, rue Monsieur.
49 et 22 rue Oudinot - Brongniart, l’architecte de la Bourse, y a construit son hôtel particulier.
 
56 - Institut national des jeunes aveugles, créée en 1784 par Valentin Haüy, l'institution s'est installée en 1843 dans ce bâtiment du boulevard des Invalides construit spécialement en exécution de la loi du 18 juillet 1838 votée à l'instigation du directeur, le Docteur Pignier. Créée en 1784 par Valentin Haüy et la Société philanthropique sous le nom d’Institut royal des jeunes aveugles, elle est la première institution française à s'occuper de l'éducation des jeunes aveugles. Il s'agit à l'époque d'un réel progrès concernant les aveugles, l'hôpital des Quinze-Vingts se consacrant davantage à l'accueil qu'à la formation. Installée initialement rue Coquillière à Paris, elle s'installe ensuite rue Notre-Dame-des-Victoires. En 1791, elle devient l’Institution nationale des jeunes aveugles par décret de l’Assemblée constituante et se déplace dans le couvent des Célestins, puis dans la maison des filles de Sainte Catherine. De 1800 à 1815, elle est rattachée à l'hôpital des Quinze-Vingts et se nomme Institut national des aveugles travailleurs. Sous la Restauration, elle prend le nom d’Institution Royale des Jeunes Aveugles, s'installe dans le séminaire Saint-Firmin. En 1844, elle s'installe définitivement au no 56 boulevard des Invalides. L'INJA offre aux jeunes un enseignement conforme au programme de l'Éducation Nationale des classes primaires aux terminales L, ES, S et les forme au métier d'accordeur de piano.
 
Prendre à gauche
 
La rue de Sèvres
68 - A gauche la rue Rousselet

Elle est située entre la rue de Sèvres et la rue Oudinot, parallèlement à la rue Pierre-Leroux d'un côté et au Boulevard des Invalides de l'autre, à deux pas du célèbre magasin d'Aristide et Marguerite Boucicaut, Le Bon Marché. Ancienne rue des Vaches ou chemin des Vachers, ces deux derniers noms datant de l’époque où le secteur était encore rural, elle prend le nom de rue Rousselet en 1721. C'est une ancienne impasse, calme et tranquille du 7e arrondissement de Paris, aujourd'hui chargée d'histoire littéraire et qui fut fréquentée par de nombreux artistes. Un long mur dissimule le splendide jardin d’une ancienne institution religieuse, qui est aujourd'hui la clinique Oudinot de l’ordre des hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu. C'est là que moururent le maréchal de France Joseph Joffre, vainqueur de la première bataille de la Marne, dans l'ancien hôtel dit Plumet, nom de la rue Oudinot au XVIIe siècle, ainsi que Louis Renault peu après la libération de Paris. La vie dans cette rue silencieuse est rythmée par le son aigu des cloches de la clinique Oudinot et de celles plus puissantes de l'église Saint-François-Xavier, celles de Saint-Sulpice étant plus sourdes et lointaines.
1 - L'ethnologue Jacques Soustelle y passa quelques années.
2 à 18 - Emplacement du jardin de la maison de santé des hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu.
3 - Le poète Serge Venturini y vécut les premières années de sa vie jusqu'à son adolescence, de 1955 à 1979, au (deux fenêtres à droite de la porte au rez-de-chaussée), avant son départ pour le Liban.
12 - François Coppée vivait au bout de la rue Rousselet, en face, rue Oudinot parla de cette rue. Une plaque commémorative a été posée.
17 - Paul Léautaud y vécut quelques années, déjà avec de nombreux chats en 1905, avec Blanche Blanc, à laquelle il s’était lié en 1898.
18 - Le cinéaste Maurice Pialat y passa les dernières années de sa vie, avec son épouse, jusqu'à sa mort le 11 janvier 2003. L'actrice Isabelle Huppert a habité un appartement à la même adresse dans l'unique immeuble de la rue de style moderne.
19 - Le peintre Paul-Émile Borduas y habita de 1955 jusqu'à sa mort le 22 février 1960.
22 - Léon Bloy y vécut
25 - Barbey d'Aurevilly y vécut. Léon Bloy fit connaissance à 21 ans avec Barbey d’Aurevilly, autre rebelle d'alors, qui réside en face de chez lui. Au 25, il réunit chaque dimanche quelques auteurs débutants dont François Coppée, Paul Bourget, Joris-Karl Huysmans, Joséphin Peladan, et Jean Richepin. Ce fut la dernière demeure de l'écrivain Jules Barbey d'Aurevilly, dans ce qu'il appela son « tourne-bride de sous-lieutenant ». Il y écrivit Les Œuvres et les Hommes. Une plaque aujourd'hui restaurée en témoigne. Le 14 octobre 1923, Paul Bourget en avait présidé son inauguration à la gloire de celui qui fut l'un de ses maîtres.
26 - Le général russe blanc Alexandre Koutiepov y était domicilié. Le dimanche 26 janvier 1930, il disparaît à proximité, enlevé par les Soviétiques.
31 - Le peintre Frank-Will y habita en 1936.
 
64 - Façade avec bas-reliefs.
61 - Maison avec niche d'angle abritant une vierge à l'enfant.
60 – A gauche la rue Pierre Leroux

Indiquée dès 1672, sur le plan de Jouvin de Rochefort, elle porte le nom de rue de la Plume en 1710. Puis, elle devient la rue Traverse, et enfin rue du Frère-Philippe en 1874. En 1885, elle prend le nom Pierre Leroux (1797-1871), philosophe et homme politique français.
21 et 21bis - Immeuble art nouveau revêtu de céramique d'Alexandre Bigot, construit par l'architecte Paul Lahire vers 1908
 
46 – A gauche la rue Vaneau

La rue a été ouverte en 1826 entre les rues de Varenne et de Babylone sous le nom de rue Mademoiselle puis de rue de Leude puis enfin de rue Vaneau à partir de 1873 en souvenir de Louis Vaneau, polytechnicien (Promotion X1829) mort le 29 juillet 1830 en chargeant au-devant du peuple lors de la prise de la caserne de Babylone, occupée par les gardes suisses.
1bis - André Gide de 1926 à 1951.
20 - L’ambassade de Syrie depuis 1980.
L'ambassade de Syrie est située à son emplacement actuel depuis 1980 ; auparavant elle était située dans une villa du 22 boulevard Suchet, qui abrite aujourd'hui l'ambassade de Monaco. Ce déménagement, qui était prévu depuis plusieurs années, a cependant été précipité par un attentat contre l'ambassade en date du 29 janvier 1980. Son dernier ambassadeur, également déléguée permanente de la Syrie auprès de l'UNESCO, est Lamia Chakkour. Elle a été déclarée, ainsi que deux autres responsables de l'ambassade, persona non grata le 29 mai 2012 à la suite d'une décision du ministère des Affaires étrangères français, motivée par le massacre de Houla. Le 17 novembre 2012, le président de la République, François Hollande, annonce que la France va accueillir à Paris un ambassadeur issu de la Coalition de l'opposition syrienne, un diplomate parfaitement francophone, Monzir Makhous.
38 - Karl Marx.
45 - François Mauriac, 1909 à 1915.
54 - Robert Casadesus, de 1924 à 1972.
 
42 – La Fontaine du Fellah
Inspirée par l’expédition d’Egypte, la fontaine représente Antinous, favori de l’empereur Hadrien, qui tient deux amphores par lesquelles des filets d’eau coulent et se déversent dans un bassin semi circulaire. L’eau s’écoule enfin par un mascaron placé au bas de la fontaine. Sous l’avancée du toit de la fontaine figure un aigle napoléonien. Elle est édifiée sur des plans de l'architecte Louis-Simon Bralle et les décors sculptés réalisés par Pierre-Nicolas Beauvalet, un élève d'Augustin Pajou. La statue actuelle est une copie réalisée par Jean-François Gechter de la statue de Beauvalet.
 
42a – La Chapelle Laënnec
Construit en 1634 par Christophe Gamard, l’Hospice des Incurables - devenu Hôpital Laënnec – a disposé, jusqu’en 2000, d’un lieu de culte qui rayonne sur toute la capitale. L’Hôpital Laënnec, qui appartenait à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, a été vendu, le 31 juillet 2002, à la société COGEDIM, associée alors à AGF (devenu ALLIANZ). Depuis cette dernière société en est devenue propriétaire, confiant la maitrise d’ouvrage à la Cogedim. Les services hospitaliers ont été transférés sur le site de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Véritable pivot de l’hôpital, la chapelle, avec son accès sur la rue via la cour d’honneur, est un élément majeur du patrimoine parisien : elle abrite les sépultures de nombreuses personnalités dont celles du Cardinal de La Rochefoucauld, de l’évêque de Belley, Monseigneur Camus, et des membres de la famille Turgot, dont le Prévost des marchands et le célèbre Ministre.
 
38 – La Grande Epicerie du Bon Marché
Aristide Boucicaut inventa en 1852 le commerce moderne en créant le premier grand magasin au monde, Le Bon Marché. Il transforme, avec son épouse Marguerite, une simple échoppe en un grand magasin singulier au large choix, où l’on entre librement et déambule sans être importuné. Le Bon Marché est né et les innovations se multiplient : prix fixes, marges réduites, livraison à domicile, échange d’articles, vente par correspondance, soldes, coin bibliothèque… Dans le monde entier, on s’inspire bientôt du modèle commercial inventé par un couple précurseur et révolutionnaire. Dans de nouveaux bâtiments, à l’angle de la rue du Bac et de la rue de Sèvre, Le Bon Marché ouvre en 1923, le «comptoir de l’Alimentation» et propose pour la première fois dans un grand magasin, les meilleurs thés et conserves fines. Des expositions et présentations thématiques par pays sont déjà organisées, la mise en scène des produits frais intégrés par la suite crée un spectacle unique. Il faudra néanmoins attendre 1978 pour que La Grande Epicerie de Paris voie le jour et se positionne comme un véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche. Après le rachat du Bon Marché par le Groupe LVMH, Le Bon Marché se repositionne. Il devient un magasin haut de gamme très parisien et reflète un certain esprit Rive Gauche. En 1988, La Grande Epicerie de Paris, filiale du Bon Marché Rive Gauche, se transforme et devient le plus important des magasins alimentaires de la capitale. En 1999, après une rénovation totale de ses rayons et la mise en place d’une nouvelle identité graphique, faire ses courses à La Grande Epicerie de Paris est devenu un "incontournable, un plaisir revendiqué, un moment privilégié". Véritable référence de la gastronomie à Paris, elle attire les amateurs d’exceptionnel et les curieux du monde entier. Fin 2013, après 18 mois de rénovation, La Grande Epicerie de Paris célèbre sa renaissance. Profitez d’une nouvelle expérience toujours unique, révélant les savoir-faire des métiers de bouche, une sélection toujours plus pointue de produits d’exception – rares ou traditionnels –, et enfin de nouveaux univers et services.
 
24 - Le Bon Marché
Le Bon Marché est un grand magasin français, situé dans un quadrilatère encadré par la rue de Sèvres, la rue de Babylone, la rue du Bac et la rue Velpeau dans le 7e arrondissement. Il s'appelait Au Bon Marché pendant 151 ans, jusqu'à 1989. Le premier magasin Au Bon Marché a été fondé en 1838 et le bâtiment actuel a été construit en 1869. Il a été l'objet de multiples agrandissements par Boileau et Eiffel.
 
La rue Velpeau
Cette rue a été créée sur l'emplacement de l'hospice des Petits Ménages en 1868. Elle porte le nom du chirurgien Alfred Velpeau (1795-1867).
 
Le Square Boucicaut et la statue de Madame Hirsch
Le square créé en 1870 et d'une superficie de 7 202 m2 se trouve à l'angle de la rue de Sèvres et du boulevard Raspail, face au magasin Le Bon Marché. On y trouve des essences rares, et une statue en marbre réalisée en 1914 par Paul Moreau-Vauthier (1871-1936) représentant Marguerite Boucicaut et la baronne Clara de Hirsch. Le square Boucicaut, la rue Velpeau et une partie des magasins du Bon Marché sont à l'emplacement d'un ancien hôpital pour lépreux, la Maladrerie Saint-Germain. cette léproserie fut remplacée en 1557 par l' Hôpital des Petites-Maisons, devenu en 1801 l' Hospice des Petits -Ménages destiné aux vieillards indigents.
 
Tourner autour du Square Boucicaut et prendre la rue de Babylone.
 
12 – Rue Chomel à droite
Cette rue, ouverte en 1868 entre les rues de la Chaise et la rue de Babylone, à la lisière nord de l'Hospice des Petits Ménages (rue de Sèvres), a reçu en 1869 le nom du médecin Jean-Baptiste Chomel (1671-1740) et celui de son descendant, le médecin Auguste Chomel (1788-1858).
 
18 – Rue du Bac à gauche

138-140 - Anciens bâtiments constituant la maison-mère des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul des Filles de la Charité et Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse, appelée couramment « chapelle de la rue du Bac », où la Vierge Marie est apparue à sainte Catherine Labouré en 1830. Anciennement hôtel de Châtillon, saisi comme bien national et affecté à la congrégation par décret impérial. L'architecte Louis Emmanuel Aimé Damesme fut alors chargé de le réaménager et de construire la chapelle.
136 - Ancien hôtel de La Vallière, agrandi par Nicolas Ducret dans les années 1770. Dans le film Monsieur Klein de Losey, Richard Klein (interprété par Alain Delon) demeure à cette adresse.
 
32 – Hôtel de Cassini
L’hôtel de Cassini, dit également hôtel Pecci-Blunt, est un hôtel particulier parisien, situé à Paris. Propriété de l'État depuis 1974, il abrite divers services du Premier ministre. L'hôtel de Cassini a été construit en 1768 par l'architecte Claude Billard de Bélisard, architecte du Prince de Condé, et l'entrepreneur Louis-Pierre Lemonnier pour le compte du marquis Dominique-Joseph de Cassini (1715-1790 ), cadet de la célèbre famille d'astronomes, petit-fils du fondateur de l'observatoire de Paris, Jean-Dominique Cassini (Cassini I). Le projet original de Bélisard a été conservé dans un album passé en 1897 à la vente Goncourt (no 373) et qui se trouve désormais au cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France. Dominique-Joseph, marquis de Cassini (1715-1790), fils de Jacques Cassini, avait embrassé la carrière militaire. Il participa, avec le grade de maréchal de camp, aux guerres de succession de Pologne et d'Autriche. Il fut membre du Sénat de Sienne, où il ne siégea jamais. Son épouse, fille du financier Jacques Masson, fut entre autres la maîtresse du prince de Condé et du comte de Maillebois. Après la mort du marquis de Cassini, l'hôtel revient en 1794 à la famille d'Antoine de Landrieffe, auquel Cassini avait emprunté la somme nécessaire à l'acquisition du terrain et qu'il n'avait jamais remboursée. En 1806, il est acquis par le général François Auguste de Caffarelli du Falga (1766-1849), aide de camp de Napoléon Ier et gouverneur du Palais des Tuileries. En 1825, il est revendu au baron Jean de La Rochefoucauld, dont la famille le conserve jusqu'en 1841. Il est acquis par Bourruet, précurseur des grands magasins parisiens, qui le revend en 1863 à Suzanne Françoise Aglaé Louise Marie Le Peletier de Morfontaine (1811-1895), issue d'une dynastie de financiers et épouse du comte Ernest de Talleyrand-Périgord (1807-1871). Ceux-ci étaient en effet contraints de quitter leur magnifique hôtel de Monville, construit par Étienne-Louis Boullée rue d'Anjou, qui devait être détruit par le percement du boulevard Malesherbes.
 
29 – Jardin de Catherine Labouré et Jardin du Potager
Le jardin a été ouvert au public à la suite d'une convention passée en 1977 entre la Compagnie des Filles de Charité et la Ville de Paris. Son nom perpétue le souvenir de Catherine Labouré , jeune religieuse ayant eu des apparitions de la Vierge au XIXe siècle en la chapelle jouxtant le jardin ; c'est aussi en relation avec les apparitions célèbres reçues par Catherine Labouré que cette chapelle a reçu le nom de Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse. Caché derrière ses hauts murs, cet ancien potager des religieuses est ombragé par une tonnelle, planté de vignes et par de nombreux arbres fruitiers. On y trouve un potager et des jeux pour enfants.
40-41 – Rue Vaneau des deux côtés
 
49 – Caserne Babylone
Emplacement de l'ancienne caserne de Babylone des Gardes-Françaises. Partiellement détruite en 1830, elle fut reconstruite en 1934.
 
51 – Croix-Rouge
 
62 – A droite rue Barbet de Jouy
 
La rue doit son nom et sa création à un industriel français du XIXe siècle, Jacques-Juste Barbet de Jouy (1787-1849), qui l'a fait ouvrir en 1836 sur des terrains dont il était propriétaire et a fait don de la voie à la Ville de Paris. L'artère se situe sur l'emplacement d'une partie de l'ancien hôtel Grimod d'Orsay, connu aujourd'hui sous le nom d'hôtel de Clermont. Les bâtiments actuels, dont l'entrée se trouve no 69 rue de Varenne et qui portent les nos 6-8 de la rue Barbet-de-Jouy, datent pour l'essentiel des travaux effectués par Barbet de Jouy en 1836, puis par la comtesse Duchâtel, propriétaire en 1838, puis par son fils, le comte Tanneguy Duchâtel, dans la seconde moitié du XIXe siècle. La voie fut percée à la suite d'une ordonnance du 18 mai 1838. Selon cette ordonnance, les bâtiments riverains ne devaient pas dépasser une hauteur de 16,50 m. Dans les années 1937-1938, on construisit cependant les immeubles des nos 22 et 24, d'une hauteur de six et sept étages. Pourtant, jusqu'à la fin des années 1950, la plupart des bâtiments étaient des hôtels particuliers datant des années 1830-1840. À partir des années 1960, des travaux de démolition et de reconstruction changèrent l'aspect de la rue, principalement sur son côté impair. Plusieurs riverains se constituèrent alors en association de protection. Aujourd'hui, l'essentiel du côté pair ainsi qu'une petite partie du côté impair ont été préservés. La rue longe les communs, la cour d'honneur, le principal corps de logis et les jardins de l'hôtel de Clermont, à l'angle de la rue de Varenne (aujourd'hui occupé par un service du Secrétariat général du gouvernement), face à des bâtiments modernes (no 3-5) qui, après avoir abrité des services du ministère de l'Agriculture et de la Pêche et du ministère de l'immigration, dépendent désormais du ministère de l'Économie et des Finances.
 
11 - Romy Schneider, qui occupait dans cet immeuble un appartement prêté par des amis, y a été retrouvée morte en 1982.

16 - Hôtel Arconati-Visconti puis de Polignac : L'hôtel particulier de la marquise Arconati-Visconti fut acquis par Jeanne Lanvin en 1920. Elle fit construire une aile de réception dont les salles (vestibule, bibliothèque, galerie, salle à manger) furent aménagées par le décorateur Armand-Albert Rateau de 1921 à 19243. En 1930, l'architecte décorateur et peintre Louis Süe y fit des travaux de décoration avec son collaborateur Henri Gonse, chez le comte Jean de Polignac, second mari de la fille de Jeanne Lanvin. L'hôtel fut démoli et remplacé par un immeuble en 1965. En souvenir de la comtesse Jean de Polignac, le prince Louis de Polignac offrit alors au musée des Arts décoratifs l’installation complète, avec l’ameublement, des appartements privés, comprenant une chambre à coucher, un boudoir et une salle de bains.

17 (angle de la rue de Chanaleilles) - Ambassade de Suède : Les bâtiments de l'ambassade, d'une architecture moderne, s'élèvent sur l'emplacement de la première maison de couture de Marcel Rochas.

25 - Hôtel de La Tour du Pin : Hôtel particulier construit par l'architecte Louis Visconti en 1844. Aujourd'hui ambassade de Tunisie.
 
32 - Hôtel de Viart-Rambuteau : Résidence officielle de l'archevêque de Paris après que la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 l'eut évincé de l'hôtel du Châtelet, rue de Grenelle, jusqu'alors mis à sa disposition par l'État. Le cardinal Richard dut accepter provisoirement l'hospitalité du baron Cochin, rue de Babylone, avant que l'archevêque puisse s'installer dans cette propriété donnée à la fabrique de l'archevêché par sa propriétaire. Les bâtiments, datant du XIXe siècle, sont « sans caractère particulier ».

33 - Conseil régional d'Île-de-France. Hôtel Barbet de Jouy
34 - Hôtel particulier longtemps habité par l'industriel Jean-Luc Lagardère, qui y est mort en 2003. Sa veuve Bethy l'a vendu en 2005 à Bernard Arnault qui en a fait sa résidence parisienne.
40 - Hôtel particulier construit en 1863 pour le baron de Montigny, qualifié de « remarquable » par Le Guide du patrimoine. Paris. La créatrice de parfums Hélène Rochas a habité au rez-de-chaussée de 1944 à sa mort en 2011, dans un appartement avec jardin aménagé par le décorateur Georges Geffroy.
57 – Hémicycle du Conseil régional
57 b – Le Cinéma La Pagode
 
Prendre à gauche la rue Monsieur
Dénommée rue Monsieur en l'honneur du comte de Provence, frère de Louis XVI, cette voie fut ouverte en 1778 par l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart dans le cadre du lotissement d'un vaste terrain sur une partie duquel il avait édifié les écuries du comte de Provence, qui correspondaient à la partie des numéros impairs de la rue qui suivent le no 7. Les acquéreurs des différents lots avaient obligation de s'adresser à l'architecte pour faire construire leurs maisons.
 
1 - Cinéma La Pagode.
La Pagode, précédemment L'Étoile Pagode, est un établissement qui comporte deux salles de cinéma classées Art et Essai, situé au 57 bis rue de Babylone, à l'angle de la rue Monsieur, dans le 7e arrondissement. Réputé pour sa salle japonaise et son jardin japonais, c'est l'un des endroits dédié au cinéma les plus insolites de Paris. La salle est fermée depuis le 10 novembre 2015 au soir, dans la perspective de travaux et d'une éventuelle réouverture.
 
3 - Hôtel de Saint Simon : Le général Victor de Rouvroy (1782-1865), duc de Saint-Simon, y a pris sa retraite. Jusque dans les années 1930, l'hôtel fut la propriété de la Vicomtesse de Cholet, belle-fille de Jules, Comte de Cholet.
 
7 - Hôtel du XVIIIe siècle acheté en 1786 par Lefranc de Pompignan. La façade sur la cour est décorée de bustes dans des niches circulaires. La romancière anglaise Nancy Mitford y habita au rez-de-chaussée pendant 20 ans.
 
8 - Hôtel de Jarnac : Maison de rapport construite en 1784 par Étienne-François Legrand (l'architecte de l'Hôtel de Galliffet) pour un certain Léonard Chapelle et louée aussitôt à Marie-Charles-Rosalie de Rohan-Chabot, comte de Jarnac. Il passe ensuite à divers propriétaires. Le comte de Villèle s'y installe en 1828, après avoir quitté la présidence du Conseil. En 1834, il est vendu au célèbre chirurgien Guillaume Dupuytren, qui y meurt l'année suivante. Sa fille Adélaïde (1812-1885), comtesse de Beaumont par son mariage avec Napoléon Louis Bonnin de la Bonninière de Beaumont (1808-1887), vend l'hôtel au prince Pierre Soltykoff qui le cède à son tour, en 1847, à la duchesse de Valençay, née Alix de Montmorency (1810-1858), qui s'y installe après avoir obtenu la séparation de biens d'avec son mari, Napoléon Louis de Talleyrand-Périgord, 3e duc de Talleyrand. À sa mort en 1858, l'hôtel est vendu et abrite successivement M. Galichon, le comte Chevreau d'Antraigues et Mme Georges Menier née Simone Camille Marie Legrand (1881-1972) à partir de 1934. D'un style néo-classique très pur, la façade sur cour comporte un péristyle ionique surmonté d'un attique tandis que la façade sur jardin porte trois demi-colonnes ioniques soutenant un fronton incurvé. À l'intérieur, le grand salon est rythmé par un alignement de demi-colonnes ioniques soutenant une corniche à modillons. Face aux trois porte-fenêtres sur le jardin, trois fausses baies en plein cintre sont garnies de glaces. Les dessus-de-porte sont ornés d'allégories des Quatre Éléments. Entre les colonnes placées sur les murs latéraux, des panneaux ornés d'arabesques sont identiques à ceux de la chambre de parade de l'hôtel de Galliffet. L'hôtel a été classé parmi les monuments historiques, avec ses dépendances et son jardin, par arrêté du 6 février 1939. Il a été gravé par Krafft.
 
12 - Hôtel de Bourbon-Condé : Hôtel particulier construit entre 1781 et 1782 par Brongniart pour Louis V Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), 8e prince de Condé, en vue de servir de résidence à sa fille, Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé (1757-1824), dite « Mlle de Condé », abbesse de Remiremont, puis abbesse du Temple, fondatrice en 1816 d'une communauté de Bénédictines de l'Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement. En 1845, l'hôtel est acquis par la Congrégation des pères mékhitaristes qui y fondent le Collège arménien Samuel Moorat. Inauguré en 1846, le collège est fermé en 1870. Le bâtiment n'est pas immédiatement vendu mais une partie est utilisée comme lieu d'habitation tandis qu'une autre est mise à la disposition d'étudiants sous la direction du Père Apraham Djarian. Le 24 janvier 1880, l'hôtel est vendu au comte Chambreugny. Appartenant depuis le début du XXe siècle à une congrégation religieuse, les sœurs du Cœur de Marie, on envisage d'y installer l'archevêché après son expulsion en 1906 de l'hôtel du Châtelet ; il abrite après 1930 une école privée, l'Institut Rue Monsieur. D'une superficie de 3 000 m2 de plancher sur un terrain de 5 000 m2, l'hôtel a été vendu en mai 2008 pour la somme de 66 millions d'euros et appartient désormais au roi de Bahreïn, Hamed ben Issa Al Khalifa, qui y a entrepris d'importants travaux de restauration. Il a été classé parmi les monuments historiques, avec ses dépendances et son jardin, par décret du 24 mai 1939. Les bas-reliefs de Clodion figurant des bacchanales d'enfants qui ornaient la façade sur cour sont conservés au musée du Louvre et au Metropolitan Museum of Art de New York.
 
15 - Jusqu'en 2012, ce bâtiment a abrité une partie de la Compagnie de Jésus et sa revue Étvdes. La plupart des intellectuels jésuites y ont séjourné, dont Pierre Teilhard de Chardin, Jean Daniélou, Xavier Tilliette...
 
20 - Hôtel de Montesquiou : Hôtel particulier construit en 1781 par Brongniart pour Anne-Pierre de Montesquiou-Fézensac (1739-1798), premier écuyer de Monsieur. C'est grâce à sa protection que Brongniart obtint l'autorisation de percer la rue ; en contrepartie, l'hôtel de Montesquiou fut le premier à y être bâti. Après la mort sur l'échafaud de son premier propriétaire, l'hôtel passe à son fils, Pierre de Montesquiou Fezensac (1764-1834), grand chambellan de Napoléon Ier, dont la femme fut gouvernante du Roi de Rome. L'hôtel est adjugé en 1851 aux bénédictines de l'Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement, qui viennent d'être expulsées du monastère du Temple où les avait installées leur fondatrice, Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé. C'est pour elles que l'architecte Clément Parent élève un cloître et une chapelle néogothiques. En 1901-1902, l'écrivain Joris-Karl Huysmans habite dans l'hôtel un petit appartement sur cour, aujourd'hui disparu. À la suite de Huysmans, un nombre important d'intellectuels catholiques fréquente cette chapelle et ce monastère, qui deviennent « un haut lieu des lettres chrétiennes ». Les religieuses sont alors connues sous le nom de « Bénédictines de la rue Monsieur ». Les constructions néogothiques sont rasées à partir de 1938, après acquisition par l'État, et remplacées en 1951 par l'actuel bâtiment administratif sur rue dû à l'architecte Martin. Les décors de l'hôtel ont en grande partie disparu, mais il subsiste toutefois un escalier avec rampe en fer forgé du XVIIIe siècle. Très remanié, l'hôtel n'a gardé de ses dispositions d'origine que sa façade sur le jardin, visible depuis le boulevard des Invalides. Après avoir longtemps abrité le ministère de la Coopération, il a été vendu par l'État français à un investisseur russe, puis l'ambassade de Chine en a fait l'acquisition. L'hôtel est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 23 décembre 1992.
 
La rue Oudinot
Cette rue reçue le nom de Nicolas Charles Oudinot (1767-1847), maréchal de France par décret du 30 mai 1851. Cette voie dénommée chemin Blomet puis chemin Plumet et rue Plumet avant 1815. Cette rue est mentionnée, et importante, dans le roman Les Misérables de Victor Hugo.
 
à droite
 
22 et 49 boulevard des Invalides : Brongniart, l’architecte de la Bourse, y a construit son hôtel particulier.
20 - Pierre de Coubertin y est né.
23 - Toshio Bando et Georges Feher, artistes peintres y vécurent.
 
27 - Le Ministère des Outre-mer à l'hôtel de Montmorin.
Le ministère des Outre-mer est l’administration chargée de coordonner l'action du gouvernement dans les départements d’outre-mer, les collectivités d'outre-mer, la Nouvelle-Calédonie et l’île de Clipperton et de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre des règles applicables dans ces collectivités. Il est dirigé par le ministre des Outre-mer, membre du gouvernement français. Héritier du ministère des Colonies, il devient « de l’Outre-mer » en 1946, puis « des Outre-mer » en 2012. Ces dernières années, cette administration a pu être dirigée par un secrétaire d’État ou un ministre délégué, perdant ainsi son appellation de ministère.
 
Puis revenir vers la gauche jusqu’à son début
 
19 - Clinique Oudinot (ancien hôtel Plumet), administrée par la fondation Saint-Jean-de-Dieu. C'est ici que moururent le baron de Christiani (30 juin 1928) et le maréchal Joffre (3 janvier 1931).
17 – Rue Rousselet à droite
12 - Maison de François Coppée, qui y mourut le 23 mai 1908. Cette maison était en cours de démolition en mai 2016.
9 – Rue Pierre Leroux à droite
8 - Emplacement d'une dépendance de la caserne Babylone des Gardes-françaises, la caserne Plumet.
 
En face l’Impasse Oudinot qui mène vers le jardin Catherine Labouré.
Au sortir du square prendre la rue de Babylone vers la droite, puis la rue du Bac vers la gauche.
 
La rue du Bac
Elle doit son nom au bac établi vers 1550 sur l'actuel quai Voltaire et qui servait au XVIe siècle au transport des blocs de pierre destinés à la construction du palais des Tuileries, en traversant la Seine à l'emplacement de l'actuel Pont Royal. Celui-ci a été construit sous Louis XIV à l'emplacement du pont rouge, édifié en 1632 par le financier Barbier, sur décision de Louis XIII après qu'il a assisté à un accident du bac.
 
128 - Missions étrangères de Paris. La chapelle a été construite entre 1683 et 1697 par le maître maçon Lepas-Dubuisson. Le grand logis, sur l'arrière, date de 1732.
Le jardin des Missions Etrangères, exceptionnel jardin qui ne se visite que lors des journées du Patrimoine ou des Jardins. Châteaubriand évoque dans plusieurs de ses écrits cet immense jardin privé d’un hectare qui doit son existence au fondateur des Missions Etrangères, Bernard de Sainte-Thérèse. Evêque de Babylone, celui-ci a donné son nom à la rue de Babylone proche. Le jardin est planté de nombreuses essences rares, rapportées le plus souvent par les missionnaires en voyage au bout du monde. La création du jardin remonte au 17ème siècle, à l'époque de l'établissement du Séminaire des Missions étrangères, reconnu pour la formation de prêtres et de laïcs français destinés aux missions en Asie. Ce jardin "à la française" a été exécuté par un disciple de Le Nôtre après approbation du Maître, et n'a subi que très peu de modifications depuis.

Édifiée entre 1683 et 1697, la chapelle de l'Epiphanie accueille depuis plus de trois cents ans les célébrations de départ en mission des pères. En 350 ans, les Missions Etrangères de Paris ont contribué à l'évangélisation de nombreux pays d'Extrême-Orient : la Thaïlande, le Vietnam, la Chine, le Cambodge, l'Inde, le Laos, le Japon, la Corée, la Malaisie, Singapour, la Birmanie. Au XXe siècle, elles ont envoyé des prêtres martyrs et confesseurs de la foi, dont 23 saints canonisés. Aujourd'hui encore, elles continuent de prendre part à l'annonce de la Bonne Nouvelle, en envoyant en Asie et dans l'océan Indien des prêtres missionnaires à vie. Une quinzaine de séminaristes se préparent actuellement à s'engager à leur suite. La salle des martyrs est un sanctuaire consacré aux martyrs catholiques en Asie.
 
125 - Le peintre Jean-Baptiste Corot y est né le 16 juillet 1796.
 
118-120 - Hôtel de Clermont-Tonnerre. deux hôtels jumelés dont les cours sont séparées par un mur mitoyen, construits en 1713-1715 par Claude Nicolas Lepas-Dubuisson pour la Société des Missions étrangères de Paris. L'hôtel du 118 est connu sous le nom d’hôtel de Clermont-Tonnerre, du nom du locataire à la fin du XVIIIe siècle. François-René de Chateaubriand s'y est installé en 1838 et y est mort en juillet 1848. Les portails, qui représentent les quatre parties du monde sur lesquelles s'exerce l'apostolat des Missions étrangères, sont d'une qualité exceptionnelle : ils sont dus probablement à l'ornementiste Jean-Baptiste Tureau, dit Toro, pour la sculpture sur pierre des tympans, et au sculpteur Louis Dupin, qui a également exécuté une partie du décor intérieur, pour les vantaux des portes.
 
110 - L'artiste peintre James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) a vécu dans cet immeuble de 1892 à 1901. En fond de cour, atelier et habitation construits en 1812 pour lui-même par Louis-Pierre Baltard, père de l'architecte Victor Baltard.
 
108 - Square de La Rochefoucauld. Les terrains appartenaient aux ducs de La Rochefoucauld-Doudeauville. En 1910, la duchesse de Doudeauville, née princesse Louise Radziwill, fit construire d'importants immeubles de rapport. Le savant et astronome Pierre-Simon de Laplace a vécu à ce numéro ainsi que le rappelle une plaque. L'écrivain et ancien diplomate Romain Gary y a habité et s'y est donné la mort le 2 décembre 1980. Jean Seberg, après son divorce de Romain Gary, s'installera dans un autre appartement de l'immeuble.
 
106 - Siège de la Délégation catholique pour la coopération.
Fondée en 1967, la Délégation catholique pour la coopération (DCC) est une ONG catholique de développement. La DCC est le service du volontariat de l’Église en France. Présente dans plus de 50 pays, la DCC accompagne chaque année près de 500 volontaires. Ils agissent dans tous les domaines de développement et dans tous les types de métier. Au sein de la Conférence des évêques de France, la DCC, fait partie du "Service national de la Mission universelle de l’Église".
 
102 - Hôtel de Sainte-Aldegonde (première moitié du XVIIIe siècle). Les façades sur rue et sur cour ainsi que l'escalier avec sa rampe en fer forgé sont inscrits.
 
101 - Hôtel de La Feuillade. Cet hôtel date du XVIIIème siècle. Les façades sur cour et jardin, les toitures et l’escalier, le grand salon du rez-de-chaussée, donnant sur le jardin est décoré de boiseries du XVIIIe et enfin au premier étage, un grand salon et le salon de musique, donnant tous deux sur jardin sont inscrits depuis 1975.
 
97 - Hôtel de Ségur (dit aussi de Salm-Dyck), construit en 1722 pour Pierre Henry Lemaître (par ailleurs propriétaire du château du Marais), peut-être par François Debias-Aubry. Le décor intérieur date en partie de cette époque. Dès 1726, l'hôtel est cédé à la maréchale-duchesse de Gramont, née Marie Christine de Noailles (1672-1748), qui y marie sa fille avec le duc de Ruffec, fils aîné de Saint-Simon. Au moment de la Révolution, il appartient au vicomte de Ségur. L'hôtel est occupé de 1786 à 1798 (avec des intermittences entre 1792 et 1795 puis à nouveau en 1796) par Madame de Staël. En 1809, il est acquis par le comte Joseph de Salm-Reifferscheidt-Dyck (fait prince de Salm en 1816) qui fait décorer l'appartement du premier étage (antichambre, salon, bibliothèque) en style Empire (vers 1810) par l'architecte Antoine Vaudoyer et le peintre Jean-Jacques Lagrenée (ensemble conservé et classé aux monuments historiques). La comtesse de Salm-Dyck, née Constance de Théis, y tient un célèbre salon littéraire.
 
83-85 - Ancien monastère de l'Immaculée Conception, ou des Récollettes, créé en 1637.
70 - Immeuble des années 1830-1840.
 
Fin boulevard Saint-Germain.
Il est possible de poursuivre la visite, tout en revenant au boulevard Saint-Germain, au-delà de celui-ci, vers la Seine.
 
46 - Le portail, dont les vantaux sculptés par Michel Varin représentent La Prudence et La Loi, est un témoignage des transformations réalisées pour Samuel-Jacques Bernard (1686-1753), comte de Coubert, fils du célèbre financier Samuel Bernard, dans un hôtel édifié en 1697-1699 pour Jean-Baptiste Voille par un des Bruand (voir Libéral Bruand). Ces transformations ont pris une grande ampleur à partir de 1739. D'abord confiées à Louis Fourcroy (mort en 1735), qui construit en 1730 le bâtiment sur rue, elles ont probablement été conduites, dans un second temps, par François Debias-Aubry. Le décor intérieur, qui comprenait de somptueuses boiseries ornées de peintures de Carle Van Loo, Jean-Baptiste Oudry, Jean Restout, a été dispersé à la fin du XIXe siècle. Des éléments ont été remontés au musée Jacquemart-André, à l'hôtel de Pontalba (no 41 rue du Faubourg-Saint-Honoré) et au château de Vaux-le-Pénil. Cet hôtel porte le nom de Bologne, du nom d'un riche colon de la Guadeloupe, Georges de Bologne Saint-Georges, qui fut fermier général. Il est le père présumé du chevalier de Saint-George, un militaire et musicien de talent. Paul Barras y a habité à partir de 1812. De même Louis Veuillot, polémiste ultramontain, fondateur de L'Univers, et Georges Darien, auteur du Voleur et de La Belle France, ont habité cet immeuble.
 
46 – Magasin Deyrolle
On trouve un magasin très particulier qui est un véritable musée des sciences naturelles. On pourrait le rapprocher d’un cabinet de curiosité tel que celui qui se trouve dans la rue Geoffroy Saint-Hilaire, à la bibilothèque du Museum. C’est le dernier taxidermiste de Paris qui est installé là en 1888 alors que la maison avait été fondée en 1831 par un passionné d’histoire naturelle. De splendides spécimens sont à vendre, allant de l’éléphant au lapin en passant par le tigre et la girafe. De très belles planches d’insectes occupent une pièce à part entière. De plus, le magasin est également une librairie possédant des livres tant sur la zoologie que sur la botanique. Les prix sont à la hauteur des spécimens et du travail que représente l’empaillage. En 2001 Louis Albert de Broglie reprenait la société et restaurait le rez-de-chaussée de la boutique. Dans la nuit du 1erfévrier 2008, la maison, boutique-musée et cabinet de curiosités, était ravagée par un incendie, vraisemblablement dû à un court-circuit et maîtrisé au bout de deux heures, qui devait détruire toutes les collections de papillons et d'insectes ainsi qu'une grande partie des animaux naturalisés (zèbre, alligators, gazelle, ours, lion, crustacés et tortues). Le 15 mai 2008, la façade était nettoyée et deux salles du premier étage rouvertes.
 
44 - Hôtel Le Vayer. Transformé au XVIIIe siècle par l'architecte Gabriel de Lestrade. En 1932, André Malraux y a composé une partie de La Condition humaine (prix Goncourt 1933). Il le quittera le 22 juillet 1936 pour l'Espagne en guerre civile, et définitivement après son divorce avec Clara Malraux. Le sculpteur américain Jo Davidson y a loué un appartement meublé. Maurice Couve de Murville y a habité.
42 - Une cour, que l'on peut admirer de la galerie Maeght, située au rez-de-chaussée de l'immeuble, et un immeuble que Chateaubriand appréciait particulièrement.
40 - Le portail de cet immeuble ouvre sur un passage perpendiculaire à la rue du Bac. En fond de parcelle se trouve :
L'Hôtel Le Play, fin du XIXe siècle (propriété de l'État), L’hôtel Le Play, est mitoyen de l’hôtel de Roquelaure. Il est construit dans les années 1860 par les époux Durand-Fornas sur un terrain ayant appartenu au maréchal Kellermann. L'hôtel est vendu au sénateur Albert Le Play (le fils de Pierre Guillaume Frédéric Le Play) en août 1896. Il est loué par l’État en 1943 (puis acheté à la suite d'une expropriation pour cause d’utilité publique prononcée le 17 février 1947) pour en faire une annexe du ministère de l’Équipement. En 2012, c’est le siège du cabinet du ministre délégué à la Ville, en 2015 du secrétaire d'Etat au Commerce extérieur et en 2016 celui de la Famille, la Petite Enfance et les Droits des femmes.
et dans le passage,
L'Hôtel Cochin où vécut Charles de Montalembert.
1 - Emplacement de la partie occidentale de l'ancien hôtel de Mailly-Nesle. À cet emplacement s'élevait l'hôtel particulier de Charles de Batz de Castelmore, comte d'Artagnan. Capitaine lieutenant des Mousquetaires de Louis XIV, tué au siège de Maastricht en 1673. Une plaque sur l'immeuble le rappelle. C'est désormais un immeuble construit par Auguste Rolin et C. La Horgue en 1882-1883.
 
Revenons à la station de métro Rue du Bac
 
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos Richard Desenclos 2008/2017
 
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Descendre le boulevard Saint-Germain sur le trottoir de gauche jusqu'à la rue Saint-Dominique.
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