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 LES CIRCUITS DE PARIS
 
 
Paris Circuits
 
 
Voici la liste des articles se rapportant à la catégorie "Circuits".
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DE LA BASTILLE A LA MADELEINE
 
 
 
 
De la Bastille à la Madeleine
Un grand parcours sur la rive gauche nous permet de rejoindre La Madeleine en partant de la Bastille.
 
 
Comment s’y rendre
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8)
Bus : 20/29/65/69/87 arrêt Bastille
 
 
Dirigeons-nous vers le boulevard Henri IV
 
Le boulevard Henri IV débute sur l’île Saint-Louis, comprend une partie du Pont de Sully et se termine Place de la Bastille. Il mesure un peu plus de 700 mètres de long. Il a été ouvert en 1866 à travers d’anciens jardins du couvent des Célestins et porte ce nom depuis 1877.
 
46 – Le passage pour piétons situé à la hauteur de ce numéro se trouve à l’emplacement du pont-levis de la prison de la Bastille.
17 - Un immeuble bourgeois, construit par l'architecte G. Farcy en 1912 se trouve juste en face de la caserne.
 La Caserne des Célestins
12 – Emplacement de l’ancien couvent des Célestins. La Caserne des Célestins occupe le terrain jusqu’au 30. Musée de la Garde Républicaine.
La caserne des Célestins, édifiée en 1892, est le quartier de la cavalerie de la garde républicaine. Elle occupe le site de l’ancien couvent des Célestins construit sous François 1er et transformé en dépôt de bois pendant la Révolution. Sous le Consulat, une partie du couvent est transformé en caserne, et les derniers bâtiments du cloître sont démolis entre 1895 et 1901 lors de la construction de la nouvelle caserne.
Affecté à la Garde dès le début du XIXème siècle, cet ancien couvent des Célestins a perdu un tiers de sa superficie lors du percement du boulevard Henri IV. Auparavant, la cour permettait à l'ensemble du Régiment de Cavalerie de s'exercer simultanément.
Le manège a été construit par Batesti et est orné de sculptures d'Allard.
Aux Célestins se trouve :
•    l'Etat-Major de la Garde Républicaine,
•    l'Etat Major du Régiment de Cavalerie
•    Une partie du Régiment de Cavalerie.
•    l'Escadron Hors-Rang du régiment de Cavalerie (fanfare...)
On y trouve :
•    l'écurie de la Reprise des Douze.
•    l'écurie d'Etat-Major
•    l'écurie du 1er escadron
•    la Salle des Traditions : Musée de la Garde Républicaine.
 
8 – Bibliothèque de l’Arsenal.
La bibliothèque de l'Arsenal située dans le quartier de la Bastille, est l'ancienne résidence des grands maîtres de l'artillerie. Antoine-René d'Argenson, marquis de Paulmy, qui occupa cette charge au milieu du XVIIIe siècle, constitua à l'Arsenal une vaste collection encyclopédique de livres, de manuscrits, et d'estampes ouverte aux savants et gens de lettres. Confisquée à la Révolution, devenue bibliothèque publique en 1797, la bibliothèque de l'Arsenal fut rattachée à la Bibliothèque nationale en 1934. Elle est située au 1 rue de Sully, dans le 4e arrondissement, au sein du quartier de l’Arsenal (15e quartier de Paris).
 
Sur la place devant la bibliothèque se trouve La statue d’Arthur Rimbaud.
Cette statue en bronze, située place du Père-Teilhard-de-Chardin, à droite du boulevard Henri-IV est l'œuvre du sculpteur Jean-Robert Ipoustéguy (1920-2006). Intitulée l’Homme aux semelles devant, parodie du surnom donné à Rimbaud « l’Homme aux semelles de vent », elle a été inaugurée en 1984.
 
A proximité, Le Pavillon de l’ArsenalLe Pavillon de l'Arsenal
Créé en 1988, le Pavillon de l'Arsenal, Centre d'information, de documentation et d'exposition d'Urbanisme et d'Architecture de Paris et de la métropole parisienne, est un lieu unique où l'aménagement de la ville et ses réalisations architecturales sont mis à la portée de tous. La grande halle d'exposition du Pavillon de l'Arsenal propose trois types d'expositions. Au rez-de-chaussée l'exposition permanente « Paris, visite guidée. La ville, histoires et actualités » d'une surface de 800 m2, explique l'architecture de la ville et montre comment Paris s'est constitué au travers des siècles, son actualité et ses perspectives d'évolution à l'échelle du territoire, de la ville, du quartier et de la rue. Le premier étage accueille, sur 600 m2 trois grandes expositions temporaires par an qui développent un thème particulier. Elles se déroulent chacune sur un trimestre. Ces thèmes sont très divers. Parmi ceux-ci : l'architecture de béton, le logement parisien, le Paris d'Haussmann, Le Paris des maisons, ou encore 454 projets pour Paris 2012. Depuis l'ouverture du Pavillon de l'Arsenal, plus de quarante expositions de ce type ont été présentées au public. Sur les deux mezzanines situées au 2ème étage, sont organisées des galeries d'actualité, expositions consacrées à l'architecture française et internationale. Le Pavillon de l'Arsenal met également à la disposition du public un centre de documentation, une photothèque, un bar à journaux, un salon vidéo et une librairie-boutique.
 
Le square Henri Galli.
Dans ce petit square on peut apercevoir les soubassements de la « tour de la Liberté », vestiges de la Bastille, découverts lors de la construction du métro, en 1899, et transporté ici. Il doit son nom à Henri Galli, journaliste et homme politique parisien de la Troisième République. Créé en 1925, le square s'étend sur 2 000 m2. De forme triangulaire, il est encadré par le boulevard Henri-IV, le quai Henri-IV et le quai des Célestins. Il borde la Seine, d'où il fait face à l'île Saint-Louis.
 
2 à 6 – Maisons situées sur le terrain ayant fait partie de l’île Louviers.
 
 
La seconde partie du pont de Sully enjambe la Seine
 
L'Hôtel Lambert Sur l’île Saint-Louis, l’Hôtel Lambert.
L’hôtel Lambert est un hôtel particulier situé dans l’île Saint-Louis, au 2 de la rue Saint-Louis-en-l'Île. Cet hôtel, dont la façade, la rotonde et le jardin sont des plus magnifiques qui soient à Paris, a été bâti entre 1640 et 1644 par l’architecte Le Vau. Encore tout jeune, celui-ci montra ici ses immenses qualités d'architecte en sachant construire la plus magnifique des demeures du XVIIe siècle. Les peintres Lebrun et Lesueur travaillèrent cinq ans à décorer l’intérieur. On doit à Lebrun une galerie d'Hercule qui annonce la galerie des glaces de Versailles. Cet hôtel avait été construit pour un trafiquant notoire : Jean-Baptiste Lambert. À sa mort, quatre ans après, c’est son frère Nicolas Lambert de Thorigny dit Lambert le Riche, président à la Chambre des comptes qui en devint propriétaire. Sa charge qu’il remplit pendant 46 ans lui valut une immense fortune et il possédait plus de 14 maisons dans l’île Saint-Louis. Il fut condamné par une amende d’un million de livres pour sa compromission au moment du procès de Fouquet. En 1729, la propriété fut acquise par le fermier général Claude Dupin et dix ans après par le marquis du Châtelet dont la femme, Émilie du Châtelet, eut pendant plus de 15 ans une liaison avec Voltaire. L'hôtel Lambert passera successivement dans les mains de Salomon, Benjamin et Étienne de La Haye, Achille-René Davène, seigneur de Fontaine, l'achète en 1781. Cet hôtel, confisqué en 1794, sera rendu en 1802 et revendu, en 1813, à Jean Pierre Bachasson, comte de Montalivet, ministre de l’Intérieur de Napoléon, puis il sera la propriété de la famille princière polonaise Czartoryski. Le Prince Adam Jerzy Czartoryski, fils du prince Adam Casimir Czartoryski, dut quitter la Pologne après l'insurrection de novembre 1830. Il mourut à Montfermeil en 1861, à l'âge de 90 ans. Il donnait à l'hôtel Lambert des fêtes somptueuses et l’hôtel devint un foyer culturel polonais où l'on y rencontrait George Sand et Frédéric Chopin, Delacroix, Zygmunt Krasiński, Alphonse de Lamartine, Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Franz Liszt, et le poète Adam Mickiewicz. C'est pour le grand bal annuel que Chopin composa nombre de ses polonaises. Patriote polonais, le prince Czartoryski participa activement à maintenir vivante la « question polonaise » dans les chancelleries européennes. Le « Parti de l'Hôtel Lambert » rassembla ainsi la fraction libéral-aristocratique de l'émigration polonaise. Czartoryski créa de nombreuses institutions, telles que la Librairie polonaise, la Société historique de Pologne, un institut pour les jeunes filles polonaise et une école pour les jeunes gens polonais. C'est ainsi que l’hôtel Lambert devint le plus grand centre politique, culturel et social polonais hors de Pologne. La Bibliothèque Polonaise existe toujours et est située au 6 du quai d'Orléans, toujours dans l’île Saint-Louis. En 1862, l’hôtel Lambert est classé monument historique. Dans les années d’après-guerre, il a été habité par la comédienne Michèle Morgan, mais aussi par le milliardaire chilien Arthuro Lopez-Willshaw, et l’« homme du monde » Alexis de Redé. À partir de 1975, il a appartenu à la famille Rothschild jusqu’à la mort de Guy de Rothschild (2007), puis il a été revendu par ses fils à un frère de l’émir du Qatar (2007) qui souhaite le moderniser (ascenseurs, climatisation, garage creusé sous le jardin). Depuis, de nombreuses personnalités se sont opposées à ces transformations qui mettent en danger l'édifice. Trois recours — dont l’un gracieux auprès du ministre de la Culture —, en vue d’obtenir la suspension, l’annulation et le retrait de la décision du 11 juin 2009 autorisant les travaux à l’hôtel Lambert sont portés par l’association Sauvegarde et Mise en valeur du Paris historique, notamment en la personne de Jean-François Cabestan (architecte du patrimoine et maître de conférences à Paris I) amènent le juge des référés à suspendre le permis de construire, le 15 septembre 2009, dans l’attente de jugement au fond. Le 22 janvier 2010, le ministère de la Culture annonce la signature d'un accord amiable entre le propriétaire et l’association Sauvegarde et Mise en valeur du Paris historique, représentée par son président Pierre Housieaux. L’Hôtel abrite au second étage, à la hauteur de la galerie d’Hercule décorée par Le Brun, un minuscule cadran solaire méridional en marbre encastré dans le mur. En partie effacé, le cadran est visible du Quai d’Anjou, sur la rotonde, à gauche du balcon. Un important incendie se déclare dans la nuit du 9 au 10 juillet 2013, faisant de nombreux dégâts notamment dans les derniers étages et le toit, qui s'est effondré sur le cabinet des bains peint par Eustache Le Sueur.
 
1 – Cadran solaire entre deux fenêtres au niveau du deuxième étage. En face du 1 se trouve le square Barye.
Au 1, un polytechnicien, ingénieur à la SNCF, a scellé en 1958, au-dessus du balcon de son appartement au second étage, entre deux fenêtres, un cadran solaire déclinant du matin donnant l’heure locale vraie, le midi vrai moyen et le midi en temps universel. Le cadran a besoin d’être restauré.
 
Le Square BaryeLe groupe sculpté Thésée et le Lapithe
Le square est situé à la pointe amont de l'île Saint-Louis. De forme triangulaire, il est délimité au sud et au nord-est par les bras de la Seine, et au nord-ouest par le boulevard Henri-IV. Créé en 1938, le square s'étend sur 2 975 m2. En 2007, il a obtenu le label « espaces verts écologiques » décerné par Écocert. Le Monument à Barye, de Laurent Marqueste, est inauguré le 18 juin 1894, à proximité de la maison du sculpteur, située au 4, quai des Célestins. Il est principalement composé de répliques d'œuvres de Barye. Seul le portrait en médaillon représentant le sculpteur est dû à Marqueste. Les groupes en pierre de La Force et de L'Ordre flanquent le groupe sommital en bronze de Thésée combattant le centaure Biénor. Le Lion au serpent orne la base du monument. Les bronzes de Thésée et du Lion ont été envoyés à la fonte en 1942 sous le régime de Vichy. Cependant, en 2011, grâce au mécénat de la fondation pour la culture du groupe taïwanais Chi Mei (en), une nouvelle épreuve en bronze du Thésée, de taille légèrement inférieure, a été coulée et replacée sur son socle en pierre et, en 2014, une réplique en bronze du Lion, financée par le même mécène, a pris place sur le monument, rendant désormais à l'ensemble son aspect d'origine. C'est ce monument, érigé à la gloire d'un sculpteur très populaire à la fin du XIXe siècle, qui a donné son nom au square.
 
Le Pont de Sully
Reliant les IVe et Ve arrondissements dans l’axe du boulevard Henri-IV pour arriver boulevard Saint-Germain, il s’agit en fait en deux ponts distincts, chacun prenant appui sur l’extrémité amont de l’île Saint-Louis. Le pont vers la rive droite débute quai Henri-IV pour finir quai d'Anjou, et celui vers la rive gauche commence quai de Béthune pour déboucher sur les quais Saint-Bernard et de la Tournelle. Au XIXe siècle, les deux parties distinctes de ce pont étaient appelées Passerelle Damiette côté rive droite et Passerelle de Constantine côté rive gauche. Il s'agissait de deux passerelles suspendues construites par Surville. La première sera détruite pendant la révolution de 1848, l'autre (construite entre 1636 à 1638) s'écroulera suite à la corrosion de ses câbles en 1872. Le pont actuel fut construit en 1876, dans le contexte des grands travaux du baron Haussmann, et inauguré le 25 août 1877. Son nom honore Maximilien de Béthune, duc de Sully (1560-1641), ministre d'Henri IV. Ce double ouvrage est l'œuvre des ingénieurs Paul Vaudrey et Gustave Brosselin. Ils lui ont donné un angle d'environ 45 degrés par rapport aux berges, ce qui lui permet d'offrir une splendide vue sur les quais de l'île Saint-Louis et sur la cathédrale Notre-Dame de Paris. Sur le grand bras (long de 159 m), le pont est composé de trois arches en fonte de 46 m, 49 m et 46 m. Sur le petit bras (long de 82 m), une arche centrale en fonte de 42 m d'ouverture est encadrée de deux arches latérales de 15 m. Le pont possède une largeur de 20 m (12 m pour sa chaussée et 8 m pour les deux trottoirs).
 
 
L'Institut du Monde arabe L’Institut du Monde arabe
L'Institut du monde arabe (IMA) est un institut culturel parisien consacré au monde arabe. Il est situé au cœur du Paris historique, dans le 5e arrondissement, sur la place Mohammed-V entre le quai Saint-Bernard et le campus de Jussieu. L'édifice a été conçu par un collectif d'architectes (Jean Nouvel et Architecture-Studio) qui a tenté là une synthèse entre culture arabe et culture occidentale. La construction de ce bâtiment, bien qu'étant inscrite dans la politique de grands travaux voulus par François Mitterrand, a été décidée sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing en vue d'améliorer les relations diplomatiques entre la France et les pays arabes. L'IMA a été inauguré le 30 novembre 1987 par le président Mitterrand. L'Institut est membre du Forum des instituts culturels étrangers à Paris et d'Échanges et productions radiophoniques (EPRA). Il est parfois surnommé le « Beaubourg arabe », en référence au centre Beaubourg. L'Institut est soutenu par une fondation créée en commun par la République française et les États suivants, tous membres de la Ligue arabe : l'Algérie, l'Arabie saoudite, le Bahreïn, Djibouti, les Émirats arabes unis, l'Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Oman, le Qatar, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, le Yémen (à l'époque la République démocratique populaire du Yémen et la République arabe du Yémen). L'acte de fondation fut signé par ces États le 28 février 1980. Ces États fondateurs furent par la suite rejoints par trois membres de la Ligue arabe qui n'en faisaient pas encore partie : la Libye en 1988, puis l'Égypte et la Palestine en 1989. Le 14 octobre 1980, la fondation fut également reconnue d'utilité publique par un décret du ministre de l'Intérieur, Christian Bonnet, et du ministre des Affaires étrangères, Jean François-Poncet. Cette forme d'établissement est unique, qualifiée de sui generis. La façade nord est tournée vers le Paris historique, elle symbolise la relation à la ville ancienne, présente de façon allusive sur la façade. Dessinée par Jean Nouvel, la façade sud reprend les thèmes historiques de la géométrie arabe puisqu'elle est composée de 240 moucharabiehs. Ces derniers sont munis de diaphragmes qui peuvent s'ouvrir et se fermer ; ceci devait initialement se faire en fonction de l'ensoleillement, afin de remplir le rôle de régulateur thermique, mais les cellules photoélectriques chargées de piloter ce dispositif ont montré des défaillances, si bien que l'ouverture et la fermeture se font désormais à chaque changement d'heure. Le bâtiment a reçu le prix de l'Équerre d'argent en 1987, ainsi que l'un des prix Aga Khan d'architecture décernés au cours de son 4e cycle (1987-1989).
 
Le boulevard Saint-Germain
Long de 3 150 mètres et large de 30 mètres environ, le boulevard Saint-Germain part de la Seine au coin du quai Saint-Bernard et face à l'île Saint-Louis, dans le 5e arrondissement, longe le fleuve à quelques centaines de mètres au pied de la montagne Sainte-Geneviève, puis traverse le 6e arrondissement et rejoint à nouveau la Seine au niveau du quai d'Orsay, dans le 7e arrondissement. C'est la principale voie du Quartier latin, avec le boulevard Saint-Michel1 et du faubourg Saint-Germain. C'est l'un des projets conçus personnellement par le baron Haussmann lors des travaux de transformation de Paris sous le Second Empire. Il complétait sur la rive gauche les boulevards de la rive droite et facilitait la desserte est-ouest des quartiers centraux sur la rive gauche. Il ne fut cependant achevé que sous la IIIe République, par l'ouverture de son tronçon central (entre les rues Hautefeuille et des Ciseaux) en 1877.
Numéros 1-73 et 2-100 : 5ème arrondissement
Numéros 75-175 et 102-186 : 6ème arrondissement
Numéros 177-fin et 188-fin : 7ème arrondissement
 
5 - Le photographe Eugène Pirou eu ses studios dans cet immeuble en 1889.
7 bis - Immeuble étroit construit à la place du mur de l'enceinte de Philippe-Auguste.
53 - Hôtel particulier du XVIIIe siècle, autrefois situé rue des Noyers.
57 - Bâtiment de l'École spéciale des travaux publics, construit en 1934 par Chollet et Mathon à l'emplacement d'une rangée de maisons anciennes dont l'une vit naître Alfred de Musset en 1810.
74 - Immeuble où demeura et se pendit le docteur Simon Noël Dupré (1814-1885), professeur d'anatomie et de chirurgie, poète, chansonnier et homme politique français.
 
Le Jardin de ClunyLe Jardin de Cluny
Le jardin de Cluny se trouve dans le cinquième arrondissement. Il donne sur le boulevard Saint-Germain, devant les ruines de l’abbaye de Cluny et des Thermes gallo-romains. Une autre entrée se trouve rue du Sommerard. Le jardin médiéval créé en 2000 est une création contemporaine d’inspiration médiévale réalisée par les paysagistes Éric Ossart et Arnaud Maurières. Nulle trace ne subsistait du jardin urbain de l'hôtel des abbés de Cluny au XVe siècle, bien que son emprise précise demeure toujours parfaitement identifiable à partir de nombreux plans et documents d'archive. En ce sens, le jardin contemporain, qui place son axe perpendiculaire à celui du corps de logis, exprime l'exact contraire du parti médiéval, qui avait un petit jardin, dont l'axe était parallèle au corps de logis.

75-102 – Croisement avec le boulevard Saint-Michel.
 
Nous croisons le circuit
Le Long du boulevard Saint-Michel – Départ au croisement
 
79 - Librairie Hachette, fondée en 1826 par Louis Hachette, remplacée par une banque depuis 1994. Sur le mur même de la librairie, on pouvait lire une plaque rappelant l'emplacement de l'hôtel d'Aligre où Charles Baudelaire est né en 1821. Cette librairie a publié en 1855 le premier Guide Joanna, ancêtre du Guide Bleu. Elle a en outre créé en 1857, la célèbre Bibliothèque rose.
85 – Les bâtiments de l’Ecole de Médecine côté Nord ont été construits par Ginain de 1878 à 1900.
87 - Édouard Branly (1844-1940), physicien et médecin français, pionnier de la radio, habita cet immeuble où il mourut le 24 mars 1940.
90 – Charles Garnier, architecte de l'Opéra, né à Paris le 6 novembre 1825, est mort dans cette maison le 3 août 1898.
95-101 – Vieilles maisons du 18e siècle.
 
99 – La Statue de Danton.La statue de Danton
Dès le début des années 1880, l’intérêt porté au conventionnel s’inscrit dans le grand mouvement d’historiographie révolutionnaire vivifié par l’échéance du premier centenaire. Pour la Troisième République, célébrer Danton présente aussi un double intérêt idéologique et politique : anticlérical, antimonarchiste, il est aussi le promoteur des lois sur l’instruction publique et le héros de la défense nationale de 1792. Un concours entre artistes, voté par le Conseil municipal en 1888, couronne le projet du sculpteur Auguste Paris qui présente un groupe alliant force narrative et unité symbolique : deux jeunes volontaires (celui au tambour et celui au fusil) se redressent vers la figure de l’orateur qui appelle au courage et à la défense de la patrie. Le monument, inauguré le 14 juillet 1891, est érigé non loin de la maison de Danton – celle-là même où il fut arrêté – qui se trouvait près du carrefour, dans la partie de la cour du Commerce Saint-André démolie par le percement du boulevard Saint- Germain. Comme celle de Diderot, la statue de Danton fut épargnée par la vague de destruction qui, sous l’Occupation, priva Paris de la plupart de ses bronzes. Au-delà de son sens historique, ce géant héroïque, témoin silencieux de bien des événements, reste l’une des figures les plus familières du Quartier Latin.
 
117 - A l'angle de la rue Grégoire-de-Tours : immeuble construit en 1877-1879 par Charles Garnier pour le Cercle de la Librairie, association professionnelle des métiers du livre. Le bâtiment sur la rue Grégoire-de-Tours a été prolongé à la fin du XIXe siècle. Le 117 abrite aujourd'hui l'Ecole de journalisme et l'école urbaine de Sciences Po.
 
123 - La Librairie polonaise de Paris.
La Librairie polonaise de Paris / Księgarnia Polska w Paryżu est un établissement commercial diffusant des livres et autres produits culturels liés à la Pologne et à d'autres pays d'Europe centrale orientale. La Librairie polonaise de Paris a été fondée à l’issue de l’insurrection polonaise de 1830-1831 contre la Russie tsariste. L’établissement a été créé au 11, quai Voltaire par Eustachy Januszkiewicz, membre de la Grande émigration politique polonaise du XIXe siècle. Elle a été transférée rue des Marais-Saint-Germain en 1835. Au-delà du commerce de livres, il en fait un lieu d’échanges intellectuels, culturels et politiques, associé dès la création de celle-ci à la Société historique et littéraire polonaise. Depuis 180 ans – dont 85 ans sur son site actuel –, la librairie polonaise est reconnue comme un lieu culturel de premier plan par les Polonais du monde entier et par toutes les personnes que la Pologne intéresse. Elle propose de la littérature polonaise traduite en français, des livres et de la presse en polonais, de la musique et des films polonais en CD et DVD et enfin des dictionnaires et des méthodes de langue.
 
Nous croisons le circuit
Autour de l’Odéon – Début à Odéon
 
132 – Cour du Commerce Saint-André.La Cour du Commerce Saint-André
Ce passage était autrefois plus long qu'il ne l'est aujourd'hui. En effet, le boulevard Saint-Germain en a détruit une grande partie, qui rejoignait la rue des Cordeliers, vers la statue de Danton. L’entrée côté boulevard Saint-Germain est flanquée de deux cariatides. La longueur développée est de 143 mètres.
Ce passage, appelé jusqu’en 1877, la Cour du Commerce, longe l’emplacement de l’enceinte Philippe Auguste. Il est situé sur celui du fossé qui la renforça de 1360 à 1630. Il était occupé au XVIIème siècle par un jeu de boules et le Café Procope, situé au 13, rue de l’Ancienne Comédie, avait sur cette cour une seconde entrée qu’utilisait Danton lorsqu’il s’y rendait. La plupart des maisons furent construites en 1776, par Ducellier, futur conventionnel. La statue de Danton se trouve sur le boulevard Saint-Germain, à l’emplacement de l’ex-numéro 20 où il occupait depuis 1789, un grand appartement de sept pièces au-dessus de l’entresol. Il y fut arrêté le 30 mars 1794, six jours avant d’être décapité.
 
2 – Hôtel meublé de Rouen, où Sainte-Beuve (1804-1869) occupa deux chambres au quatrième étage. Il y reçut Madame Victor Hugo, Jules Vallès qui, traqué par les Versaillais s’y réfugia, déguisé en infirmier
4 - On y aperçoit, au fond à gauche, la base d'une des tours de l'enceinte de Philippe Auguste. Elle se poursuit au premier étage et va jusqu’au toit. Une plaque en verre située au sol permet d’examiner les fondations.
8 - Marat installa l'imprimerie de l'Ami du Peuple dans une boutique récemment rénovée. Cette imprimerie avait comme prote, jusqu’en 1792, Brune, l’un des premiers fondateurs du Club des Cordeliers, avec Danton, Desmoulins, Marat et Hébert. Il devint plus tard général de brigade (1796), maréchal de France (1806) et périt assassiné à Avignon en 1815.
On trouve dans cette même maison après la Terreur, tenant un cabinet de lecture, la veuve de Brissot, l’un des plus illustres girondins. Décapité en octobre 1793, il laisse une importante bibliothèque, base de ce cabinet de lecture. Sainte-Beuve, qui en 1830, habitait l’hôtel meublé de Rouen, situé au 2 du passage y vint souvent.
9 – Ici fut essayée sur des moutons la guillotine, outil révolutionnaire qui devait, d'après son inventeur, le docteur Guillotin, « normaliser » la mise à mort des condamnés. Ce médecin, humaniste à ses heures, affirmait que la lourde lame glissant rapidement entre les deux montants de bois devait couper sans douleur la tête des détenus, ne provoquant qu'une vive impression de fraîcheur sur la nuque.
On y trouve l’entrée arrière du Procope et au-dessus la cloche de Marat, qui sonnait lorsque le journal était prêt. Un étroit passage (le passage du Jeu-de-Metz) rejoint la rue de l’Ancienne Comédie et un autre permet d’accéder à la Cour de Rohan. Par ailleurs une brasserie typique, bistro 1900, le Relais Odéon occupe le croisement avec le passage menant à la rue de l’Ancienne Comédie.
 
136 - L'anarchiste Ravachol fit en partie sauter cette maison le 11 mars 1892.
 
142 - Le restaurant Vagenende, Vagenende était le nom du propriétaire en 1920. C’est un Bouillon Chartier qui fut installé, en 1902, au 142, boulevard Saint-Germain, aujourd'hui le restaurant Vagenende. Le décor d'origine, de style Art nouveau, est inscrit aux Monuments historiques depuis 1975.
 
143 - L’hôtel Madison. André Malraux y a passé l’hiver 1937.
Acquis en 1985 par la famille Hurand, le destin de cet hôtel bâti en 1925 à l’emplacement d’une petite baraque en bois qui abritait le cabaret de Charpini, célèbre artiste en son temps, est intimement lié à la prestigieuse histoire du quartier de Saint-Germain-des- Prés, haut-lieu de la vie intellectuelle et culturelle parisienne. Comptant à l'origine 70 petites chambres, cet hôtel accueillit des hôtes aussi prestigieux qu'Albert Camus ou André Malraux, Jean Giono, Édith Piaf, Jean Mermoz ou encore Boris Pasternak, l'auteur du roman "Le docteur Jivago". Dans les années 1920, Saint-Germain-des-Prés bouillonne de l’effervescence du mouvement Surréaliste : Breton, Aragon, Derain, rapidement rejoints par Éluard, Giraudoux ou Marx Ernst, établissent leur quartier général aux Deux Magots.
 
La statue de Diderot 145 - Monument à Diderot par Jean Gautherin (1886), rappelant le lieu où il habitait, alors rue Taranne. Ancienne maison à pignon
Cette statue fut créée à l’instigation d’un Comité pour la Libre pensée en vue du premier centenaire de la mort du philosophe, en 1884. Le sculpteur Jean Gautherin - premier recalé du concours du monument de la République - exécute pour la célébration un modèle provisoire en plâtre installé place Saint-Germain-des-Prés. La statue définitive, en bronze, est inaugurée le 14 juillet 1886 sur l’un des terre-pleins du boulevard, face à la rue Saint-Benoît. En 1940, des aménagements de voirie entraînent le transfert à son emplacement actuel du Diderot qui fait partie des rares figures historiques à avoir échappé à la destruction, sous l’Occupation. Ce portrait assis frappe par son dynamisme et son efficacité pédagogique : la plume brandie vers l’avant et le buste, fortement penché et désaxé, expriment l’engagement de l’écrivain dont la Troisième République glorifiait le rôle de précurseur de la Révolution française plutôt que celui, plus neutre — que l’on retient aujourd’hui — du critique d’art ou de l’Encyclopédiste.
 
148-166 – Vieilles maisons
 
La Brasserie Lipp 151 – La Brasserie Lipp fondée après la guerre de 1870 par l’Alsacien Lippmann qui n’avait pas voulu être annexé. Très réputée depuis 1920 et fréquentée par de nombreuses personnalités. Lipp est une brasserie située au 151, boulevard Saint-Germain, dans le 6e arrondissement de Paris. Elle décerne chaque année un prix littéraire, le Prix Cazes, du nom d'un de ses anciens patrons. C'est le 27 octobre 1880 que Léonard Lipp et son épouse Pétronnille ouvre sa brasserie boulevard Saint-Germain. Alsacien d'origine, il a fui sa terre natale devenue allemande et se consacre à la préparation de la choucroute arrosée des meilleures bières. En juillet 1920 Marcellin Cazes reprend l'établissement qui était déjà fréquenté par quelques poètes comme Verlaine ou Apollinaire. C'est en 1935 que Marcelin créera le Prix Cazes qui est attribué chaque année à un auteur n'ayant jamais eu d'autre distinction littéraire.
 
153 - 1786-1861. Joachim Lelewel, historien, patriote polonais, Ministre de l'Instruction publique en 1831, émigré en France, habita cette maison. 1832. Joachim Lelewel (Varsovie, le 22 mars 1786 - Paris, le 29 mai 1861) est un historien (spécialiste entre autres d'histoire monétaire) et homme politique polonais.
155-175 – Anciennes maisons.
159 – Hôtel du XVIII ouvrant rue Taranne. Beau balcon, mascaron, encadrement de portes
166 - La Rhumerie, bar fréquenté notamment par Antonin Artaud.
 
168 bis - Le square Félix-Desruelles résulte de la démolition des maisons qui enserraient l'église Saint-Germain-des-Prés jusqu'au milieu du XIXe siècle. Il abrite le Monument à Bernard Palissy par Louis-Ernest Barrias (1883) et, contre le mur de l'immeuble voisin, une façade en grès émaillé (le portico monumental) conçue par l'architecte Charles Risler et le sculpteur Jules Coutan pour illustrer l'utilisation des produits de la manufacture nationale de Sèvres lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris. Lors du percement du boulevard Saint-Germain, la rue Childebert et la rue d'Erfurth, ouvertes dans les années 1710, sont supprimées. À la suite de la démolition des maisons qui enserraient l'église Saint-Germain-des-Prés, un square d'une superficie de 1 511 m2 est créé en 1872. Il est situé au niveau du numéro 168bis du boulevard Saint-Germain, au pied de l'église Saint-Germain-des-Prés, le long du boulevard Saint-Germain à côté du square Laurent-Prache. Il renferme une statue de Bernard Palissy par Louis-Ernest Barrias.
 
169 – Hôtel du 18ème siècle ouvrant rue Taranne. Porte, façade surmontée de vases, ferronneries.
 
 
L’Eglise Saint-Germain des PrésL'Eglise Saint-Germain des Prés
A l’emplacement du square se trouvait une partie du cloître et de la Chapelle de la Vierge de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette dernière était le chef-d’œuvre de l’architecte Pierre de Montreuil et présentait des similitudes avec la Sainte-Chapelle. En 1791, l’édifice fut vendu en deux lots séparés, séparation qui fut à l’origine de sa destruction. L’un des deux acheteurs se réserva certains éléments qu’il fit remonter en façade d’une maison au 6, rue de l’Abbaye. Au début du XXème siècle, cette maison fut détruite et les pierres furent remontées à proximité de leur lieu d’origine. Le portail de la chapelle de la Vierge est quant à lui conservé au musée national du Moyen Âge, dans l’Hôtel de Cluny, et témoigne du raffinement de la sculpture autour de 1245.
Lors de la restauration de l’église qu’il conduit dans les années 1820, Etienne-Hippolythe Godde, architecte de la Ville de Paris, complète également le mobilier. De 1827 à 1829, il conçoit une nouvelle chaire d’après les dessins de Quatremère de Quincy, théoricien du classicisme dont les doctrines font alors autorité. Imitant pour la cuve les formes géométriques des chaires des basiliques romaines, il ajoute ici un curieux dais porté par deux anges gainés. Les marbres clairs du bâti contrastent avec le bronze des statues et reliefs, dus au sculpteur néo-classique Georges Jacquot. La Loi nouvelle, femme gracieuse tenant le livre des Evangiles, fait pendant à L’Ancienne Loi, figure voilée, aux traits sévères, appuyée sur les Tables de la Loi. De fins reliefs décorent la face : Jésus-Christ prêchant sur la montagne, au centre, et deux anges ornés de rinceaux, sur les panneaux triangulaires. Totalement étranger au caractère médiéval de l’architecture, ce parti délibérément antiquisant est assez unique dans les églises parisiennes, les exemples postérieurs cherchant davantage à prolonger le style dominant de l’édifice.
Le clocher-porche de l’abbaye, bâti vers l’An mille, est probablement l’une des plus anciennes constructions de Paris. Sa lecture en est aujourd’hui particulièrement troublée par les fenestrages géométriques apposés par Baltard, qui obturent les baies des deux premiers étages. La disparition des deux tours de transept en a aussi beaucoup réduit la monumentalité. Mais c’est encore plus sa nouvelle disposition dans la ville qui doit ici nous intéresser.
En effet, l’accès à l’abbaye se faisait autrefois de trois façons : soit par la Porterie, située rue de l’Abbaye, soit par la porte Furstemberg, soit par un vaste parvis sur lequel se dressait latéralement l’abbatiale. Le porche donnait accès à la nef, de laquelle on pouvait assister aux cérémonies. Le démantèlement de la cité monastique - l’une des plus vastes au monde - à partir de 1792 entraîne la recomposition de tout le quartier.
L’ouverture en 1804 de la rue de la Cour des religieux, actuelle rue Bonaparte, acheva de transformer cette puissante abbatiale en église paroissiale de quartier, ce qu’elle est restée.
 
Le Café des Deux Magots 170 – Le Café Les Deux Magots
Les Deux Magots est un café parisien du quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans le 6e arrondissement. Le nom du café « Les Deux Magots » – c'est-à-dire, «deux figurines chinoises» – a pour origine l'enseigne d'un magasin de nouveautés qui occupait jadis le même emplacement, 6, place Saint-Germain-des-Prés. Vers 1885, le magasin de nouveautés laissa la place à un café liquoriste, à la même enseigne. Verlaine, Rimbaud et Mallarmé, entre autres, prirent alors l'habitude de s’y rencontrer. Le Café Les Deux Magots a toujours joué un rôle important dans la vie culturelle de Paris. En 1933, la création du Prix des Deux Magots marque sa vocation littéraire. Fréquenté par de nombreux artistes illustres parmi lesquels Elsa Triolet, André Gide, Jean Giraudoux, Picasso, Fernand Léger, Prévert, Hemingway, Sartre, Simone de Beauvoir, pour ne citer qu'eux, il accueillit les surréalistes sous l'égide d'André Breton, bien avant les existentialistes qui firent les belles nuits des caves du quartier. Aujourd'hui le monde des arts et de la littérature y côtoie aussi celui de la mode et de la politique, mais, à cause du prix très élevé des boissons et des plats, la clientèle est devenue essentiellement touristique.
 
172 - Le Café de Flore, un des cafés littéraires de Paris les plus célèbres, où se retrouvent les vainqueurs du prix Goncourt, les poètes de toutes les époques, et où sont passés quelquesLe Café de Flore idéologues des révolutions russes ou chinoises et de grandes personnalités littéraires. Le Café de Flore est un café du quartier Saint-Germain-des-Prés, dans le 6e arrondissement de Paris, au croisement du boulevard Saint-Germain et de la rue Saint-Benoît. Il fait son apparition au début de la Troisième République, sans doute en 1887. Il doit son nom à une sculpture de la petite divinité qui se dressait de l'autre côté du boulevard. À la fin du XIXe siècle, Charles Maurras, installé au premier étage, y rédigea son livre Au signe de Flore. De nombreux intellectuels, comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y avaient leurs habitudes. Il accueille chaque année en septembre, le jury du Prix de Flore, qui récompense un jeune auteur au talent jugé prometteur.
 
173 – Depuis 1923, Fondation Carnegie pour la Paix Internationale. Hôtel construit en 1682 et refait en 1737.
La Fondation Carnegie pour la paix internationale (en anglais : Carnegie Endowment for International Peace) est une organisation non gouvernementale ainsi qu'un cercle de réflexion et d'influence global (think tank) dédiée au développement de la coopération interétatique et à la promotion des intérêts des États-Unis sur la scène internationale. Fondée en 1909 par Andrew Carnegie, l'organisation s'efforce de conserver une impartialité politique en incluant des membres démocrates et républicains. À travers des recherches, des publications et des conférences, la fondation explore de nouvelles approches dans le domaine des affaires étrangères. Elle est actuellement dirigée par James C. Gaither, un ancien directeur de la RAND Corporation, think tank créé par le département de la défense des États-Unis.
 
 
184 - Immeuble construit en 1878 par l'architecte Édouard Leudière pour la Société de géographie, fondée en 1821. Les deux cariatides, représentant La Terre et La Mer, et le globe terrestre en façade ont été sculptés par Émile Soldi. La distribution initiale des locaux comprenait au rez-de-chaussée, la grande salle de réunions (conservée), une salle des pas perdus, un vestiaire, un logement de concierge ; au 1er étage, une salle de commission et le cabinet du président ; aux 2e et 3e étages, la bibliothèque et une salle de commission ; au 4e, l'appartement de l'agent de la Société. Collège libre des Sciences Sociales et Economiques.
La Société de géographie est une société savante française. On précise « Société de géographie de Paris » lorsqu'on veut la différencier des autres sociétés. Sa création a été envisagée dès 1785 par Jean-Nicolas Buache. Une réunion préparatoire eut lieu le 19 juillet 1821 entre savants désireux de constituer une société. La Société de géographie a été fondée le 15 décembre 1821 à l'Hôtel de ville de Paris, le géographe Jean-Denis Barbié du Bocage, membre de l'Institut et doyen de la Faculté de Lettres de Paris, présidant la séance. Deux cent vingt-sept personnalités, dont les plus grands savants de l'époque, tels Champollion, Cuvier, Dumont d'Urville, von Humboldt, Laplace, Monge, ont participé à sa création. Des membres illustres en ont fait partie. On peut citer Jean Charcot, Anatole France, le maréchal Lyautey, Albert de Monaco, Élisée Reclus ou Jules Verne. Reconnue d'utilité publique depuis 1827, c'est la plus ancienne société de géographie au monde. C'est à ce titre que son président prend la parole en premier dans les réunions internationales de sociétés géographiques. Elle patronne des travaux géographiques, dont des expéditions, et contribue au rayonnement de la géographie française.
 
186 - A cet angle se situait le cimetière Saint-Germain, également appelé cimetière Saint-Pierre.
Eglise ukrainienne Saint-Vladimir le Grand.
La cathédrale Saint-Vladimir-le-Grand, ou Saint-Volodymyr-le-Grand (forme ukrainienne) est une cathédrale de culte grecque-catholique ukrainienne située à Paris. À l’emplacement de l’actuelle chapelle se dressait une église, construite au XIIIe siècle et démolie au début du XVIIe siècle pour laisser place à un édifice destiné aux Frères de la Charité. La première pierre de ce nouveau lieu de culte est posée en 1613 par Marie de Médicis. Le bâtiment est ensuite complété par un hôpital. À la Révolution française, l’ensemble de l’hôpital est dédié à l’enseignement médical. À partir de 1799, l'école clinique se tient dans la chapelle, et ce jusqu'en 1850 où elle devient le siège de l’Académie nationale de médecine. Les façades sur rue et sur cour de la cathédrale font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 mars 1926.
 
Square Tarass Chevtchenko.
Ce square porte le nom de Taras Chevtchenko (1814-1861) un poète, peintre et humaniste ukrainien. Ce square comporte un monument représentant Taras Chevtchenko.
 
193 - Le journaliste et homme de lettres français Louis Veuillot (Boynes (Loiret), le 11 octobre 1813 - Paris, le 7 avril 1883) habita ici à l'hôtel de Mizy.
202 - Domicile du poète Guillaume Apollinaire. Ce dernier quitta Auteuil en janvier 1913 pour emménager dans cet immeuble dont il appréciait, entre autres, la proximité avec le Café de Flore. Il y résida jusqu'à sa mort en novembre 1918.
206 – Porte, guirlandes sculptées, ferronneries.
 
215, et 2 et 4 rue Saint-Simon - Hôtel particulier de style néo-Renaissance construit par les architectes Vaucheret et Potier entre 1881 et 1885, sur le terrain occupé auparavant par l'hôtel de Chastillon, que l'élargissement du boulevard entrepris à cet endroit en 1876 avait condamné. Siège actuel du Collège des ingénieurs. L'Alliance française y a été fondée en 1883 par plusieurs personnalités comme Paul Cambon, Ferdinand de Lesseps, Jules Verne et Louis Pasteur. Le Cercle Saint-Simon, qui compta parmi ses membres Ferdinand de Lesseps, Émile Boutmy, Anatole France, Ernest Renan, Fustel de Coulanges, José Maria de Heredia, Edmond James de Rothschild notamment, y accueillait également des conférenciers comme Hippolyte Taine, Pierre Savorgnan de Brazza ou Gaston Maspero. Ernest Renan y délivra sa célèbre conférence sur Le judaïsme comme race et comme religion.
 
215 bis - Domicile de Georges Guillain et de Raphaël Alibert. Collège des Ingénieurs.
 
217 - Hôtel de Varangeville, anciennement situé rue Saint-Dominique, construit en 1704 par l'architecte Jacques V Gabriel et remanié par Jean-Baptiste Leroux. Réduit en 1876 par le percement du boulevard Saint-Germain. Propriété de la Banque de France et réuni avec l’hôtel de Gournay. Il abrite aujourd'hui la Maison de l'Amérique latine, fondée en 1946 à l'initiative du ministère des Affaires étrangères pour renforcer et développer les relations et les échanges de toute nature entre la France et les Républiques d'Amérique latine. L’hôtel de Varengeville était décoré de somptueuses boiseries Rocaille, visibles aujourd’hui au Metropolitan Museum of Art, à New-York. Le propriétaire de l’hôtel est à l’origine Pierre Roque de Varengeville, un homme habile et ambitieux, issu d’une famille de parlementaires rouennais. Sa famille avait fait bâtir l’éblouissant château de Galleville, à Doudeville (Seine-Maritime) au milieu du XVIIe siècle. Pierre Roque de Varengeville est ambassadeur du Roi à Venise à partir de 1678. Ses deux filles font d’excellents mariages : l’une épouse Claude de Longueil, marquis de Maisons (voir l’hôtel de Maisons), l’autre épouse le maréchal de Villars (voir l’hôtel de Villars). A l’origine, l’hôtel est simple en profondeur. Cinq pièces en enfilade donnent sur le jardin. A l’intérieur, d’éblouissantes boiseries de style Rocaille habillent les salons. Elles sont l’œuvre du sculpteur ornemaniste Nicolas Pineau, souvent considéré comme l’inventeur du style Rocaille.
 
 
218 - Hôtel anciennement situé rue Saint-Dominique, habité de 1714 à 1746 par le mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon. Au rez-de-chaussée, boutique Madeleine Gély (ombrelles et parapluies).
 
Le Musée des Lettres et des Manuscrits 222 – Musée des Lettres et des Manuscrits.
Le musée est créé en 2004 dans une maison datant de 1608 au 8 Rue de Nesle, il a rouvert en 2010 à sa situation actuelle. Au 222 boulevard Saint-Germain, s’élève donc au fond de la cour le Musée des Lettres et des Manuscrits, fondé par un passionné, Gérard Lhéritier. Histoire, science, musique, littérature et peinture sont les principales thématiques autour desquelles est construit ce bel espace, enrichi de partitions, de croquis… Dans la Partie historique, à travers décrets et documents, l’officiel et l’intime s’entremêlent parfois. Il en est ainsi du récit d’une tempête meurtrière fait par Napoléon à Joséphine en 1804.
 
228 – Eglise Saint-Thomas d’Aquin
Etablis au faubourg Saint-Germain depuis 1632, les Dominicains réformés ou Jacobins, confièrent cinquante ans plus tard à Pierre Bullet le soin d’édifier une nouvelle chapelle pour leur couvent. Œuvre d’un religieux, le frère Claude, la façade fut ajoutée en 1766. Au début de la Révolution, la chapelle devint paroisse sous le vocable de Saint-Thomas d’Aquin, bientôt pillée et désaffectée. Le pape Pie VII, venu à Paris pour le sacre de Napoléon, célébra la messe le 26 décembre 1804, dans l’église rendue au culte deux ans auparavant. Les Dominicains essayèrent en vain de récupérer leur couvent : autour du cloître, les bâtiments avaient été transformés en dépôt d’armes anciennes, puis en Musée de l’Artillerie, et restèrent propriété de l’Armée après le transfert des collections aux Invalides.
 L'Eglise Saint-Thomas d'Aquin
231 - Îlot Saint-Germain, situé entre le boulevard Saint-Germain, la rue Saint-Dominique et la rue de l'Université. Il est occupé pour la plus grande partie par le ministère de la Défense (notamment les états-majors des armées et de l'armée de terre), jusqu'au déménagement de 2015 pour l'Hexagone Balard. Le bâtiment de bureaux sur le boulevard était l'hôtel du président Duret, construit par François Debias-Aubry en 1714. Le maréchal de Richelieu et Lucien Bonaparte y ont habité. Il a été reconstruit en 1867-1877 par l'architecte Louis-Jules Bouchet. Tour, horloge et façade.
233 - Immeuble acquis en 1981 par l'Assemblée nationale pour y abriter notamment un certain nombre de ses services.
241 - QG de François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016 et l'élection présidentielle de 2017 (déménageant rue Firmin-Gillot fin décembre 2016).
244 - Bâtiments construits pour le ministère des Travaux publics par Antoine Isidore Eugène Godebœuf en 1861 et réunis au 246. Ils abritent aujourd'hui des services du ministère des Affaires étrangères (direction générale de la coopération internationale et du développement, direction des Français à l'étranger et des étrangers en France).
 
246 - Hôtel de Roquelaure, dit aussi hôtel Molé. Le maréchal Antoine Gaston de Roquelaure (1656-1738) acquiert en 1709 une petite maison construite en 1695 qu'il décide de faire agrandirL'Hôtel de Roquelaure à partir de 1724 sous la direction de Pierre Cailleteau dit Lassurance (1660-1724) puis, après la mort de ce dernier, de son collaborateur Jean-Baptiste Leroux (1676-1747), auteur notamment du décor du vestibule et du cabinet du maréchal. Des décors intérieurs sont ensuite exécutés à partir en 1733-1734 par le célèbre ornementiste Nicolas Pineau (1684-1754), dont subsiste le décor de la chambre de parade du maréchal. L'hôtel est acheté en 1740 par Mathieu-François Molé, président à mortier au Parlement de Paris, qui le fait transformer par l'architecte Jean-Michel Chevotet et commande des décorations peintes à Charles-Joseph Natoire (petit salon, chambre de parade) et à Jean-Baptiste Oudry (salle à manger). L'hôtel est saisi en 1793 et transformé en asile de galeux avant d'être restitué à la famille Molé. En 1808, l'hôtel est réuni à l'hôtel de Lesdiguières voisin (248) pour Cambacérès, qui a acquis les deux immeubles et y réside jusqu’à son départ pour l'exil en 1816. L'ensemble est transformé par François-Hippolyte Destailleur pour Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans, propriétaire en 1816. Sous la monarchie de Juillet, l'hôtel est d'abord affecté au Conseil d'État pour qui Pierre-François-Léonard Fontaine crée en 1832 le grand escalier et une salle de séances. En 1839, il est affecté au ministère des Travaux publics et transformé par Félix Duban. C'est toujours, aujourd'hui, l'hôtel du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, dont les services sont situés avenue de Ségur et, à la Défense, dans l'Arche de la Défense, et les tours Voltaire et Pascal A et B. Portail encadré de chaque côté de deux colonnes doriques surmontant un entablement. Cour avec perron sur les ailes (les portes situées au centre de la façade sont d’anciennes fenêtres.
 
248 - Hôtel de Lesdiguières, dit aussi hôtel de Béthune-Sully. Une maison construite par Antoine Desgodets fut achetée en 1706 par la duchesse de Lesdiguières qui la fit agrandir par Boirette. Sully la fit transformer par Jean-Michel Chevotet entre 1747 et 1750. L'hôtel a été rattaché en 1808 à l'hôtel de Roquelaure. La façade sur jardin est presque restée intacte, celle sur le boulevard a été surélevée.
 
274 - Hôtel de Wignacourt, « Hôtel de maître édifié en 1868, il est habité successivement par les Mangini et par les Wignacourt. Inondé lors de la crue de la Seine de janvier 1910, il est alors acquis par la Chambre syndicale des propriétaires de Paris. Il change de main en 2002, et début 2006, accueille sous le label générique "Ambassade de Belgique" la représentation diplomatique de la Communauté française de Belgique et de la Région wallonne ».
 
276 – Ex-Hôtel du marquis de Monboissier-Canillac, puis de Madame de Durfort. Escaliers.
288 - A l'angle du quai Anatole-France : immeuble Second Empire, exemple du style haussmannien de la meilleure facture. C'est là que mourut Louis Blériot le 2 août 1936. Le bâtiment héberge la représentation en France de la Commission européenne et le bureau d’information du Parlement européen en France. Voûte remarquable et pilier à colonnes.
 
Le Palais-Bourbon Le Palais-Bourbon
Le palais Bourbon a été construit par Louise Françoise de Bourbon, Mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui avait épousé Louis III de Bourbon-Condé, duc de Bourbonnais et 6e prince de Condé. Le Palais Bourbon et l'Hôtel de Lassay (résidence actuelle du président de l'Assemblée Nationale), furent édifiés simultanément, de 1722 à 1728, sur des terrains acquis par la duchesse de Bourbon en 1720 et dont elle céda une partie à son amant, le marquis de Lassay. Quatre architectes se succédèrent : Giardini, Pierre Cailleteau dit Lassurance, tous deux prématurément décédés, puis Jean Aubert et Jacques V Gabriel qui termina les travaux en 1728. Le même parti architectural, dit « à l'italienne » caractérisait les deux bâtiments : construction de plain-pied entre cour et jardin. Le Palais achevé en 1728, qui rappelait par son style le Grand Trianon, fut considéré au XVIIIe siècle comme « le plus grand ornement de la ville après les maisons royales ».
Après la mort de la duchesse, le Palais fut acquis par Louis XV qui le céda en 1764 au prince de Condé. Celui-ci confia à Le Carpentier puis à Bellisard de vastes travaux d'agrandissement : la cour d'honneur fut entourée de bâtiments prolongés à l'ouest jusqu'à l'Hôtel de Lassay qui avait été racheté en 1768 aux héritiers du marquis. Les Petits Appartements adossés aux remises et écuries furent construits en 1771 et 1772 pour Louise-Adélaïde, l'une des filles du prince de Condé. De ceux-ci, Mme d'Oberkirch, après la visite qu'elle fit en 1784, a écrit : « C'est un bijou, M. le Prince de Condé en a fait le plus joli colifichet du monde. » Le palais a alors la forme d’un vaste palais dans le style du Grand Trianon à Versailles et proche de l’hôtel de Lassay, construit simultanément et auquel il va bientôt être rattaché par une galerie. Le palais demeura la propriété des princes de Condé, ducs de Bourbonnais jusqu'à la Révolution française. Sous la Restauration, le prince de Condé voulut récupérer son bien. Il reprit possession de l'Hôtel de Lassay, mais fut obligé de louer le Palais transformé en hémicycle à la Chambre des députés « par un bail de 3 ans ». L’État devint définitivement propriétaire du Palais Bourbon en 1827 et de l'Hôtel de Lassay en 1843.
 
 
Le Pont de la Concorde Le Pont de la Concorde
Le pont de la Concorde est un pont de Paris qui franchit la Seine entre le quai des Tuileries (place de la Concorde) et le quai d'Orsay. Il a porté les noms de pont Louis-XVI, pont de la Révolution, pont de la Concorde, à nouveau pont Louis-XVI pendant la Restauration (1814), et définitivement pont de la Concorde depuis 1830. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 juin 1975.  L'architecte Jean-Rodolphe Perronet, qui a créé en 1775 avec Daniel-Charles Trudaine l'École royale des ponts et chaussées (aujourd'hui École nationale des ponts et chaussées), est chargé en 1787 de la construction de ce pont en arc. Ce pont était en projet depuis 1725, lors de la construction de la place Louis-XV (aujourd'hui place de la Concorde), pour remplacer le bac qui assurait alors la traversée à cet endroit. Assurant la construction en pleine tourmente révolutionnaire, il utilise pour la maçonnerie des pierres de taille provenant de la démolition de la Bastille, prise d'assaut le 14 juillet 1789. La construction sera terminée en 1791.
 
 
La Place de la Concorde La Place de la Concorde
La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées. Nous sommes dans le 8e arrondissement. Le nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur. Cet ensemble monumental est, au point de vue de l'aménagement urbain, la plus importante création du Siècle des Lumières dans la capitale. Il exprime un moment privilégié dans l'évolution du goût français : celui qui voit, vers le milieu du XVIIIe siècle, le déclin du style rocaille et la naissance d'un nouveau classicisme dont Ange-Jacques Gabriel, son architecte, et Edmé Bouchardon, le sculpteur de la statue équestre de Louis XV érigée au centre de la place et détruite à la Révolution sont parmi les pionniers. Sa dénomination a changé de nombreuses fois, traduisant l'instabilité des régimes politiques de la France depuis 1789 et une série d'événements joyeux, tragiques ou glorieux, certains d'une grande portée historique, qui se sont déroulés sur son sol. Elle s'est appelée place Louis XV, puis place de la Révolution après le 10 août 1792, place de la Concorde sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, à nouveau place Louis XV puis place Louis XVI sous la Restauration, place de la Charte en 1830, pour reprendre enfin sous la Monarchie de Juillet le nom de place de la Concorde. De même les monuments qui ont orné ou auraient dû orner son centre : statue équestre de Louis XV, statue de la Liberté, statue de Louis XVI, obélisque de Louqsor. Les aménagements, modestes sous la Révolution (installation des chevaux de Marly en 1794), ont été importants sous la Monarchie de Juillet (en 1836, érection de l'obélisque, travaux d'embellissement de Hittorff : les deux fontaines, les statues des huit principales villes de France, les lampadaires et les colonnes rostrales). Le Second Empire supprima les fossés pour améliorer la circulation. Le dernier aménagement sur le plan de l'architecture a été en 1931 la disparition de l'hôtel Grimod de La Reynière, construit en 1775 dans le respect de l'ordonnance de Gabriel mais défiguré au fil du temps par des adjonctions successives, et son remplacement par l'ambassade des États-Unis dans le respect du projet originel. Depuis 1937, aucun changement notable ne peut plus affecter la place qui est classée dans son ensemble. Signalons un dernier embellissement en 1998, à l'initiative de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, la mise en place du pyramidion doré de l'obélisque.
 
L’ObélisqueL'Obélisque
L'obélisque égyptien de Louxor, vieux de 3300 ans (XIIIe Siècle av. J.-C.), fut transporté en France en 1836, offert par l'Égypte en reconnaissance du rôle du Français Champollion qui a été le premier à traduire les hiéroglyphes. L’obélisque fut embarqué sur un bateau en décembre 1831, puis arriva à Paris en août 1834. Il fallut de gigantesques cabestans pour l’ériger sur son piédestal, au milieu de la place de la Concorde, en octobre 1836. Méhémet Ali avait en fait offert les deux obélisques ornant le temple de Louxor. C’est Champollion qui choisit le premier monolithe à transporter. Le second ne quitta finalement jamais l’Égypte, mais fut tout de même officiellement “rendu” par la France en 1981, sous François Mitterrand. Le roi Louis-Philippe le fit donc placer au centre de la place lors son l'aménagement par l'architecte Hittorff. Haut de 22,86 mètres, le monolithe, en granite rose de Syène, pèse 227 tonnes. Il est érigé sur un socle de 9 mètres et est coiffé d'un pyramidion doré de plus de trois mètres et demi. Les hiéroglyphes qui le recouvrent célèbrent la gloire du pharaon Ramsès II. Le sommet de cet obélisque est donc surmonté d'un pyramidion ajouté en mai 1998, aussi pointu qu'étincelant, fait de bronze et de feuilles d'or. Il est censé remplacer un précédent ornement sommital, emporté lors d'invasions en Égypte au VIe siècle. L'obélisque est aussi un cadran solaire, grâce à des lignes tracées au sol.
 
Le Cadran Solaire
Tout le monde connaît l’obélisque de la Place de la Concorde, qui vient de Louxor (Egypte) et qui est donc le plus ancien monument de Paris (XIII° siècle avant J-C). Ce bloc de 250 tonnes fut érigé au centre de la place le 25 octobre 1836. En 1913, Camille Flammarion propose à la Ville de Paris de tracer sur la Place de la Concorde les lignes du plus grand cadran solaire du monde. La Ville débloque des fonds en 1938, mais la guerre interrompt l’avancement des travaux. Le rêve de Flammarion est enfin réalisé le 21 juin 1999, jour du solstice d’été, à l’initiative de Philippe de la Cotardière et de Denis Savoie de la Société astronomique de France. L’obélisque haut de 31.4 mètres sert de style au cadran. Les courbes des solstices, les lignes des équinoxes et les lignes d’heures ont été marquées, sur les zones piétonnes, par des bandes thermocollées couleur bronze et, sur la chaussée, par 400 clous de bronze.
 
Les Chevaux de Marly Les chevaux de Marly
Les groupes équestres de Mercure et de la Renommée, symboles de la guerre et de la paix, sculptés par Coysevox en 1702 pour le bassin de l’Abreuvoir à Marly, sont dès 1719 transférés à l’entrée du jardin des Tuileries. Pour les remplacer, les Bâtiments du Roi commandent à Guillaume Coustou deux autres groupes monumentaux, mis en place en 1746. Le gouvernement révolutionnaire décide en 1794 de les transporter à Paris et de les placer à l’entrée des Champs-Élysées. Reprenant le type antique du cheval cabré, Coustou abandonne ici toute référence mythologique ou allégorique pour représenter une action simplement humaine : des palefreniers retenant leurs chevaux. La tension des figures, le dynamisme du mouvement et le souffle épique qui se dégagent de ces groupes témoignent du courant baroque de la sculpture française du second tiers du 18e siècle. Les groupes originaux, en marbre, aujourd’hui exposés au Louvre, ont été remplacés par des copies en 1984.
 
L’ambassade des Etats-Unis
Située au 2 avenue Gabriel et rue du Faubourg Saint-Honoré où l’hôtel de Pontalba au 41 abrite depuis son achat par les Etats-Unis les bureaux de l’ambassade. C’est également la résidence de l’ambassadeur, restaurée entre 1966 et 1971. Pour les États-Unis, l’ambassade de Paris a toujours revêtu une importance particulière. C’est en effet à Paris que fut signé en 1783 le traité qui reconnut l’indépendance américaine (à l’hôtel d’York, au 56 de la rue Jacob). Et les premiers ambassadeurs en poste à Paris comptèrent parmi les pères de la nation : Benjamin Franklin (qui fit ses premiers essais de paratonnerre à Chaillot, dans l’hôtel de Valentinois) puis Thomas Jefferson. Les États-Unis, avant d’installer leur représentation diplomatique au Faubourg Saint-Honoré, furent un temps dans l’hôtel Yturbe. Cet emplacement avait pour lui la logique des mots : cet édifice se trouve en effet au 16 Place des États-Unis… Notons qu’à l’époque de l’installation de l’ambassade sur cette place, celle-ci ne se dénommait pas Place des Etats-Unis, mais Place de Bitche, ce qui faisait désordre connaissant le sens de ce mot en anglais. La Place de Bitche a alors été déplacée dans le 19ème arrondissement et un nouveau nom lui fut donné dans le 16ème. Aujourd’hui, les États-Unis occupent des emplacements stratégiques de part et d’autre de la place de la Concorde : l’ambassade est dans l’hôtel Grimod de la Reynière (avenue Gabriel) et la résidence de l’ambassadeur au 41 rue du Faubourg Saint-Honoré (hôtel de Pontalba).
 
L’Hôtel de CrillonL'Hôtel de Crillon
L’hôtel d'Aumont (no 10), à l'angle de la rue Boissy d’Anglas a été construit par l'architecte Louis-François Trouard, le décor intérieur étant réalisé par Pierre-Adrien Pâris. En 1788, l'hôtel est acheté par le comte de Crillon. En 1907, le bâtiment est racheté par la Société des Grands Magasins du Louvre et transformé en un luxueux hôtel de voyageurs, l’hôtel de Crillon, par l'architecte Walter-André Destailleur. Celui-ci laisse intact l'escalier d'honneur, édifie les façades sur cour dans le style de Gabriel, mais fait démonter la plupart des décors intérieurs d'origine. Ainsi, dans le salon des Aigles du premier étage, modèle de salle à l'antique conçue par Pâris, il ne laisse en place que la sculpture du plafond, mais fait copier les boiseries, les six portes monumentales et leurs encadrements et la glace, œuvre de l'ébéniste Bellangé, tandis que les originaux sont réinstallés dans l'hôtel de La Tour d'Auvergne, avenue de La Motte-Picquet. D'autres boiseries se trouvent au Metropolitan Museum of Art de New York et à la Villa Île-de-France, édifiée à Saint-Jean-Cap-Ferrat pour Béatrice Ephrussi de Rothschild. C'est dans cet hôtel que fut élaboré, du 3 février au 11 avril 1919, par le président Wilson et les délégués alliés, le pacte constitutif de la Société des Nations (plaque commémorative).
 
La curieuse plaque
Une curieuse plaque demeure visible au coin de la Place de la Concorde et de la rue Boissy d’Anglas. Protégée par un morceau de Plexiglas, elle mentionne un nom pour le moins curieux. Il s’agit en effet de la Place Louis XVI. Elle rappelle le nom que la place a porté entre 1826 et 1828 et la décapitation du roi sur cette même place, le 21 janvier 1793. Difficile à lire et difficile à admettre que cette marque ait subsisté quand on sait ce qui s’est passé sur cette place dite Royale à l’époque.
 
La numérotation des rues de Paris
Les anciens numéros des bâtiments de la Place de la Concorde, pourtant très limités puisque seuls les numéros pairs de 2 à 10 existent, sont toujours. A l’époque de la création de la numérotation des immeubles, les recommandations des autorités étaient de mentionner les nombres pairs en bleu sur fond jaune pour les rues perpendiculaires au fleuve et les numéros impairs en rouge sur fond jaune pour les rues parallèles au fleuve. Ces plaques datent de 1805.Ici, nous avons affaire à des anomalies, puisque les numéros sont blancs.
 
L’Hôtel Cartier
Cet hôtel, situé au 8, appartint, en 1772, à Pierre-Louis Moreau, sieur de Manereux, architecte du Roi, puis à ses filles. Mmes Lambot de Fougères et de Chézelles, et, en 1830, au notaire Péan de Saint-Gilles. Le limonadier Corraza y installa, sous la République et l’Empire, un café dans les appartements du premier étage. Hôtel acheté par l’Automobile-Club. Façade classée.
 
L’Hôtel de Plessis-Bellière
Cet hôtel, situé au 6, appartint, en 1775, à Rouillé de l’Estang, secrétaire du Roi, trésorier général de la police. Il le déca à sa nièce, femme du chancelier Pastoret en 1811, ami d’André Chénier, auquel succéda son fils, puis sa petite-fille, la marquise de Plessis-Bellière, qui le légua au pape pour qu’y soit installée la nonciature. Le testament fut attaqué, des jugements divers suivirent et finalement une transaction intervint. Léon XIII le vendit en 1901 à l’Automobile-Club, qui acheta aussi le 8. Façade classée.
 
L’Hôtel de Coislin
Le palais situé à l’ouest de la rue Royale a été, après sa construction, divisé en quatre. Au numéro 4 se trouve l’hôtel de Coislin, du nom de la marquise qui occuL'Hôtel Coislinpa cette aile de 1776 à 1817. Chateaubriand y vécu en tant que locataire de 1805 à 1807. L’Hôtel de Coislin ne conserve du décor original que des boiseries en chêne ornées de guirlandes et de fleurs dans les salons de l'étage. La très belle colonnade commune aux Hôtels Crillon et Coislin, bien qu’ayant été nettoyée partiellement début 2012, comporte encore, dans sa partie droite des colonnes salies par la pollution. Mais pourquoi donc, l’une d’entre elles est-elle plus foncée que les autres ? (la cinquième en partant de la droite). Eh bien parce qu’elle a été reconstruite après la seconde guerre mondiale dans un matériau différent de celui d’origine de l’époque Louis XV. En effet, lors de la libération de Paris, un char a tiré par erreur détruisant la cinquième colonne. Le canonnier avait mal interprété le terme « cinquième colonne » annoncé par son supérieur, des tirs provenant de l’hôtel.
 
Aux Armes Citoyens
Sur un mur du splendide hôtel de Coislin fut apposé, un vilain jour de 1914, un avis du maire du VIII° arrondissement informant la population de la mobilisation générale. La guerre éclatait. Elle allait toucher à tout jamais des dizaines de milliers de Parisiens partis au front. Ceux qui restaient étaient trop occupés pour remarquer la petite affiche de la rue Royale, qu'on aurait dû enlever. A côté, Maxim's ne désemplissait pas et les omnibus traversant la place de la Concorde étaient conduits par des femmes. En 1919, un Parisien observateur releva la présence, désormais bien incongrue, de l'affiche et se hâta de la protéger sous une vitre. Depuis, elle est toujours restée en place et a même traversé sans encombre l'occupation de Paris par les Allemands. La copie actuelle date des années 1970.
 
L'Hôtel de la Marine L’Hôtel de la Marine
Construit entre 1757 et 1774, le bâtiment a, dès l'origine, appartenu entièrement à la Couronne. Il fut d'abord affecté au Garde-Meuble, dont les galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. Il abritait également plusieurs appartements dont le logement de l'intendant du Garde-Meuble – d'abord Pierre Élisabeth de Fontanieu (1767-1784) puis Marc-Antoine Thierry de Ville-d'Avray (1784-1792) –, une chapelle, une buanderie, une bibliothèque, des ateliers et des écuries. Il fut pillé pour ses armes par les émeutiers parisiens le matin du 13 juillet 1789. Plus tard dans l'année, il accueillit le ministère de la Marine : en effet, lorsque le gouvernement dut rejoindre Louis XVI forcé de quitter Versailles pour s'installer au palais des Tuileries, le secrétaire d'État à la Marine, César Henri de La Luzerne, fut accueilli au Garde-Meuble par son cousin Thierry de Ville d'Avray. Sous la direction de l'amiral Decrès, le ministère développa ensuite considérablement ses bureaux, jusqu'à occuper tout le bâtiment. L'hôtel abrite toujours aujourd'hui l’état-major de la Marine nationale. Mais, d'ici la fin 2011, celui-ci devrait avoir quitté ses locaux pour ceux du nouveau site que le Ministère de la Défense a construit dans le 15e arrondissement, destiné à regrouper tous les services civils et militaires de Défense Nationale. Bien que devant rester propriété de l'État, la future destination de l'Hôtel n'est pas encore clairement arrêtée (on parle néanmoins de l'affecter à l'accueil de réceptions publiques et privées). Le bâtiment a une superficie totale de 5440 m², dont 4000 m² de surface bâtie, et ne compte pas moins de 553 pièces dont le fameux « salon des Amiraux ».
 
L’ancêtre du Journal Officiel
La chapelle du couvent des Visitandines, fut un temps un club républicain avant de devenir le temple de la Visitation-Sainte-Marie, situé rue Saint-Antoine. Une inscription presque effacée se trouve sur la façade, qui rappelle l’époque où le lieu abritait des réunions de citoyens : « Lois et actes de l’autorité publique » Elle surmonte un emplacement jadis réservé à l’affichage des lois votées par l’assemblée, consultables par tous. C’était en quelque sorte l’ancêtre du journal officiel. On peut en voir un exemplaire au 2 rue Royale sur la façade de l’Hôtel de la Marine, à gauche du porche.
 
Le fronton de l’Hôtel de la Marine
L’Hôtel de la Marine est affublé d’un fronton remarquable dans le coin droit, presque au début de la rue Saint-Florentin. La statue de la Félicité publique tient un médaillon. Autour d’elle, des enfants disposent des guirlandes tandis que d’autres s’ébattent parmi les masques et les instruments de musique. Le médaillon est étrangement vide, comme si l’on avait effacé ce qui y était représenté. Eh bien oui, ce sont les Sans-Culottes qui ont fait disparaître l’effigie de Louis XV, encore décelable en 1900, mais supprimée lors des restaurations de 1922.
 
L’enceinte des Fossés Jaunes
L’ancienne enceinte dite des Fossés Jaunes (1566) dont le mur de base a été conservé pour former les soutènements des terrasses des Feuillants et du Bord de l’eau, dans le Jardin des Tuileries, est toujours visible.
 
Les fontainesLes fontaines de la Place de la Concorde
Situées de part et d'autre de l'obélisque de la Concorde, il y a, au sud, la Fontaine des Mers et au nord la Fontaine des Fleuves. Entre 1836 et 1846, la place est transformée par l'architecte Jacques-Ignace Hittorff qui conserve le principe imaginé par Gabriel. Il ajoute deux fontaines monumentales — la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves — de part et d'autre de l'obélisque et ceinture la place de lampadaires et de colonnes rostrales. La place se veut ainsi une célébration du génie naval de la France, en référence à la présence, dans l'un des deux hôtels édifiés par Gabriel, du ministère de la Marine. Les deux fontaines — inaugurées le 1er mai 1840 par le préfet Rambuteau — célèbrent la navigation fluviale (fontaine nord, avec des figures assises représentant le Rhin et le Rhône et les récoltes de raisins et de blé) et la navigation maritime (fontaine sud, avec la Méditerranée, l'Océan et la pêche). Pour la réalisation des statues ornant ces fontaines, l'architecte fera appel à de nombreux artistes : Jean-François-Théodore Gechter, Honoré-Jean-Aristide Husson, François Lanno, Auguste-Hyacinthe Debay, Antoine Desboeufs, Jean-Jacques Feuchère, Antonin-Marie Moine, Jean-Jacques Elshoecht et Louis-Parfait Merlieux. Les colonnes rostrales portent des proues de navire, qui évoquent également l'emblème de la Ville de Paris.
 
Les StatuesLa statue de Bordeaux
Les statues allégoriques de huit villes françaises dessinent le contour de l'octogone imaginé par Gabriel. Celle évoquant Strasbourg est drapée de noir à partir de 1871, date du rattachement de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. En 1794, les deux groupes sculptés par Antoine Coysevox représentant la Renommée et Mercure montés sur le cheval ailé Pégase furent placés aux Tuileries.
À chacun des coins de la place octogonale se trouve une statue représentant une ville française :
    Brest et Rouen par Jean-Pierre Cortot;
    Lyon et Marseille par Pierre Petitot ;
    Bordeaux et Nantes par Louis-Denis Caillouette ;
    Lille et Strasbourg par James Pradier.
On dit que ce dernier prit, pour modèle de Strasbourg, Juliette Drouet qui avait été sa maîtresse avant de devenir celle de Victor Hugo. Ces guérites, qui portent donc des noms de fleuves, marquaient les limites des anciens fossés larges de vingt mètres qui entouraient la place. Elles commandaient alors des ponts qui permettaient de franchir les fossés et servaient de logements à deux étages. Un escalier en colimaçon permettait alors d’atteindre le rez-de-jardin. Les statues furent construites par Hirtoff en 1838 sur chacune des guérites. Les fossés furent comblés en 1853. Deux des guérites permettent l’accès à un parking souterrain et les autres servent aux services municipaux à ranger leurs ustensiles de nettoyage.
 
 
La rue Royale
Cette rue mesure un peu moins de trois cents mètres de long et relie la Concorde à la Madeleine.
Les immeubles ont été élevés par Étienne-Louis Boullée (no3) ou Louis Le Tellier (no 6, 8, 9, 11, 13).
 
1 – C’est dans cet hôtel, a l'angle de la place de la Concorde, que, le 6 février 1778, Conrad Alexandre Gérard au nom du roi Louis XVI, Benjamin Franklin, Silas Deane, Arthur Lee ont signé les traités par lesquels la France a été le premier pays à reconnaître l'indépendance des États-Unis d'Amérique. L'ingénieur Philippe de Girard y est mort le 26 août 1845 chez une de ses nièces, la comtesse Vernède de Corneillan (plaque commémorative).
 
2 - Hôtel de la Marine dit aussi du Garde-Meuble.
 
3 - Hôtel de Richelieu. Remarquable pour sa devanture et son décor intérieur Art nouveau (1899). Cet hôtel a appartenu à l’architecte Boullée, puis au duc Armand-Emmanuel de Richelieu (1766-1822). Restaurant Maxim's, établi en 1891 par Maxime Gaillard, qui, employé dans un bar situé au 23 acheta ici le café du glacier Immoda, d’autant plus près de la faillite qu’il avait été saccagé, après avoir pavoisé sa vitrine, le 14 juillet 1890, avec un drapeau allemand.
 
Le Restaurant Maxim's Le restaurant Maxim’s
Maxim’s est un restaurant situé à Paris, au numéro 3 de la rue Royale. Fondé le 7 avril 1893, il est l'un des établissements les plus célèbres de la capitale. Ce petit bistrot devient un lieu de rendez-vous apprécié du Tout-Paris de la Belle Époque. La clientèle d'artistes et de personnalités comme la Belle Otéro, Édouard VII, Marcel Proust, Feydeau, Mistinguett, Sacha Guitry, Tristan Bernard ou Jean Cocteau contribuent à asseoir la réputation de Maxim's. L'enseigne s'est exportée et on compte désormais sept restaurants Maxim's: à Paris (renommé Maxim's de Paris), Monte-Carlo, Pékin, Genève, Tokyo, Shanghaï, New York et Bruxelles.
 
6 - Hôtel Le Roy de Senneville. Construit en 1769 pour Jean-François Le Roy de Senneville (1715-1784), secrétaire du roi de 1752 à 1780 et fermier général de 1772 à 1780. Lui succéda Marc-Antoine Randon de La Tour, trésorier général de la Maison du Roi, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 7 juillet 1794 et guillotiné le jour même5. Madame de Staël y a loué l'appartement sur cour à l'occasion de son dernier séjour à Paris, à compter d'octobre 1816 et y a vécu recluse après l'attaque cérébrale dont elle fut victime en février 1817 en se rendant à un bal chez le duc Decazes. Elle finit ses jours le 14 juillet 1817 dans une maison de Sophie Gay proche de la rue Neuve-des-Mathurins. En 1881, avant d'occuper également le 9, la célèbre maison de décoration Jansen s'installa dans la travée située à gauche de la porte cochère, incorporant l'ancien appartement de Mme de Staël au moyen d'un escalier monumental pris sur d'anciennes écuries, et relié à une construction du début du XXe siècle édifiée sur la cour. À droite de la porte cochère, le joaillier Fouquet commanda en 1901 pour sa boutique un remarquable décor de style 1900 conçu par Alphonse Mucha et réalisé avec l'aide de la maison Jansen. À l'étage noble, deux salons ont conservé leur décor d'origine des années 1770. Le passage cocher a conservé sa voûte plate. L'escalier d'honneur subsiste avec sa rampe en fer forgé d'époque Louis XV. L'ancien appartement de Mme de Staël est aujourd'hui occupé, depuis 1983, par l'antiquaire Grunspan.
 
7 – Ancienne maison d’Henry Creed, le maître-tailleur qui habillait le prince impérial.
8 - Hôtel de La Tour du Pin-Gouvernet. Construit en 1769 par Louis le Tellier. L'architecte Ange-Jacques Gabriel y a habité. Adrian Hébrard propriétaire de la Fonderie Hébrard y possédait une galerie où il présentait les œuvres de ses artistes.
9 - Hôtel construit par Louis Le Tellier, après 1781. François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt y est mort le 27 mars 1827. L’antiquaire Jansen occupe les lieux depuis 1881.
10 – La Maison de fleurs Lachaume.
11 - Hôtel construit par Louis Le Tellier, après 1781. Le grand salon à pans coupés a été remonté au musée Nissim-de-Camondo et la chambre à coucher au musée des Arts décoratifs de Buenos Aires. La reine Nathalie de Serbie (1859-1941) y a vécu (plaque commémorative). Salle d'expositions Brunner en 1910. C’est ici que s’ouvre la Galerie Royale, qui mène rue Boissy d’Anglas.
13 - Hôtel construit par Louis Le Tellier, après 1781. L'écrivain Jean Baptiste Antoine Suard, secrétaire perpétuel de l'Académie française, est mort dans cet immeuble le 20 juillet 1817. Un salon de l'appartement sur rue a été remonté au Philadelphia Museum of Art de Philadelphie (Pennsylvanie). La joaillerie Fontana fondée en 1840 sous les arcades du Palais-Royal se trouve ici depuis 1896. Cour, escalier, ferronneries, mansardes.
14 - À l'emplacement de l'agence du Crédit lyonnais, installée à cet endroit depuis au moins 1910, se trouvait à la fin du XIXe siècle un cabaret à l'enseigne la Porte Saint-Honoré rappelant l'ancienne porte de l'enceinte de Louis XIII qui se trouvait à cet emplacement et qui fut démolie en 1733. Le physiologiste Claude Bernard a vécu dans cette maison en 1859. On pourra également noter que c'est l'adresse du siège social de la société L’Oréal, qui fut installée à cette adresse par Eugène Schueller. Les locaux de l'entreprise occupent par ailleurs tous les bâtiments du 14 rue Royale, et courent jusqu’à la rue Saint-Florentin, parallèle à la rue Royale.
15 - La joaillerie Heurgon, fondée en 1865 ; depuis, cette célèbre enseigne parisienne s'est étendue sur tout l'immeuble ainsi qu'au 25 de la rue du Faubourg-Saint-honoré.
 Le Magasin Ladurée
16 - La boulangerie Ladurée est fondée en 1862. Ce bâtiment est classé et a conservé le même décor depuis sa reconstruction après l'incendie. Ladurée est resté une pâtisserie célèbre pour ses macarons.
En 1862, Louis Ernest Ladurée, souvent mentionné comme arrivant du sud-ouest mais né à Paris le 21 février 1836, minotier de son état, crée une boulangerie au 16 rue Royale, au cœur de Paris. L'épouse d'Ernest Ladurée, Jeanne Souchard, fille d'un hôtelier de Rouen, a l'idée de mélanger les styles: le café traditionnel parisien, et la pâtisserie, qui donne naissance à l'un des tout premiers salons de thé de Paris. L'avantage de ce salon sur certains cafés est que les femmes peuvent être accueillies en toute liberté. À chaque saisons, Ladurée crée de nouveaux parfums, comme les macarons au caramel et au citron vert basilic, au muguet pour le 1er mai...Petit gâteau rond, le macaron est le produit vedette de la maison Ladurée. Pierre Desfontaines, le petit-fils de Louis Ernest Ladurée, au début du XXe siècle, a eu l’idée de les assembler deux à deux et de les garnir d’une crème. Depuis cette époque, la préparation n’a pas été modifiée. Les chefs pâtissiers effectuent le dosage des amandes, des œufs, et du sucre. Ils sont ensuite cuits et garnis, et sont congelés dans l'usine de fabrication à Monaco, transportés à Paris/Londres/Zurich/Genève et puis décongelés 48h avant d'être mis à la vente. Ladurée vend plus de 15000 macarons par jour dans ses différents magasins.
 
19 – Le général baron Feuchères a habité cet endroit de 1849 à 1857.
20 - Eugène Druet, photographe y ouvrit une galerie d'art en 1908.
21 - La célèbre Brasserie Weber était installée dans cet immeuble de 1899 à 1961. Avant 1914, elle était le rendez-vous des écrivains, des journalistes et des artistes, fréquentée par les dessinateurs Forain et Caran d'Ache, Paul-Jean Toulet, Léon Daudet, Marcel Proust, les rédactions du Temps et du Figaro, des comédiens comme Marguerite Deval. Après les émeutes du 6 février 1934, on transporta les blessés chez Weber en attendant qu'ils reçoivent les premiers soins.
22 - Le duc Pasquier est mort à cette adresse en 1862.
23 - Immeuble construit en 1907 sur l'emplacement d'une ancienne Salle des Missions évangéliques et d'un théâtre éphémère dit Théâtre Royal (1906). En 1889, le photographe Eugène Pirou y avait ses studios photographiques.
24 - L'humoriste Alphonse Allais a vécu dans cet immeuble en 1900.
 
L'Eglise de la Madeleine L’église de la Madeleine se situe sur la place de la Madeleine dans le 8e arrondissement. Elle constitue une parfaite illustration du style architectural néoclassique avec son portique octostyle. Sa construction s'est étalée sur 85 ans en raison des troubles politiques en France à la fin du XVIIIe siècle, et au début du XIXe siècle. Les changements politiques de l'époque en firent modifier à plusieurs reprises la destination et les plans. Conçu par Napoléon Ier comme un temple maçonnique  dédié à la gloire de sa Grande Armée en 1806, le bâtiment faillit être transformé en 1837 en gare ferroviaire, la première de Paris, avant de devenir une église en 1845. Sous le fronton, l'inscription en latin « D.O.M. SVB. INVOCAT S. MAR. MAGDALENÆ » signifie « Au Dieu tout puissant et très grand, sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine ». L'édifice a une longueur de 108 mètres, une largeur de 43 mètres, une hauteur de 30 mètres et est ceinturé par 52 colonnes corinthiennes.
 
 
Fin du circuit au métro Madeleine
 
Liens
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Sources
Guide du Promeneur du 8ème arrondissement
Wikipedia
Divers Internet
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photos R.Desenclos 2008/2017