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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
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LE LONG DU BOULEVARD SAINT-MICHEL
 
 
Le boulevard Saint-Michel
 
 
 
 
Promenons-nous sur le Boulevard Saint-Michel
 
Comment s’y rendre
Départ du métro Saint-Michel (ligne 4, RER B, C)
Bus : 24/27/38/85/96
 
 
Le boulevard Saint-Michel est une voie de Paris, à la frontière entre les 5e et 6e arrondissements, qui s'étend du pont Saint-Michel à l'avenue de l'Observatoire. Il est appelé familièrement « Boul’Mich’ », par contraction du nom laïque « boulevard Michel » qui lui fut jadis conféré par des étudiants anticléricaux. Le boulevard Saint-Michel fut percé suivant les directives du baron Haussmann au xixe siècle, parallèlement à la rue Saint-Jacques qui marque l'axe nord-sud historique. Il constituait, avec le boulevard de Sébastopol, le nouveau grand axe Nord-Sud de la capitale et fut tout d'abord appelé « boulevard de Sébastopol rive gauche » avant de changer de nom en 1864.

Il sert de limite aux Ve et VIe arrondissements, débute Place Saint-Michel et se termine Avenue de l’Observatoire. Il mesure 1380 mètres.
Nous allons décrire tout d'abors le côté pair à partir de la Place Saint-Michel, puis le côté impair à partir de Port-Royal
 
6 – A droite la rue Francisque Gay
 
20 – A droite la rue Serpente
La rue Serpente est une rue du sixième arrondissement. Elle commence boulevard Saint-Michel et se termine rue de l’Eperon. Elle mesure 200 mètres.
Cette rue résulte de la fusion, en 1851, sous le nom de l’une d’entre elles des deux rues suivantes : la rue du Battoir-Saint-André et de la rue Serpente ouverte en 1179.
5 – Emplacement en 1327, de l’Hôtel des Evêques de Saint-Brieuc.
7 - Le Collège de Tours fondé par l'archevêque Étienne de Bourgueil en 1330 se situait au là avant d'être rattaché à l'Université de Paris en 1763 seulement.
15 – Emplacement du collège de Suesse ou d’Upsal, fondé en 1291 pour les étudiants suédois.
19 – Emplacement d’une maison ayant appartenu à Madame de Maintenon.
20 – Pension Laveur, fondée en 1840 ayant reçu de nombreuses « futures » personnalités : Gambetta, Jules Ferry, Jules Vallès, André Gill…
21 – Emplacement d’un Hôtel d’Enneval de 1556 à 1702.
28 - La Maison de la recherche de l'Université Paris Sorbonne-Paris IV, ancien Hôtel des Sociétés savantes.
Le cinéma d'Art et Essai MK2 Hautefeuille situé au croisement de la rue Hautefeuille.
 
24b – A droite rue Pierre Sarrazin
Cette rue a pris le nom d'un citoyen romain, bourgeois de Paris, qui y résidait au XIIIe siècle, qui y possédait plusieurs maisons et était loueur de chevaux1. Il était le fils de Jean Sarrazin. Ses armoiries faisaient figurer la tête d'un homme noir.
1 - Collège de Dainville
2 - En 1852, Pierre Larousse et Pierre-Augustin Boyer y louent un petit local où ils installent tout d'abord une libraire à leurs noms, la Maison Larousse et Boyer, avant de s'installer en 1856 au 49 rue Saint-André-des-Arts ;
12 - Louis Hachette y fonde sa première librairie en 1826.
26 – A droite La rue de l’Ecole de Médecine.
La rue de l'École-de-Médecine est une voie située dans les quartiers de l'Odéon et de la Monnaie du 6e arrondissement. Assez large devant l’ancienne faculté de médecine, elle est rétrécie dans sa partie située après le 15, allant même jusqu’à ne pas posséder de trottoir sur une partie de son parcours. En 1818, Jean-Baptiste Baillière (1797-1885), éditeur ouvre sa première maison d'éditions. En venant du boulevard Saint-Germain, l'ancienne Faculté de médecine de Paris se trouve sur le côté gauche (actuellement siège de l'université Paris-Descartes et de la bibliothèque interuniversitaire de santé) dans les bâtiments de l'ancien Collège de Chirurgie, construit à l'emplacement du Collège de Bourgogne, où Jean-Jacques Bachelier créa son école de dessin en 1767 par lettres patentes de Louis XV. Y furent entre autres élèves : Fantin-Latour, Jules Dalou, Rodin. Après avoir changé plusieurs fois de nom, elle devint en 1877 l'école nationale des arts décoratifs ; sur la droite se trouve la librairie médicale et les éditions Vigot-Maloine, puis l'Académie royale de chirurgie qui occupe le couvent des Cordeliers (actuellement les locaux sont répartis entre la faculté de Médecine Paris Descartes et la faculté de Médecine de l'université Pierre-et-Marie-Curie).
5 - Ancienne Société de biologie fondée par Pierre Rayer, façades classées aux monuments historiques. C'est ici que serait née Sarah Bernhardt en 1844. Une plaque a été apposée le 25 octobre 1944, cent ans jour pour jour de la date de sa naissance.
12 - Université Descartes, Musée de l'Histoire de la Médecine. Objets de médecine et de chirurgie de l'Antiquité à la fin du XIXe siècle.
15 - C'est à ce numéro que se trouve l'ancien réfectoire du couvent des Cordeliers, actuel Musée Dupuytren.
17 - Jacques Joseph Ducarne de Blangy demeura à cette adresse
20 - Marat demeura à cette adresse et y fut assassiné par Charlotte Corday
La rue accueille également le cinéma Nouvel Odéon (ex-Racine-Odéon), un mono-écran qui propose une programmation principalement Art et Essai.
28 – A droite La rue Racine
Dès la fin du XVIIIe siècle, vers 1780, l'ouverture de cette rue fut ordonné par des lettres de patentes sur le site de l'hôtel de Condé. En 1822 est décidé son prolongement sur les terrains de la Faculté de médecine de Paris qui sera réalisé en 1835. Elle doit son nom à Jean Racine en raison du voisinage du Théâtre de l'Odéon, alors succursale de la Comédie-Française.
Le chef politique ukrainien Simon Petlioura y fut assassiné par balles par Samuel Schwartzbard le 25 mai 1926
·         La rue longe le couvent des Cordeliers et l'arrière du lycée Saint-Louis.
·         La rue hébergeait au XIXe siècle un ancien réservoir de la Ville de Paris de 6 000 m3 construit en 1839 à l'emplacement des fossés l'enceinte de Philippe Auguste.
·         Au 2 se trouve l'hôtel Belloy Saint-Germain, anciennement L'hôtel des Etrangers, qui fut le lieu de réunion du cercle des poètes Zutiques où se retrouvaient Verlaine, Rimbaud, Richepin et d'autres poètes. Rimbaud y occupa une chambre quelques mois en 1871.
·         Au 3 se trouve le Bouillon Racine, ancien Grand-Bouillon-Chartier dont la salle et la devanture sont classées aux Monuments historiques depuis 1995. George Sand vécut au second puis quatrième étage de cet immeuble entre 1851 et 1864.
·         Au 15, ancien siège historique de l'éditeur-imprimeur Henri Jouve, puis du Groupe Jouve.
·         Au 19, la librairie Le Dilettante. C'est ici que Michel Lorenzi ouvrit en 1871 son atelier de moulage d'art. Maison dans laquelle est né en 1931, son arrière-petit-fils: Michel Lorenzi qui poursuit aujourd'hui l'activité à Arcueil dans un ancien relais de poste acheté par son arrière-grand-père.
·         Au 21, les ateliers de Michel Lorenzi de 1871 à 1974.
·         Au 26, les Éditions Flammarion avaient leur siège historique depuis 1875 à cette adresse, ce qui donna le nom à une collection de l'éditeur, jusqu'à leur déménagement en 2005 pour le quai Panhard-et-Levassor.
·         La rue débouche sur le Théâtre de l'Odéon.
40-44 – On a trouvé en 1861 et en 1908 sur cet emplacement celui d’un théâtre construit au IIème siècle par les Romains. Lycée Saint-Louis. Statue de Saint-Louis.
 
44 – A droite La rue de Vaugirard.
La rue de Vaugirard part du boulevard Saint-Michel, au niveau de la place de la Sorbonne et se termine à la jonction des boulevards Victor et Lefebvre, à la porte de Versailles. Au-delà des boulevards des Maréchaux, elle est prolongée par l'avenue Ernest-Renan. Elle est à sens unique sud-nord sur la majeure partie de son tracé ; elle est à double sens sur la portion comprise entre la rue de Rennes et la place Paul-Claudel, derrière le théâtre de l'Odéon.
 
56 – La Porte Saint-Michel – La rue Monsieur le Prince
Cette rue va du carrefour Odéon au Boulevard Saint-Michel. La photo ci-dessus représente la fin de la rue qui abouche sur le boulevard Saint-Michel. On remarquera ce dénivelé des deux côtés de la chaussée. Il s’agit en fait des restes des remblais de la muraille de Philippe Auguste que cette rue suit dans le sixième arrondissement. Cette rue recouvre donc l’ancien chemin qui longeait extérieurement la muraille de Philippe Auguste devenu ensuite le fossé de l’enceinte de Charles V au XIVème siècle, comblé au XVIIème siècle. D’ailleurs son ancien nom n’est-il pas « rue des fossés Monsieur-le-Prince » ? Le prince en question étant le prince de Condé, propriétaire d’un hôtel voisin. Le nom actuel a été attribué en 1851.
 
58 – La Fontaine Soufflot
La fontaine Soufflot est située dans le sixième arrondissement, au carrefour du boulevard Saint-Michel, de la rue Soufflot, la rue Gay-Lussac et le rue de Médicis. C’est la place Edmond Rostand. Elle est l’œuvre de Gabriel Davioud et a été érigée ici en 1864. Elle a été complétée en 1884 d’un groupe statuaire composé d’une nymphe et d’un triton, œuvre de Georges Adolphe Crauk.
 
La rue de Médicis
Cette voie a été percée dans le cadre des travaux d'urbanisme effectués par le préfet Haussmann en 1860. Elle tire son nom du voisinage du palais du Luxembourg, fondé par Marie de Médicis. En 1924, la partie de la rue débouchant sur le boulevard Saint-Michel est renommée place Edmond-Rostand.
La Place Edmond Rostand
Cet espace, ancienne partie de la rue de Médicis, fut renommé en l'honneur de l'écrivain et poète français Edmond Rostand (1868-1918) en 1924. C'est depuis la place Edmond-Rostand que François Mitterrand remonte le 21 mai 1981 la rue Soufflot vers le Panthéon pour les cérémonies qu'il a voulu organiser lors de son investiture à la présidence de la République.
Le Jardin du Luxembourg
Le jardin du Luxembourg (appelé localement le « Luco ») est un jardin privé ouvert au public, situé dans le VIe arrondissement. Créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis, il a fait l'objet d'une restauration dirigée par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin, sous le Premier Empire. Il s'étend sur 23 hectares animés de parterres de fleurs et de sculptures. Situés au cœur du quartier Latin de Paris, regroupés dans l'enceinte d'une grille dont les pointes sont recouvertes de feuille d'or, les jardins accueillent plusieurs bâtiments classés :
    Le palais du Luxembourg, où siège le Sénat, la chambre haute du Parlement, propriétaire du jardin dont il assure l'entretien.
    Le musée du Luxembourg, consacré à de grandes expositions temporaires d'art, réputées pour la qualité des œuvres présentées.
    L'Orangerie, située sur l'allée Delacroix, qui abrite une série de végétaux dits d’orangerie, provenant du pourtour méditerranéen, que l'on retrouve dans la partie du jardin dite «à la française» à compter du 1er mai. L'été, l'Orangerie sert de salle d'expositions temporaires.
    L'ancien Hôtel de Vendôme, aujourd'hui occupé par l'Ecole Mines Paris Tech.
 
60 – Ecole nationale des Mines. Plaque.
Installée depuis 1816 au cœur du Quartier Latin, dans l'ancien Hôtel de Vendôme, élevé en 1706 à la demande des pères Chartreux, loué à la duchesse de Vendôme et vendu à la Révolution. Les progrès techniques de la Révolution Industrielle nécessitant l'instauration d'une minéralogie « scientifique », une chaire de minéralogie et métallurgie docimastique fut d'abord créée en 1778 dans l'Hôtel des Monnaies de Paris et confiée au chimiste Balthazar Georges Sage qui y transféra ses collections personnelles. En 1783, époque où l'exploitation des mines représentait l'industrie de haute technologie par excellence, un arrêté instaura l'Ecole des Mines, laquelle s'installa dans le même hôtel. En 1794, l'école se transporta à l'hôtel de Mouchy et fut placée sous la tutelle de l'Agence des Mines, qui venait de voir le jour. En 1815, l'Ecole emménagea définitivement en l'hôtel de Vendôme. L'Ecole des Mines est une des écoles d'application de Polytechnique, chargée de la formation des ingénieurs civils des Mines et du Corps des Mines. Depuis les années 60, elle a développé des activités de recherche et d'enseignement de troisième cycle. Elle compta aujourd'hui 330 enseignants-chercheurs, 640 étudiants de troisième cycle. On étudie comment les roches se cassent (géotechnie), la mécanique des milieux continus est appliquée à la mise en forme des matériaux, la thermodynamique et la cinétique chimique sont mises au service de l'art de dessiner des réacteurs chimiques et des fermenteurs efficaces.
Hôtel de Vendôme – En 1707 Jean Courtonne construisit ici, pour les Chartreux, un hôtel qui remplaça une ferme et un pressoir que ces moines avaient achetés au XVIème siècle à l’Hôtel-Dieu et annexés à leur enclos en 1618. Il reste de cet hôtel, la partie centrale de l’Ecole nationale des Mines, à belle façade ornée de fenêtres cintrées, donnant sur le jardin du Luxembourg.
 
62 – Service de la carte géologique.
64 – Plaque
 
66 – La rue Auguste Comte
Précédemment partie de la rue de l'Abbé-de-l'Épée jusqu'en 1885, elle a été nommée en hommage à Auguste Comte (1798-1857), mathématicien et philosophe français, qui fonda l'école positiviste. En 1963, sa partie située juste devant le jardin du Luxembourg, au niveau de l'avenue de l'Observatoire prend le nom de place André-Honnorat.
70 – La rue Herschel
Cette voie est ouverte vers 1866 prend en 1881 le nom de l'astronome allemand William Herschel (1738-1822) en raison de la proximité de l'Observatoire de Paris. Initialement, la rue se prolongeait au-delà des jardins de l'Observatoire jusqu'à la rue d'Assas mais ce tronçon fut supprimé lors de la construction de la Faculté de pharmacie de Paris en 1877.
82 – La rue Michelet
Cette voie fut ouverte en 1866 et reçue en 1877 le nom de l'historien Jules Michelet, mort rue d'Assas.
3 - Institut d'art et d'archéologie, UFR, université Paris IV.
5 - Ici vécut Léon Gastinel, (1823-1906), violoniste et compositeur de musique, grand prix de Rome en 1846.
9 - Institut d’études slaves.
13 - La famille de Romain Rolland emménage à cette adresse en 1885
88 – Immeuble – Place Ernest Denis – L'Avenue de l’Observatoire
Cette place, créée en 1930 sur l'espace des voies qui la bordent, doit son nom à l'historien français Ernest Denis (1849-1921) qui vécut et mourut à proximité.
La Fontaine des quatre parties du Monde
La fontaine des quatre parties du monde, située à l’extrémité sud de l’avenue de l’Observatoire est l’œuvre de Carpeaux. Ce dernier avait reçu commande d’une sculpture représentant les quatre parties du monde. Il conçut ainsi une ronde de jeunes femmes (une Européenne, une Asiatique, une Africaine et une Américaine) entraînant la terre dans leur mouvement et entourées de chevaux marins. Le groupe de plâtre fut exposé en 1872, mais une volée de bois vert l’accueillit. Le projet fut toutefois accepté et l’architecte Davioud se mit au travail.
Fin du circuit au bout de l’avenue de l’Observatoire. Retour par le trottoir d’en face.
137 – La rue du Val de Grâce
Cette rue fut ouverte après la vente en 1795 du couvent des Carmélites rattaché à l'église du Val-de-Grâce à laquelle elle mène.
    Le Val-de-Grâce et de l'église du Val-de-Grâce.
    Le jardin Marco-Polo du jardin de l'Observatoire de Paris auquel elle aboutit.
    6 : Autre adresse d'Alfons Mucha
    7 et 9 - Jardin.
105 – La rue de l’Abbé de l’Epée
La rue est constituée de deux parties, la première ouverte en 1567 sous le nom ruelle Saint-Jacques-du-Haut-Pas puis renommée ruelle du Cimetière-Saint-Jacques, rue des Deux-Églises puis rue Auguste-Comte de 1873 à 1885 avant d'être réunie à la seconde partie
La seconde partie a été créée en 1867. Elle aboutissait jusqu'en 1967 sur le boulevard Saint-Michel. Le carrefour de la rue de l’Abbé-de-l’Épée avec la rue Henri-Barbusse et le côté impair du boulevard Saint-Michel a pour nom place Louis-Marin.
Dans cette rue furent trouvés en 1986 lors de fouilles deux dépôts monétaires du IIIe siècle apr. J.-C.
·         3 : demeure du poète autrichien Rainer Maria Rilke en octobre 1902.
·         12, angle de la place Louis-Marin et 103 Boulevard Saint-Michel : les Éditions Armand Colin en 1870. Dans les caves n°1 et 4 de cet immeuble furent retrouvées en 1975 des peintures gallo-romaines, qui firent l'objet de restauration et de conservation. Ces fragments appartiennent à trois décors distincts fin IIe siècle début IIIe siècle de notre ère, comporte une représentation de dextrarum junctio Un panneau à caisson fut restauré et reconstitué avec son décor de colonnes, guirlandes feuillages et bandes. Philippe Marquis nous apprend que : « L'ensemble des 2000 mètres carrés explorés lors de cette fouille, constituaient une réserve archéologique protégée par les jardins du Couvent des Feuillantines, puis par les constructions de la Maison des Examens. Ils ont permis de déceler des habitations avec des pièces exiguës faites de bois et torchis de la première moitié du Ier siècle auxquelles succédèrent des constructions de maçonnerie pourvues de pièces en sous-sol partiellement détruites au IIIe siècle ».
·         à l'angle du 254 de la rue Saint-Jacques et place Louis-Marin (accès condamné) : l'Institut national des jeunes sourds.
·         à l'angle du 252 rue Saint-Jacques : l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas.
·         Helmut Newton et sa femme June y ont habité de 1977 à 1981
103 – Place Louis Marin. Fontaine des Pharmaciens
Cette petite place est décidée en 1967 en baptisant l'espace formé à la confluence de la rue Henri-Barbusse et de la rue de l'Abbé-de-l'Épée avec le boulevard Saint-Michel du nom de l'ethnologue et homme politique Louis Marin (1871-1960). Ce dernier habita de 1916 à sa mort dans une maison toute proche au 95, boulevard Saint-Michel.
·                     La place Louis-Marin dispose d'une sortie secondaire de la gare du Luxembourg située sur la ligne B du RER. Cette sortie fut créée lors du prolongement de la ligne de Sceaux vers la gare de Châtelet - Les Halles en 1978.
·                     L'immeuble historique des éditions Armand-Colin datant de 1870.
·                     L'entrée historique de l'Institut national des jeunes sourds est également sur cette place (bien qu'elle soit aujourd'hui condamnée).
·                    La Fontaine de la guérison qui honore les découvreurs de la quinine, Pierre Joseph Pelletier et Joseph Bienaimé Caventou, dont les deux profils en médaillons de bronze ornent les côtés. Sur le dessus, une sculpture représente une femme nue allongée du sculpteur contemporain Pierre Poncon.
La Fontaine des Pharmaciens
Au coin du boulevard Saint-Michel et de la rue de l’Abbé de l’Epée se dresse la fontaine des pharmaciens. En effet, elle a été érigée pour rendre hommage à Joseph Pelletier (1788-1842) et Joseph-Bienaimé Caventou (1795-1877), qui, en 1820, découvrirent la quinine. Les vertus fébrifuges du quinquina étaient connues depuis le XVIe siècle en Europe. Il faut attendre la découverte de Pelletier et Caventou pour comprendre que seules sont actives les bases végétales ou alcaloïdes. Le 11 septembre, Pelletier et Caventou respectivement âgés de trente-deux et vingt-cinq ans, présentèrent à l’Académie des Sciences les résultats de leurs recherches sur le quinquina : ils avaient découvert la quinine. Leurs deux noms sont inséparables. On leur doit d’autres découvertes de première importance parmi les alcaloïdes : la strychnine, la brucine et la cinchonine. La découverte de la quinine, qualifiée par l’illustre chimiste J.-B. Dumas « comme étant la plus grande découverte de la thérapeutique moderne » continue de sauver des millions de vies humaines exposées au paludisme.
95 – Théâtre de la Comédie Saint-Michel. Ici vécut le compositeur César Franck de 1848 à 1891.
La Comédie Saint-Michel est un théâtre situé boulevard Saint-Michel, entre Luxembourg et Port-Royal. Y sont jouées de pièces pour tout public, y compris les enfants. Deux salles composent ce théâtre.
87 – Ici a vécu Edouard Branly, qui découvrit, en novembre 1890, le principe de la TSF. Il y mourut en 1940.
81 – Plaque
77 – Maison où mourut Jules Vallès en 1885.
71 – La rue Royer-Collard
Cette rue a été ouverte en 1585 et relie la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel. Elle a été tracée à travers un clos de vignes de 1550 ayant appartenu au couvent des Jacobins. Elle porte ce nom depuis 1846, celui d’un homme politique et philosophe (1763-1845) l’ayant habitée. Y ont également vécu la maréchale Lannes, le magistrat Bérenger, le chirurgien Broussais ainsi que Verlaine.
4 – Immeuble classé en 2005.
9 – Du XVIIIème siècle avec une porte classée en 1928.
Le dénivelé à partir de la rue Gay-Lussac indique que nous sommes dans l’environnement immédiat de l’emplacement de l’enceinte de Philippe Auguste, ici à l’extérieur. Elle donne accès à l’impasse Royer-Collard.
69 – La Gare Luxembourg
Construite en 1894, elle a été mise en service le 1er avril 1895.
67 – La rue Gay-Lussac
Elle prend en 1864 le nom du chimiste français Joseph Louis Gay-Lussac (1778-1850). Des fouilles menées par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), au 64 de la rue et au 3 de la rue des Ursulines durant l'automne 2002, ont mis au jour dans les couches les plus profondes quelques vestiges gallo-romains datant du Ier siècle-IIe siècle, notamment des piles de l'aqueduc d'Arcueil contournant la montagne Sainte-Geneviève. Parmi les figures de la rue Gay-Lussac, le peintre naïf Ferdinand Desnos y fut concierge d'immeuble. Cette rue a été le théâtre des principaux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre (CRS) au cours des évènements de mai 1968.
63 – Plaque – La rue Soufflot.
Cette rue a été ouverte, vers 1760, entre la place du Panthéon et la rue Saint-Jacques. Elle doit son nom en 1807 à Jacques Soufflot (1713-1780), architecte qui l’avait ouverte. Son prolongement jusqu’à la rue d’Enfer – maintenant le boulevard Saint-Michel, prévue depuis 1805, commença en 1846 et ne fut achevé qu’en 1876.
14 – Maison où est mort en 1887, le physiologiste Vulpian – Cette maison a été construite sur l’ancien emplacement du couvent des Jacobins.
20 - C'est à cet emplacement que se situait au XIIIème siècle le « Parloir aux bourgeois », siège de la municipalité parisienne.
24 - Dans cet immeuble se trouvait la librairie de l'éditeur Cotillon et de son successeur F. Pichon, libraire du Conseil d'État en 1889.
12-26 – Emplacement d’un forum gallo-romain, long de 160 mètres, large de 100 s’étendant entre les voies romaines de Lutèce à Orléans. Il comportait, d’est en ouest, une basilique où se réglaient les affaires politique et la justice, une longue place rectangulaire avec portique et boutiques, puis un temple, peut-être dédié à Bacchus, le tout pouvant dater du début du IIème siècle et avoir été reconstruit au IIIème siècle. Des vestiges en ont été retrouvés dès 1358, lors du creusement du fossé de l’enceinte de Philippe Auguste, puis lors du prolongement de la rue Soufflot, en 1846.
 
51 – A droite La rue Cujas
Elle doit son nom à Jacques Cujas (1522-1590), jurisconsulte, en raison de son voisinage de la Faculté de droit.
·         La rue Cujas longe dans sa partie haute le lycée Louis-le-Grand.
·         2 : entrée de la bibliothèque Cujas (ancienne entrée du collège Sainte-Barbe).
·         4 : emplacement de l’ancien collège des Cholets.
·         12-14 : bâtiments classés de la Sorbonne.
·         16 : Hôtel des 3 Collèges, à l’emplacement de l’ancien collège de Cluny.
47 – La Place de la Sorbonne
La place est ouverte en 1639 et doit son nom à l'université de la Sorbonne à laquelle elle mène. Pendant la Révolution française, elle fut renommée place Chalier. Lieu symbolique depuis les événements de Mai 68, la place de la Sorbonne est devenue un endroit de protestation étudiante, notamment lors du mouvement contre le contrat première embauche en 2006 où elle fut littéralement interdite d'accès pendant plusieurs jours et littéralement verrouillée par des murs mobiles. La place de la Sorbonne a été le lieu de fouilles de maisons gallo-romaines. Ces vestiges sont emblématiques des habitats découverts ces dernières années à Lutèce. Au début du Haut-Empire, il s’agit de constructions de bois et torchis soigneusement enduits avec des toits de chaume et des sols d’argile damée. A la fin du 1er siècle après J.-C. la maçonnerie se développe. Beaucoup de ces maisons en dur bénéficient alors des sols en béton, d’adduction d’eau, d’hypocaustes (système de chauffage par le sol développé à l’époque romaine dans les thermes et les habitations privées) et de peintures murales, traduisant la prospérité de la population urbaine.
Sur la place une fontaine et la statue d’Auguste Comte.
2 à 6 – Emplacement du Collège Richelieu, de 1652.
3, 3bis et 5 – Immeubles construits à partir de 1838 sur une partie de la Chapelle du Collège de Cluny, par Eustache Ménard pour ses trois fils, René, Louis et Henri.
7 – Emplacement de l’Hôtel meublé Richelieu, où habita Auguste Comte de 1816 à 1818.
 
La statue d’Auguste Comte.
Créateur de la science sociale et de la philosophie positive fondée sur la raison et la foi dans le progrès, Auguste Comte incarne ces idées républicaines que la Troisième République tenta d’instituer en valeurs collectives. Une souscription pour l’érection d’un monument à sa mémoire est ouverte en 1899 à l’initiative de la Société positiviste d’enseignement populaire supérieur. Le monument est installé en 1902, place de la Sorbonne, dans ce quartier où le philosophe a vécu depuis son entrée à l’École polytechnique, en 1814, jusqu’à sa mort, rue Monsieur-le-Prince, en 1857. Rappelons également qu’il a habité au 5 de l’ancienne rue Neuve-Richelieu, aujourd’hui 7 place de la Sorbonne. La position initiale du monument sur la place, dans l’axe de la façade de la Sorbonne, confirmait symboliquement le rôle assigné à l’éducation. Le monument, œuvre du sculpteur Antonin Injalbert et de l’architecte Lemaresquier, accorde une place de choix aux figures allégoriques du piédestal : à droite, le Travailleur (intellectuel et manuel) fait pendant à l’Humanité reconnaissante qui présente la palme de la Gloire sous le buste du philosophe.
 
La Sorbonne
La Sorbonne occupe un vaste rectangle compris entre les rues des Ecoles, de la Sorbonne, Victor Cousin, Cujas et Saint-Jacques. Ce haut lieu de la culture, qui abrite aujourd'hui le siège des universités Paris I et Paris IV, a des origines modestes. En 1254, Robert de Sorbon, fonde grâce à Saint-Louis, le collège de Sorbon pour former à la théologie de pauvres maîtres et étudiants. Devenu célèbre, peu à peu agrandi, le collège sera le siège de la faculté de théologie de l'Université de Paris et le restera jusqu'à la Révolution. En 1626, Richelieu, qui en était le proviseur, entreprit de le reconstruire. Rendus vétustes et exigus, les bâtiments furent à nouveau rebâtis entre 1885 et 1901. La cour d'honneur est ornée d'un cadran solaire. La tour d'astronomie, haute de 45 mètres, domine la façade sur la rue Saint-Jacques. Elle abrite un observatoire méconnu, rénové durant l'été 1995, qui possède une superbe lunette de 153 millimètres utilisée pour observer la lune ou les planètes, objets suffisamment lumineux pour le pas être masqués par la lumière et la pollution ambiantes.
25 – La rue des Ecoles
La rue des Ecoles, percée haussmannienne a repris en partie le tracé d’une voie décumane bordée de grands édifices publics. A l’Ouest du « cardo » du boulevard Saint-Michel, à l’angle de la rue Racine, sur l’emplacement actuel de la librairie Joseph Gibert et du Lycée Saint-Louis, un théâtre de type classique gallo-romain de 71 m sur 47 a été découvert. A l’est, sur l’emplacement du Collège de France, à l’angle du « cardo maximus » se trouvaient de vastes thermes monumentaux de 200 mètres sur 86 qui pourraient avoir eu des fonctions thérapeutiques. Au nord de la voie, à l’emplacement actuel des numéros 49 à 53 de la rue des Ecoles et en partie sous cette dernière, se développait toute la façade méridionale des thermes de Cluny.
23b – Les Thermes de Cluny. La rue du Sommerard.
Le long du boulevard Saint-Michel, à l’angle du boulevard Saint-Germain, on peut voir un grand bâtiment de pierre et de brique. Ce sont les Thermes de Cluny : construits aux 1er et 2ème siècles, à l’époque de Lutèce. C’étaient les thermes les plus vastes de tout le nord de la Gaule. En effet, ils mesuraient cent mètres sur soixante-cinq. L’eau était acheminée par un aqueduc situé entre Rungis et Wissous, au sud de Paris. Lorsque l’on visite le Musée du Moyen Âge, on peut pénétrer dans le frigidarium dont les voûtes sont d’une hauteur remarquable. On voit ensuite le caldarium, puis, plus bas, l’endroit où était stocké le bois de chauffage ainsi que les égouts.

3 – La rue Saint-Séverin
La section de cette rue située entre la rue Saint-Jacques et la rue de la Harpe s’appelait, au XVIème siècle Colin-Pochet, nom remplacé peu après par l’actuel, celui de l’église dont elle longeait un côté. Elle a été élargie en 1678 du côté pair. Lors de la formation du boulevard Saint-Michel en 1855, cette section a été prolongée jusqu’à la rue Saint-André-des-Arts
4 – Vieille inscription du nom de la rue où les lettres « St » ont été grattées sous la Révolution.
4bis - L'inscription gravée à la droite de l'entrée nous apprend qu'il s'agit de l'ex-cul-de-sac Salembrière (ou Sallembrière comme indiqué par l'inscription figurant sur le mur), datant de la première moitié du XIIIe siècle sous le règne de Louis IX et portait alors le nom de : Saille-en-Bien (vicus salientis in bonum). À cette époque elle était maintenue fermée par une grille.
7 - Maison du XVIIe siècle - Dans les caves voûtées, dancing à l'enseigne de : " Le Saint ".
8 - Porte basse et étroite datant du XVIe siècle donnant sur une impasse sordide.
9-11 - Maisons du XVIIe siècle
12 – Cette maison abrita l’abbé Prévost d’Exile, auteur de Manon Lescaut.
13 - Ici se trouvait une auberge à l'enseigne du Cheval Blanc au XIVe siècle, au XXe siècle la façade possédait une belle enseigne : Au signe de la Croix représentant un cygne enroulant son cou autour d'une croix sculptée sur la façade, boutique de Claude Valentin, libraire-Imprimeur.
20 - Anciennes maisons ayant abrité : hostelleries et rôtisseries.
22 - Cette maison fait partie des plus étroites de Paris, avec deux fenêtres par étages. Il paraîtrait qu'ici logea l'Abbé Antoine François Prévost dit d'Exiles, auteur de Manon Lescaut (48º 51' 8.84" N, 2º 20' 42.98" E)
26 - Inscription ancienne du patronyme de la rue dont les lettres « St » furent grattées pendant la Révolution.
34 - Hôtel particulier de la fin du XVIIe siècle porte cochère à deux battants avec une boutique à droite ; 2 fenêtres sur 3 étages plus combles ; belle cour pavée avec sculptures, escalier à droite avec très belle rampe en fer forgé, poutres apparentes. Mascarons.
36 - Maison existant déjà en 1660, il y avait en ces lieux une auberge à l'enseigne de L'Étoile.
3 - La Place Saint-Michel
La rue de la Huchette est une petite rue piétonne proche de la place Saint-Michel. Elle mesure 160 mètres de long et commence Place du Petit-Pont et se termine Place Saint-Michel. Au XIIème siècle, un vignoble, le clos du Laas, s’étendait depuis le Petit-Châtelet jusqu’à l’abbaye de Saint-Germain des Prés. Le chemin qui fut percé au travers, en 1210, devint la rue de Laas. Transformé en Aas, puis en Arcs et enfin en Arts, on retrouve ce dernier nom dans celui de la rue Saint-André-des-Arts, prolongement de la rue de la Huchette dont la partie orientale s’appelait en 1254, Grant-rue Saint-Germain. La rue de la Huchette, dont le nom provient d’une enseigne, « A la Huchette d’Or », fut longtemps l’une des plus belles rues de la rive gauche. Elle fut, au XVIIème siècle, le quartier des rôtisseurs et des traiteurs, mais elle était alors moins bien fréquentée. A l’emplacement du 15 se trouvait l’Hôtel de l’Ange qui reçut différents ambassadeurs, en 1500 ceux de Maximilien, en 1552 ceux du dey d’Alger, en 1559 ceux de la République de Venise. Au XVIIème siècle c’était la rue des rôtisseurs et des traiteurs.
1 - Emplacement en 1284 de la fameuse maison « A la Huchette d’Or ».
4 – Maison de 1729 où l’on peut encore voir un cartouche mentionnant l’enseigne « la Hure d’Or ».
10 - Ancien hôtel meublé à l’enseigne du « Cadran Bleu » où aurait logé Bonaparte en 1795.
11 – Ex-Bouillon de la Huchette.
13 - Ancien bureau d’embauche des apothicaires à partir de 1684. Façade.
14 – Ancienne maison de commerce célèbre à Paris dès le XVème siècle par ses aiguilles fort réputées. Elle avait pour enseigne un Y, encore indiqué dans un ovale de marbre apposé sur la façade et reproduit sur les ferronneries de quelques fenêtres du premier étage de la maison actuelle qui date du XVIIIème siècle.
15 – Emplacement, en 1292, de l’hôtel des abbés de Pontigny, puis de l’hôtel de l’Ange, au XVème siècle. Façade.
16 – Maison du XVIIIème siècle.
17 – Ancienne inscription du nom de la rue. Façade sur rue.
21 – Maison du XVIIIème siècle
La rue de la Huchette abrite le Théâtre de la Huchette, où sont jouées les pièces de théâtre La Cantatrice chauve et La Leçon d’Eugène Ionesco sans interruption depuis 1957.
Dans des fortifications, une huchette est un volet pivotant sur un axe horizontal obturant une meurtrière ou un créneau.
 
Liens
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Sources
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos Richard Desenclos 2008/2017