Aide à la recherche / Circuits Touristiques

 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".

Cliquer sur un lien pour accéder à l'article.

Lire la suite : Les Circuits touristiques

LA CATHEDRALE NOTRE-DAME DE PARIS - L'INTERIEUR
 
 
 
 
Notre-Dame
 
Nous vous proposons de visiter l'intérieur de Notre-Dame
 
Comment s’y rendre
Métro : Cité (ligne 4) Saint-Michel (ligne 4)
RER : Saint-Michel (lignes B C)
Bus : 47 arrêt Parvis de Notre-Dame, 24 arrêt Notre-Dame Quai de Montebello
 
Autres circuits proches
L’Île de la Cité – Départ Pont-Neuf
L’extérieur de la cathédrale Notre-Dame – Départ Parvis de Notre-Dame
Le long de la Seine, rive gauche amont – Départ Place Saint-Michel
Paris médiéval dans le quatrième arrondissement – Départ Parvis de Notre-Dame
L’île Saint-Louis – Départ Pont Saint-Louis
 
Nous pénétrons dans la cathédrale par la porte latérale droite.
Rendons-nous a à l’extrémité de l’allée centrale pour admirer
 
La Nef de Notre-Dame La Nef
La nef se compose d’une sorte d’« avant-nef » ou narthex de deux travées situées sous et entre les tours, suivies de huit autres travées. Le vaisseau central d’une largeur de 12 mètres entre les axes des colonnes est bordé de deux collatéraux à voûtes quadripartites tant au nord qu’au sud, soit un total de cinq vaisseaux pour seulement trois portails, ce qui est exceptionnel. Deux rangées de sept chapelles latérales, construites entre les arcs-boutants du vaisseau s’ouvrent, de la quatrième à la dixième travée, sur les collatéraux extérieurs. L’élévation est à trois niveaux. Le premier est constitué des grandes arcades ouvrant sur les collatéraux intérieurs. Le second correspond à une tribune à claire-voie ouvrant sur la nef par des baies composées de trois arcades, lesquelles reposent sur de fines colonnettes. Au-dessus de ces arcades, les remplages de ces baies sont pleins. Les tribunes sont garnies de petites roses. Enfin le troisième niveau est celui des fenêtres hautes qui comportent deux lancettes surmontées d’un oculus. Les 14 chapelles latérales sont éclairées par des fenêtres à quatre lancettes, groupées par deux et surmontées de trois oculi polylobés. D’une part la tribune étant profonde et les vitraux de sa claire-voie très sombres, et d’autre part les fenêtres des chapelles collatérales étant fort éloignées du vaisseau central, l’éclairage de la nef repose essentiellement sur les fenêtres hautes et est de ce fait assez faible. La nef présente plusieurs irrégularités. La première travée est plus étroite que les autres ; il en résulte que la tribune n’y a que deux arcades tandis que la fenêtre haute est une baie simple. De plus elle ne possède pas de chapelle latérale. La dernière travée a une élévation à quatre niveaux, due à Viollet-le-Duc : la fenêtre haute est plus courte, et dans l’espace ainsi formé entre fenêtre haute et niveau des tribunes, on a introduit un oculus dentelé en forme de roue. Une telle structure est analogue à celle du transept voisin. Le chœur, situé plein Est, est très légèrement désaxé sur la gauche par rapport à la nef centrale, ce qui symbolise selon la tradition la tête affaissée du Christ sur la croix. Autre irrégularité : les colonnes. Entre les piles massives de la croisée et les imposants piliers qui soutiennent l’angle intérieur des deux tours, le vaisseau central est bordé de deux groupes de sept colonnes. Le plan primitif prévoyait des colonnes tout à fait cylindriques analogues à celles du chœur. C’est ce qui fut réalisé à la fin du xiie siècle pour les cinq paires de colonnes orientales (les plus proches de transept). Par contre les deux paires de colonnes occidentales élevées aux environs de 1220 s’écartent de ce schéma. L’architecte de l'époque abandonna la colonne cylindrique, une des caractéristiques fondamentales de Notre-Dame, pour se rapprocher du modèle chartrain (lié à la cathédrale de Chartres). Il évita cependant que cette différence ne paraisse trop brutale. Ainsi, il ajouta aux deuxièmes colonnes une seule colonnette engagée, pour faire transition avec les premières colonnes qui en possèdent quatre. Le revers de la façade est occupé par une tribune d’orgue, qui précède la rosace et en masque la partie inférieure. Celle-ci est consacrée à la Vierge, entourée des prophètes, des vices et des vertus, des travaux des mois et des signes du zodiaque. Cette rose a été en grande partie refaite par Viollet-le-Duc au xixe siècle. Jusqu'au xixe siècle, la nef est vide de bancs, les laïcs déambulant pendant les liturgies. Elle est par contre chargée de nombreux autels et pupitres, de statues, de tombeaux et cénotaphes, de tableaux et tapisseries couvrant les parois ou suspendues entre les arcades. En 1965, les fenêtres hautes de la nef et les roses des tribunes ont enfin été garnies de vitraux colorés remplaçant les verres gris et ternes implantés par les chanoines au xviiie siècle. Non figuratifs, ils sont l’œuvre de Jacques Le Chevallier qui a utilisé les produits et couleurs du Moyen Âge. L’ensemble est à dominante rouge et bleue.
 
Remarquons de part et d’autre :
 
Les LustresLes lustres de Notre-Dame
Au Moyen Âge, on appelait lampesier ou lampier un lustre en forme d’anneau souvent de large diamètre, portant des petits godets à huile munis de mèches, et suspendu par une ou plusieurs chaînes, ordinairement trois. Il pouvait être en fer, en bois ou encore en argent ou en cuivre. Ces lampiers portaient parfois un grand nombre de godets ou de chandelles de cire : on les appelait alors Couronnes de lumière. Elles étaient allumées à l’occasion des grandes fêtes et autres solennités. Les grandes cathédrales dont Notre-Dame en étaient pourvues. Ces Couronnes étaient richement ornées : faites de cuivre doré, on leur adjoignait des émaux, des boules de cristal, des dentelles de métal et d'autres ornements destinés à leur donner un aspect éblouissant. Ces Couronnes de lumière n'avaient pas pour seules fonctions celles d’éclairer et d’enjoliver le sanctuaire en brillant de mille feux, elles avaient aussi une fonction religieuse : elles représentaient aux jours de fête la lumière du Christ éclairant le monde. Au XIXe siècle, Notre-Dame de Paris avait perdu sa grande Couronne de lumière et Viollet-le-Duc avait notamment pour mission de reconstituer le mobilier gothique du sanctuaire. Il s’attacha à élaborer les dessins d’une nouvelle Couronne dans le style gothique. La Couronne de lumière actuelle est à deux rangs surmontée de tourelles en cuivre doré. Elle a été exécutée à l’époque par l’orfèvre Placide Poussielgue-Rusand. Pendue normalement à la croisée du transept, elle est actuellement (2007) déposée dans le déambulatoire nord pour restauration. Quant aux autres lustres de la nef de la cathédrale, ils sont en bronze doré et datent de la même époque.
 
Et dans les chapelles latérales :
 
Les MaysLes Mays
On appelle Mays à Notre-Dame une série de 76 tableaux offerts à la cathédrale par la Confrérie des Orfèvres, presque chaque année en date du premier mai (d’où leur nom), en hommage à la Vierge Marie, et ce de 1630 à 1707. Les orfèvres avaient de longue date leur propre chapelle au sein du sanctuaire. En 1449 fut instituée par la confrérie des Orfèvres de Paris la tradition de l’Offrande du May à Notre-Dame de Paris. Cette tradition prit différentes formes au fil du temps. Au XVe siècle, il s’agissait d’un arbre, décoré de rubans que l’on dressait devant le maître-autel en signe de piété mariale. Puis la tradition évolua vers le don d’une espèce de tabernacle auquel étaient accrochés des poèmes. À partir de 1533, on accrocha aussi des petits tableaux se rapportant à la vie de la Vierge. On les appelle les petits mays. En 1630 enfin, en accord avec le chapitre, les petits mays furent remplacés par les grands mays. C’étaient de grands tableaux de plus ou moins 3,5 sur 2,5 mètres de dimension. Ces Mays étaient commandités auprès de peintres de renom. Les peintres devaient soumettre leurs esquisses aux chanoines de la cathédrale. Après la fondation de l’Académie royale de peinture et de sculpture, en 1648, les artistes choisis étaient tous membres ou proches de cette dernière. Ces commandes devinrent rapidement une forme de concours de peinture religieuse. Leur sujet était généralement relatif aux Actes des Apôtres. Après les avoir exposés sur le parvis, on les accrochait au niveau des arcades de la nef ou du chœur. Pour les peintres, c’était une grande promotion de voir ainsi exposée l’une de leurs œuvres, témoignage de leur savoir-faire. Au début du XVIIIe siècle, la confrérie des Orfèvres éprouva de grandes difficultés financières suite au désastreux état de la France à cette époque et aux réformes de Colbert, et ce fut la fin de cette belle tradition. Les mays furent dispersés à la Révolution et beaucoup disparurent. Récupérés ensuite, ils embarrassèrent au XIXe siècle le restaurateur Viollet-le-Duc qui, orienté vers la pureté de l’art gothique, n’avait que faire de cette encombrante décoration baroque ou classique. Certains se retrouvent actuellement au musée du Louvre, d’autres dans quelques églises ou dans divers musées français. Il en reste une cinquantaine actuellement. Les plus importants furent fort heureusement récupérés par la cathédrale et ornent aujourd’hui les chapelles latérales de la nef de Notre-Dame.
 
Prenons le vaisseau de droite et passons devant
 
Les chapelles latérales sud
 
La Chapelle Saint-Eloi
La Chapelle Saint-Eloi est la première chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. C’est l’ancienne chapelle des orfèvres. Elle contient un may de 1651 de Charles le Brun : La Lapidation de Saint-Etienne. Dans cette chapelle se tenait au Moyen Âge, les réunions de la confrérie Sainte-Anne et Saint-Marcel, issue du corps de métier des Orfèvres. La tradition de la chapelle corporative a été reprise en 1953 par les orfèvres parisiens. Ils ont produit et mis en place l’autel, le crucifix et la statue de Saint-Eloi ici présents.
 
La Chapelle Saint-François-Xavier est la deuxième chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. Elle contient un may de 1647 de Charles le Brun : Le Martyre de Saint-André. On y trouve également un tableau de Lubin Baugin de 1650 : Le Martyre de Saint-Barthélémy. Ici fut inhumé un certain Antoine de Verthamont.
 
La Chapelle Sainte-Geneviève est la troisième chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. La troisième chapelle contient le may de 1643, Crucifiement de Saint Pierre œuvre de Sébastien Bourdon, lequel profite de cette commande exceptionnelle pour se lancer dans une composition audacieuse (complexité des lignes de force par un réseau de diagonales, créant une dynamique baroque inédite dans l’œuvre de l'artiste).
 
La Chapelle Saint-Joseph est la quatrième chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. On y trouve le may de 1642 Prédication de Saint Pierre à Jérusalem, peinture de Charles Poerson.
 
La Chapelle Saint-Pierre est la cinquième chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. Elle contient un may de 1639 d’Aubin Houët : Le Centurion Corneille aux pieds de Saint-Pierre. S’y trouvent également des boiseries du XVIe siècle provenant d’une ancienne salle de chapitre.
 
La Chapelle Sainte-Anne est la sixième chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. Elle contient un may de 1637 de Laurent de la Hyre : La Conversion de Saint-Paul. On y admire également une Nativité de la Vierge de Le Nain.
 
La Chapelle du Sacré-Cœur est la septième chapelle à droite en entrant dans la cathédrale. Elle se trouve juste avant la croisée du transept. S’y trouve l’accueil des visiteurs. Elle contient un may de 1635 de Laurent de la Hyre : Saint-Pierre guérissant les malades par son ombre.
 
Nous atteignons alors :
 
Le TranseptLe Transept
Le transept est plus large que la nef (plus ou moins 14 mètres contre 12 pour la nef). Il n’a pas de bas-côtés, la stabilité de l’ensemble étant assurée par les contreforts extérieurs. Le transept comprend la croisée du transept et deux croisillons de trois travées. Les deux travées les plus proches de la croisée du transept sont couvertes d’une voûte sexpartite, la troisième d’une voûte quadripartite. Dans les deux premières travées, l’élévation est à quatre niveaux, et non pas trois comme la nef. Les grandes arcades, s’ouvrent sur les bas-côtés de la nef. Le deuxième niveau est toujours constitué des tribunes. Ce qui change est l’adjonction d’un troisième étage formé d’oculus semblables à des roues. Le quatrième niveau enfin est celui des fenêtres hautes. Celles-ci sont plus petites que celles de la nef, puisque l’adjonction des oculi les a amputés de la hauteur correspondante. Au total le sommet de la voûte atteint la même hauteur que celui de la nef ou du chœur. Le mur de la troisième travée est plein au niveau des grandes arcades. Il est ensuite surmonté de deux niveaux d'arcatures décoratives aveugles dans le croisillon sud, mais d'un niveau seulement dans le croisillon nord. La partie orientale de la croisée du transept est occupée par le nouveau maître-autel de la cathédrale.
 
La statue de Jeanne d’Arc
Une statue de Jeanne d’Arc se trouve dans la partie sud du transept, à droite du portail. Tout près de là, se trouve une plaque rappelant que c’est dans la cathédrale Notre-Dame de Paris qu’a eu lieu le procès de réhabilitation sa réhabilitation. Jeanne d'Arc, née vers 1412 à Domrémy (en Lorraine), village du duché de Bar dont une partie relevait du royaume de France pour le temporel et de l'évêché de Toul pour le spirituel et morte dans sa 19e année, sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession du royaume d'Angleterre, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, connue depuis l'époque comme « la Pucelle d'Orléans », et depuis le XIXe siècle comme « mère de la nation française ». Au début du XVe siècle, cette jeune fille de dix-sept ans d'origine paysanne prétendant avoir reçu de la part des Saints Michel, Marguerite et Catherine la mission de délivrer la France de l'occupation anglaise, parvient à rencontrer le Dauphin Charles, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le dauphin au sacre à Reims, contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans. Capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres, et condamnée à être brûlée vive en 1431après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456 ; un second procès, en réhabilitation, est instruit, conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Grâce à ces deux procès dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des personnalités les mieux connues du Moyen Âge.La statue de La Vierge Notre-Dame de Paris
 
La statue de la Vierge Notre-Dame de Paris
Contre le pilier sud-est de la croisée du transept se trouve une statue de la Vierge appelée — à tort — Notre-Dame de Paris (la véritable statue détenant ce titre étant celle du trumeau de la porte du cloître). Elle est datée du XIVe siècle et provient de la chapelle Saint-Aignan située dans l'ancien cloître des Chanoines de l'Île de la Cité. Elle fut transférée à Notre-Dame en 1818 et placée d'abord au trumeau du Portail de la Vierge en remplacement de la Vierge du XIIIe siècle mutilée en 1793. En 1855, Viollet-le-Duc la posa à son emplacement actuel.
 
La statue de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus
Louis Castex, a réalisé cette statue en calcaire, probablement pour des raisons de moindre coût. Lors de le la consécration de l’église, en septembre 1931, la statue n’est pas encore en place et a été vraisemblablement installée dans les mois ou les années qui suivirent la cérémonie, en 1932 ou 1933, date du chemin de croix de René Sibertin-Blanc. Cette statue illustre parfaitement le talent profondément personnel de Louis Castex, marqué par un mysticisme catholique et un refus de l’effet qui s’illustrent dans une sculpture sereine, d’esprit et de forme classiques, d’épure, l’attention étant portée au visage qui concentre l’intériorité et la vérité du sentiment. Il peut ainsi être rattaché au style dit du Retour à l’Ordre caractérisant une part non négligeable de la production artistique française, au cours des années 1920 et 1930. La statue se situe à gauche de la porte sud du transept. Elle est représentée, grandeur nature, en pied, serrant contre sa poitrine une croix et des bouquets de rose.
 
La statue de Saint-Denis La statue de Saint-Denis
Issu de la communauté chrétienne de Lyon, Saint Denis fut envoyé à Paris pour y fonder l’Eglise au IIIe siècle. Il en devint le premier évêque. En l’an 257, il fut décapité à Montmartre avec ses compagnons après avoir été repéré par un gouverneur romain. Il se serait alors relevé, marchant pendant six kilomètres avec sa tête dans les bras, et aurait donné cette dernière à une croyante avant de s’écrouler. C’est en ce lieu que la basilique de Saint-Denis fut construite pour rendre hommage à l’évêque.
Son martyre est évoqué plusieurs fois à Notre-Dame de Paris :
Au portail de la Vierge, à gauche de la façade, Saint Denis, entouré de deux anges, est reconnaissable à la tête qu’il porte entre ses mains. A ses pieds, un homme tenant une hache, tandis qu’un panneau présente le forfait du bourreau.
Au portail sud, dédié à Saint Etienne, diacre qui fut le premier des martyrs chrétiens, Saint Denis est à nouveau représenté : ici, il tient sa calotte crânienne et non la tête ; à ses côtés, ses deux compagnons martyrs : le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique.
Dans la Rose Sud, un médaillon le représente tenant sa tête sur ses genoux.
Son martyre figure également sur un panneau de bois des stalles du chœur.
Une statue de Nicolas Coustou, dans le transept nord, le représente.
Dans les grandes verrières du chœur, il est représenté au milieu des évêques de Paris.
 
Le Monument aux soldats britanniques
Presque face à la statue de la Vierge Notre-Dame, sur le pilier sud-ouest de la croisée, se trouve le mémorial au million de morts de l’Empire Britannique tombés durant la Première Guerre mondiale et dont la plupart reposent en France.
 
Rosaces et croisillonsLa Rosace Sud

Le croisillon sud
On y trouve un tableau d’Antoine Nicolas, La Fontaine de la Sagesse réalisé en 1648. Tout près de là, se trouve une plaque rappelant que c’est dans la cathédrale Notre-Dame de Paris qu’a eu lieu le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc. On peut également voir dans ce croisillon une plaque signalant l’endroit où se trouvait Paul Claudel en décembre 1886, lorsque, âgé de 18 ans et brusquement touché par une illumination religieuse, il se convertit au catholicisme.
 
La rosace sud
L’énorme rosace de 13,1 mètres de diamètre, offerte par saint Louis et située au haut du mur d’extrémité du croisillon, conserve une partie seulement de ses vitraux d’origine, certains d’entre eux ayant été remplacés lors d’une restauration en 1737. La rosace souffrit encore lors de la révolution de 1830, suite à l’incendie de l’archevêché tout proche. Elle subit dès lors une nouvelle restauration menée par Viollet-le-Duc qui la fit pivoter de 15 degrés afin de lui donner un axe vertical robuste pour la consolider. Elle est organisée autour du Christ qui en occupe le centre. Tout autour sont représentées les vierges sages et les vierges folles, des saints et des saintes, des anges, des apôtres.
 
Le croisillon nord
On peut y voir contre le pilier nord-est de la croisée du transept, une statue de saint Denis, œuvre de Nicolas Coustou. Le mur de fond du croisillon nord comporte trois niveaux : une porte, surmontée d'un pan de mur sans ornement. Le deuxième niveau est constitué d'une claire-voie à neuf arcades de deux lancettes. Enfin un troisième étage est constitué de la rosace.
 
La rosace nord
À l’inverse de la rosace sud, la rosace nord a conservé presque intacts ses vitraux originels du XIIIe siècle. Le centre est occupé par la Vierge Marie. Autour d’elle gravitent les juges, les rois, les grands prêtres et les prophètes de l'Ancien Testament. La partie inférieure du mur de fond de ce bras du transept s'ouvre sur le portail du Cloître.
 
La rosace ouest
Cette rosace semble énorme, mais bien qu’elle soit de dimension non négligeable, il s’agit en fait de la plus petite des trois rosaces de la cathédrale. Elle mesure neuf mètres soixante de diamètre. Elle fut presque entièrement refaite par Viollet-le-Duc lors de la grande restauration du XIXe siècle. Au centre : la Vierge. Tout autour on peut voir les travaux des mois, les signes du zodiaque, les Vertus et les Vices ainsi que les prophètes.
 
Du centre du transept tournons-nous vers :
 
Le Choeur Le Chœur
Le chœur de la cathédrale est entouré d’un double déambulatoire. Il se compose de cinq travées rectangulaires ou droites surmontées de deux voûtes sexpartites. L’abside est à cinq pans, correspondant à cinq chapelles rayonnantes. L’élévation de la première travée est semblable à celle du transept, c’est-à-dire comporte quatre niveaux : une petite rose est intercalée entre le niveau des tribunes et celui des fenêtres hautes. Par contre les autres travées y compris celles de l’abside, ont une élévation à trois niveaux, semblable à celle de la nef (grandes arcades, tribune et fenêtres hautes). Tout autour du chœur, la tribune est éclairée par des baies à deux lancettes, structure que l’on retrouve au niveau des fenêtres hautes. Les deux lancettes de ces dernières sont surmontées d’un grand oculus. Le chœur de la Notre-Dame a été profondément remanié au début du XVIIIe siècle, lorsque Robert de Cotte implanta le vœu de Louis XIII suivant la décision de Louis XIV. Les travaux d’installation du dit vœu se déroulèrent de 1708 à 1725 et se terminèrent donc bien après la mort de Louis XIV. La cathédrale subit alors quelques pertes irréparables, telles la démolition du jubé du XIIIe siècle, la destruction d’une bonne partie de la superbe clôture du chœur, chef-d'œuvre du XIVe, la destruction d’anciens tombeaux, des stalles et du maître-autel. En revanche quelques chefs-d'œuvre nouveaux, toujours présents aujourd’hui, firent leur apparition. Toute la décoration du chœur avait été refaite par Robert de Cotte. Lors de la restauration du XIXe siècle, Viollet-le-Duc désirant en revenir au style essentiellement gothique de l’édifice, supprima certaines des transformations effectuées à cette époque par de Cotte, telles le revêtement des arcades gothiques par des colonnes classiques en marbre supportant des arcs en plein cintre. Il supprima aussi le maître-autel de de Cotte pour en revenir à un autel du Moyen Âge. Du chœur du XVIIIe siècle, il reste cependant encore les stalles et les sculptures que l'on voit derrière le maître-autel. Pour satisfaire au nouveau rite catholique défini au Concile de Vatican II, le chœur a été quelque peu agrandi, il occupe désormais également la moitié orientale de la croisée du transept. Un nouvel autel a été commandé par l’archevêque Jean-Marie Lustiger et occupe ce nouvel espace, bien visible à la fois de la nef et des deux croisillons du transept. Situé ainsi près du centre de la cathédrale, le nouvel autel, en bronze, a été réalisé par Jean Touret et Sébastien Touret, artistes d’art sacré, en 1989. On peut y voir les quatre évangélistes (Saint Mathieu, Saint Luc, Saint Marc et Saint Jean), ainsi que les quatre grands prophètes de l’Ancien Testament, à savoir Ézéchiel, Jérémie, Isaïe et Daniel. À l’est du chœur, non loin de l’abside on trouve toujours l’ancien maître-autel créé par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, avec à l'arrière-plan les superbes statues implantées au début du XVIIIe siècle par l’architecte Robert de Cotte et faisant partie du vœu de Louis XIII.
 
Puis nous entamons le tour des chapelles du déambulatoire (à droite) et de la clôture du chœur (à gauche). On y trouve également de nombreux tombeaux :
 
Les chapelles du déambulatoire
 
La Chapelle Saint-Denis La Chapelle Saint-Denis est la douzième chapelle du déambulatoire. On y trouve le tombeau de Monseigneur Denys Affre, 126ème archevêque de Paris, tué au faubourg Saint-Antoine, lors des journées de juin 1848. Tombé à terre, il lève une branche d’olivier vers une inscription qui rappelle son dernier vœu : « Que mon sang soit le dernier versé ». Il voulait calmer les émeutiers qui avaient dressé des barricades dans le faubourg car l'armée avait amené des canons sur la place de la Bastille pour tirer sur les barricades. Le général Cavaignac voulut dissuader l'archevêque d'y aller, mais Mgr Affre voulait parlementer pour éviter que l'armée ne tire. Il fut applaudi sur la première barricade mais lorsqu'il arriva à la seconde, il reçut un coup de feu dans le dos, dans les reins. Il mourut deux jours après.
 
Le Trésor et la sacristie
Le trésor de Notre-Dame de Paris est exposé dans l'immeuble néogothique de la Sacristie du Chapitre, construit au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, et situé au sud du chœur de la cathédrale. On y accède par une des chapelles latérales droites du chœur. Le public peut actuellement le visiter tous les jours sauf le dimanche. On peut y voir notamment comme pièces prestigieuses la Couronne d’épines et d'autres reliques de la Passion du Christ, ostensoirs et reliquaires, un grand lutrin à la baroque envolée, une collection de camées des papes.
 
La Sacristie du Chapitre
Dans les années 1830, la construction d’une nouvelle Sacristie du Chapitre s’imposait. En effet, le bâtiment précédent, construit par Soufflot en 1758, d’abord gravement endommagé lors des émeutes du 29 juillet 1830, avait connu un triste sort le 14 février 1831. Ce jour-là en effet le palais archiépiscopal et la sacristie furent pillés et détruits. Le budget de 2 650 000 francs pour la restauration de la cathédrale, voté par l'Assemblée nationale en 1845, impliquait non seulement la réfection du sanctuaire, mais aussi la construction de cette sacristie, et ce pour un montant de 665 000 francs pour le gros œuvre. Comme on l’a vu, l’édification de cette dernière s’avéra bien plus coûteuse, le sous-sol très instable nécessitant des fondations profondes de quelque 9 mètres. Quant au style, Viollet-le-Duc opta pour celui du XIIIe siècle pour le mettre en harmonie avec le chevet de la cathédrale. La sacristie est reliée à la cathédrale par deux bras parallèles enserrant de ce fait un espace affecté à un petit cloître carré, le cloître du Chapitre.
 
Les vitraux de la Sacristie du ChapitreLes Vitraux
Les vitraux avaient été prévus blancs au départ, mais Prosper Mérimée ayant souligné les inconvénients de cette absence de coloration, on en vint rapidement à mettre en place des vitraux de couleur. Ceux de la salle principale de l’édifice qui représente une série d’évêques de Paris furent exécutés par Maréchal de Metz. Les arcatures des galeries du cloître possèdent dix-huit verrières dont les vitraux sont de couleurs plus légères, œuvre d'Alfred Gérente d’après les dessins de Louis Steinheil. Ces verrières représentent la légende de sainte Geneviève, patronne de la ville de Paris. On peut voir au bas de chaque vitrail une inscription latine décrivant la scène. Seules, les six dernières scènes de la vie de la sainte peuvent être admirées par les visiteurs. Ce sont ceux qui se trouvent dans le couloir donnant accès au Trésor. Au sommet de la principale verrière du cloître, se trouve un vitrail représentant le Couronnement de la Vierge.
 
Reliquaires et reliques
Les pièces principales exposées au trésor sont les reliquaires de la Sainte Couronne d’Épines et d’un fragment de la Croix du Christ, ainsi qu’un clou de cette dernière. Ne sont présentés au public que les reliquaires que divers donateurs du XIXe siècle (dont Napoléon Ier et Napoléon III) offrirent pour les accueillir. Rappelons que lors de la Révolution le trésor fut pillé, et les divers objets qu’il contenait éparpillés ou détruits. La pièce centrale du trésor est le reliquaire de la Croix Palatine qui s’y trouve depuis 1828. On la nomme ainsi parce qu’elle a appartenu à la princesse Palatine Anne de Gonzague de Clèves morte au XVIIe siècle. Ce reliquaire est destiné à contenir un morceau de la vraie Croix ainsi qu’un clou de cette dernière. On y trouve une lame en or avec inscription en grec attestant que le fragment a appartenu à l’empereur byzantin Manuel Ier Comnène mort en 1180. Autre pièce de grande valeur, l’ancien reliquaire de la Sainte Couronne d’Épines qui fut créé en 1804 par Charles Cahier. La Couronne d’Épines fut acquise de Baudouin II de Courtenay, dernier empereur latin de Constantinople, par saint Louis, roi de France. Elle est visible durant le carême et la Semaine Sainte. Lors de la restauration de 1845 effectuée par l’équipe de Viollet-le-Duc, la création d’une nouvelle châsse-reliquaire pour la Couronne d’Épines s’imposa. Ce nouveau reliquaire, en bronze et argent doré, diamants et pierres précieuses, date de 1862. Il a une hauteur de 88 cm pour une largeur de 49 cm. Il fut réalisé d’après le dessin de Viollet-le-Duc par l’orfèvre Placide Poussielgue-Rusand, le même qui exécuta la Couronne de lumière de la cathédrale. Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume a collaboré à sa réalisation pour la sculpture des figures. Le trésor contient aussi des reliques de saint Louis, roi de France : des vêtements, un fragment de sa mâchoire et d’une côte.
 
Les Reliques de Notre-Dame
Très curieusement, l’immense majorité des Parisiens ignore totalement que la couronne d’épines du Christ, considérée comme la seconde relique la plus importante de la chrétienté après le saint Suaire de Turin, est présentée dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris à la vénération des fidèles, une fois par mois. Les autres reliques de la Passion du Christ – un clou ainsi qu’un fragment de la croix – sont également à Notre-Dame. Chaque premier vendredi du mois, une atmosphère d’un recueillement exceptionnel, les chevaliers du Saint-Sépulcre ont donc la charge de montrer la sainte couronne à la foule des fidèles. La première allusion faite de la sainte relique date de l’an 409, quand Saint Paulin de Nole la mentionna parmi les reliques de la basilique du Mont Sion à Jérusalem. Transférées à Byzance pour les mettre à l’abri des pillages de l’Empire perse, les reliques furent ensuite vendues en 1238 aux Vénitiens par l’empereur latin Baudoin de Courtenay qui connaissait de graves difficultés financières. Le roi Saint-Louis (1216-1270) les leur racheta en 1239 et fit construire un reliquaire à leur mesure : la Sainte-Chapelle. Après la Révolution, les reliques furent confiées aux chanoines du chapitre de Notre-Dame. Au XIXème siècle, enfin, deux reliquaires furent réalisés pour abriter la sainte couronne, l’un commandité par Napoléon Ier et l’autre par Napoléon III. Ils sont vides mais restent visibles dans le trésor de la cathédrale.
Chaque premier vendredi du mois et les vendredis du Carême, de 15h à 16h ainsi que le vendredi saint de 10h à 17h. www.cathedraledeparis.com  01.42.34.56.10.
 
La Chapelle Saint-Guillaume La Chapelle Sainte-Madeleine est la onzième chapelle du déambulatoire contenant la sépulture de Mgr Sibour. Ce dernier, comme Mgr Affre et Mgr Darboy, fut assassiné au cours du XIXe siècle. Il fut poignardé par un prêtre à l'esprit dérangé (et destitué). Le Monument représente Monseigneur Sibour, agenouillé et les mains jointes en train de prier. Le gisant de Mgr Dubois mort en 1929 se trouve dans le déambulatoire contre la clôture du chœur. Il a été réalisé par Henri Bouchard.
 
La Chapelle Saint-Guillaume est la dixième chapelle du déambulatoire. Elle est à double travée. Dans la première travée, mausolée du comte Charles d’Harcourt, mort en 1769. Cette œuvre, de Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785) se nomme « La Réunion conjugale ». Près des fenêtres se trouvent les statues agenouillées et mains jointes de Jean Juvénal des Ursins (1350-1431) qui fut prévôt des marchands de Paris et de son épouse Michèle de Vitry, morte en 1456.
La chapelle qui en regroupe deux plus petites est en fait dédiée à deux familles, les d’Harcourt et les Juvénal des Ursins.
Y furent inhumés les d’Harcourt :
•    François d’Harcourt, maréchal de France,
•    Charles d’Harcourt, mort en 1769, lieutenant-général,
•    Louis-Abraham d’Harcourt, mort en 1750,
•    Marie-Anne Brûlart de Genlis, morte en 1750, veuve du maréchal de France Henri d’Harcourt,
•    Charles-Louise d’Hacourt, morte en 1750, veuve de Gabriel René de Maillot.
Egalement les Juvénal des Ursins :
•    Esprit Juvénal des Ursins,
•    Sa belle-mère, Marie-Madeleine Petit de Passy,
•    Son beau-père, Claude le Blanc, mort en 1728, ministre et secrétaire d’état,
•    Son fils, âgé de 18 mois.
 
La Chapelle Saint-Georges est la neuvième chapelle du déambulatoire. Elle est à triple travée. On y trouve :La Chapelle Saint-Georges
•    La statue à gauche et la peinture à droite de Saint-Georges terrassant le dragon datant du 19ème siècle,
•    A droite, le Monument de Monseigneur Darboy, archevêque (1863-1871), fusillé par la Commune. Il est représenté bénissant ceux qui vont le tuer,
•    Face à la chapelle, sur le mur séparant le chœur du déambulatoire, médaillon du cardinal Verdier, archevêque (1929-1940),
•    Parmi les vitraux, deux médaillons du XIIIème siècle qui avaient été confiés par Viollet-le-Duc, à un dépôt des Monuments Historiques et ont été mis en place ici en 1956. Le premier représente la tentation d’Adam et Eve, le second montre le sacrifice d’un taureau, d’où l’hypothèse qu’il aurait été commandé par le corps de métier des bouchers,
•    Au mur, « Magnificat », tableau de Jouvenet de 1716,
•    En face, dans le déambulatoire, gisant du cardinal Louis Ernest Dubois (1856-1929), archevêque de 1910 à 1929.
En 1758, trois caveaux furent creusés dans ces chapelles où furent inhumés les chanoines de l’église de Paris. Urbin Robinet fut le premier le 1er octobre 1758. Le 14 août 1758, lors des travaux de creusement de ces travaux, on découvrit une dizaine de cercueils de plomb et différents ossements avec épitaphes et inscriptions allant de 1350 à 1590. Tous ces restes furent ré-inhumés dans le caveau de la Chapelle Saint-Crépin.
 
La clôture du Nord La Clôture du chœur sud
Les panneaux de la clôture du chœur ont été sculptés au début du XIVème siècle. La partie nord fut réalisée par Pierre de Chelles entre 1300 et 1318. Puis Jean Ravy mit en œuvre la partie sud et commença la partie tournante. Celle-ci fut achevée en 1351 par Jean le Bouteiller. Aujourd’hui, il ne subsiste plus que la partie nord et la partie sud, le reste ayant été détruit au début du XVIIIème siècle.
 
Marie-Madeleine
La scène montre un jardin entouré d’arbres. Il y là un homme qui demande à Marie-Madeleine : « Qui cherches-tu ? ». Mais elle ne le reconnaît pas et le prend pour un jardinier. D’où la bêche dans les mains de Jésus. Les arbres sont symboliques et jouent un grand rôle.
 
Les Saintes Femmes
Devant elles, Jésus est représenté, en guise de trophée, une croix ornée d’une oriflamme blanche. Avant cette scène avait eu lieu celle de la rencontre des trois femmes avec l’ange.
 
Pierre et Jean
Dans ce panneau est montrée d’abord une rencontre entre le Christ et Pierre, seuls. L’apparition a lieu dans une sorte de guérite qui veut figurer une grotte de la montagne, là où Pierre s’était retiré pour pleurer la mort du Christ. A côté de cette première rencontre, une autre a lieu, en présence de Jean cette fois, mais qui reste à l’écart.
 
Emmaüs
Ce sont des pèlerins qui reviennent de Jérusalem, une fois la fête de Pâques terminée. C’est pourquoi l’un d’eux porte à l’épaule la panetière qui renferme ses provisions et tient en main un bourdon (haute canne). Le sculpteur a voulu traduire la stupeur qui frappe les hommes lorsqu’ils découvrent, grâce à l’interprétation que leur donne Jésus des passages le concernant, que le prophète crucifié et maintenant ressuscité était bien le Christ. C’est pourquoi, le second disciple se retourne si vite vers lui que ses pieds sont encore dans la direction opposée.
Dans la seconde partie du panneau l’étonnement des disciples grandit lorsque, à table, le Christ prend le pain, le bénit, le rompt et le leur donne Le disciple à gauche est si surpris qu’il a encore son chapeau sur la tête Plus prompt, le disciple de droite s’est découvert et joint les mains.
 
Le soir de Pâques
C’est la première apparition de l’ensemble des Apôtres. Il faut que Jésus les rassure sur son identité et qu’il leur confirme qu’il est bien vivant, en mangeant un morceau de poisson grillé. C’est pourquoi nous voyons ici une table dressée où certains Apôtres sont assis, tandis que d’autres sont debout tenant des pains.
 
Thomas
Thomas est seul avec Jésus. Les autres Apôtres se sont dissimulés et cherchent à voit la scène par les fenêtres. Le plus curieux est resté dans le chambranle d’une porte. Pour rendre plus saisissante aux fidèles la reconnaissance de Jésus par Thomas, le sculpteur n’a pas hésité à faire toucher les plaies par l’incrédule, alors que le texte de Saint-Jean laisse supposer qu’il lui a suffi de voir pour croire.
 
La Pêche miraculeuse
C’est la seconde. Elle confirme les Apôtres dans leur rôle de pêcheurs d’hommes. S’ensuit le dernier repas pris par le Christ avec ses disciples. Comme les autres, il montre l’importance attachée par Jésus au repas prit en commun, signe de partage fraternel. Enfin, sur la gauche du panneau, se trouve la scène célèbre où Jésus fait affirmer par trois fois à Pierre l’amour qu’il lui porte. C’est le contrepied du triple reniement de Pierre dans la nuit du Jeudi Saint. Pierre est presque aussi grand que Jésus. Est-ce que cela veut dire que Pierre avait une prépondérance sur tous les autres hommes.
 
L’Envoi en mission
Conformément à la promesse qu’il avait faite aux saintes femmes, Jésus rejoignit les Apôtres en Galilée. Ils se prosternèrent, mais quelques-uns doutèrent. Ici le Christ tient le livre de la vie dans ses mains. Parmi ceux qui sont présents, prosternés ou non, rien ne permet de déceler ceux qui doutent.
 
L’Ascension
A sa dernière apparition, Jésus reproche à ses disciples leur incrédulité à l’égard de la Résurrection, annonce la condamnation de ceux qui ne croiraient pas, mais aussi le salut à ceux qui seraient baptisés et croiraient. Les Apôtres sont séparés en deux groupes, certains se tenant encore à table, ce qui évoque le repas qu’ils étaient en train de prendre.
 
Au passage, observons dans le chœur les statues :
 
Les statues du Chœur
La statue de Louis XIII
La statue de Louis XIII
Cette statue de Louis XIII, œuvre de Coysevox, se trouve à droite de la statue de la Pieta, dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame. Ainsi qu’il l’avait demandé au sculpteur, il offre à la Vierge sa couronne et son sceptre. Un dallage en marbre de couleur, dans lequel s’incruste un médaillon aux armes de Louis XIV, forme le sol du sanctuaire. On appelle vœu de Louis XIII la consécration, le 10 février 1638, de la France à la Vierge Marie par le roi Louis XIII. Louis XIII a choisi de remercier la Vierge en lui donnant le patronage de la France suite à la grossesse de son épouse Anne d’Autriche après vingt-trois ans de mariage. L'histoire du Vœu est à replacer dans le contexte précis de la neuvaine de prières que la reine a réalisé pour demander un fils en l'honneur de Notre-Dame de Grâces (Cotignac) suite aux révélations du frère Fiacre, et qui s'est terminé le 5 décembre 1637. Neuf mois plus tard, le 5 septembre 1638, Louis XIV naît à Saint-Germain-en-Laye. De par le vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l'église elle-même n'est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale.
 
La statue de Louis XIV
Cette statue de Louis XIV se trouve à gauche de la statue de la Pieta, dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame. Le roi est agenouillé, portant la main à son cœur. Un dallage en marbre de couleur, dans lequel s’incruste un médaillon aux armes de Louis XIV, forme le sol du sanctuaire.
 
La Piéta
La pietà en marbre (1712-1728) de Nicolas Coustou (1658-1733) est placée derrière l’autel. De part et d’autre de celui-ci se trouvent les statues des deux rois, Louis XIII par Guillaume Coustou et Louis XIV sculpté par Antoine Coysevox. Une série de six statues d’ange en bronze entourent l’ensemble et portent chacun un instrument de la Passion du Christ : une couronne d’épines, les clous de la crucifixion, l’éponge imbibée de vinaigre, l’inscription qui surmontait la croix, le roseau avec lequel le Christ fut fouetté et la lance lui ayant transpercé le cœur.
 
Les Anges du chœurLes statues des anges
Les anges que l’on trouve dans la cathédrale Notre-Dame, à droite et à gauche du chœur, en compagnie des statues de Louis XIII, Louis XIV et de la Pieta, sont au nombre de six, et portent les instruments de la Passion :
•    une couronne d’épines,
•    les clous de la crucifixion,
•    l’éponge imbibée de vinaigre,
•    l’inscription qui surmontait la croix,
•    le roseau avec lequel le Christ fut fouetté
•    la lance lui ayant transpercé le cœur.
 
Tombeaux et monuments funéraires
Albert de Gondi, duc de Retz, maréchal et pair de France.
Alexandre de Talleyrand-Périgord, 14ème archevêque de Paris.
Anne-Jules, duc de Noailles, pair et maréchal de France.
Antoine-Eléonor-Léon Le Clerc de Juigné (1728-1811), 10ème archevêque de Paris.
Auguste Sibour (1792-1857), 17ème archevêque de Paris. Chapelle Sainte-Madeleine.
Aymery de Maignac († 1384), 93ème évêque de Paris.
Charles Gaspar Guillaume Vintimille du Luc (1655-1746), 7ème archevêque de Paris.
Comte Henri d’Harcourt (1704-1769), lieutenant-général du roi. Chapelle Saint-Guillaume.
Denis Dumoulin († 1407), 100ème évêque de Paris. Marié, il embrassa l’état ecclésiastique quand il devint veuf. Inhumé dans le chœur, près du grand autel.
Denys Affre (1793-1848), 16ème archevêque de Paris dans la Chapelle Saint-Denis.
Emile Paul (Paolo Emilio) († 1529).
Emmanuel Suhard (1874-1949), cardinal et 25ème archevêque de Paris.
Etienne III de Bourret († 1325), 92ème évêque de Paris, inhumé dans le chœur,
Etienne IV († 1373), 92ème évêque de Paris. Il accueillit Charles V à Paris et assista au baptême du futur Charles VI. Inhumé dans le chœur.
Etienne Tempier († 1279), 81ème évêque de Paris durant un an. Bienfaiteur de Notre-Dame, il était très apprécié par saint-Louis puis par Philippe III le Hardi. Il est inhumé derrière le grand autel.
Eudes de Sully († 1208), 74ème évêque de Paris. Cousin de la reine Alix, troisième femme de Louis VII et chantre de la cathédrale de Bourges. En 1196, il succéda, comme évêque à Maurice de Sully avec lequel il n’avait pas de lien de parenté. Il continua les travaux engagés par son prédécesseur.
François de Poncher († 1532), 107ème évêque de Paris. Il succéda à son oncle Etienne de Poncher dont seul le cœur fut inhumé à Notre-Dame.
François Miron
François Morlot (1795-1862), cardinal et 18ème archevêque de Paris.
François-Harlay de Champvallon (1625-1695), 5ème archevêque de Paris, inhumé dans le chœur.
Gaultier II de Château-Thierry († 1249), 79ème évêque de Paris.
Geoffroy II (1158-1185), duc de Bretagne.
Georges Darboy (1813-1871), 19ème archevêque de Paris.
Gérard Gobaille († 1494) 104ème évêque de Paris.
Guillaume de Viole († 1567), 108ème évêque de Paris inhumé dans le chœur.
Guillaume IV Chartier († 1472), 101ème évêque de Paris. Inhumé dans le chœur.
Guillaume Juvénal des Ursins, homme politique français et célèbre enlumineur.
Hardouin de Péréfixe Beaumont († 1695), 4ème archevêque de Paris, inhumé dans le chœur.
Henri de Gondi (1572-1622) cardinal de Retz. 112ème et dernier évêque de Paris.
Hugues de Besançon († 1332), 86ème évêque de Paris, inhumé dans le chœur,
Hyacinthe de Quélen (1778-1839), 15ème archevêque de Paris. Chapelle Saint-Marcel.
Isabelle de Hainaut, reine de France.
Jacques du Châtelier († 1438), 99ème évêque de Paris.
Jacques-Bonne Gigault de Bellefonds (1698-1746), 8ème archevêque de Paris.
Jean Juvénal des Ursins, grand magistrat français.
Jean Simon de Champigny († 1502), 105ème évêque de Paris, victime d’une épidémie de typhoïde et de la peste, inhumé dans le chœur.
Jean Verdier (1864-1940), cardinal et 24ème archevêque de Paris.
Jean-Baptiste Bude de Guébriant, maréchal de France.
Jean-Baptiste de Belloy (1709-1808), 13ème archevêque de Paris. Chapelle Saint-Eloi.
Jean-François de Gondi, 1er archevêque de Paris.
Jean-Marie Aron Lustiger (1926-2007), 29ème archevêque de Paris.
Joachim du Bellay, poète français.
Léon Adolphe Amette (1850-1920), cardinal et 22ème archevêque de Paris.
Louis de Beaumont († 1492), 103ème évêque de Paris, inhumé à la porte du chœur,
Louis de Guyenne, duc de Guyenne, (1397-1415)
Louis du Bellay († 1541), chanoine et archidiacre de la cathédrale.
Louis-Antoine de Noailles (1651-1729), 6ème archevêque de Paris, duc et pair de France. Chapelle Saint-Louis.
Louis-Ernest Dubois (1856-1929), cardinal et 23ème archevêque de Paris.
Maurice Feltin ( 1883-1975), cardinal et 26ème archevêque de Paris.
Philippe de France (1132-1161), fils de Louis VI le Gros et d’Adélaïde de Savoie.
Pierre d’Orgemont († 1409), 94ème évêque de Paris. Conseiller au Parlement de Paris, président de la Chambre des Comptes.
Pierre de Gondi (1533-1616), cardinal et 111ème évêque de Paris.
Pierre de Marca (1594-1662), 3ème archevêque de Paris, inhumé dans le chœur.
Pierre II de Nemours († 1219), 75ème évêque de Paris.
Pierre Lescot, architecte.
Pierre-Marie Joseph Veuillot (1913-1968), cardinal et 27ème archevêque de Paris.
Renaud de Beaune († 1606), chanoine de cette église, archevêque de Bourges puis de Sens.
Renoulf d’Homblières († 1288), 82ème évêque de Paris.
Simon Matiffas, dit de Bucy († 1304), 83ème évêque de Paris, inhumé en face de la Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs.
 
Continuons la visite avec les autres chapelles du déambulatoire et la clôture du chœur nord
 
La Clôture du choeur nord La Clôture du Chœur nord
Les panneaux de la clôture du chœur ont été sculptés au début du XIVème siècle. La partie nord fut réalisée par Pierre de Chelles entre 1300 et 1318. Puis Jean Ravy mit en œuvre la partie sud et commença la partie tournante. Celle-ci fut achevée en 1351 par Jean le Bouteiller. Aujourd’hui, il ne subsiste plus que la partie nord et la partie sud, le reste ayant été détruit au début du XVIIIème siècle.
 
La Visitation
A gauche, Elisabeth presse le sein de Marie comme pour attester à tous la réalité de son état.
 
L’Annonce aux bergers
Le sculpteur a voulu figurer la montagne de Judée sur laquelle se trouve Bethléem. Un ange déploie un phylactère où est écrit le mot hébreu : « Alleluia ». Dans une première scène, un des bergers, placé en haut de la montagne, et un autre en bas entendent l’ange. Dans une seconde scène, chacun des bergers se hâte vers la crèche.
 
La Nativité
La Vierge est représentée dans son lit, à demi-assise, la tête appuyée sur le bras. Son regard semble se fixer ailleurs. Il en est de même pour Joseph et pour l’enfant. Le sculpteur a voulu montrer ainsi qu’ils méditaient les Ecritures. Le berceau de Jésus est ^placé au-dessus du lit. Il est veillé par le bœuf et l’âne.
 
L’Adoration des Mages
Après avoir reçu différentes interprétations, l’adoration des mages est représentée par un homme qui s’agenouille, l’autre montre l’étoile du Salut et le troisième est entré dans une contemplation silencieuse.
 
Le Massacre des Innocents
Hérode à gauche, semble encourager directement le massacre comme s’il y assistait. Il est poussé dans sa rage par des démons placés auprès de son oreille ou aux fenêtres des maisons voisines. La scène est cruelle. Un des enfants tente en vain de s’accrocher à sa mère qui s’évanouit.
 
La Fuite en Egypte
Cette scène contraste avec la précédente par sa tendresse : Joseph marche aux côtés de l’âne, mais en tournant la tête vers la mère. Celle-ci contemple son enfant. Sur la droite, dans une sorte de logette, deux statuettes basculent, car, selon la légende, les idoles égyptiennes tombèrent au passage de Jésus. La légende ajoute que le troisième jour après avoir quitté Bethléem, Marie, fatiguée, s’arrêta sous un palmier et voulut en manger le fruit. Joseph fit remarquer combien l’arbre était haut. Alors l’Enfant ordonna à l’arbre de se courber. Le palmier obéit et tous furent rassasiés. L’arbre que l’on voit en arrière de la scène ne ressemble guère à un palmier, faute sans doute au sculpteur d’en avoir connu.
 
La Présentation au Temple
Siméon a voilé ses mains en signe de respect pour accueillir l’Enfant sur l’autel. A gauche, Marie garde toutes ces choses en son cœur. La prophétesse Anne porte un panier dans lequel se trouvent deux colombes qui seront offertes en sacrifice, comme le prescrit la Loi.
 
Jésus au milieu des docteurs
Le panneau exprime l’assurance de l’Enfant, la stupéfaction des docteurs de la Loi et l’émerveillement de la mère devant la science de son fils.
 
Le Baptême de Jésus
Jean-Baptiste verse de l’eau sur sa tête. La présence d’un ange est venue d’une tradition orientale selon laquelle, s’il fallait des diacres pour assister les catéchumènes dans leur baptême, il avait fallu au moins un ange pour celui du Christ.
 
Les Noces de Cana
A la gauche du Christ, la tête du marié est entourée d’un nimbe, comme s’il était un saint. La tradition antérieure au IXème siècle voyait dans le marié, Jean l’Evangéliste et dans la mariée, Marie-Madeleine.
 
L’entrée à Jérusalem
Des détails prouvent que le sculpteur a suivi l’Evangile selon saint Marc plutôt que celui de saint Matthieu, à une seule exception : les jonchées qui seront étendues au passage de l’ânon qui portait Jésus sont coupées aux arbres et non dans les champs. Par ailleurs, on voit que Jésus a enfourché l’ânon alors que les textes disent qu’il était assis dessus, ce qui correspond à la pratique orientale. Surtout, l’ânon sera désormais associé à la gloire du Sauveur dans la mémoire des hommes.
 
La Cène
Une grande table sur laquelle on aperçoit un calice et, semble-t-il, des miches de pain. Derrière, le Christ et les Douze. L’un d’eux, au bout de la table, à droite, semble dépourvu d’un nimbe, à la différence des autres. Peut-être s’agit-il de Judas ? Quant à celui dont la tête s’appuie contre la poitrine du Maître, ce ne peut être que Jean l’Evangéliste.
 
Le lavement des pieds
Le texte qui rapporte cet épisode de la soirée du Jeudi Saint était considéré au Moyen Âge comme fondamental pour l’institution du sacrement de la pénitence. A remarquer que celui qui se fait laver les pieds tient un livre à la main. C’est peut-être un évangéliste comme Matthieu ou, plutôt, Jean qui a rapporté l’épisode.
 
Le Jardin des oliviers
Jésus prie sous l’un de ces arbres, peut-être millénaire, qui donne l’huile sacrée. Il est à genoux, contre une pente escarpée – représentation de la montagne qui, selon la symbolique médiévale, était à la fois image du monde, temple véritable, rencontre de la Terre et du Ciel. Les Apôtres dorment. Jésus est seul. Un des évangélistes ajoute qu’un ange que le sculpteur a figuré ici, mais le Père, sans doute pour montrer qu’il entend la prière de son fils.
 
Les chapelles du déambulatoire
 La chapelle NOtre-Dame des Sept Douleurs
La chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs est la huitième chapelle du déambulatoire. Elle est à travée triple. C’est la seule chapelle de la cathédrale affectée de manière permanente au culte et à la prière. Le saint-sacrement y est exposé. De part et d’autre de l’autel se trouvent deux statues quasi identiques, à genoux et mains jointes des frères de Gondi.
•    Le maréchal Albert de Gondi mort en 1602, à droite.
•    Pierre de Gondi (1533-1616), évêque de 1568 à 1598, à gauche.
Quatre Gondi furent évêques ou archevêques de Paris entre 1568 et 1662, le dernier étant le cardinal de Retz qui laissa des Mémoires célèbres sur l’époque de la Fronde.
Simon Matifas de Bucy, 83ème évêque de Paris de 1298 à 1304, fut le promoteur et le réalisateur de cette chapelle. Les travaux commencèrent en 1296. Le gisant de Matifas se trouve dans le déambulatoire, face à la chapelle. Les vêtements sont ornés de pierreries incrustées dans le marbre.
Sur le mur droit, une fresque du 14ème siècle, restaurée au 19ème, montre la Vierge accueillant l’âme de l’évêque en présence de Saint-Denis et de Saint-Nicaise.
Y sont inhumés :
•    Albert de Gondi, maréchal de France,
•    Paule Françoise Marguerite de Gondi (1655-1695), épouse de François Emmanuel de Créqui, duc de Lesdiguières et maréchal de France,
•    Henri de Gondi, cardinal de Retz (1572-1622), 110ème et dernier évêque de Paris,
•    Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris,
•    Les entrailles de François de Harlay, mort en 1695, cinquième archevêque de Paris, duc et pair de France.
 
La Chapelle Saint-Marcel La chapelle Saint-Marcel est la septième chapelle du déambulatoire. Elle est à travée triple. Elle contient à droite :
•    Le Monument de 1818 de Monseigneur de Belloy, archevêque (1802-1808), à gauche,
•    Le Monument de Monseigneur de Quélen, archevêque (1821-1839),
Face à cette chapelle, sur le mur séparant le chœur du déambulatoire, médaillon du cardinal Suhard, archevêque (1940-1949).
Y furent inhumés :
•    Jean-Baptiste de Belloy (1709-1808), treizième archevêque de Paris,
•    Hyacinthe de Quélen (1778-1839), quinzième archevêque de Paris,
•    Charles Gaspard Guillaume de Vintimille (1695-1746), septième archevêque de Paris qui fonda cette chapelle pour la sépulture de sa famille, lui-même étant inhumé dans la crypte des archevêques.
 
La Chapelle Saint-Louis ou de Noailles est la sixième chapelle du déambulatoire. Elle est à double travée. On y trouve le monument du 19ème siècle du Cardinal de Noailles, archevêque (1695-1729). Seul son cœur se trouvait dans cette chapelle dans une urne de porphyre. Son corps fut inhumé dans la chapelle de la Vierge. Y furent inhumés :
•    Anne-Jules, duc de Noailles, pair et maréchal de France, transporté de l’église des Capucines en cette église le 3 décembre 1708, ainsi que tous ses enfants, eux aussi transférés du couvent des Capucines,La Chapelle Saint-Louis
•    Le corps de son fils aîné sans nom né le 2/10/1674 et mort le lendemain,
•    Louis Marie de Noailles (1675-1680),
•    Louis Paul de Noailles (1676-1685),
•    Anne Louise de Noailles (1679-1684),
•    Fils (1680-1685),
•    Jean Anne de Noailles (1681-1684),
•    Jules Françoise de Noailles (1682-1685),
•    Jean Emmanuel, marquis de Noailles (1692-1725),
•    Marie Christine de Noailles (1694-1696),
•    Marie Françoise de Bournonville (morte en 1748), veuve du maréchal,
•    Marie Amélie de Noailles (morte en 172), épouse du marquis de Château-Renault,
•    Jacques de Noailles, religieux, lieutenant général des galères (mort en 1712).
 
La Chapelle Saint-Germain est la troisième chapelle du déambulatoire sur la gauche. On y trouve à gauche :
•    Monument exécuté en 1865 de Monseigneur de Juigné, dixième archevêque de Paris (1785-1791).
•    Vitraux armoriés de Pierre de Vieil, le maître-verrier qui, aussi, détruisit sur l’ordre du Chapitre les vitraux des XIIe et XIIIe siècles, dans les fenêtres de la cathédrale
Y sont également inhumés :
•    Pierre Lescot,
•    Michel de Masle, prêtre, chantre et chanoine (†1662)
 
La Chapelle Saint-Ferdinand La Chapelle Saint-Ferdinand est la quatrième chapelle du déambulatoire sur la gauche. Les sculptures ont été commandées ou restaurées par Viollet-le-Duc. A gauche :
•    Médaillon de Monseigneur Beaumont (1746-1781), archevêque de Paris, puis au fond,
•    Monument au Cardinal Morlot (1857-1862), archevêque, et enfin à droite,
•    Monument du Maréchal J.B. de Budes, comte de Guébriant, mort en 1642 et de son épouse, Renée du Bec-Crespin, morte en 1659, qui fut ambassadrice extraordinaire du roi en Pologne, honneur que l’on n’avait encore jamais fait à une femme.
En outre, dans cette chapelle, furent inhumés :
•    Christophe de Beaumont (1703-1781), neuvième archevêque de Paris,
•    Jacques Charton, chanoine et pénitencier de l’église de Paris et supérieur général de l’Ordre des Carmes, mort en 1660.
•    Jacques Charton, neveu du précédent, prêtre de Pontoise, docteur de la faculté de Paris, chanoine pénitencier de l’église de Paris, mort en 1684.
•    Jean-Bernard Oursel ou Ourfel, mort en 1730, docteur en théologie de la faculté de Paris, chanoine pénitencier de cette église.
 
L’accès à la Porte Rouge
 
Les ClochesLes Cloches
Cet ambitieux projet permettra à la cathédrale Notre-Dame de Paris de retrouver le paysage sonore qu’elle possédait à la fin du XVIIIe siècle, patrimoine campanaire de tout premier ordre qui lui manquait et qui, par le passé, a largement participé à la renommée de l’édifice. Si le grand bourdon Emmanuel demeure aujourd’hui l’un des plus beaux vases sonores d’Europe, sinon le plus remarquable, comme s’accordent à le dire les campanologues, musiciens et musicologues, il n’en était pas de même pour les quatre cloches de la tour nord installées en 1856 et qui faisaient défaut. Défaut par la mauvaise qualité du métal employé (qui, outre un mauvais rendu acoustique, engendrait une usure importante), défaut par leur nombre, par leurs tailles, par leurs qualités acoustiques (elles n’étaient pas accordées entre elles) et défaut par le manque d’harmonie avec le bourdon avec lequel elles n’étaient pas non plus accordées. Ce sont donc des raisons musicales et d’utilisation liturgique de cette sonnerie (offices, carillon des heures avec des thèmes appropriés à chaque temps liturgique) qui, en ce XXIe siècle, ont prévalu au choix de la nouvelle composition. La mise en parallèle avec les éléments historiques (qui sont profusion dans le cas des cloches de Notre-Dame) a voulu que nous nous retrouvions en parfaite adéquation avec la situation de la sonnerie des tours à la veille de sa destruction, à savoir : huit cloches dans la Tour Nord et deux bourdons dans la Tour Sud, ensemble dont la base sera le bourdon Emmanuel. Ces choix ont été validés à l’unanimité par la Commission Supérieure des Monuments Historiques. En outre, l’installation d’un nouveau bourdon dans la Tour Sud, dont Viollet-le-Duc avait d’ailleurs prévu l’emplacement lors de la reconstruction du beffroi en 1845, permettra d’« économiser » le bourdon Emmanuel qui, du haut de ses 330 ans, doit ménager ses sonneries à la volée pour assurer sa pérennité.
C’est donc à travers cette œuvre patrimoniale contemporaine, qui s’inscrira dans la lignée des bâtisseurs de cathédrale à l’instar d’autres projets de ces 850 ans, que le paysage sonore de la fin du XVIIIe siècle pourra se faire entendre à nouveau sur le parvis de la cathédrale.
Suite à appel d’offre, la réalisation :
•    des huit cloches de la tour Nord est confiée à fonderie CORNILLE-HAVARD à Villedieu-les-Poêles (département de la Manche),
•    celle du bourdon Marie à la fonderie ROYAL EIJSBOUTS (à Asten aux Pays–Bas).
La fabrication des cloches est un travail d’extrême précision afin d’obtenir la sonorité souhaitée. Les décors sont réalisés en relief sur un moule puis le métal en fusion y est introduit, prenant la forme exacte de la cloche.
Le Choix des prénoms des nouvelles cloches rend hommage à des grands saints et des personnalités ayant marqué la vie du diocèse de Paris et de l’Eglise.
Pour la tour Sud :
•    Marie pour le petit bourdon, en l’honneur de la Vierge Marie. Nom du premier bourdon de Notre-Dame, fondu en 1378.
Pour la tour Nord et par ordre de taille décroissant :
•    Gabriel, en l’honneur de saint Gabriel, qui annonça la naissance de Jésus à la Vierge Marie. La plus grosse cloche de la Tour Nord portait déjà ce prénom au XVesiècle.
•    Anne-Geneviève ; en l’honneur de sainte Anne, mère de la Vierge-Marie et de sainte Geneviève, patronne de la Ville de Paris.
•    Denis, en l’honneur de saint Denis, premier évêque de Paris, vers 250, et patron du diocèse.
•    Marcel, en l’honneur de saint Marcel, neuvième évêque de Paris à la fin du IVe siècle.
•    Étienne, en l’honneur de saint Étienne, premier martyr, mais aussi nom de la basilique érigée à partir de 690 à l’emplacement actuel de la cathédrale.
•    Benoît-Joseph, en l’honneur du pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger pape depuis 2005.
•    Maurice, en mémoire de Maurice de Sully, 72e évêque de Paris, de 1160 à 1196, qui fit entreprendre en 1163 les travaux d’édification de la cathédrale actuelle.
•    Jean-Marie, en mémoire du Cardinal Jean- Marie Lustiger, 139e archevêque de Paris, de 1981 à 2005.
 
Après le passage du transept, on atteint les chapelles latérales nord :
 
Les chapelles latérales nord
La Chapelle Sainte-Clotilde
La Chapelle Sainte-Clotilde est la septième chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale.
Au fond, le tombeau du chanoine Yvert mort en 1468. Au bas d’une pierre dressée, le cadavre du chanoine est en proie aux vers. Au-dessus, il comparaît devant le Christ-Juge. Celui-ci, tel que l’Apocalypse le décrit, siège entouré d’anges dans une auréole, un double glaive sort de sa bouche. Ce tombeau est représentatif du sentiment d’horreur de la mort qui se répandit à partir du milieu du XIVe siècle, lorsque les premières épidémies de peste ravagèrent l’Europe. Mais, à côté de cette représentation, subsista celle qui exprimait l’attente, dans la confiance et l’humilité de la grâce du Sauveur, telle qu’on l’entrevoit dans les chapelles du chœur avec le tombeau de Juvénal des Ursins ou ceux des Gondi.
Un dernier may se trouve contre le mur nord-est du transept : La Prédication de Saint-Paul à Ephèse par Eustache Le Sueur (1616-1655).
 
La Chapelle Saint-Landry est la sixième chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale.
On y trouve :
Un tableau de J.-M. Vien de 1752 : Le martyre de Sainte-Catherine.
Un may de 1702 de Mathieu Elias : Les Fils de Scéva battus par le Démon.
Tombeau disparu de Charles de la Grange Trianon.
 
La Chapelle Notre-Dame de la Guadalupe est la cinquième chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale. Cette dédicace date de 1963, des Mexicains de Paris ayant demandé qu’une chapelle de la cathédrale fût affectée à des célébrations à l’intention de leur pays. On peut d’ailleurs apercevoir une mosaïque représentant la Vierge de Guadalupe.
On y trouve un may de 1687, de Louis Cheron : Le prophète Agabus, prédisant à Saint-Paul des souffrances à Jérusalem.
Tombeau disparu de Nicolas Parquet.
 
La Chapelle Saint-Vincent-de-Paul est la quatrième chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale.
On y trouve un may de Gabriel Blanchard le neveu de 1670 : Saint-André tressaille de joie à la vue de son supplice.
Monument du cardinal Amette, archevêque (1908-1920), par Hippolyte Lefebvre. De cette chapelle, on peut apercevoir, de l’autre côté de la nef, une grande chaire de bois et de bronze exécutée en 1860, sur des dessins de Viollet-le-Duc.
 
La Chapelle Sainte-Enfance est la troisième chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale.
Elle contient un may de Louis Testelin de 1655 : La Flagellation de Saint-Paul et de Saint-Silas.
 
La Chapelle Saint-Charles est la deuxième chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale.
On y trouve :
Un tableau de Lubin Baugin (1610-1663) : Vierge de pitié
Un may de Nicolas Loir de 1650 : Saint-Paul rend aveugle le prophète Barjesu et convertit le proconsul Sergius.
La Chapelle des Fonts baptismaux
La Chapelle des Fonts baptismaux est la première chapelle à gauche en entrant dans la cathédrale. Elle se trouve juste avant la croisée du transept. Les fonts actuels ont été exécutés d’après des dessins de Viollet-le-Duc. La cuve comporte une couverture en bronze dominée par une statuette de Saint-Jean-Baptiste. Des baptêmes d’enfants d’empereurs, de rois ou de princes eurent lieu à Notre-Dame au XIXe siècle :
•    9 juin 1811, le roi de Rome, par le cardinal Fesch, oncle de Napoléon,
•    1 mai 1821, le duc de Bordeaux, fils posthume du duc de Berry,
•    2 mai 1841, le comte de Paris en présence de son grand-père, le roi Louis-Philippe
•    16 juin 1856, le prince impérial, fils de Napoléon III
On remarque aux murs :
Un tableau de Jérôme Franck de 1585 : Nativité.
Elle contient également un may de 1634 de Jacques Blanchard : La Descente du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte.
 
Sortir par la porte de droite. Nous sommes revenus sur le Parvis.
 
Liens
Retrouvez d’autres articles portant sur Les Circuits Touristiques.
D’autres articles concernant le 4ème arrondissement peuvent vous intéresser.
D’autres articles se rapportant à Notre-Dame de Paris.
 
Sources
Divers Internet
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos Richard Desenclos 2008/2017