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 LES CIRCUITS DE PARIS

 Paris Circuits

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DECOUVRONS LE PARC MONCEAU ET SES ALENTOURS
 
 
 
 
 
Le Parc Monceau
 
Découvrons le Parc Monceau et ses alentours, quartier riche en hôtels particuliers logeant ambassades, musées, écoles, etc..
 
Comment s’y rendre
Métro : Monceau (ligne 2)
Bus : 30 arrêt Monceau
 
Le parc Monceau est un jardin d'agrément situé dans le VIIIe arrondissement. Il s'agit tout d'abord de l'ancienne propriété du duc de Chartres, qui fait dessiner, par Carmontelle, un « pays d'illusions » avec des fabriques de jardin : ferme suisse, moulins hollandais, pagode, pyramide, ruines féodales, temple romain disséminés le long de sentiers accidentés, de bouquets d'arbres et d'îles. Lors de la Révolution, le jardin est confisqué et devient bien national en 1793 ; puis, il redevient propriété de la famille d'Orléans sous la Restauration. En 1860, la ville de Paris achète le jardin : une partie est revendue aux financiers Pereire en vue d’un lotissement, tandis que l’autre sera aménagée par Jean-Charles Alphand. Les grilles sont de Gabriel Davioud. Limité au nord par le boulevard de Courcelles, le parc Monceau est entouré de plusieurs rues ou avenues créées par Pereire et bordées de luxueux hôtels particuliers dont certains donnent directement sur le parc. La plupart de ces voies portent des noms de grands peintres du XVIIe siècle : avenue Vélasquez, avenue Ruysdaël, avenue Van-Dyck, rue Rembrandt, rue Murillo. Le parc est traversé par l'avenue Ferdousi et l’allée de la Comtesse-de-Ségur. Les allées Michel Berger et Jacques Garnerin en font le tour. Au détour des bosquets se trouvent des statues en marbre d'écrivains et de musiciens. Le parc fait un kilomètre de circonférence et 8,2 ha. Un tour complet de parc mesure exactement 1 107 mètres (en contournant l'aire de jeu pour enfants, sinon il faut compter 990 mètres).
Le parc Monceau abrite des arbres spectaculaires dont un érable sycomore aux branches tordues, qui est le plus vieux (1853), le plus gros (4,18 mètres) et le plus haut de l'arrondissement (30 mètres). Sa circonférence impressionnante rivalise cependant difficilement avec celle du plus vieux platane d'Orient (1814) qui atteint 7 mètres ! L'imposante ramure d'un érable pourpre « à la peau d'éléphant » prospère au milieu d'une multitude d'autres arbres (pin laricio, micocoulier de Provence, paulownias, tilleuls argentés, féviers d'Amérique, arbre de Judée, tulipier de Virginie, arbre aux pochettes...) de petits arbustes et des corbeilles florales sans cesse changeantes. Le parc Monceau c'est aussi l'espace vert de l'arrondissement qui recèle la plus grande diversité d'oiseaux. Ils sont attirés par la hauteur des arbres et par la fraîcheur du bassin, sillonné par de grosses carpes et de plus petits poissons rouges. Si vous passez au mois de mai, vous assisterez au spectacle charmant des canards colverts escortés de leurs jeunes poussins. La mésange nonnette, qui est observée régulièrement dans le jardin, a la particularité de se déplacer toujours en couple. Le geai des chênes est aussi un habitué. Il est facilement reconnaissable grâce à son plumage beige très clair et à une tache sur l'aile d'un bleu éclatant. Ses cris sont peu harmonieux et certains sont capables d'imiter d'autres espèces, jusqu'aux miaulements d'un chat ! Volontiers distrait, il abandonne souvent involontairement des glands trop bien cachés, ce qui contribue à l'augmentation du nombre de chênes.
C’est au Parc Monceau qu’eut lieu le premier saut en parachute de l’histoire ! Un exploit que l’on doit au parisien André-Jacques Garnerin, qui s’élança en ballon du parc Monceau le 22 octobre 1797, et deviendra le premier homme à avoir effectué un saut en parachute.
 
Statues diverses du Parc
Le Joueur de billes, statue en pierre par Charles Lenoir (1878)
Le Jeune Faune, statue en pierre de Félix Charpentier (1886)
 
Le Pavillon de Chartres
Nous pénétrons dans le Parc Monceau à hauteur de la Rotonde.
 
Le Pavillon de Chartres ou la Rotonde
Entre les barrières de Courcelles et celle de Monceau, devait être construit un « bureau d’observation » sur la plaine donnant sur le jardin. Nicolas Ledoux en fit les plans. C’est l’actuelle rotonde à l’entrée du parc sur le boulevard de Courcelles, en bordure nord du Parc Monceau. Les travaux de construction du fossé et de la rotonde se firent en 1787 et 1788. C’est l’un des quatre pavillons d’octroi subsistants de l’enceinte des Fermiers Généraux. C’est un pavillon d'octroi néo antique entouré d'un péristyle de 16 colonnes. Lorsque le Mur des Fermiers généraux est détruit, il ne reste comme vestige que la Rotonde ancien bureau d'octroi.
 
Nous remarquons immédiatement sur la gauche :
 
Le Monument à Guy de MaupassantLe Monument à Guy de Maupassant
Monument à Guy de Maupassant par Raoul Verlet (1897), au pied du buste de l'écrivain « rêve une femme qui vient de lire un de ses romans ».
 
Dirigeons-nous par l’avenue Ferdoussi jusqu’à l’allée de la Comtesse de Ségur que l’on prend à gauche et passons devant (à droite) :
 
Le Monument à Ambroise Thomas Le Monument à Ambroise Thomas
Monument à Ambroise Thomas, par Alexandre Falguière (1902) ; le compositeur est représenté en méditation, tandis que Mignon, l'une de ses héroïnes, lui offre des fleurs.
 
La Pyramide
La pyramide du parc Monceau fut construite entre 1769 et 1773. Elle n’est donc pas d’époque. Elle est le résultat du travail d’une loge maçonnique. En effet, Philippe d’Orléans, commanditaire de la création et de l’aménagement du parc Monceau était grand maître du Grand Orient de France. La salle aménagée à sa base contenait à l’époque une statue de la déesse Isis. C’était un tombeau égyptien.
 La Pyramide
Et à gauche
 
Les Vestiges de L’Hôtel de Ville de Paris
Grande arcade style Renaissance, relique de l'Hôtel de ville incendié en 1871.
 
Nous arrivons à :
 
L'Avenue Velasquez L’Avenue Velasquez
Cette avenue, qui fait partie du parc de Monceau, a été ouverte en 1861. Elle a reçu en 1869 le nom du peintre espagnol Diego Rodriguez Velasquez de Sylva (1599-1660). Elle mesure 86 mètres.
 
2 – Ancienne propriété de la famille Lebaudy. Consulat de Perse en 1910. Siège de l'Agence française des investissements internationaux.
L'Agence française pour les investissements internationaux (AFII, nom international The Invest in France Agency) est un organisme français créé en 2001 pour assurer « la promotion, la prospection et l'accueil des investissements internationaux en France », en partenariat avec les collectivités territoriales. L'AFII a le statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), et est placée sous la tutelle du ministre chargé de l'Économie et des Finances et du ministre chargé de l'Aménagement du territoire. Elle est administrée par un conseil d'administration présidé par l'ambassadeur délégué aux investissements internationaux. Elle a été créée par l'article 144 de la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques, puis organisée la même année par un décret d'application. L'AFII, dont le siège se situe Boulevard Saint-Jacques dans le 14e arrondissement de Paris, dispose de services centraux et de 22 bureaux à l'étranger. L'AFII est également représentée dans une trentaine d'autres pays par la direction générale du Trésor et de la Politique économique (DGTPE). Au 1er janvier 2015, Ubifrance a fusionné avec l'Agence française pour les investissements internationaux, pour devenir Business France.
 
4 – Hôtel Goüin – Ancien hôtel du régent de la Banque de France, dont la femme fut assassinée en 1909 dans un train, par un permissionnaire ivre. L'hôtel passa ensuite à leur fils, Édouard-Ernest Goüin (1876-1922). Surélevé.

5 – Hôtel Chauchard – Le fondateur des magasins du Louvre, Alfred Chauchard, mort en 1909 après avoir légué au musée du Louvre sa collection de près de deux cents tableaux. Abrite depuis 1998 le siège de la Société civile des auteurs multimédia (SCAM).
La Société civile des auteurs multimédia (SCAM) est une société française de gestion des droits d'auteur. Elle a été créée le 11 mai 1981 par 24 auteurs-réalisateurs de documentaires dont l’objectif était de faire reconnaître le statut des réalisateurs de documentaires et d’obtenir la protection et la répartition de leurs droits à chaque diffusion de leurs œuvres. Elle compte en 2015 plus de 37 000 membres (réalisateurs, auteurs d'entretiens et de commentaires, écrivains, traducteurs, journalistes, vidéastes, photographes et dessinateurs). La SCAM les représente auprès du législateur, des producteurs et des diffuseurs. Elle discute, collecte et répartit leurs droits patrimoniaux, affirme leur droit moral et négocie leurs intérêts futurs. La SCAM gère les droits patrimoniaux de ses auteurs membres : le droit de représentation et le droit de reproduction. Le droit de représentation est la communication directe de l’œuvre au public (télédiffusion, radiodiffusion, VoD, podcast…), le droit de reproduction implique la fixation matérielle de l’œuvre sur un support (livre, CD, DVD…). La SCAM négocie avec les exploitants (télévision, radio, presse, TMP – télévision mobile personnelle –, internet…) des contrats prévoyant une rémunération pour les auteurs ; ces contrats apportent une sécurité juridique aux exploitants et leur permettent de diffuser toutes les œuvres déclarées au répertoire de la SCAM. Les sommes perçues en application de ces accords sont réparties entre les ayants droit des œuvres exploitées. Lorsqu’un exploitant signe avec la SCAM un contrat général, il acquiert le droit d’utiliser le répertoire de la SCAM. Ce sont les œuvres déclarées à la SCAM par ses membres qui constituent ce répertoire. La SCAM gère les droits des auteurs quel que soit le moyen de diffusion : télévision (hertzienne et numérique, câble, satellite, télévision mobile personnelle), radio, vidéo, internet, VoD, presse...La perception et la répartition des droits sont donc le cœur de métier de la SCAM. L'auteur doit adhérer à la SCAM et y déclarer ses œuvres pour percevoir des droits.
 
6 – Hôtel Jameson construit en 1868. Corps de bâtiment d’habitation ayant façade sur l’avenue Velasquez, précédé d’une plate-bande fermée par une grille, et élevé sur un sous-sol d’un rez-de-chaussée, d’un premier étage et d’un deuxième étage mansardé. L’hôtel compte cinq travées délimitées par des pilastres ioniques cannelés aux deux tiers. Des balustres en pierre protégeaient les quatre croisées du rez-de-chaussée haut (la cinquième travée étant occupée par la porte cochère), alors qu’au premier étage les deux fenêtres des extrémités s’ornent de deux balcons en saillie en fer forgé soutenus par des consoles de pierre ; les trois baies centrales possèdent des garde-corps également en fer forgé. Les croisées cintrées du deuxième étage s’ouvrent dans le brisis. En arrière de l’hôtel se trouvait une cour et au fond, en façade sur l’avenue de Valois, s’élevait un bâtiment en brique à usage d’écuries et remises. En 1888, le baron et la baronne de Boucheporn firent démolir le bâtiment des écuries au fond de la cour pour le remplacer par un autre édifice en pierre meulière et brique relié à l’hôtel par une aile. École primaire Valmonceau de l'Opus Dei et Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF).
 
Le Musée Cernuschi 7 – L’Hôtel Cernuschi – Hôtel construit par William Bouwens van der Boijen en 1873-1874, pour l’économiste et financier Henri Cernuschi, d’origine milanaise, disciple de Garibaldi, condamné à mort, gracié par l’intervention de Napoléon III, plus tard naturalisé Français, qui l’a légué, en 1895, à la Ville, avec ses collections asiatiques d’objets infiniment rares. Le musée Cernuschi, inauguré le 12 octobre 1895, n’a cessé de s’enrichir de chefs-d’œuvre artistiques de Chine et du Japon. Le musée Cernuschi est un musée parisien consacré aux arts asiatiques, et plus spécifiquement à ceux de l'Extrême-Orient : Chine, Japon, Corée et Vietnam. C'est le deuxième musée consacré aux arts asiatiques en France et le cinquième consacré à l’art chinois en Europe. Ce musée est créé initialement grâce au legs des collections fait en 1896 à la Ville de Paris par le financier Henri Cernuschi. Inauguré en 1898, c'est un des musées les plus anciens de la ville. Classé au sixième rang des musées municipaux de Paris, il reçoit environ 60 000 visiteurs par an. Il s'agit d'un des quatorze Musées de la Ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratif Paris Musées.
 
Au bout de cette très courte avenue, tourner à droite dans le boulevard Malherbes, puis plus loin à droite dans la rue de Monceau.
 
La rue de Monceau (du 68/73 au 41/46)
Cette rue conduisait à l’ancien village de Monceau. La rue de Monceau est une voie de l’ouest de Paris, dans le 8e arrondissement. Elle commence 188, boulevard Haussmann et se termine 89, rue du Rocher. La rue de Monceau est bordée de nombreux luxueux hôtels particuliers, bâtis pour la plupart sous le Second Empire. Certains d'entre eux furent habités par de grandes familles de financiers comme la famille Rothschild, la famille Ephrussi, la famille Camondo ou la famille Goüin.
 
63 – Le Musée Nissim de Camondo. L’Hôtel Moïse de CamondoLe Musée Nissim de Camondo
L’hôtel particulier du comte Moïse de Camondo (1860-1935) est la reconstitution d’une demeure élégante du XVIIIe siècle construite de 1911 à 1914 en bordure du parc Monceau par l’architecte René Sergent. Moïse de Camondo, collectionneur passionné, y a rassemblé meubles, tableaux, tapis, tapisseries, porcelaines et orfèvrerie du XVIIIe siècle français d’une qualité exceptionnelle. À sa mort en 1935, il lègue cet ensemble aux Arts décoratifs et à l’État français en souvenir de son fils Nissim disparu en combat aérien lors de la Première Guerre mondiale afin qu’il devienne le musée Nissim de Camondo.
 
61 – L’Hôtel Abraham de Camondo.
Construit en 1874-1875 pour le financier Abraham de Camondo par l'architecte Denis-Louis Destors. Vendu en 1893 par Isaac de Camondo à Gaston Menier (1855-1934), fils cadet d'Émile Menier, sénateur de Seine-et-Marne et directeur de la Compagnie du Chocolat Menier, qui a probablement fait construire les bâtiments annexes sur cour ainsi que le bâtiment sur rue. L'hôtel fut également la résidence de son fils, Georges Menier (1880-1933). Après leur mort la veuve de ce dernier, née Simone Camille Marie Legrand (1881-1972), quitta l'hôtel de la rue de Monceau pour aller habiter l'hôtel de Jarnac, rue Monsieur. Les façades et toitures sont classées à l'inventaire des monuments historiques.
 
55 – Hôtel de la famille Cattaui, banquiers égyptiens. Lieu du décès d’Edouard Pailleron en 1899.
52 – L’Hôtel de La Ville le Roulx (néo-gothique).
45 – L’acteur Louis de Funès y demeura dans les années 50/60.
 
Prendre à droite :
 
L'Avenue Ruysdael L’Avenue Ruysdaël
Rue ouverte vers 1861 par la Ville de Paris, et qui fait partie du parc de Monceau. Un décret du 11 septembre 1869 lui donna le nom du peintre hollandais Jacob van Ruysdael (Haarlem, 1628 ou 1629 - Amsterdam, vers le 10 mars 1682).
 
1 – L’Hôtel Crosnier – Ambassade d’Algérie - Voir 1, rue de Murillo.
2 - La chancellerie de l'Ordre de la Libération s'y installa de 1954 à 1967.
 
3 – L’Hôtel Dreyfus : hôtel acquis en 1874 par l'homme d'affaires Auguste Dreyfus (1827-1897), et qui a été après lui la résidence de sa veuve, Luisa González Orbegoso (1847-1924), marquise de Villahermosa1. Ancien petit commerçant en « objets, produits et denrées de luxe » au Pérou devenu un industriel richissime, Dreyfus y accumula d’extraordinaires collections d’œuvres d’art dont il fit dresser l’inventaire détaillé une dizaine d’années plus tard, qui mentionne des tableaux de maîtres anciens (Velasquez, Zurbaran, Murillo, Goya, Rubens, Ruysdael, Le Lorrain) et modernes (Courbet, Corot ou Meissonier), des tapisseries flamandes du XVIe siècle, des broderies au petit point du XVIe siècle espagnol, des tapisseries des Gobelins et de Beauvais, une collection de tabatières, bonbonnières, châtelaines et montres du XVIIIe siècle, des pièces d’orfèvrerie, des vases japonais ou chinois en bronze, des ivoires, jades, laques de Chine, des antiquités péruviennes, des porcelaines et faïences, des armes anciennes, etc. Au deuxième étage, se trouvait à côté de la bibliothèque le « petit cabinet des étoffes » où étaient conservées 335 pièces de tissus précieux estimés 8 000 francs : robes de Chine ou du règne de Louis XV, coussins en broderie persane de soie, coussins de gondole vénitien du XVIIIe siècle, morceaux de soie en lés d’époque Louis XV ou Louis XVI, broderie d’or, étoles et chasubles, chapes en damas ou en satin, passementerie et dentelles… Les onze coffres en bois qui contenaient un service en vermeil de la maison Odiot de 500 pièces dont 98 plats, les onze placards de l’office où se trouvaient les services de porcelaine et de cristal, ainsi que les vingt placards de la lingerie témoignaient également de l’opulence de la maison...qui marqua de même la « maison de campagne » de Pontchartrain, domaine acquis par Dreyfus en 1888 et que ses héritiers conservèrent jusqu'en 1932.
 
4 – L’Hôtel Menier : Hôtel particulier construit en 1875 pour M. Lecomte par l'architecte Jules Pellechet. En 1878, Gaston Menier achète l’hôtel à l'industriel originaire de Mulhouse Georges Michel dit Jules Koechlin (1816-1882) et fait exécuter des travaux de décoration intérieure, en particulier les belles mosaïques de l’escalier, qui portent la date de 1879, et qui sont classées. Il en prend possession en 1880, l’année de son mariage. En 1885, il fait construire par l'architecte Henri Parent les communs qui se trouvent dans la cour située derrière le bâtiment principal (les anciennes écuries ont conservé les anneaux où l’on attachait les chevaux ; l’emplacement où se trouve la collection Bouvet devait servir de remise pour les voitures). Au-dessus de ces communs se trouve l’étage construit en encorbellement et reposant sur un système d’arcs entrecroisés. Il est éclairé par de curieuses fenêtres mauresques dans le style de celles de l’hôtel d'Henri Menier rue Alfred-de-Vigny. Cet étage était occupé par une « salle mauresque » destinée aux réceptions et aux représentations théâtrales. Gaston Menier rapporte : « comme je manquais de place, j’avais fait construire des écuries souterraines desservies par une rampe en pente douce. Les voitures occupaient le rez-de-chaussée et au-dessus j’avais aménagé un grand salon de style mauresque qui a servi souvent de lieu de réunions pour les fêtes musicales, des bals et pour y jouer la comédie. C’est là en effet où nous avons joué des opérettes, notamment Orphée aux Enfers, La Fille de Mme Angot, Fleur-de-Thé, etc., dans le cadre restreint qui s’adaptait beaucoup mieux à ces œuvres charmantes que ces grands théâtres eux-mêmes dans lesquels ces pièces avaient été reprises. Ma femme, avec sa voix charmante, était "la prima donna" de la troupe qui également en faisaient partie nos amis : Georges Godillot et sa femme qu’on appelait "la Princesse" depuis que Dumas fils avait fait jouer sa jolie pièce La Princesse Georges, Elisa Raffard qu’on appelait "la Baronne" en souvenir d’un rôle d’une opérette de Delibes L’Omelette à la folle Embûche (sic), Marie Favier, Marie Lecomte, Marguerite Godillot étaient aussi de la troupe avec leurs maris et d’autres amis tels que René Cogniet et René Pépin-le-Haleur, pendant que Maurice Lecomte exécutait brillamment du violon. Notre théâtre comportait même un municipal, Albert Menier, et un pompier, qui est devenu célèbre, le peintre Forain. À la fin du premier acte de Orphée aux Enfers, mon fils Georges qui avait à l’époque 8 ans, était monté au premier étage avec son poney "Vulcain" ferré spécialement avec du caoutchouc ; il représentait ainsi la charge contre l’attroupement formé par le chansonnier Ange Pitou. [...] En 1892, j’ai eu le grand malheur de perdre ma femme, à la suite de la naissance de mon fils Jacques. [...] Je suis resté atterré et d’une telle façon que je n’ai même pas pu suivre son enterrement, conduit par mes frères Henri et Albert. Cette disparition a été pour moi une douleur très grande ; le petit Jacques ne se ressentait de rien et dès que cela fut possible je l’emmenai à Rentilly où je m’installais pendant toute l’année. Ce terrible malheur fut pour moi une épreuve excessivement dure et je n’ai pas perdu le souvenir de son amertume. Mon fils Georges qui avait 12 ans continuait à se développer à Rentilly où s’écoulèrent les premières années de mon fils Jacques. Ma belle-sœur Elisa était venue, avec son mari, son fils Maurice, sa fille Elène, s’installer à Rentilly et pendant 10 ans y ont habité, ainsi que le deuxième étage de l’hôtel de la rue de Monceau que j’avais acheté parce que j’avais un souvenir trop cruel de celui de l’avenue Ruydaël. » Gaston Menier avait également fait installer dans la salle à manger de son hôtel, en 1887, un célèbre petit train électrique de table qui apportait les plats devant chaque convive. Hôtel de M. P. Lozouet en 1910. Depuis 1953, l'hôtel abrite le Conseil national de l'ordre des pharmaciens.
 
Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens
L’ordre des pharmaciens est l'ordre professionnel des pharmaciens, c'est-à-dire l'organisme professionnel, administratif et juridictionnel de défense et de régulation de cette profession. L'Ordre est créé par une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française présidé par Charles de Gaulle le 5 mai 1945. « Il était nécessaire de créer une institution qui, tout en assurant la sauvegarde de la moralité professionnelle du pharmacien, devenait du même fait l'instrument de défense des intérêts de la société. C'est le public lui-même qui pâtit en fin de compte quand une crise de moralité survient dans le corps médical » (extrait de l'exposé des motifs du projet d'ordonnance du 5 mai 1945). Son siège est situé au 4-6 avenue Ruysdaël, dans le 8e arrondissement. L’idée d’une telle institution est née sous la IIIe République. Elle résulte du constat d’insuffisance de la législation du 21 Germinal An IX (11 avril 1803) qui a régi l’exercice de la pharmacie tout au long au XIXe siècle et jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Progressivement, puis de manière accélérée au début des années 1920, l’évolution rapide des structures commerciales a révélé une série de dysfonctionnements dans le secteur des médicaments et autres produits destinés à la santé qui portait de plus en plus préjudice au public. Une proposition de loi allant en ce sens a été adoptée par la Chambre des députés, au cours de la législature 1928-1932, puis transmise au Sénat. Le déclenchement de la guerre en 1939 suspendit l’adoption de ce texte. En 1940, le régime de Vichy écarte la création d’un ordre professionnel. Il supprime les syndicats professionnels et met en place une organisation corporative constituée de chambres départementales et de conseils régionaux des pharmaciens coordonnés par un Conseil supérieur de la pharmacie, dont les membres n’étaient pas élus mais désignés par les autorités administratives. Ces instances étaient chargées de défendre les intérêts matériels des pharmaciens, et d’exercer des actions disciplinaires à l’égard des professionnels. Une ordonnance du 5 mai 1945 supprime cette institution dénuée de toute légitimité démocratique. En 2010 l'Ordre National des pharmaciens est condamné par la commission européenne à une amende de cinq millions d'euros. Elle lui reproche d'avoir empêché la concurrence sur le marché des analyses médicales. C'est pourquoi elle a demandé à l'ONP de cesser immédiatement des pratiques qui ont lésé les patients.
 
6 - Hôtel Bieckert (1837-1913), Emile Bieckert brasseur alsacien qui avait fait fortune en Argentine avant de revenir vivre en France en 1889, passant le plus clair de son temps dans le Midi (en 1910).
 
Prendre la rue Murillo
 
La rue Murillo
Un décret du 10 août 1868 donna à cette rue, comme plusieurs autres rues autour du parc Monceau, le nom d'un peintre, ici le peintre espagnol Bartolomé Esteban Murillo (Séville, baptisé le 1er janvier 1617 – Séville, le 3 avril 1682). La rue Murillo a été créée en 1867 au moment du lotissement du parc Monceau par les frères Pereire.
 
1 - Hôtel Crosnier : Hôtel particulier de la seconde moitié du XIXe siècle ayant appartenu au financier Ernest Crosnier, directeur général des Sucreries Say, qui s'y est suicidé après l'effondrement de l'action de la société en 1905, consécutif à la faillite de sa filiale égyptienne au sein de laquelle des détournements avaient été opérés à des fins de spéculation boursière. Cet épisode a inspiré le roman de Maurice Druon Les Grandes Familles (1948). Représentatif des grands hôtels issus du lotissement des abords du parc Monceau, il présente une façade composée de deux étages carrés sur un soubassement semi-enterré orné de bossages. Les fenêtres cintrées du premier étage sont ornées de guirlandes. Le balcon du second étage est soutenu par de fortes consoles. La toiture est percée de lucarnes. L'hôtel abrite actuellement l'ambassade d’Algérie.

2 – Œuvre de l’architecte P. Boeswillwald, connu pour ses restaurations de monuments anciens dans la tradition de Viollet-le-Duc.

4-6 - Immeuble de style néo-Louis XIII construit par l'architecte Auguste Tronquois en 1869. Façade de trois étages carrés sur rez-de-chaussée en pierre et brique rouge organisée autour d'une cour séparée de la rue par des grilles. À l'alignement les grilles sont interrompues par un pavillon en pierre servant de conciergerie. La façade postérieure donne sur le parc Monceau. L'immeuble est très représentatif du lotissement luxueux autour du parc réalisé par Émile Pereire après 1860. Il s'agissait à l'origine de deux hôtels particuliers indépendants. Gustave Flaubert a habité au 4 de 1869 à 1875 (4e étage avec vue sur le parc Monceau). Anatole France a évoqué ce « petit appartement » avec son « petit salon, tendu de tapis d'Orient ».

6 - A été acheté en 1872 par l'industriel alsacien Antoine Herzog, propriétaire de terrains dans la plaine Monceau et fondateur de la Compagnie Immobilière de le plaine Monceau, qui s'y était installé quand l'Alsace est devenue allemande (cahier des charges du 14 janvier 1861 définissant les prescriptions architecturales).

8 - (et 16, rue Rembrandt) : Immeuble de rapport de style néo-Louis XIII en pierre et brique très similaire à celui des 4-6 ci-dessus, également réalisé par l'architecte Auguste Tronquois en 1869, et lui aussi organisé autour d'une cour séparée de la rue par des grilles coupées en leur milieu d'un pavillon en pierre servant de conciergerie. « Au 8 était le domicile du comte Gabriel de La Rochefoucauld et de la comtesse, née Richelieu2. Le comte Gabriel de La Rochefoucauld a signé des ouvrages de la plus fine qualité. Le salon de la comtesse, tout en restant très mondain, fut accueillant aux gens de lettres et aux artistes. Il fut un précieux lieu de rencontre : on ne cherchait point ici à composer une galerie des illustres qu'on aurait montrés en "liberté" (surveillée). On souhaitait seulement de susciter d'intéressantes confrontations entre gens de bonne compagnie et animés par un sincère amour des lettres françaises. ».

9 - Immeuble-hôtel construit à partir de 1870 par l'architecte Gustave Clausse. Il se réserva le rez-de-chaussée et le premier étage, en pierre et loua les étages supérieurs en brique. Dans la cour, sur le mur mitoyen en face de l'entrée, Clausse remonta une arcade et des chapiteaux fournis par Edmond Guillaume, architecte chargé de la démolition du palais des Tuileries. Un buste, peut-être d'Alphonse d'Este, provenant de Florence et deux chapiteaux vénitiens complètent cet ensemble. Les ouvertures du premier étage sont en plein cintre, ornées de céramiques polychromes et, à l'angle en pan coupé avec la rue Rembrandt, elles sont en serlienne. Le plafond du salon de cet étage fut décoré d'anges musiciens par le peintre Albert Gérard.
10 – L’Hôtel Viollier.
11 - Selon André Becq de Fouquières, « le nom des Hottinguer revient au 11, dans un immeuble où nous rencontrons aussi un célèbre sociétaire de la Comédie-Française, Jules Leitner, une comédienne, Mlle Préval, et, un temps, la cantatrice Lucienne Bréval. ».
12 – Relief sur le mur pignon au second étage.
14 - Hôtel particulier qui, quoique présentant une façade plus sobre que celui du 16, se rattache au même ensemble cohérent de la fin du XIXe siècle.
16 - Hôtel construit en 1878 par Tronquois (ou 1868) - date gravée en façade. En pierre de taille, il est décoré dans un style Renaissance (fenêtre à meneaux, lucarnes en pierre présentant un amortissement et des ailerons sculptés, toiture en bâtière). La cour donne sur la rue et à côté, une petite maison, en brique et pierre de taille, forme un ensemble avec l'hôtel. Hôtel de M. S. Elizade en 1910. L'hôtel a été restructuré en 2008 par les architectes Daniel et Michel Bismut pour accueillir l'ambassade de Singapour en France.
18 – Hôtel Siegfried élevé par l’architecte Pigny en 1880.
19 – Immeuble élevé en 1870 par J. Bourdais en brique et pierre, orné au dernier étage de portraits en céramique peinte de Raphaël, Michel-Ange, Murillo et Rubens.
21 - Hôtel de M. Viellard en 1910.

25 - Hôtel du comte J. d'Arlincourt en 1910, de style néo-Louis XIII en brique et pierres. Tourelle. Elevé en 1881 par Escalier sur une parcelle donnant aussi rue de Courcelles et rue de Lisbonne. Frise à rinceaux de feuillage sur la façade donnant rue de Courcelles.

26 - Hôtel de François de Cossé-Brissac, 11e duc de Brissac (1868-1944) et de la duchesse née Mathilde de Crussol d'Uzès, propriété de la duchesse d'Uzès, après 1902. Bureau culturel de l’ambassade d’Arabie séoudite.
 
Prendre la rue de Courcelles à droite pour atteindre la Place du Général Brocard, puis prendre à droite :
 
L’avenue Van DyckL'Avenue Van Dyck
Cette avenue, ouverte en 1861 par la Ville de Paris, reçut par un décret du 11 septembre 1869 le nom du peintre flamand Antoine Van Dyck (Anvers, le 22 mars 1599 - Blackfriars, le 9 décembre 1641). Autour du parc Monceau, plusieurs rues portent des noms d'artistes.
 
4 – L’Hôtel d’Uzès. Hôtel acquis en 1902 par la duchesse d'Uzès pour y loger une partie de sa nombreuse famille. L'hôtel appartient maintenant à la Maison de Clermont-Tonnerre.

5 – L’Hôtel d’Emile Justin-Menier.
Hôtel de style éclectique avec ornements sculptés de Jules Dalou, construit en 1870-1872 par Henri Parent pour l'industriel Émile Menier. Charlotte Andrée Whitcomb, qui épousa le comte Joachim Lepic en 19021, habitait l'hôtel en 1910. Aujourd'hui résidence privée en copropriété.
L'Hôtel Menier
6 – L’Hôtel de Reinach – Ecole.
Hôtel de Joseph Reinach (1856-1921). Il fut ensuite la résidence du maharajah de Baroda, Sayajî Râo III Gâekwâr (1863-1939), personnage fastueux, qui roulait dans une Rolls-Royce mauve et, selon André Becq de Fouquières « avait pensé faire pressentir les administrateurs de la ville de Paris afin qu'on lui vendît le parc Monceau – et par la même occasion l'ensemble des hôtels qui le bordent ! ». C'est aujourd'hui les classes maternelles et primaires de L’Ecole Internationale bilingue.
 
L’Ecole Internationale bilingue.
L’École internationale bilingue (EIB) (anciennement appelée EAB) est un établissement d'enseignement français, principalement basé à Paris. L'école accueille les enfants de 4 à 18 ans, de la maternelle au baccalauréat français ou international.
 
Ressortir de l’avenue et effectuer une incursion à droite dans :
 
La rue d’Alfred de Vigny
Numéros 1-9 et 2-16 : 8ème arrondissement
Numéros 11-fin et 18-fin : 17ème arrondissement
Précédemment rue Fournial et rue de Vigny, la voie porte depuis un décret du 2 mars 1867 le nom de l'écrivain, romancier, dramaturge et poète Alfred Victor, comte de Vigny (Loches, le 27 mars 1797 - Paris, le 17 septembre 1863, qui n'a toutefois jamais habité cette rue, ni même ce quartier.
 
2 - Hôtel particulier de Mme Bertin-Mention en 1910. Construction brique et pierre de style Louis XIII.
5 - Siège de la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (COFACE).

6 - Bel immeuble construit vers 1900 en style Louis XV. Ambassade de Guinée équatoriale.
7 - Selon André Becq de Fouquières : « La haute banque protestante, écrit André Becq de Fouquières, était largement représentée ici avec les Dollfuss, les Hottinguer et les Neuflize qu'on rencontrait au 7 ».
 
L'Hôtel Henri Menier 8 - Hôtel Menier : Hôtel de style néo-première renaissance française construit en 1880 par l'architecte Henri Parent pour Henri Menier (1853-1913), fils du fondateur du chocolat Menier. « M. Henri Menier, ingénieur chimiste, avait aménagé une dépendance de sa demeure en laboratoire, ce qui ne manquait pas d'inquiéter quelque peu les autres habitants de la rue. » L'édifice s'organise autour d'une belle cour d'allure médiévale. Il comporte un grand escalier d'honneur, une vaste salle de bal de 12 mètres de hauteur sous plafond, dotée d'un plafond à caissons, de boiseries de chêne et de fenêtres en vitrail. La façade arrière donne sur le parc Monceau. « Un dramaturge, qui fut illustre, eut pendant bien des saisons l'habitude de pousser sa table de travail, lorsque l'été était venu, sur cette terrasse balisée par deux lionceaux en pierre : c'était [...] M. François de Curel ». Hubert de Givenchy installa sa maison de couture au rez-de-chaussée en 1952 à 1958. L'hôtel abrite aujourd'hui le Conservatoire international de musique de Paris fondé en 1925 par Pierre Lucas.
9 - André Becq de Fouquières cite en 1954 : « M. Robert Mirabaud, dont l'hôtel du 9 est maintenant occupé par la direction d'une aciérie. » L'adresse correspond toutefois à un immeuble où le compositeur Reynaldo Hahn (1875-1947) s'installa en 1897 et où il reçut Marcel Proust, Catulle Mendès et Sarah Bernhardt.

10 - Hôtel Pereire : Construit pour Émile Pereire. « C'est [...] la branche catholique de la famille Pereire qui avait élu domicile rue Alfred-de-Vigny. Des fenêtres de la façade qui donne sur le parc Monceau, les propriétaires de l'hôtel du 10 pouvaient apercevoir, par-delà les frondaisons, la demeure des Pereire protestants, qui s'ouvre au 33 boulevard de Courcelles. (Les Pereire restés fidèles à la religion juive avaient, eux, choisi le Faubourg Saint-Honoré). » Avant la Seconde Guerre mondiale, un certain « baron von Kasper » y installa le siège d'une vaste opération d'escroquerie financière. Abrite aujourd'hui le siège de la Fondation Simone et Cino Del Duca, abritée par l'Institut de France.

14 - Hôtel ayant appartenu à Fernand Gavarry, ministre plénipotentiaire, directeur des affaires administratives et techniques au ministère des Affaires étrangères, qui participa à la renégociation de la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques. Il présida également la Fédération française des échecs de 1922 à 1929. Abel Hermant était un hôte assidu de ses soirées.
16 - Très bel immeuble d'angle avec le parc Monceau. André Becq de Fouquières écrit en 1954 : « Mme Jean Schneider habite toujours le 16. Bien qu'américaine – elle est née Marjorie Lane et nous arriva de Chicago – elle a écrit en langue française des poèmes que j'eus naguère l'avantage de préfacer. Son mari, le colonel Schneider, fut le médecin du Shah de Perse de l'ancienne dynastie. »
 
Revenir vers la rue de Courcelles et la prendre à gauche.
 
La rue de Courcelles
Numéros 1-11 et 2-94 : 8ème arrondissement
Numéros 79-fin et 96-fin : 17ème arrondissement
Le nom de la rue fait référence à l'ancien village de Courcelles où elle menait. Entre la rue de Monceau et le boulevard de Courcelles, la rue de Courcelles longeait originellement le parc Monceau, qui a été sensiblement diminué lors du lotissement de ses alentours par Émile Pereire à partir de 1860. Elle a ensuite été éventrée par le percement du boulevard Haussmann et de l'avenue Hoche (1857), ainsi que des rues de La Baume, du Docteur-Lancereaux, Rembrandt, de Lisbonne, Murillo ainsi que de l'avenue Van-Dyck. Ces percements ont entraîné la destruction de nombreuses maisons anciennes.
 
60 – Ambassade de Myanmar.
L'ambassade de Birmanie (Myanmar) en France est la représentation diplomatique de la République de l'Union du Myanmar auprès de la République française. Elle est située 60, rue de Courcelles dans le 8e arrondissement de Paris, la capitale du pays. Son ambassadeur est, depuis 2014, Han Thu.
 
58 – Plaque : "Lucienne Bréval de l'Opéra (1869-1935), l'immortelle interprète et créatrice des oeuvres de Gluck, Wagner, Massenet, Vincent d'Indy, G. Faure, habita cet immeuble de 1919 à 1935." Berthe Agnès Lisette Schilling, dite Lucienne Bréval (Männedorf, le 4 novembre 1869 - Neuilly-sur-Seine, le 15 août 1935) fut une soprano dramatique suisse naturalisée française.
 
51-57 – L’Hôtel le CollectionneurL'Hôtel Le Collectionneur
L’Art déco est un mouvement artistique né au cours des années 1910 et qui a pris son plein épanouissement au cours des années 1920. Il fut extrêmement vivace surtout dans les Arts décoratifs, l’architecture, le design, la mode et le costume. Le mot « Art déco » désigne le style qui triomphe à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui a lieu à Paris en 1925. Les façades ont nécessité un long travail de recherche pour réussir une synthèse parfaite entre les rythmes haussmanniens de l’architecture classique et le style très ornementé des Années 30. L’allusion aux constructions de Chicago de cette époque est saisissante. Lignes futuristes presque fantastiques, organisation symétrique des blocs de pierre, verrières en albâtre, bas-reliefs scellés constituent l’avant-scène d’une longue histoire. Dans l’esprit d’un grand paquebot transatlantique, l’espace hôtelier s’organise autour d’un jardin central bordé d’une pergola de verre qui incite à la promenade comme sur le pont d’un bateau. Quant à l’effet de perspective et de hauteur nécessaire à tout édifice faisant référence à cette époque, il est magnifié par la présence d’un escalier monumental inspiré des plans originaux qu’Auguste Perret (grand architecte et ingénieur des Années 30) réalisa pour le Centre Economique et Social du Trocadéro. L’exercice de style fut donc d’explorer le riche répertoire des matières et des techniques contemporaines associées aux matériaux nobles et aux savoir-faire des années 30. Alexandre Danan souligne que « le vrai exploit n’est pas tant dans la recherche de la réplique parfaite que dans l’effort d’imagination nécessaire 80 ans après, pour recréer l’effet de certains matériaux ».
 
Revenir vers le rue de Lisbonne et la prendre à droite.
 
La rue de Lisbonne
En vertu d'une ordonnance royale du 2 février 1826, la rue de Lisbonne fut ouverte sur les terrains de Jonas-Philip Hagerman et Sylvain Mignon, les deux spéculateurs à l'origine de la création du quartier de l'Europe. La rue reçut sa dénomination en référence la ville de Lisbonne, capitale du Portugal. La portion entre l'avenue de Messine et la rue de Courcelles fut ouverte en 1861.
48 - Habité par Jean Deschanel (1904-1963), homme politique, fils de Paul Deschanel, Président de la République française en 1920. « Au 48, voici le domicile de M. et Mme Jean Deschanel. M. Jean Deschanel est le fils de l'ancien Président de la République et l'arrière-petit-fils de Camille Doucet, qui devait être titulaire à l'Académie française du fauteuil d'Alfred de Vigny. ».

50 (angle avenue Ruysdaël) - Hôtel du baron Édouard Empain (1852-1929), ingénieur et financier belge, l'un des actionnaires de la Compagnie internationale des wagons-lits (en 1910). Aujourd'hui ambassade d'Algérie.

51 (angle 7, rue Rembrandt) - Immeuble d'habitation édifié en 1899 par l'architecte Gustave Rives à l'emplacement de l'hôtel particulier de l'architecte Antoine Gaétan Guérinot (1830-1891).
52 - Hôtel de Mme G. Martell (en 1910).
54 - Hôtel de style néo-Renaissance d'Emmanuel Rodocanachi (1859-1934), homme de lettres et historien (en 1910). « L'Électricité de France travaille à l'étude des aménagements hydrauliques dans l'hôtel du 54 qui fut celui où, chaque samedi, on faisait de la musique chez Mme Emmanuel Rodocanachi. »
64 - Hôtel de M. Boivin (en 1910). « La société Dunlop a installé ses bureaux dans l'hôtel Boivin. »
 
Arrivé à la hauteur de l’ambassade d’Algérie, prendre à droite la rue de Monceau (du 39/40 au 25/20).
 
33 - Hôtel qui appartenait en 1910 à Mme Jules Lebaudy née Amicie Piou (V. Famille Lebaudy) et qui était loué à M. L. Monnier.

31 - Pavillon de Madeleine Lemaire, peintre et aquarelliste surnommée en son temps « impératrice des roses ». Il est décrit par Marcel Proust dans un article intitulé « La cour aux lilas et l'atelier aux roses » - pastiche de Balzac - publié sous le pseudonyme de Dominique dans Le Figaro du 11 mai 1903 : « Les personnes qui, pour se rendre de l'avenue de Messine à la rue de Courcelles ou au boulevard Haussmann, prennent la rue appelée Monceau, du nom d'un de ces grands seigneurs de l'ancien régime dont les parcs privés sont devenus nos jardins publics, pour se diriger vers l'avenue de Friedland, ne manquent pas d'être frappées d'une de ces particularités archaïques, d'une de ces survivances qui font la joie des artistes et le désespoir des ingénieurs. Vers le moment, en effet, où la rue de Monceau s'approche de la rue de Courcelles, l'œil est agréablement chatouillé, et la circulation rendue assez difficile par une sorte de petit hôtel, de dimensions peu élevées, qui, au mépris de toutes les règles de la voirie, s'avance d'un pied et demi sur le trottoir de la rue qu'il rend à peine assez large pour se garer des voitures fort nombreuses à cet endroit, et avec une sorte de coquette insolence, dépasse l'alignement.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_Monceau .
 
Au carrefour avec la rue de Courcelles, remarquer à droite.
 
Maison Loo
La Pagode rouge, surprenant bâtiment librement inspiré d'une pagode chinoise construit en 1926 par l'architecte Fernand Bloch pour Ching Tsai Loo (1880-1957), ressortissant chinois venu faire ses études en France en 1900 et fondateur d'une galerie d'art d'Extrême-Orient. Le bâtiment actuel n'est peut-être que la transformation complète d'un hôtel particulier datant de la monarchie de Juillet. Le décor intérieur présente des plafonds à caissons et de belles boiseries laquées anciennes. La pagode abrite toujours la galerie C.T. Loo et Cie.
 
Prendre à droite :
 
La rue Rembrandt
Dans le voisinage du parc Monceau, où ont été groupés des noms de peintres, un décret du 10 août 1868 donna à cette rue le nom du peintre hollandais Paul Rembrandt Van Ryn (Leyde, le 15 juillet 1606 - Amsterdam, le 4 octobre 1669).
1 – Hôtel du baron Ferdinand Baeyens (1837-1914), construit par M. Ziegler (l'habitant en 1910)
2 - José Ariès, alors président de la banque de l'Union des mines y habita à partir de 1934.
4 – Hôtel Millard
6 – Hôtel de Billy
19 - Hôtel de James Stillman (1850-1918), l'une des premières fortunes des États-Unis (en 1910)
 
De retour dans le Parc Monceau, prendre à droite l’allée circulaire et faire le tour du parc. On rencontre successivement :
 
Le Monument à Charles Gounod
Monument à Gounod, par Antonin Mercié (1897), avec les personnages de ses opéras, Mireille, Juliette, Marguerite.
 
Le Monument à Edouard Pailleron
Buste d'Edouard Pailleron, par Léopold Bernstam (1906).
 
La NaumachieLa Naumachie
L’observation de la Naumachie du Parc Monceau, bassin ovale bordé d’une colonnade corinthienne provoque un double sentiment. On imaginera d’abord quelques ruines antiques exhumées. En regardant de plus près, on pourra être surpris par l’aspect préfabriqué des détails de l’ouvrage. La réalité est ailleurs. Ces colonnes sont le vestige du monument funéraire qu’avait imaginé Catherine de Médicis pour son époux Henri II. Provenant de Notre-Dame de la Rotonde, à Saint Denis, l’ensemble inachevé sera démonté en 1719 avant d’être récupéré par Philippe Egalité, au fait de son délire baroque pour sa « Folie de Chartres ». Cette église était destinée à la sépulture des Valois. A la mort de celui-ci en 1793, l’endroit sera réquisitionné par l’état. Lorsqu’en 1861, Alphand le transformera en Parc, ce dernier choisira de préserver l’ouvrage.
 
Poursuivre l’allée circulaire en passant devant la rotonde. Plus loin sur la gauche :
 
Le Monument à Frédéric Chopin
La sculpture de Jacques Froment- Meurice représente Chopin au piano, composant la marche funèbre. Aux pieds du musicien pleure la figure de la douleur, tandis que dans le fond, un ange répand des fleurs en s’élevant. Jacques Froment-Meurice (1864-1948) était issu d’une famille d’orfèvres renommés. Sculpteur et graveur en médaille, il collabora avec son père à la réalisation de pièces d’orfèvrerie. Le plâtre original du monument du Parc Monceau est conservé à Paris, dans le jardin d’hiver du musée de la Vie romantique.
 
Au croisement avec l’allée de la Comtesse de Ségur, prendre à gauche et admirer alors sur la gauche :
 
Le Monument à Alfred de Musset Le Monument à Alfred de Musset
Monument à Alfred de Musset en pierre, par Antonin Mercié (1906), celle-ci était auparavant devant le Théâtre Français (Comédie Française).
 
Revenir à la Rotonde.
Fin du circuit
 
Liens
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Sources
Guide du Promeneur du 8ème arrondissement
Wikipedia
Divers Internet
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2017