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 QUADRILLONS LE SEPTIEME ARRONDISSEMENT - 8 - DE LA RUE SAINT-DOMINIQUE A L'ESPLANADE DES INVALIDES
 
 
 
 
 L'Esplanade des Invalides
Nous nous proposons de visiter le septième arrondissement sous forme de mini-circuits qui s’enchaînent.
 

Circuits du 7 Le huitième circuit - en marron - nous permettra de visiter la rue Saint-Dominique et les alentours de l’avenue Rapp.

Comment s’y rendre
Départ du métro Rue du Bac (ligne 12)
Bus : 63/68/69/83/84/94 arrêt Rue du Bac-René Char
 
En venant du circuit précédent, du métro Rue du Bac situé sur le boulevard Saint-Germain, prendre le trottoir de gauche du boulevard vers le pont de la Concorde.
Départ Rue Saint-Dominique jonction avec boulevard Saint-Germain

La rue Saint-Dominique
Cette rue a porté, en totalité ou en partie, les noms de chemin de la Longue-Raye en 1355, des Treilles en 1433, Herbu, Herbu des Moulins-à-vents en 1523, de l’Oseraie en 1527, du Port en 1530, aux Vaches en 1542, de la Justice, des Charbonniers. Son dernier nom, de 1643, est dû au couvent des Dominicains qu’il longeait. Elle mesure 1800 mètres, commence boulevard Saint-Germain et se termine Place du Général Gouraud.

1 - Hôtel Amelot de Gournay, dit aussi de Mortemart ou de Tingry : Construit par Germain Boffrand sur un terrain acheté par cet architecte en 1710. Vendu en 1713, en cours de construction, à un diplomate, Michel Amelot de Gournay. L'hôtel est particulièrement remarquable par sa cour ovale et sa façade sur cour à pilastres colossaux au sol, disposition extrêmement précoce. Ces dispositions habiles ont permis de donner de la monumentalité à un bâtiment contraint par l'étroitesse de la parcelle. L'hôtel passa des Amelot de Gournay au maréchal de Montmorency-Luxembourg, puis à son fils, Christian Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry. En 1751, celui-ci le céda au comte de Guerchy, ambassadeur à Londres, qui le loua en août 1768 aux parents de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Ce dernier y résida de sa sortie du séminaire de Saint-Sulpice, au début de 1775, à novembre 1775. Hôtel d'Aguesseau en 1804, puis d'Haussonville en 1812. L'hôtel abrite aujourd'hui, dans l'aile droite sur cour, l'ambassade du Paraguay cependant que les salons du rez-de-chaussée dépendent de la Maison de l'Amérique Latine. Façade concave sur une cour ovale, décorée de pilastres d’ordre colossal. Les communs, moins élevés,  continuent la courbe de l’ovale. La façade sur le jardin est rectiligne. Cet hôtel a,  dans son ensemble, conservé son ordonnance première. Son portail d’entrée, son jardin et sa cour sont classés. Escalier.

2 – Hôtel de Broglie en 1703. Hôtel de La Roche-Lambert en 1787. Ce grand hôtel a été emporté par le percement du boulevard Saint-Germain.
3 - Ancien Hôtel de Tavannes (1728). Puis Hôtel de l'évêque de Poitiers (1744). Habité par le chimiste Jean-Baptiste Dumas. Hôtel de 1688 ayant appartenu au Couvent des Dames de Bellechasse, qui le louèrent. Mansarde à poulie, bel escalier. On a trouvé  entre le plafond du deuxième étage et le plancher du troisième une cachette qui datait de l’époque de la Terreur.

5 – Hôtel de Tavannes – Cette hôtel, propriété du couvent des Dames de Bellechasse. La porte à voussures arrondies est inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Portail à refends, coquille, fronton triangulaire supporté par deux consoles, escaliers.

6 – L’Hôtel de Hautefort en 1700 et en 1719 Hôtel du duc de Saint-Simon.
8 – Jardins de l’hôtel de Noailles ouvrant de 1713 à 1793, rue de l’Université, s’étendait jusqu’ici.
10-12 – Le Couvent des Filles Saint-Joseph. Le couvent reconstruit en 1784 fut fermé en 1790, supprimé en 1793 et affecté aux bureaux du ministère de la guerre (défense) en 1804, affectation qu’il a gardé jusqu’à nos jours.

14 - Hôtel de Brienne (ministère de la Défense) : Hôtel construit en 1724 par François Debias-Aubry pour François Duret, président au Grand Conseil, mandaté par la marquise de Prie. Il est cédé en 1725, avant achèvement, à la marquise de La Vrillière. Il est ensuite remanié à plusieurs reprises, particulièrement dans ses décors intérieurs, par Nicolas Simonnet pour la princesse douairière de Conti, propriétaire en 1733 ; pour Louis-Marie-Athanase Loménie de Brienne, propriétaire en 1776, qui laisse son nom à l'hôtel ; pour Lucien Bonaparte, propriétaire en 1802 et pour Madame Mère, propriétaire en 1805, par l'architecte Louis-Ambroise Dubut. L'hôtel est acquis en 1817 par l'État qui y installe le ministère de la Guerre (Défense). L’Hôtel n’a été guère modifié : haut portail, rez-de-chaussée toscan, premier étage ionique avec grand fronton triangulaire reposant sur deux ordres de pilastres. Quelques salons, dont l’appartement de Madame Laetitia, ont conservé des vestiges de leur mobilier et de leur décoration. Sa façade sur cour et la décoration de quatre salons sont inscrits. L’arrière de l’hôtel donne sur un parc dont le mur longe la rue de l’Université. Il est encore percé de la petite porte par laquelle passait Mademoiselle George, lorsqu’elle allait rendre visite à Lucien Bonaparte au temps où il occupait l’hôtel de Brienne. 16 - Petit hôtel de Conti : Construit en 1727-1729 par François Debias-Aubry pour l'abbé Charles Maurice de Broglie. Vendu en 1735 par l'abbé de Broglie à la princesse douairière de Conti. Cette dernière vend en 1774 cet hôtel et celui du no 14 à son petit-fils, le comte de La Marche, qui les revend avec bénéfice dès 1776 : le grand hôtel du no 14 au comte de Brienne, et le petit hôtel du no 16 aux entrepreneurs Claude-Martin Goupy et Louis-Pierre Lemonnier, mandataires du prince de Condé. L'hôtel est acquis par l'État en 1817 et réuni au précédent. Immense porte cochère au fronton arrondi. Porte inscrite.

20-22 – Anciennes inscriptions du nom de la rue où les lettres « St » ont été grattées.
24 – Vieille maison.

25 - Hôtel de Fonscolombe-Pascal: Hôtel particulier construit au xixe siècle, qui fut à partir de 1888 la résidence parisienne du baron Fernand de Fonscolombe et de son épouse née Marie-Emilie Pascal. Le baron était issu d'une famille ancienne de noblesse aixoise, et son épouse descendait d'une lignée de riches banquiers marseillais. La famille de Fonscolombe était très liée avec les princes d'Orléans : Fernand de Fonscolombe fut membre du service d’honneur du comte de Paris, puis doyen du service d’honneur du duc d’Orléans. Les étages supérieurs de la bâtisse furent ajoutés tardivement par la baronne pour abriter des appartements de rapport. Une partie de l'hôtel est encore occupée par ses descendants.

26 – Hôtel de Montmont en 1700. Hôtel de Cournéi en 1707. Hôtel de Mauleuvrier en 1733

28 - Hôtel de La Rochefoucauld d'Estissac : Hôtel construit en 1708 et habité successivement par Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne puis par son fils, le cardinal Henri de la Tour d'Auvergne. En 1764, l'hôtel devient la propriété du comte de Caraman puis, en 1820, du comte de La Rochefoucauld, ambassadeur de France, qui le transmit ensuite à son fils, le duc d'Estissac, dont les descendants le conservèrent jusqu'en 1929. Il fut alors acheté par la Fondation de la Maison de la Chimie, reconnue d'utilité publique par décret du 12 août 1928 et chargée de réaliser une institution vouée à encourager les échanges entre les sociétés savantes et l'industrie chimique. Cette fondation fit aménager dans le style Art Déco les deux ailes en retour sur la cour et restaurer le corps central et ses décors intérieurs. La Maison de la Chimie abrite aujourd'hui des colloques et des conférences.

33 – Ex hôtel de la Panouse, acheté par le ministère de l’agriculture.
34 – Vieille maison, porte cloutée.

35 - Hôtel de Broglie : Remarquable surtout pour les transformations effectuées au milieu du xixe siècle par Gabriel-Hippolyte Destailleur pour le comte Joseph Othenin d'Haussonville et son épouse née Louise-Albertine de Broglie. Abrite aujourd'hui le ministère des droits des femmes. Il a conservé sa magnifique porte sculptée, munie de ses heurtoirs et une partie de ses façades, en particulier celle donnant sur le jardin, visible de la rue Las-Cases. Le principal corps de logis comporte onze travées, un étage, un attique et un toit-terrasse dissimulé par une balustrade. Pour assurer l'étanchéité de celui-ci, Le Boursier utilisa le ciment du chevalier d'Estienne, encore insuffisamment au point puisque des craquelures se produisirent dès le premier hiver qui contraignirent le chevalier de refaire la chape à ses frais. L'hôtel de Broglie est construit sur l'emplacement d'un hôtel réalisé en 1704 pour le comte de Langonnay et remanié en 1711 par Germain Boffrand. L'hôtel actuel est bâti en 1752 pour les ducs de Broglie par Pierre Mouret. Cet hôtel a lui-même été remanié, ou peut-être même reconstruit, après 1782 par Jean-Baptiste Louis Élisabeth Le Boursier pour le maréchal de Broglie. L'hôtel de Broglie a été, sous l'Empire, la résidence de Charles-Louis Huguet de Sémonville. Il le loue à Charles-François Lebrun, duc de Plaisance, à partir de 1815 puis le vend à la duchesse de Montebello, veuve du maréchal Lannes en 1826. Des transformations remarquables sont effectuées au milieu du XIXe siècle par Gabriel-Hippolyte Destailleur pour le comte Joseph Othenin d'Haussonville et son épouse née Louise-Albertine de Broglie. Il est restauré vers 1970 par Jacques Robine. L’hôtel particulier est aujourd’hui occupé par le Gouvernement français (secrétariat d'État chargé de la Prospective et du Développement de l'économie numérique en 2007, ministère de la ville, et, depuis 2012, le ministère des Droits des femmes et l'Observatoire de la laïcité). Selon certaines rumeurs, celui-ci a voulu le vendre début 2012. L'hôtel est effectivement mis en vente par l'État en 2013 pour une cession prévue en 2016. Il est acquis par l’Assemblée nationale.

39 – Ambassade d’Autriche jusqu’en 1847. Hôtel du duc de Périgord en 1860.
41 – Hôtel de la Vallière en 1787.
43 – Hôtel de Ravannes en 1745. Les façades et les toitures du bâtiment sur rue ; les façades et toitures du bâtiment sur jardin ; les sols de la cour d'honneur et du jardin : inscription par arrêté du 30 mars 1965.

45 - Hôtel de Montmorency-Luxembourg : Construit en 1829-1830 dans le style de Palladio pour le prince Édouard de Montmorency-Beaumont-Luxembourg par l'architecte Joseph-Antoine Froelicher. Il a été gravé par Normand. Acquis en 1919 par le Crédit national qui y installa ses bureaux au prix de profondes dénaturations. Hôtel de l’Evêque de Comminges en 1728, du duc d’Estouteville en 1752, du Roure en 1787, du maréchal comte Reille en 1842.

47 – Restes de l’Hôtel de Seignelay de 1785. Hôtel Demonville en 1812.

49-51 - Hôtel de Seignelay : Remanié en 1768 par Pierre Mouret. Au fond de la cour, hôtel du XVIIIe. Cet hôtel déjà remanié en 1768 par Pierre Mouret, a été refait en 1785. Il devint l’hôtel de Demonville en 1812. C'est dans cet hôtel que fut réalisée la première expérience d'utilisation du gaz dans les immeubles. Le 11 octobre 1801, au 49-51 rue Saint-Dominique, l'ingénieur Philippe Lebon parvint à chauffer plusieurs pièces avec un seul poêle et à éclairer tout un jardin à l'aide d'une thermo-lampe de son invention. Dans ce jardin était une fontaine où l’eau passait entre les flammes.

53 - Hôtel Kinski : Il ne reste rien de l'hôtel construit en 1769 par Claude-Nicolas Ledoux pour la présidente de Gourgues. L'hôtel actuel, extrêmement remanié, comprend au rez-de-chaussée un grand salon qui a conservé un décor xviiie siècle exécuté pour la princesse Kinski, propriétaire en 1773, notamment un plafond peint en 1779 par Simon Julien. En 1801, l'hôtel est loué pendant trois ans à l'écrivain anglais William Beckford. Il appartient ensuite au maréchal Lannes. Au xixe siècle, il est la résidence de l'écrivain Charles de Pomairols (1843-1916) qui y tient un salon littéraire. Il est acheté en 1919 par le banquier Louis Louis-Dreyfus, qui réalise des travaux dans le bâtiment sur rue. Réquisitionné sous l'Occupation, l'hôtel devient propriété de l'État en 1945. Après avoir abrité des services du ministère de la culture (direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles), il est mis en vente par l'État en septembre 2006 et acheté par cheikh Hamad ben Jassim Al Thani, membre de la famille régnante du Qatar, pour la somme de 28 millions d'euros, soit la moitié de l'estimation. Édifié sur une parcelle de 4 137 m², l'hôtel, d'une superficie de 3 509 m², comprend un parc paysager de 2 400 m² avec grotte artificielle et pièce d’eau.

54 – Vieille maison
55 - Siège du ministère délégué à la Famille. Petit hôtel de Monaco construit pour le comte de Valentinois. Escalier et statues.

57 - Hôtel de Monaco : Il ne reste sans doute rien, et en tout cas rien de visible, de l'hôtel construit en 1772 par Alexandre-Théodore Brongniart pour Maria Caterina Brignole Sale, princesse de Monaco, et qui abrita au xviiie siècle l'abbé Arnauld de Pomponne et, sous l'Empire, le maréchal Berthier, prince de Wagram. La construction actuelle, édifiée par Achille-Jacques Fédel, est une reconstruction, sans doute inspirée des dessins originaux de Brongniart, exécutée pour le banquier William Hope entre 1838 et 1841. En 1838, Hope acheta à la princesse d'Eckmühl, veuve du maréchal Davout, son grand hôtel du no 121 (loué depuis 1826 à l'ambassadeur d'Autriche), ainsi que plusieurs maisons avoisinantes et une petite église dédiée à Saint-Valère. Il fit construire un ensemble de bâtiments numérotés 129-131-133. Le no 131 fut loué à l'ambassade de Sardaigne et le reste forma sa résidence. Les travaux durèrent jusqu'en 1841 et coûtèrent 7 millions et demi de francs. La propriété s'étendait sur 12 000 m2 avec jardins, serres, bassins, pavillons, écuries pour 35 chevaux, manège. Pour l'hôtel principal, le plus grand luxe avait été déployé. Aux décors du xviiie siècle furent substitués des pastiches xixe siècle d'une richesse écrasante. Le grand salon, entièrement tendu de damas de soie rouge, avait un mobilier d'ébène enrichi de bronzes dorés. Hope disposait de trois salles à manger : une pour 6 personnes, une pour 25 personnes, en acajou, et une pour 200 personnes. La salle de bal s'inspirait des modèles versaillais, avec colonnes et pilastres ioniques, plafonds ornés de peintures de Narcisse Diaz de la Peña. À la mort de Hope, ses biens passèrent par héritage à un ami britannique qui mit aussitôt l'hôtel en vente ; il fut adjugé au baron Achille Seillière, banquier, qui y vécut avec luxe et le légua à sa mort, en 1873, à sa fille Jeanne, princesse de Sagan par son mariage avec Boson de Talleyrand-Périgord. Ce dernier y donna des fêtes magnifiques. A la mort de la princesse de Sagan, l'hôtel fut acheté par un célèbre marchand d'art, Jacques Seligmann (1858-1923). En 1936, l'hôtel fut racheté par le commissariat de l'Exposition Mondiale organisée alors à Paris pour y installer l'ambassade de Pologne alors située quai de Tokyo, sur un terrain nécessaire à l'Exposition spécialisée de 1937, où fut édifié le Palais de Tokyo. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand y installa son institut culturel, sans que le bâtiment subît de dégâts importants. Hôtel altéré. Sa façade sur jardin et la décoration d’un salon restent classés. Cour.

59 – Hôtel de Kinsky de 1785. Restes de décorations de Cauvet.
62 – Marché du Gros-Caillou depuis 1876.
66 – Vieilles maisons dans la cour.
68 – Vieille maison.

71 – Ancien Hôtel du recrutement du gouvernement militaire de Paris, construit sur l’emplacement de la boucherie des Invalides. Le Bureau de Recrutement du Gouvernement Militaire de Paris occupait une belle bâtisse construite en 1800, dont la façade harmonieuse s’aligne au 71 rue Saint-Dominique. Il se trouve à l’emplacement de la boucherie des Invalides. Le Bureau Central de la Seine portait le numéro 5 et de ce bureau relevaient les cinq autres bureaux de recrutement de la Seine (bureaux 1, 2, 3, 4 et 6).

74 – Vieille maison, toit curieux par ses mansardes.
81 – Ancien cabaret du Canon-Royal, ouvert sous la Régence, qui, avec l’Auberge du Soleil d’or, fut le centre de la conspiration du camp de Grenelle.

92 - Église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou: Lorsque le Gros-Caillou fut devenu un bourg assez considérable, on sentit la nécessité d'y bâtir une succursale de Saint-Sulpice, qui était la paroisse de ce bourg. On s'occupa de ce projet dès 1652, mais des obstacles sans nombre vinrent successivement arrêter les travaux. Enfin, le 19 mars 1733, on posa la première pierre de cette église, qui fut bénite sous le titre de l'Assomption de la Sainte' Vierge, et nommée par les habitants Notre-Dame-de-Bonne-Délivrance ; elle est cependant désignée dans les registres de l'archevêché sous le nom de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, succursale de Saint-Sulpice. Elle devint bientôt église paroissiale. En 1775, on la reconstruisit sur un plan plus vaste et sur les dessins de l'architecte Chalgrin ; mais elle n'était pas entièrement terminée lors qu’éclata la révolution. Elle fut alors démolie. En 1822, on éleva sur le même emplacement et sous le même nom, une nouvelle église qui est d'une belle simplicité. Ce monument est dû au talent de M. Godde, architecte.

106 – Emplacement de l’Hôpital militaire du Gros-Caillou.
109 – Hospice Leprince de 1829.

123 - Hôtel de Béhague : Construit en 1866 pour le comte Octave de Béhague par Gabriel-Hippolyte Destailleur et agrandi en 1895-1904 par Walter-André Destailleur pour Martine-Marie-Pol de Béhague, comtesse de Béarn. Abrite aujourd'hui l'ambassade de Roumanie. Boiseries, salle de théâtre hispano-mauresque.

129-131 - Fontaine du Gros-Caillou, dite aussi de Mars : Construite en 1806 sur un dessin de l'ingénieur François-Jean Bralle (bas-relief de Pierre-Nicolas Beauvalet), elle fait partie d'un ensemble de 15 fontaines commandées par Napoléon Ier. Inscrite à l’inventaire des Monuments historiques. La fontaine de Mars est un édifice de style néo-classique. Elle prend la forme d'un important massif de base carrée d'environ 2 mètres de côté, encadré de colonnes engagées et moulurées, le tout couronné d'un toit en portique. Les panneaux des quatre faces sont sculptés de bas-relief, Mars et Hygie sur la face tournée vers la rue et des vases décoratifs sur les trois autres. Trois mascarons de bronze, les mêmes que ceux de la fontaine des Quatre-Saisons de la rue de Grenelle, crachent l'eau près du sol. Un seul est encore en activité en 2012. Au pied de la fontaine, une plaque signale le niveau atteint par les eaux de la Seine lors de sa crue de 1910 ; le lit du fleuve est situé à 570 m de là. La fontaine de Mars est édifiée de 1806 à 1808 sur les plans de l'ingénieur François-Jean Bralle et ses décors sculptés sont de Pierre-Nicolas Beauvalet, un élève d'Augustin Pajou. Son nom vient peut-être du Champ-de-Mars tout proche ou du bas-relief de le face principale qui représente Mars, dieu de la guerre, aux côtés d'Hygie, déesse de la Santé. La fontaine est inscrite au titre des monuments historiques en 1926.

A droite La rue Sédillot – Lycée Léonard de Vinci.
Le Lycée italien Leonardo da Vinci (italien : Istituto Statale Italiano Leonardo Da Vinci) est une école italienne internationale du gouvernement italien à Paris (7e) avec deux bâtiments, un pour l'administration et le collège-lycée, et un pour la maternelle et l'école élémentaire. Le bâtiment de l'administration et le collège-lycée, conçu par Jules Lavirotte, est 12 rue Sédillot, un bâtiment Art nouveau, construit en 1899. Le 6 mai 1930 le gouvernement italien a acheté le bâtiment. Il a été utilisé comme un Maison de l'Italie. Les fascistes avaient utilisé le bâtiment depuis plusieurs années, avant la gouvernement français provisoire a pris possession dans le période post-Seconde Guerre mondiale. Le français a donné l'arrière du bâtiment aux Italiens, et le 5 novembre 1949 il a ouvert que l'école italienne. Miriam F. Stimpson, l'autrice du livre A Field Guide to Landmarks of Modern Architecture in Europe, a dit ça le bâtiment 12 rue Sédillot est "One of Lavirotte's most flamboyant works in the Art Nouveau style"

Tourner à droite dans l’avenue Rapp

35 – Le Square Rapp: Le Square Rapp est situé au 33 de l’avenue Rapp. Il mesure 57 mètres. Cette voie privée s’appelait Villa de Monttessuy avant de recevoir son nom actuel dû à l’avenue éponyme proche. Seuls quatre immeubles donnent sur la voie. Le fond du square est formé par la façade aveugle du 10, rue Sédillot.
3 – Le maître d’ouvrage et architecte de cet immeuble est Jules Lavirotte, 1899-1900. Cette réalisation vient après celle du 12, rue Sédillot. La décoration de la façade en est plus exubérante et plus chargée, comme le montre l’étrange tourelle dont la base est supportée par une colonne. L'Immeuble est très architecturé, avec la petite tourelle engagée à l’une de ses extrémités et mouvementée, la façade reçoit de nombreuses décorations florales souvent stylisées. Il a été primé en 1901 par le Conseil Municipal de la ville de Paris. La porte d'entrée elle-même, très massive, fut précieusement sculptée dans le caractère un peu fantastique de son créateur. Les linteaux des croisées, les arcs, les colonnes des bow-windows, les voussures, les paliers, les chêneaux... sont en grès flammé par Alexandre Bigot de couleur variées tranchant avec les tons de fond de la pierre pour le rez-de-chaussée et l'entresol et de la brique pour les autres étages.

4 – Immeuble abritant la Société Théosophique de France. L'immeuble est construit entre 1912 et 1915. Il abrite les locaux de la Société théosophique, une association d'inspiration spiritualiste fondée aux États-Unis en 1875 et connaissant un essor important en Europe au début du XXe siècle. Il héberge également l'ambassade du Costa Rica en France au 4e étage. Les façades et toitures, ainsi que la salle de spectacle, le grand hall et sa coupole, l'escalier, la salle de réunion sur cour (rez-de-chaussée) et les salles de bibliothèque et de lecture au premier étage, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 25 avril 1997. Le Théâtre Adyar.

26 – Lycée Eiffel

29 – Immeuble Lavirotte: Né d’un désir de rupture avec le passé et d’une réaction contre l’académisme, l’Art Nouveau s’est manifesté pendant une courte période, de 1890 à 1905 environ.
Au 29 avenue Rapp se trouve un immeuble primé au concours des façades en 1901 et peut être considéré comme le chef-d'œuvre de Lavirotte. La façade en grès flammé, d’une exubérance étonnante et harmonieuse est très réussie. La porte d'entrée, surmontée d'une tête de femme entourée d'Adam & Eve chassés du paradis est relativement connue. Il faut aussi remarquer que la porte elle-même n'est autre qu'un phallus inversé. Il suffit d'isoler la partie centrale de la porte en bois, la partie centrale vitrée ainsi que les deux zones vitrées en forme d'ovale au sommet de la porte pour ne plus voir que cela. Fervent partisan du symbolisme sexuel, Lavirotte a également introduit sur les balcons des fenêtres du rez-de-chaussée une représentation d'un pénis dans une vulve.

11 - Cité de l’Alma
2 – Cathédrale de la Sainte-Trinité: En mars 2016 dernier était installé le dôme central de la future cathédrale russe orthodoxe, flanquée d’un centre culturel, d’une école russe et d’une cafétéria, que doivent inaugurer ensemble François Hollande et Vladimir Poutine en octobre 2016. Construit sur un terrain de 8 000 m2 situé sur le quai Branly, autrefois siège de Météo France, cet ensemble entièrement financé par Moscou pour plus de 100 millions d’euros, est destiné à promouvoir l’amitié franco-russe et offrir à l’Église orthodoxe russe (150 millions de fidèles, soit la moitié de l’orthodoxie mondiale) une visibilité sans précédent dans la capitale française.
1 – Ambassade de Bulgarie: L'ambassade de Bulgarie en France est la représentation diplomatique de la République de Bulgarie auprès de la République française. Elle est située 1, Avenue Rapp dans le 7e arrondissement. Son ambassadeur est, depuis 2013, Anguel Tcholakov.

Prendre à droite, la rue Cognacq-Jaÿ
La rue est nommée en mémoire d'Ernest Cognacq et de son épouse Marie-Louise Jaÿ, fondateurs du grand magasin de La Samaritaine. La rue est célèbre grâce aux studios de télévision, installés par les Allemands en 1943 au 13-15 et abandonnés dans cet immeuble en août 1944. Théâtre de la renaissance de la télévision française après la Guerre, ils sont utilisés de la Libération jusqu'en 1992 et le départ de TF1 pour Boulogne, notamment par le journal télévisé. Ils ont donné naissance à l'expression autrefois célèbre « À vous Cognacq-Jay », prononcée par des journalistes, présentateurs et speakerines pour rendre l'antenne.

Poursuivre par la rue du Colonel Combes
La rue du Colonel-Combes est une voie publique située dans le 7e arrondissement. Elle débute au 6 rue Jean-Nicot et se termine au 5 rue Malar.

11 – Caserne Malar La caserne Malar se trouve dans la rue éponyme, dans le septième arrondissement. Le bâtiment date de 1899. Elle fait partie du troisième groupement d’incendie et de la quatrième compagnie avec celle du Colombier.

Poursuivre par l’avenue Robert Schuman
L'avenue Robert-Schuman est une voie publique située dans le 7e arrondissement de Paris. Elle débute au 6 rue Surcouf et se termine rue Jean-Nicot.

14 – Ambassade du Sénégal
L'ambassade du Sénégal en France est la représentation diplomatique de la République du Sénégal auprès de la République française, depuis que le Sénégal est indépendant de la France. Elle est située au 14 avenue Robert-Schuman, dans le 7e arrondissement. Son ambassadeur est, depuis 2015, Bassirou Sene.
Tourner à gauche dans la rue Surcouf pour rejoindre le Quai d’Orsay que l’on prend vers la droite.

La rue Surcouf
Ancienne rue de la Boucherie-des-Invalides (du nom du lieu situé rue Saint-Dominique), cette voie fut dénommée en 1867 du nom du corsaire Robert Surcouf (1773-1827). Le quadrilatère compris entre les rues Surcouf, de l'Université, Jean-Nicot et le quai d'Orsay se trouve dans l'ancienne île des Cygnes. La rue abrita jusqu'en 1905 la manufacture nationale des tabacs qui devient en 1937 l'hôtel des Tabacs.

39 – Ambassade de Finlande
L'ambassade de Finlande en France est la représentation diplomatique de la République de Finlande auprès de la République française, autre pays de l'Union européenne. Elle est située place de Finlande (à laquelle elle a donné son nom en juillet 1962), dans le 7ème arrondissement. Son ambassadeur est, depuis 2013, Risto Piipponen.

Fin sur l’Esplanade des Invalides.

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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos Richard Desenclos 2008/2017